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témoignent pour les Français; prédilection, qu'ils trouvent naturellement dans le fond de leur £me, nourrie par les traditions. que leurs pères leur ont laissées en faveur des premiers Apôtres du Canada, alors la Nouvelle France.
Plus bas, au Fort Duglas, il y a encore un Evèque, Monseigneur Provençais. On loue beau. coup son mérité. et ses vertus. On m'a dit qu'il ne mêle pas la Politique avec la Religion, que son zèle n’est point fils de lPAmbition, que sa piété est pure, son cœur naïf, et noblement géné. reux. Il ne fait point des largesses pompeuies, des établissemens aux dépens des créanciers ; il reçoit très bien les étrangers, et la dissimulation n’entre jamais à souiller son âme, ni son ministère sacré, et paternel. Mais, ccmme, naturel. lement, il ne pourra précher à des Catholiques au gré de la Compagnie, qui spécule sar leur cré. dulité et sur leur vie, il est à craindre, que ces malheureux habitans ne soient bientôt aussi privés de ce digne Pasteur.
Hier la charte de Charles IT, a été mutilée presque par moitié. Le Major a pris possession de cet endroit. La borne, qui sépare les territoires des deux Nations, a été plantée avec formalité, et au nom du Gouvernement, et pour lui, au nom du Président des Etats-Unis. Une quan: tité de Bois Brulés étaient présens. Ils semblaient se moquer de la cérémonie.
Il y a entre eux une grande division d'opinion, et d'affection. Une adresse, qu’on leur a suggéré de faire à leurs nouveaux maîtres, pour obtenir un juge, un prêtre, &c., est eucore sans signatures.
Ces Bois Brûlés seront à qui les payera le mieux; dans ce cas je crois, qu’ils déserteront pour descendre au Fort Douglas, et il y en a qui sont déjà descendus. Les Anglais, individuel: lement, sont avarés, mais leur Gouvernement, et leurs Compagnies, lorsqu'il s’agit d'arriver à leurs
fins 8 âla:
Anér secré!
Ils ce pôl plus q chent prudei Je c au Cinc unième Washi vers.
Je te 8eZ inté lés. qui lorsqu’i Compag la même lors que grandes de la C Buffaloe Quelq Mails av:
près de d Une ce vraient | chargées des fem des gros le part a se ils s’er leur fait t Viennent pant, don vous rep tous en « étions ce
u'ils fins savent réunir la puissance irrésistible de l'or leur à la magie ‘de leurs intrigues ; tandis que les te Ainéricains ne sont pas encore avancés dans le tres secrêt de cette politique.
[Il serait intéressant de savoir où l’on est vers
Lio ce pôle, mais le Major me l’a également caché, Me plus que ces prêtres charlatans du Thibet ne caqu'il chent le Grand Lama. C’est un secrêt que la QUE prudense ne permet peut-être pas de dévoiler. ed Je crois, Comte-se, que nous sommes environ gene- au cinquantième dégré de latitude. et au vingt-etruse unième de longitude occidentale, du méridien de T8 ÿ il Washington, à 260, ou 270 milles du Lac Tralation vers, FAT" Je terminerai cette lettre par un spectacle asturel- 8ez intéressant, et tout nouveau. Les Bots ; rùliques À 74 qui s'appellent d'eux rèmes les gens libres, ar CT: D lorsqu'ils ne sont pas engagés au service de la 16 CS À Compagnie, mènent, et sont obligés de méuer 81 PTT D la même vie, que les Sauvages. pour vivre; et,
…. D lors que la faim les pousse, ils se réunissent en | utilée grandes bandes, même avec les chasseurs soldés seSSl0U D de la Compagnie, et vont faire la chasse aux
terrl- EE Buffaloes.
. Quelquefois leurs fatigues sont infructueuses, 0 Q
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pinton,
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mais avant-hier ils revinrent tres riches, après près de deux mois d’absence,
Une centaine d'hommes hardiment à cheval ouvraient la marche. et 114 charettes, lourdement chargées de viande sèche, formaient le centre ; des femmes. et des enfans portés, ou trainés par des gros chiens, la fermaient ; car toute la famille part avec eux, et pendant le tems de la chasse ils s’engraissent, et reprennent les forces, que
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leur fait perdre leur séjour au village, où ils reviennent maigrir. C’était un coup-uü’æil surprenant. dont je laisse à votre imagination le soin de vous représenter les détails. [ls se rangèrent tous en ordre de bataille, à l'endroit, où nous étions campés, et la foire commença.
Il y eut plus d’un de ces pauvres Diables, qui vitsa charette bientôt dévalisée ; car la Compa. guie. qui lui a fourni quelque secours ; un autre, qui lui a avancé le plomb et la poudre : un troi. sième, qui lui offre en échange des chiffons. dont il a besoin; le chaudronier, le charpentier. le barbier, l’'apothicaire.le collecteurdela Dime &c. tous tombent à la fois surlui, sa viande s’en va, sa nombreuse famille lui reste, et la faim périodi. que revient.
Les chiens méritent aussi d’arrêter un instant votre attention. [ls sont d’une grande ressource dans ce pays-ci. Ils font en hiver sur la glace, et sur la neige gelée, ce que les chevaux. qui pé.
rissent de froid et de faim, ne peuvent pas faire, Pendant l'été lorsqu'ils ne sont pas à la chasse, et qu’ou n’a rien à lenr donner à manger, on les met en pension chez des spéculateurs, qui les nourissent de mauvais poisson, dont la rivière abonde, et qui augmentent ainsi le nombre des créanciers, lorsque les propriétaires reviennent de la chasse. J’en ai vu des collèges très peuplés ; c’est une chose curieuse, et en même tems étonnante de voir l’ordre et la discipline, qui y régnent. Îls pourraient presque servir de modèle a bien des établissements. Mais, ce qui est encore plus curieux, et plus étonnant, c’est de voir ces pauvres animaux aller faire eux-mêmes la pêche, lorsqu'ils s’aperçoivent, que la clochette du diner tarde trop à sonner. Ils conçoivent par là, qu'il n’y a rien a espérer du côté du Recteur du collège. Ils longent alors les bords de la ri. vière, et s’élancent avec la rapidité de la foudre, ou sur le poisson, qui s’en approche, ou sur celui qui, échappé avec l’hameçon de la ligne du pêcheur, flotte mort sur l’eau.
Nous nous reverrons, Comtesse, j'espère dans un endroit encore plus intéressant, que celui-ci.
Le Corn d'une gran très-fertile jette dans 1 nale, qu’il attachés, e
Le Com honnêtes e À cet effet, pitiine R.
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Cette C tude septe Hudson, nc modéré et que dans n Chaud. Le par-ci par] et générale Plaines sont superbes p olon n’au
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1 de DES COLONS A LA COLONIE riodi- DE LA astant ue RIVIERE ROUGE, piace, 11 pé- DANS faire.
basse, VAmerique &Septentrionale.
on les # , qui les 4 rivière Le Comte de Sezxrrk, Seigneur écossais de haut rang et re des M d’une grande fortune, a acheté une grande étendue de terres
ennent très-fertiles, situées sur les rives de la Rivière Rouge, qui se jette dans le grand Lac Winepec, dans l'Amérique septentrio- 8 PEU D sale, qu’il possède avec tous les droits seigneuriaux qui y sont tems D attachés, en pleine et absolue souveraineté. qui y Le Comte désire peurler ces belles et fertiles terres de gens modè- honnêtes et industrieux, et sur-tout de Suisses ou Allemands. À cet effet, le Comte a chargé et a donné plein pouvoir au Caenten- D pitiine R. May d'Uzistorf, au service britannique et boure voir M ceois de Berne, pour engager des Colons en Suisse pour sa es la M Colonie. Le Capitaine May se fait un devoir agréable d’en chette
donner connaissance à ses Compatriotes, étant persuadé que
tous cenx qui se décideront d’y aller, s’y trouveront bien et
pt Par Æ n'y manqueront ni de la fortune, ni du bonheur, s'ils veulent
ecteur être laborieux, industrieux et économes.
la ri Cette Colonie est située entre le 49 et b0me degré de latid tude septentrionale, environ 230 lienes au Sud de la Baie de oudre; E'Hudson, non loin des sources du Mississippi. Le climat est sur Ce- E modéré et très-sain ; l’hiver n’est pas plus froid ni plus long ne du que dans nos pays de montagnes, mais l’été est beaucoup nus é chaud. Le pays consiste en grandes plaines, entremêlées par-ci par-là de montagnes peu élevées, nullement escarpées
e dans et généralement couvertes de belles forêts. Ces immenses elui-ci. Ephines sont couvertes de la plus belle herbe, formant ainsi de F superbes prairies naturelles, faciles à cultiver, puisque lé Colon n’aura qu’à renverser le gazon avec la charrue ou la
bêche, et pourra semer et planter immédiatemert, le sol y est extraordinairement fertile, puisque de la première recolte on recueille de 35 à 45 fois la semence. Toutes ies espèces de grains en bled, pommes de terres, légumes et Jardinage, chanvre, lin, tabac, et toutes les espèces d'arbres fruitiers, même les plus fins, tout y croit et prospère admirablement bien. Le bois à br ler, à bâtir et pour tous les besoins de la vie y est en abondance. Ces immenses prairies nourrissent une prodigieuse quantite de gibier de touie espèce, surtout de troupeaux innombrables de bœufs sanvages, que chacun peu tuer ou attraper vivant et apprivoiser, de sorte que l’on peut se procurer facilement autant de viande et de cuir que l’on veut et que l’on peut avoir besoin. Comme le pays possède des lacs et des rivières en aboudance, qui sont pleines d'excellens poissons, la pêche y étant aussi libre à chacun, elle offre encore un article abondant de nourriture et d’industrie. Partout l’on y trouve des sources salées, de sorte que chaque Colon pourra se procurer ce premier besoin de la vie et de l’économie rurale en abondance et avec facilité. L’érable à sucre, dont on prepare un sucre qui remplace parfaitement celui des cannes, y est abondant. Enfin tous les besoins de la vie s’y trouvent dans la plus grande abondance, et chaque Colon pourra se les procurer lui-même avec facilité et peu de travail ; et il y a certainement peu de pays au monde qui offre autant de sources naturelles d’aisance, de richesse et de bonheur, que cette belle Colonie en offre aux Colons aui se décideront d’aller s’y établir. Il y a déjà environ 300 familles qui y sont établies. Une forteresse, plus de 200 maisons, des moulins à scie et à farine y sont déjà bâtis. Des artisans de tout genre s’, trouvent, de sorte que l’on pourra se procurer, dès son arrivée à la Colonie, tout ce dont on pourra avoir besoin pour son établissement. Du bétail européen, des cochons, des moutons, même des moutons mérinos, y ont été transportés et y réussissent et prospèrent sup:rieurement bien, particulièrement les Mérinos s’y multiplient extraordinairement ; ei comme ces immenses prairies sont libres à tous les Colons pour y paître leurs troupeaux, ou y faucher de l’herbe, elles offrent un moyen facile de faire multiplier ces troupeaux de Mérinos, autant que les Colons pourront le désirer. On peut se fire une ide quelle source de riches : cet article seul pourrait devenir pour les Colons. Des chevaux indigènes exrellens s’achètent des Indiens natifs du pays, tant qu'on en veut, 8 à 10 gros écus la pièce. Enfin tout ce que l’homme peut désirer pour son utilité, son plaisir et son bien-être, s’y tronve en abondance. Il est pourvu aussi au débit et à la vente des productions et des denrées. Le premier marché est offert aux Colons pour l’ârrivée annuelle et continuelle de nouveaux Colons, qui s’y transportent de toutes parts et qui, pour bien des années à venir, consumeront annuellement àpeu-près tout ce que les Colons peuvent vendre de denrées ;
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soin en viv pelleterie, paye en A chers en 4 cela offre d’être les aux prix le nié, comr vaisseaux lons, et de marchandi:
Les con sont très-m Quant a chaque ind à livres 15 argent com être payés pendant un cent.
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en outre, la Compagnie anglaise de la Baie de Hudson s’est engage formellement envers le Comte de Selkirk d’acheter des Colons de cette Colonie tout ce qu’elle pourra avoir besoin en vivres et denrées pour son immense commerce de pelleterie, et de leur payer ces objets les mêmes prix qu’on paye en Angleterre ; [comme les vivres sont toujours trèschers en Angleterre, on peut juger quel gain et quel avantage cela offre aux Colons.] La même Compagnie s’est engagée d’être les agens :.e la Colonie, d’en exporter et transporter aux prix les plus modiques toutes les productions de la Colonie, comme : chanvre, lin, laine, tabac, &c. &c. dans leurs vaisseaux en Angleterre, de les y faire vendre pour les Colons, et de leur en transmettre le produit, soit en argent ou en marchandises, comme ils le désireront.
Les conditions auxquelles on reçoit et engage les Colons, sont très-modiques et peu onéreuses.
Quant au transport des Suisses à la Colonie, on demande de chaque individu des deux sexes, au-dessus de 15 ans, 21 louis à livres 15, sur lesquels cependant on ne paye que 10 louis argent comptant avant le départ ; les autres 11 louis pourront être payés peu à peu et à son aise après l’arrivée à la Colonie pendant un terme de 4 à 5 ans, moyennant intérêt au 5 pour cent.
Pour chaque enfant entre 10 et 16 ans on payera 7 louis argent cemptant, et ensuite 8, comme ci-dessus.
Pour chaqüe enfant entre 2 et 10 ans on payera 5 louis argent comptant, et ensuite 6, comme ci-dessus.
Contre le payement de cette somme, le Comte de Selkirk s'engage et promet :