SORTE
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opômes cheval, eufonÇça ‘ù deux, suivait et ilen re, Mais e à me- , quand nais at- , n’exci- À tour en ju Capiais SpeCent. Je Anciens.
niers Inipérieur, i parût à heval, et sdu pin- VA. he.
le prodisseur : et qui m'in- > distant l’abat- 0 ire, que os Grands t d’un de es poëtes le chan-
, et ajouépisodes ion ,prin- ) pée.
mme, de emploie
laruse, pour'en faire sa proie. Quand ik voit des chasseurs, #} se met aussitôt sur leurs traces, ét il en tire tout le'parti, que les circonstances lui offrent. T'antôt il.se régale des restes, qu'on laisse sur la prairie ; tantôt il suit ceux, qu'il aperçoit avoir été blessés, et que les chasseurs ne peuvent pas atteindre ; mais cette fois-ci ils se sont montrés dans un rôle, tout à fait nouveau.
Trois de ces animaux chargèrent avec nous sur la grande bande, et au moment, que Îles vaches, occupées à nous fuir, ne pouvaient pas défendre leurs petits, chacun de ces loups fit sa prise d’un veau, et ils se retirèrent à la Late du champ de bataille, prenant la direction, qui les éloignait plus promptement dæ danger. Quand la fai les'irrite, et qu'ils ne trouvent point de chasseurs, qui les aident, ils ont recours à une autre ruse, qui est encore plus étonnante. Ils s'apprethent cinq ousix d’une bande, sans avoir l'air d'y toucher. Les Buffaloes, qui ne Les crai- El pas, ni ne les fuient, ni ne les chassent, ls signalent entr’eux la victime, qui est toujours uné femelle, comme beaucoup plus précieuse, que le mâle, et ils choisissent, sans faute, la plus grasse. Tandis que deux ou trois l’amusent, sur le devant, faisant semblant de jouer avec elle, un des plus habiles, la saisit par der. rière, aux mamelles, et au moment qu'elle se tourne pour s’en débarrasser, ceux du devant lui sautent au gosier, et Pétranglent. Il arrive néanmoins quelquefois. que leurs rusès, et leurs
L efforts deviennent inutiles. Mais rejoignons notre
troupe, Comtesse, car ella'avance, tandis, que je demeure à coutempler les prodiges de la Nature, Mr. Renville vint me mettre sur les traces de ces Messieurs, et s’en retourna rejoindre le Chef, qui, en attendant, préparait à sa famille un plug grand nombre de victimes à écorcher. Son vopee avec l'Expédition finit R: car ses affaires 'empêchaïent de pousser plus loin. Je les” trou-
vai campés près d’un petit bosquet, qui-sem.
blait avoir été placé là par la Providence, pour fournir dequoi nous refaire d’un-orage terrible, qui nous avait mouillés jusqu’à la moelle des os. Le 27 nous arrivêmes à midi au confluent de la Rivière des Sioux, et de la Rivière, qu’on appèle Rouge; et ici il faut nous arrêter un instant, pour signaler une erreur, ou plutôt une fraude géographique. | Charles IT, d'Angleterre, par sa charte de 1670, donna, de son chef, ce qui ne lui appartenait pas; etcommeleshommesprofitent volontiers desabus, qui favorisent leurs vues, il s’appuya aussi sur la bulle du fameux Borgia, indigne du nom sacré de Pontife, c’est à dire, sur le droit de découverte, et le prince Robert et ses associés, sous le non: de Compagnie de la Baie d’ Hudson, s’approprièrent non-seulement le commerce exclusif de pelleteries&c.de ces contrées, mais aussitoutes les terres voisines, ef au-delà de la Base d'Hudson. Notez, qe cette Baie avait été découverte, avant les nglais, par le Danoïs Anschild. [ls imaginèrent ensuite, rue cette propriété s’étendait jusqu'aux sources de la Rivière Rouge, et, sur toutes les terres hbaignées par lesdifférentes rivières, qui s’y jettent: et, comme le coursde la véritable Rivière oûge ne remontait-pas aussi loin, et ne recevait pas un aussi grand nombre de rivières :tributaires, que ces Messieurs le desiraient, ils baptisèrent celle-ci du même nom ; et les géographes, qi souvent font des cartes, sans avoir jamais peru de vue le clocher de la paroisse, et,,quelquefois, avec une plume, une boussole, et un sextan infidèles, sahctionnèrent cette. escroquerie... En conséquence, d'aprés eux, il ya deux Rivières Rouges, l’une près de l’autre, comme vous verrez par la auite, et qui s'unissent ei se confondent ensemblent. Celle-ci. donc, je répète, dans Inquelle la Rivière des Sioux se jette, n’est nullement la Rivière-Rouge, mais bien la Rivière Veguiguano-
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sibi, comme les Chypowais l’appèlent, ou de la Queue de Loutre, parcequ’elle sort du Lac de ce nom. Les\ Sioux la connaissent sous le nom de Kakawenapé- Watpà. ou des Châûtes, parcequ’elle en rencontre beaucoup eû sortant de ce Lac,
Dans l’après-diner nous découvrimes un troupeau de bêtes fauves, qui paîssaient au loin. Mr, Yeffray me suivit; et comme mon cheval, avec toute sa vitesse, n'aurait pu les atteindre, nous eûmes recours à la ruse, comme les Loups. Nous marchâmes vers elles, trainant le ventre contre terre, et nos chevaux, qui nous suivaient, la bride attachée à notre bras droit, et qui fixaient seuls leur attention. nous ménagèrent le moyen de les approcher assez, quoique eu pleine prairie. pour pouvoir les tirer; nous en tuèmes une. C’est un superbe animal. avec des formes, qu’on ne saurait peindre assez belles. IL appartient à la famille des Rennes, et on peut comme ceuxci, l’aprivoiser, le dresser pour la charette, et le traineau. C’était une femelle, qui, n'ayant pas de bois, ressemblait absolument à un beau cheval Anglais. Mr. Yeffray l’écorcha, et nous en emportâmes autant de viande, que nous pûmes; car elle est délicieuse.
La nuit nous surprit, et les feux lointains du camp furent notre seul guide pour rejoindre l’Expédition. À notre arrivée, nous la trouvâmes {oute en agitation.
[ls avaient rencontré une bande de Sioux. Le Major croyait avoir vu dane leur traits, des initentious hostiles ; il croyait même avoir été menacé, et conséquemment tout le monde le croyait; comme les courtisanis de l’Abbé Casti, qui convenaient avec Sa Majesté, qu'il pleuvait à verse, quoique le Soleil brillait dans sa plus grande spleudeur. [l fallait done faire semblant aussi de le croire ; et pour la première fois, depuis que je me promenais en Amérique, je mis mon épée à mon côté. Mais, comme le Major avait eu Aa
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l’imprudence de leur dire, que nous étions restés en arrière avec nos chevaux. qui sont le princi. pal appât des S‘uvages, sars qu’ils fussent venus nous attaquer; ce qu'ils auraient pu faire aisément, au moment que nous rentrions au camp; que, d’ailleurs, il avait mis quatre ou cinq sentinelles, qui criaient pour quinze. autour du camp, je crus n'avoir aucun danger à craindre ; et je me mis traquillement à dormir sousune charrette, Mais à minuit je fus réveillé. Le camp était plus en fuite, qu’en marche. L’agitation du Major n’était pas encore calmée ; et nous ne fimes hal. te, qu’à midi. le 28, sur les bords de la rivière de la Queue de Loutre, là, où la rivière la Folle-Avoi. ne, ou Sai- Watpa, s’y décharge du côté de POuest, La nuit nous avions traversé deux autres petites rivières, qui descendent de l'Est, la Perelle, ou Wayeceiaoshu- Watpà, et celle du Bois Fort, ou Ciontanka- Watpà. 1 faisait une chaleur terrible, d’autant plus sensible, que les nuits étaient très froides. Le thermomètre de Farenheit montait quelquefois, le jour, à 94, 96, et 98, et la nuit descendait jusqu'à 52.
Je me reposai encore à ombre d’une charrette, car dansle bois les moustiques nous dévoraient ; et pour comble de malheur, je ne pouvais pas me baigner; cette rivière est si bourbeuse, qu'on enfonce dans la vase jusqu’au col.
Ces Sauvages, qui nous faisaient tant courir, étaient ceux mêmes, quinous avaient donné un fes. tin au Lac de la Grosse-Roche. Je crois que, par la peur, qu’ils ont faite au Major, ils ont voulu se venger de ce que, ce jour là, il ne leur avait donné. que des paroles: et cette peur n’a pas été petite, car depuis lors il n’a plus permis, qu’on chassât les Buffaloes, de crainte d’irriter ces Sauvages; et, pour mettre des postes avancés et des vedettes, au tour du camp, il avait fait de nous une conscription générale, qui dura jusqu'à une ‘Journée de marche de Pembenar.
Vous auriez bien ri, Comtesse, de m’entendre
déc qu:
sau re rive c'es tera
D par pédi de f ress quoi nous votre Sava vos |
restés princi- | venus pe aisécamp; 1q seu- ] camp, ; etje arrette, ait plus Major nes halrière de [le-Avotl'Ouest.
> petites relle, ou 'ort, ou terrible, ient très montait
que, par voulu se
déclamer le All is well, et le Who comes there ?
uand j’étais en sentinelle la nuit. Les oies, qui sauvèrent le Capitole, ne criaient pas de meilleure grace. Je n'aurais jamais cru qu'il dût m’arriver de monter la garde en Anglais….Mais…..
c’est le sort des pauvres [taliens....Ïls ne la monteront jamais. je crois. dans leur langue.
Des régions, qui n’out jamais été parcourues par aucun autre promeneur, ni par d'autres Expéditions, exigent quelque détail géographique de plus, que le laconisme épistolaire, et m’a paresse ordinairement n’accordent. C’est pourquoi Je vous occupe de toutes les rivières, que nous rencontrons, et j’ai la patience de torturer la votre, même par leur nom sauvage, parceque les Savans, les Hellenistes, les Orientaux &c., dont vos beaux cercles fourmillent, pourraient peutêtre y deviner, ou présumer, par quelque analogie de langue, l’origine de ces peuples.
Les rivières, que nous avons passées le 29 et le 30, jours très avares d’incidens, sont la Æauta- Watpà, ou Rivière aux Prunes ; qui n'avait ni prunes. ni eau, et nous mourions de soif; la Æatapä- Watpà. ou Rivière aux Buffaloes, lesquels auraient souveut poussé mon cheval à enfreindre le Veto du Major,si je ne l’eusse pas strictement rappelé à l’ordre, et à la discipline ; et une autre, qui s’appele aussi de la Folle Avoine : elles se jettent dans la Queue de Loutre. tortes du côté de l'Est. La rivière la Cayenne, ou Xuyoës- Watpa, du nom des peuples, qui habitaient antrefois ses rives, et que les Sioux ont chassé vers la Colombia ; la Rivière des Ormeaux, ou Kousioù. Watpà, de la quautité de ces arbres d'une espèce, et d’une hauteur extraordinaire, qui parent ses bords, et la Rivière aux Outardes, ou Magassan- Watpà, du nom de ces oiseaux, qui la fréquentent. Toutes ces dernières affluent du côté de l'Ouest ; celle des Kayoës est assez considérable,
Le 31 Juillet nous arrivâmes à la véritable Rivière Rouge, qui descend à l'Est, du Lac du
même nom. et reçoit, 15 milles au-dessous de l’endroit, où nous l'avons passée, celle de la Queue de Loutre. la Rivière Rouge de la Compaguie de la Baïe d'Hudson. dont les sources sont au S.S.-E. de son coufluent.
Des Géographes disent, que le sable, et le gra. vier rouge, qui couvrent son lit, ont été l’origne de son nom; mais il n’y a là rien de rouge. La raison en est bien différente ; et quoique le rouge y eutre pour quelque chose, néanmoins on s’est tromp’ sur la manière de l'appliquer.
Cette Rivière, comme le Lac, d’où elle sort, sont les frontières. qui séparent, de ce côté-ci. les prétentions territoriales des Sioux. et des Cypowais, ou du mo: 18, où ils se sont toujours rencontres, et se rencontrent encore, le plus souvent ; et le lac. et la rivière ont été bien des fois le théâtre sanglant de leurs guerres féroces, et leurs eaux ont été mille fois rougies de leur sang; con<éqiemment, les Sioux et les Cypowais ont toujours appelé cette rivière, et l’appèlent encore Rivière Sanglante ; Meniscia- Watpà les premiers, les seconds Sahaguaigney-Sibi ; ainsi que le Lac d’où elle sort, le Lac Sanglant.
Au decça de cette rivière, nous n'avons plus vu de Buffaloes. Le pays n’est plus si découvert ; des broussailles, et des bosquets épars leur font craindre, en été, le chasseur insidieux, qui s’y cache; mais, en hyver, ne trouvant rien à manger dans les vastes prairies, dépourvues d’arbres ei d’arbustes, et dont l'herbe est tous les ans incendiée rar les Sauvages, ils s’y tiennent fréquemment pour ronger les bouts des rejetons, qui sont leur nourriture principale dans cette saison, ainsi que celle des chevaux de ces pays; car ces frimats terribles dévorent tout.
Jusqu'à présent, Comtesse, vous n’avez vu que la manière dont on chasse les Buffaloes à cheval: mais il en existe d’autres très curieuscs,.car les Sauvages n’ont pastousdeschevaux. Avant, donc, que je m'éloigne de ces endroits, que je ne re-
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verrai sans doute plus, asséyons nous un instant, sur les bords de cette charmante rivière, à l’ombre de ces beaux pacaniers, et étudions les traits singuliers qui distinguent cet animal ; observons sur les lieux, et nous en aurons des idées plus correctes. et plus intéressantes, que celles, qu’on pourrait trouver dans des livres, même, des plus profonds naturalistes.
Vous avez vu que les Buffaloes paissent parmi les loups, sans aucune crainte, peut-être, par mépris, ou parceque les brûtes, aussi bien que les hommes, doivent remplir leur destinée. Les Sauvages se déguisent eu loups, les approchent à quatre pattes, et les percent de leuis fléches. Ils se servent exprès de ce.ie arme, en cette occasion, parcequ’ils cachent très bien leur carquois sous le ventre, tandis que leur fusil les embarrasse. Le coup muet de l’arc ne les épouvante aucunement, conséquemn.ent ils multiplient les victimes. De cette manière ils épargnent aussi le plomb et la poudre, et recouvrent tou .es leurs fléches, quaud ils écorchent la proie.
Lorsque les Sauvages chassent ainsi, plusieurs ensemble, chacun a ses fléches marquées, comme à la guerre, et par ce moyen on reconnait, après, ceux qui ont été les plus vaillans; et si quelqu'un chasse séparément, il s'empare de l'animal. qui a été tué par la fléche, qui porte sa marque. Dans la saison, où la Nature réveille, ou renouvelle leurs amours, les Sauvages, sous la dépuille, et avec le mugissement du Buffaloe, trompent, et attirent les vaches, qui approchent sans crainte, et rencontrent leurs fléches et la mort. Ailleurs, sous les mêmes déguisemens, ils les amusent, et les entrainent dans un enclos. et en font des boucheries. Ainsi on voit le Dauphin, avec une finesse égale à celle des Sauvages, attirer par un charme irrésistible les Thons dans le filet du pécheur. e k
Quand la glace n’est pas encore très épaisse sur une rivière, ils épouvantent la bande à coup
de fusils par derrière, tandis qu’un d’eux. sous la figure d’un Buffaloe, fuit du côté opposé, à la tete de la bande.et traverse larivière. Toute la bande le suit, car les Buffaloes sont comme les moutons de Panurge, où l’un va, les autres vont; la glace, qui ne peut pas résister à l’énorme poids de cette sorte de multitude, se casse, et la corifusion et l’embarras offrent bonne prise aux Sauvages, qui sortent de leurs embüûches. où ils se tiennent cachés, prêts à profiter du piège. Eufin, le Sauvage les approche. à quatre pattes. dans l'herbe, et les tire de son fusil. et de son arc.
De quelque manière, qu’on chasse le Buffaloe, il faut toujours marcher sous le vent, car, autre. ment, il flaire l’homme de fort loin, et le fuit, même, sans qu’il le voie.
Il est très dangereux de le tirer, quand il est endormi, car, s’il n’est que blessé, il se lève en sursaut, et fonce sur le chasseur, comme lancé par un mouvement irrésistible. Lorsqu'il voit une de ses favorites blessée, il arrive par fois, qu’il combat, comme pour protéger sa fuite, la couvre de son corps. et meurt à ses côtés victime de son amour héroïque.
La vache est fidèle au mâle, qu’elle a choisi, jusqu'à ce qu’elle ait déposé le fruit de leur union, tandis que le Buffaloe partage ses affections parmi une foule d’amantes. comme le Grand Turc dans son sérail. C’est une distribution de Ja Providence, et de la Nature, combinées. pour aider à leur génération; car par une de ces dispositions du Créateur, incompréhensible aux créatures, il y a très peu de mâles, et une quantité prodigieuse de femelles, malgré que cellesci, et par la délicatesse de leurs viandes, et par la qualité de leurs peaux, soient les seules, dont les chasseurs et les loups font leurs proies; et sur cent de ces animaux, qu’on tue, on ne trouve peut-être pas trois males. Ce mois-ci est, leur printemps. :
Îl'est très curieux de voir comment le Buffa-
im vou yen et v leur peu se ti déc.
plus sans Ils e leur du B seme prése Gran
Il e est com saÏso vain « Le Cause qu'il Inco s'em t leur 8 fache de ter prenn Îls pr n'aya
sous la la tete baude 8 mouout; la e poids à Cotifuux Sau- \ ils se . Enfin, es. dans arc.
>uffaloe, r, autre- L le fuit,
nd il est lève en ne lancé qu'il voit par fois, fuite, la rÔtés vic-
a choisi, de leur es affecle Grand ution de ées. pour de ces sible aux ne quan- 1e celleses, et par les, dont es; et sur e trouve est. leur
le Buffs-
loe fait sa cour à sa belle du moment. Il danse autour d’elle, parcourant un espace de terrain, en rond, comme un cheval au manège. La vache, immobile, au milieu du cercle, lui exprime, par un doux mugissement, et sa tendresse, et ses désirs, et ils célèbrent leur hymen.
Les Sauvages, surtout ceux, qu’on appèle Gens du Large, c’est à dire, qui errent au loin dans ces immenses régions de prairie, lesquels, comme je vous ai déjà dit, trouvent presque tous leurs moyeus d'existence dans les Buffaloes, regardent, et vénèrent cette danse, comme le présage de leur abondance, et le Palladium de leur Indépendance : et, à la vérité, dans la disette, où ils se trouvent. d’autres animaux, dans un pays si découvert, ils se verraient souvent réduits aux plus extrêmes besoins, à une existence précaire, sans les ressources, que le Buffaloe leur apporte. Ils en font conséquemment un objet de culte, et leur danse, qu'ils désignent sous le nom de danse du Buffaloe, où ils imitent sa marche, son mugissement. et tous ses mouvemens, ne peut être représentée, que par les [uitiés aux Mystères de la Grande Medecine.
ILest des saisons, où cet animal disparait; il est comme les oiseaux de passage ; 1l émigre comme eux; mais moins régulièrement, et des saisons s’écoulent qnelquefois, où l’on attend en vain son retour.
Les Sauvages n’ont pas encore su à quelle cause attribuer cette absence. Îl arrive aussi, qu’il fait des émigrations soudaines, également incompréhensibles. C’est pourquoi les Sauvages s'empressent davantage, malgré leur inertie, et leur système de vivre au jour, d’en prévenir les facheuses conséquences, la famine, et le manque de tente, de lit,et de manteau, par le soin, qu'ils prennent d’en conserver la viande et les peaux. Îls préparent celle-ci, mieux que les tanneurs, n'ayant pour instrumens, que des os de la bête,
qui leur servent de grattoir, &c. . Ils en eoupent les la viande en tranches très larges, et très minces, du: et les font sècher ou au soleil, ou à la fumée, et dai en font des balots si bien serrés, qu'ils conser- ce vent parfaitement saines pendant des années. d’A Il faut continuer notre promenade, Comtesse. Sar On quitte à regret ces belles eaux, qu’on veui I faire passer pour rouges; mais nous Îles retrou- Ri verons, peut-être encore, plus haut, car le projet cet d’aller chercher les sources du Mississippi, est du: toujours l’aiguillon principal, qui pousse mes se } pas. | Sau Vous serez étonnée, comment j'ai pu m'ar. [2 rêter assez pour faire cette longue conversation, Rivi Vous savez. Comtesse, que chacun a son bon l'Ou Génie : le mien a fait verser deux charrettes, de Men l’'Expédition, sur ces rivages très difficiles, et j'ai Wat, gagné le tems, que le Major a perdu. Sau Le ler. d’Août il fit une chalenr brulante, tan- al p:
dis que la nuit avait été très froide. Cela tombait mal, car nous nous trouvâmes au sec pendant toute la journée. La rivière Ciokan- Watpà, ou du Marais, où nous espérions nous désaltérer à midi, n'avait pas même de la boue, qui dans la circonstance n'aurait pas été mauvaise. Quand le soir nous arrivâmes à un bourbier puant, nous fîimes le pendant de cett: fameuse toile, où le Grand Dominichino a peint, d’une manière si ma-
ique, la soif du peuple Hébreu dans le désert,
ous tombâmes sur ce bourbhier, tous pêle-mêle, hommes, chiens et chevaux. L'un couché sur son ventre y enfonçait sa bouche, l’anire sa tasse, un troisième ses mains, et un autre son chapeau, ou son bonnet. On se disputait la place, et chacun cherchait la sienne; mais ici les chevaux avaient décidément l’avantage et les plus puissans moyens. La boue faisait de nos figures de jolis minoïs, et. pour achever ce masque comique, cette bourbe limpide nous laissait une paire de moustaches; enfin, pour nous achever de peindre
oupent ninces, mée, et conserées.
mtesse.
>Jn veui retroue projet ppt, est se mes
u m'arersation.
son bon ettes, de 8, et jai
nte, tan- ‘ela tomsec penn- Watpü, ésaltérer dans la Quand ant, nous le, où Île re si Mae désert.
êle-mêle, sur son ca tasse, hapeau, », et chachevaux lus puis- Igures de comique, paire de e peindre
les coups de pied des chevaux nous avaient rendus presque tous boiteux. Qu'il serait commode, dans cette sorte de promenade, d’avoir avec soi ce petit bout de la verge de Moïse. que les Juifs d'Amsterdam prétendent posséder, dans leur Sancta Sanctorum.
Nous passâmes le 2, la rivière appelée les Deux Rivières. Nipa- Watpa. et le 3 nous arrivâmes ici, à cette Fameuse Colonie, qu’on appèle Pembenar, du nom d’une rivière, qui descend de l’Oeu t. et se jette ici dans la Rivière Rouge, et que les Sauvages appèlent Wettacia- Watpa.
* Depuis le confluent de la Queue de Loutre, la Rivière Rouge reçoit aussi, du même côté de l'Ouest, la rivière Ætkasia- Watpa, aux Tortues, la Meniscouya- Watpà, ou du Sel, et la Menissiceya- Watpà, où du Parc, ainsi nommée parce que Îles Sauvages y ont fait un de ces enclos, dont je vous ai parlé plus haut.
Cette Colonie, où son squelette, est un répertoire de toute sorte de tromperies, de toute sorte de crimes, et d’atrocités. C’est un de ces monstres hideux, que la Générosité Anglaise a enfanté, et enfante partout, où son avarice, et son égoïsme portent leurs pas.
Il est dommage, Comtesse. que je me promène seulement ; si j'étais voyageur, j’aurais un vaste champ pour vous faire des narrations éternelles, mais Je ne puis vous en offrir, qu’un petit tableau, eten esquisse. Afin que vous puissiez mieux juger de la scèue, qui va s'ouvrir devant vous, il est bon que je vous trace auparavant chorographiquement le théâtre de l'action.
La Rivière Rouge partage la colonie, qui s’est étendue jusqu'ici, mais qui a commencé soixanie milles plus bas, directement au Nord, près de là, où la rivière des /Æssiniboins. qui descend de l'O. s’y jette. La Rivière Rouge parcourt encore un espace de 30 milles, en allant toujours vers le Nord, et va tomber dans à Lac Wiuipic; celui-
ci, à l'extrémité de sa longueur, qui est de 306 milles du Sud au N. N.-0. se décharge dans la Baie d'Hudson. par un grand caual naturel, qui descend N. N.-E., environ 200 milles, et que les Auglais ont nommé la Rivière de Nelson, du nom du capitaine, qui le premier éleva un fort à son embouchure.
La Compagnie de la Baie d’Hud<on, malgré les grandes concessions. qu’elle s’était arrogées, d’après la charte, dont je vous ai parlé plus haut, n'avait étendu son commerce guères au-dessus du Lac Winipic, avant l’an 1806, mais jalouse des progrès, que faisait la Compagnie N. O., qui, comme vous avez vu dans mes troisième et quatrième promenades, gagnait du terrain tous les jours. Ellc pensa aux moyens d’arrèter ses progrès, et de pouss=r plus loins ses propres spéculations. On t:ouva, dans le projet d’une colonie, le moyen le plus certain pour cette double entreprise. Les tems étaient favorables, car une grande. quantité de monde désertait l’Ecosse, l'Irlande, et l'Angleterre. Îl était même de la politique du Gouvernement Anglais de le favoriser, pour que ce torrent d’émigrés n’allât pas grossir davantage celui, qui devenait toujours plus alarmant pour l'Anglais, la population des Etats Unis.
Mais pour mieux en imposer à la crédulité des aventuriers, 1l faut toujours quelque. chose de grand, qui enflamme l’imagition. et présente des illusions plus flatteuses, comme les glaces optiques du Cosmorama. Onchoisit. et on eut l'air de l’associer à cette entreprise. Lord Selkirk. Comte Ecossais, de haut rang, et d'une grande fortune; on lui accorda, publiquement, plus de qualités, et de richesses, qu'il n’en possédait; on le déclara Père tendre d’autres colonies. qu’il avait formées dans le Canada, et qui, par parenthèse, avaient toutes échouées. La. Compagnie fit semblant de lui vendre, en 1811, uue grande étendue de
e 300 ans la el, qui 1e les u nom à son
malgré "ogées.
s haut, dessus jalouse D., qui, et quaous les es prospécuolonie, e entrear une Ecosse,
formées avaient
terres, sur la Rivière Rouge, qu’elle n’avait acquises ni des Sauvages, auxquels seul; elles apparteraient, ni du parlement, qu'on n'avait nullement consulté, et qui ne pouvaient pas même être comprises virtuellement dans la charte de Charles IL, ca elle leur avait concédé seulement les terres voisines de lu Baie d’ Hudson.
Cette comédie était propre pour en donner à croire aux borgnes, mais la Compagnie N.-0O.
qui était très-clairvoyante, et qui avait ses agens dans le sein même du gouvernement, ne prit pas le change. Elle s’aperçut aussitôt, qiie le Grand Lord n’était qu’une marionnette, qui jouait au gré de la Compagnie de la Baie d'Hudson. Elle vit dans ce projet une tentative préméditée contre ses intérêts, et tendant à un commerce arbitraire et exclusif.
Elle ne pût pas empêcher, toute fois, que Mr. Miles Macdonnell, avec quelques montagnards de l’Ecosse, ramassés dans les terres du Lord, n’en posôt les fondemens, en 1812, près du confluent de l’Assiniboin, où elle avait elle-même un Fort, établi depuis plusieurs années; mais elle s’occupa immédiatement à en miner les progrès de tous ses moyens, et, d’abord, en excitant, contre les colons l’animosité, et la jalousie des Sauvages voisins. Mais, comme les Sauvages prenaient des deux mains; et que, d’ailleurs, elle dut, peut-être, aussi s’appercevoir, que les demimesures ne valent jamais rien, elle se réunit, dans l'été de 1814, en graud conseil d’associés, au Fort William. sur le Lac Supérieur, un de ses grauds établissemens, et y médita un plan de destruction.
Dès son origine, la Compagnie N.-0. avait obligé tous les Canadiens, qu’elle avait engagés à son service, de se marier, à l’usage du pays, avec des Sauvagesses, pour les attacher à jamais à ces déserts, à ces forêts ; et pour former une génération d’émnissaires, et d'esclaves obéissans :
elle y réussit, et ce fut à cette race exécrabie, Co qu’on appèle les Bots-Brûlés, de leur teint d’un cai brun plus foncé, que celui des Sauvages mêmes, D pa et à des chefs, dont le plus honnête avait peut- ont être été flétri deux ou trois fois par les lois, qu’elle fau. en confia l'exécution. Dès lors le masque fût levé | des deux côtés, et une guerre ouverte en fût la Et | suite. pill J’épargnerai à votre cœur sensible le récit des qui horreurs. qui révoltent la Nature, et l'Humanité, con: commises de part et d’autre; je me bornerai à pau: vous dire, que la colonie füt battue, et dispersée ou ti dans le mois de Juin 1815; et que, s’étant de me nouveau ralliée, elle fût détruite au même mois, “ ga en 1816. Le gouverneur Semple, qui avait succé- “ ya dé à Mr. Macdounell, fait prisonnier l’année pré- fût ti cédente, fût massacré avec une vingtaine de ses C' braves. et le fort fût pris et pillé. vère Cependant Sa Seigneurie était arrivée de l’An- mod. gleterre au Canada. Il demandait des troupes mes, pour aller au secours d’une colonie, qu’il procla- breu mait protégée par le gouvernement, et pour ar- pous.: rêter des coupables, qui avaient souillé le sol An- ainsi glais de tant de crimes. Mais le gouverneur-gé. intér neral, qui écoutait plus volontiers les argumens escla dorés de la Compagnie N.-0. que la faible voix À bien de Sa Seigneurie, ne voulût lui rien donner. Il M: intenta un procès, mais on trouva le moyen de LE jé} faire habiller en juges des hommes, qui étaient LE espé
aussi parties intéressées dans la cause. de vi
Deux puissans ennemis peuvent se faire du on y « mal réciproquement, et travailler en mêmetems. À Les sa sans s’eu douter, en faveur d’un troisième, qui Æ sien peut-être n’est pas leur ami, et guète à dessein Æ seule leurs faux pas. Îl me semble, que Machiavel, Æ aussi dans ce cas, leur conseille de se réunir; c’est, Æ hom je crois, ce que se sont dit les Empereurs Napo- Æ fenda leon et Aléxandre à Erfurt, et c’est aussi préci- tres n sément ce qu'ont fait, prudemment, les Messieurs À Allen de la Compagnie de la Baie d'Hudson, et de le prosp
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Compagnie N.-O. qui tous voyaient les Américains se réjouir de leurs dissentions ; et, par un pacte d’oubli, de concorde, et d’association, ils ont caché au public, et au gouvernement, et leurs faux droits, et leurs crimes.
Mais les massacres !......C'étaient les Sauvages. Et les viols !....C’étaient les Sauvages. Et les pillages, &e. &c. &c. !.....C'étaient les Sauvages, qui n'avaient pas même paru sur la scène. Par convenance. ou par décence, on livra aux tribunaux, qui voulaient faire parade de justice, deux ou trois de ces malheureux Bots-Brulés, car, comme dit Lafontaine : ‘ selon, que vous serez puis- “ gants ou misérables, les jugemens de Cours “ vous rendront blancs ou noirs.” Et l'affaire fût terminée.
Cependant, les deux Compagnies réunies trouvèrent, que cette colonie était pourtant très commode, et très utile. C'etait une pépinière d’hom. mes, dont ils avaient grand besoin, pour les nombreuses stations de leur immence commerce, qui poussait ses branches jusque sur la Colombia, ainsi que pour les transports, pour la navigation intérieure &c., etu ‘ils payeraient, comme des esclaves, tandis que les Canadiens leur coutaient bien cher.
Mais l'Angleterre, l’Ecosse, et l'Irlande avaient déjà appris, que toute la fortune, qu’on pouvait espérer dans cette colonie, c'était tout au plus de vivre seulement, et bien mal ; que quelquefois on y crevait de faim ; que si le terrain était bon, les sauterelles, ou les orages, ou la bruine, détruisaient toutes les denrées en herbe; que, quoique seulement au cinquantième degré, il y faisait aussi froid, qu’en Sibérie, qu'il étaitsi fort, que les hommes y gélaient, les arbres et les pierres se fendaient. Il fallait, donc, se tourner vers d’autres vations, et on trompa de bons et crédules
* Allemans, des Suisses avides, au moyen du grand
prospectus, que je vous transmet ci-joint, (*)
EEE
{*) Voyez-le à la fin de cette lettre.
Une partie de ces pauvres gens mourût ge. C’est lée, ou de détresse ; d’autres ont fui, comme ils reuse. ont pu, à travers les fatigues, la faim. et les dan- La gers, et se sout réfugiés dans les Etats-Unis. J’en avait ai rencontré moi-même au Lac de la Grosse Ro- l'Asin: che, qui faisaient pitié, ainsi qu’au Fort St. An- son ba thony, où le colonel et ces officiers les ont aidés RE Rouve de leurs secours, d’une manière vraiment philan. À, thühs tropique, et ont eu la bonté de m’associer à cette À terrain consolation céleste, la seule réelle sur la terre.et À Bufal l’offrande la plus chérie, qu’on puisse consacrer gnées ; à la Divinité. le soulagement de son semblable,et À 2,i%s! des malheureux. Le peu, qui est resté aspire Æ colons aussi à se sauver par tous les moyens possibles, Deux Mais c’est un pas, que la finesse, et l’avarice Æ his ; à humaines ont rendu bien difficile. pagnie |
Les chefs de la colonie, afin d’enchainer, pour À écoute ainsi dire, à jamais, dans cette vaste prison, ceux D toncs d qui ont eu le malheur de se laisser séduire, où Æ en ruine par leurs prospectus flatteurs, ou par leurs mis- Ce dé sionaires, ont étudié. et trouvé le secrêt d’empé- Æ ntre q! cher, qu’ils n'ayent jamais un seul sol dans leurs Æbute s0 poches. étaient
Aussitôt, qu’il parait du numéraire, la Compa- En, Je gnie le retire soigneusement. Elle a adopté des ce, qu'ils chiffons pour monaie du pays, c’est-à-dire, que géliques. vous êtes payé, et vous payez avec des mou: Enissionn choirs, des bas, des culottes, des jupes, des che. Æurs dis mises, &c., et quand meme vous feriez une petite Ætconfor fortune, ou quelques épargnes, vous n’auriez ja Elurchar mais, que des chiffons. leur pati
On les a fixé à dessein, à prix excessif, afin, que dans le cas, où vous pourriez réussir, ce qui est très difficile, à en réaliser la valeur en argent, vous n'ayez à toucher, que le cinquième, ou le sixième de ce qu’ils vous ont couté, et afin que vous soyez, conséquemment, toujours dans lim. possibilité de vous en aller. On a placé ces pau: vres gens, au niveau des Sauvages, sang qu'il: ayent ni leurs avantages, ni leur indépendance.
fnatisme trées, des Christian Del Verd ‘ration di celle des jamais de Ouvertes itre, De
| ge- C'est une ruse infernale, digne d’une nation généje ils À reuse.
dan- La colonie d’abord, comme vous l'avez vu, J'en avait été établie aux environs du confluent de e Ro- l'Asiniboin, que la Compagnie de la Baie d’Hud- |, An- son baptisa aussi du nom de Red River, Rivière aidés D Rouge ; mais, pendant ces grands troubles, on en hilan- D a transplanté ici des détachemens, parceque le
cette D terrain y est peut-être plus fertile, et que les rre.et D Buffaloes rodent dans des contrées moins éloisacrer À gmées ; maintenant il ne reste ici, que les Boisble, et Brülés. qui se sont fixés dans les huttes, que les aspire Æ colons ont abandonné.
sibles. Deux prêtres Catholiques s’y étaient aussi étavarice À blis ; mais, comme le Gouvernement, ui la Compagnie ne leur donnaient rien, peut-être pour les r, pour À dégouter, ils s’en sont allés, et l'Eglise bâtie en n, ceux À troncs d'arbres, comme tout le reste, tombe déjà jire, Où M en ruine.
rs mis Ce uépart est d’autant plus à regretter, que, d’empé- Moutre que ces lieux demeurent, par là, privés de 8 leurs Æ hute sorte d'instruction. dont ces Eclésiastiques ttaient la source, les Bois Brûlés retomberont ompa- MB dans leur premier état de barbarie, en perdant Dpté des Be, qu'ils avaient acquis de leurs maximes évanre, que Buéliques. Pour rendre justice à la vérité. les s mou Enissionnaires Français, en général, se sont toules che: Eurs distingués, partout. par une vie exemplaire,
> petite Betconforme à leur état. Leur bonne foi religieuse, riez Je Mleurcharité «postolique, leur douceur insinuante,
leur patience héroïque, et leur éloignement du Rnatisme et du rigorisme, fixent dans ces con- Lirées, des époques édifiantes daus les fastes du Christianisme ; et, pendant que la mémoire des Del Verde, des Vodilla, &c., sera toujours en exéjue ration dans tous les cœurs vraiment Chrétiens, ans l'imBtelle des Daniel, des Brebœuf, &c., ne perdra ces pau-Bamais de la vénération, que l'Histoire des Déne qu'ilbltouvertes. et des Missions. leur consacre. à juste endance ire, De là cette prédilection, que les Sauvages
afin, que
1 est argent, e, ou le afin que