À MADAME
La Comtesse Compaznoni, Née Passeri.
Ces Lerrres vous appartiennent, Madame.
C'est à vous, et pour vous, que je les ai écrites.
Leur volume, les distances immenses, qui nous séparaient, les difficultés de commuuication, m'ont empêché de vous les faire parveuir.
Elles ne sont le fruit que de neuf mois de voyage, et l’ouvrage d’un moment.
C'est du milieu des déserts, du fond de pays, presqu'impénétrables, et sur une u "re, qui est, pour ainsi dire, un monde nouveau dans le Nouveau Monde, que j'ai jeté sur le panier les faits, les idées, et les réflexions, que j’ai l'honneur de vous communiquer, à vous Madame, et à nos amis communs.
En écrivant ces lettres, je n’avais d'autre secours littéraire, que celui d’une mémoire peu riche, et peu fidèle. Ne vous attendez donc pas à voir dans cet ouvrage ce que, peut-être, vous y eussiez trouvé, s’il m’eût occupé plus longtems, et qu’il eût été rédigé dans des lieux plus propices, et avec un peu de repos. ;
En les mettant au jour, je ne fais, que céder à votre noble impatience. Si le Public vient à me
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