‹ La découverte des sources du Mississippi et de la Rivière Sanglante [microforme]Chapitre 6 sur 35 · ZE S · texte numérisé non relu

ZE S

D; mainublics et truction:s nvite ses n'y est s, les pa 8, comme me le paue vaste, vpulation, qui augées. avec elles, des jette dans ongue naau moyen la rivière lé. ne bord et nent d’acé par des pour l’'Indans cet 8 fruits de s Français e8 ; qu'ils ôme de la des fers à tre à euxs offraient ulottes. on &s et cho-

t du voyais milles, » souvenir lheureuse a horreurs patrie en

1801, se réfugia en Amérique, et vint s'étabhr

dans cette île, avec toute sa famille. Riche et amateur du beau, il en fit an Tivoli, un Paphos. En décembre 1810, un terrible incendié ensevélit sa fille unique sous les raines du beau ‘palais, qu'il y avait bâti. Il abandonna aussitôt après ée séjour de douleur; êt cette île ne rap-

èle maintenant sa splendeur, que par le nom de l’infortunée, qui y périt: et tout y périt après elle.

. Ciel! combien on sent ce que ce père malheu-

reux a dû éprouver à cette perte cruelle ! Ayant ensuite trempé dans une conspiration, tendant à renverser la Grande-Union, il fut obligé de quitter aussi l’ Amérique. 4 Le Great Kenhawa ést la première grande ri-

» vièré, qui afflue dans l'Ohio, du côté du Sud. Elle

descend des Apalaches occidentales, dans la

: Caroliie septentrionale, et est navigable à une

graude distance de son embouchure.

Gallipolis, fondée aussi par des Français, fu-

é yant aux approches des premières terreurs de la

revolution, également dans l’Etat de l'Ohio, est

: aujourd’hui chef-lieu d’un Comté, quoique cetté

« ville existât seulement dans le livre des désti- | nées, en 1780; maïs ce qu’il y a vraiment d’éton- + nant, C’est Burlington, qui, à l’âge seulement de cinq ans, est éhéflieu du Comté de Lawrence,

et siègé d’une cour de justice.

La petite rivière Sandy n’est rémarquable, que

par les limités, qu'elle fire entre l’Etat de la Vir- : ginie, et celui de Kentucky. sûr le bord méridio: - nal, à énviron 300 milles de Pittsburg.

Pottsmouth, sur le bord du Nord, dans l'Etat de l'Ohio, est située au confluent du Scioto. rivière considérable et navigable, jusque dans l’in-

… térieùr de l'Etat.

Maÿsville, ou Limestone, sur le bord sud, est

| une ville dés plus florissantes de l'Etat de Ken- : tucky. Je me promenaïs dans ses environs, et la

Nature; tie présentant à chaque pas des perspeé- B

tives variées, des scènes ravissantes, y ar-éta mes pensées et mes pas, et le steam-boat, après m’avoir bien attendu, partit sans moi.

Heureusement un radeau vint à passer, et je parvins à le rejoindre à Cincinnatti, où il s’était arrêté pour déposer des marchandises, et en prendre d’autres. Je passai Ia nuit à ramer, pour m'empêcher de geier.

L'enfance de Cincinnatti, parait promettre beaucoup pour sa maturité Quoique Columbus soit la capitale de l'Etat de l’Ohio, néanmoins Cincinnatti en est la première ville, et la plus commerçante, ne le cédant qu’à Pittsburg, en richesses et en manufactures, mais elle est beaucoup plus jolie, et plus charmante. Sa situation brille, pour ainsi dire, sur un plateau, qui surmonte le bord de l'Ohio; des côteaux l'environnent au Nord, et l'Ohio la baigne en demi cercle au Sud. C’est notre Gênes en petit; et ses environs sont également décorés de riantes maisons de campagne. Ses seamboats parcourent et l'Ohio et le Mississippi. L’activité et l’industrie se montrent partout. Une Académie et un Musée, annoncent son amour pour les sciences et la littérature ; et cinq écoliers, que j'ai trouvé réunis dans une institution d'enseignement mutuel, sont une preuve que l'instruction y est générale. J'ai été surpris d’y voir les jeunes filles pêle-mêle avec les garçons. Nonobstant le respect dû aux mœurs des Amé-

ricains, il est toujours à craindre, que l’occasion l’emporte sur l’austérité ; et j’ai toujours

vu que, là. où la malice se tait, la Nature parle

un langage encore plus séduisant. On m'a dit,

que c’est à Mr. Wergenton, qui fut le premier

à s’y établir vers la fin du dernier siècle, et.

dont la vertu lui mérita, peut-être, le surnom de Cincinnatus. qu’elle doit le nom illustre, qui la distingue. Je suis tenté de croire, que le nom d’un Romain si illustre, et si républicain.

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L’act. Une amour q écoinstituve que pris d’y rarçons.

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eut avoir contribué, parmi un peuple nouvelement républicain, à |: rendre si promptement florissante. Elle coinpte déjà environ 12,000 âmes de population, pour la plus grande partie émigrés de la Nouvelle Angleterre. Elle est à 450 milles de Pittsburg.

La rivière Miami, qui descend du Nord. sépare l'Etat de l’Ohio de celui de l’Indiana. Elle entre loin dans les terres, et communique avec d’autres, qui étendent considerablement la navigation dans l’intérieur des deux Etats. Elle est à 470 milles de Pittsburg, et à peu près à la moitié du cours de l'Ohio.

Je ne puis m'empêcher, Comtesse, de vous arrêter un instant aussi au petit village de Rising-Sun, (Soleil levant,) situé sur une petite hauteur ; il brille, vraiment, comme lui, et les sites pittoresques, qui l’environnent, justifient parfaitement son nom. Il est dans l'Etat de l’Indiana, sur le bord septentrional.

Et Vevay, Comtesse! Ce nom, qui rappèle la Nouvelle Héloïse, où le Grand Citoyen de Genève, en peignant les faiblesses de l’humanité, fait connaître de combien la Vertu leur est supé-

rieure; où il montre, que l’amour peut être

aussi pur et irréprochable, qu'énergique et élevé;

* où l’homme montre des caractères extraordi-

naires, et en même tems très naturels; où Julie est le modèle à la fois des épouses. des amies, et des mères. Cette petite ville, quoique dans le sein de l’Amérique, est habitée par des Suisses, comme celle du pays de Vaud. Ils y prospè.

rent dans l’agriculture. Elle est sur le bord septentrional, et dans l'Etat d’India. à 514 milles de Pittsburg. Ces Suisses cultivent aussi la vigne. Îls sont les seuls qui aient, jusqu’à présent, obtenu quelque succès dans ce genre de

‘culture.

Nous arrivons, Comtesse, à un des plus grands tributaires de l'Ohio. C’est la rivière Kentucky,

ui, descendant, au Sud, d’une branche des Apalaches, forme une espèce de Chersonnèse, vers l'Ouest, et sépare l'Etat du Keutucky, au Nord, de celui d’Alabama, au Sud. Cette chaîne s’appèle les montagnes de Cumberland. La rivière Kentucky traverse l'Etat, auquel elle a donné son nom, et se jette dans POhio, à environ 525 milles de Pitisburg, entre Port-Willians, sursa droite, et Prestonville, sur sa gauche. Cette rivière offre, tous les jours, à ces deux petites villes naïssantes, de nouveaux avantages, ainsi qu’au pays de l’intérieur, par la facilité, que sa navigation leur prête, d’échanger le surplus de leurs productions contre les marchandises étrangères, qui leur sont nécessaires.

A 580 milles de Pittsburg, on arrive à ce qu’on appèle The Falls, ou les Cascades de l'Ohio.

Il est de mon systême de ne m’informer nullement d'avance des grands spectacles, ou de lart,ou de la nature, pour ménager à ma curiosité, une surprise, ou plus agréable, ou plus forte, afin que mes ‘yeux et mon jugement ne reçoivent point l'influence d’impressions étrangères. Mais cette fois-ci, Comtesse, mon attente, excitée à l’idée d’un si gros volume d’eau en Cascade, demeura grandement frustrée, et je ne fus étonné, que de n'avoir aucun sujet de l'être.

Ces cascades ne sont autre chose, qu'une pente inclinée de vingt-deux pieds seulement, dans l’espace de deux milles, ne s"rvant, à dire vrai, qu’à accélérer le courant de l’eau. Néanmoins j'y observai un phénomène, qui pourrait paraître extraordinaire aux yeux du philosophe.

Je pensais, quela vitesse, imprimée à une telle masse de fluide par cette descente, aurait dû lui donner un élan irrésistible, et hâter la violeñce du courant, jusqu’à une distance considérable ; mais point du tout, Comtesse, la rivière, au bas

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elle a environ illiains, e, Cette petites >S, AINSI que sa plus de s étran-

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ne telle t dû lui ioleñce érable ; au bas

du plan incliné. reprend aussitôt son niveau et sa marche accoutumée. comme par enchantement, et sans la moindre réaction de reflux. Nous, qui ne sommes que curieux, Comtesse, et simplemeut observateurs, laissons aux savans le soin d'en résoudre le probléme.

Ces rapides, outre qu'ils pourraient entraver les progrès de l’ennemi, dans le cas d’uue invasion, ont encore procuré l'avantage précieux de

: deux entrepôts de commerce; un, là où ils com-

mencent, l’autre où ils finissent ; et deux villes florissantes en ont été la conséquence. Louisville, où s’arrètent tous les batimens, qui descendent, et Shippingport, où s'arrêtent ceux, qui remontent l'Ohio, l’une et l’autre sur la rive pres Cependant, quand les eaux sont hautes, ces chûtes peuvent être remontées sans danger. D’autres petites villes et villages fleurissent aussi sur la rive opposée, et sont également autant d’eutrepôts, pour l'Etat d’Indiana, Suivant moi, un canal, qu’on a projeté de faire entre Shippingport et Louisville, ne saurrait être, que désavantageux, sous bien des rapports.

.. Louisville est la clef principale du commerce de l'Etat du Kentucky. Si Pittsburg est la Tyr de l'Ohio, et Cincinnati la Carthage, Louisville en est la Syracuse.

Peu avant le commencement de ce siècle, ce n'était, qu'un petit fort d'observation, bât: par le Général Clark, qui fut le fléau des Indiens, sans en être l’Attila, et qui a été appelé le pere des régions de l'Ouest, parcequ'il a été un Li pre- Mmiers, qui aient repoussé, vers le Nord et l'Ouest, ces peuples barbares, ou, pour mieux dire, un des premiers, qui aient envahi et usurpé leurs terres. Cette ville contient déjà plus de 7000 âmes.

C'est une population d'autant plus étonnante, qu'un grand nombre de ses habitans trouvent

Chaque année la mort, dans les exhalaisons pestilentielles des marécages, qui l'entourent, ainsi

que dans les systèmes contradictoires d’une multitude de médecins, qui l’infestent. En entrant dans cette ville, je compris par les affiches étalées par ces Messieurs à chaque coiu des rues. que le pays devait être.dangereux, comme cet étranger qui, après un long voyage dans les déserts, et parmi des peuples barbares, s’apperçut qu'il était rentré dans le sein de la civilisation, à l’aspect d’un pendu exposé sur la place de la première ville, qu’il rencontra. Néàanmoins la soif de l’or y conduit tous les jours de nouvelles victimes, qui se succèdent au tombeau.

Shippingport n’est pas plus sain, que Louisville, et il est beaucoup moins considérable, car les spéculateurs de cet endroit aiment mieux habiter sur la rive droite, dans les jolies petites villes de Clarksburg, Albany, et Jefferson, dont l'élévation au-dessus de la rivière leur procure, avec la plus grande aménité, un air très salubre, où il n’y a, en tout, que deux médecins, et qui s’accordent dans leurs théories, sans que leurs malades aient à fournir à leurs épreuves.

Si je voulais vous occuper, Comtesse, de tout ce qui frappait mon œil et mon cœur, dans cette promenade touchante et délicieuse, ma plume ne trouverait plus d’expressions nouvelles, et vous seriez condamnée à des répétitions ennuyeuses. J’omettrai donc les tableaux, qui n’offrent rien de plus intéressant, que ce que nous avons vû; et après vous avoir indiqué le Wabash, qui descend du Nord et sépare l'Etat de l’Indiana de celui de l'Illinois, à 825 milles de Pittsburg, et du côté du Sud, Green-River, le Tennessee, et le Cumberland, quatre rivières très considérables, et d’une navigation importante, nous nous reposerons au petit endroit, appelé Wilkinsonville, pour jaser un instant sur un point, que son nom rappèle, et qui mérite une place dans l’histoire (à former) des Etats-Unis.

Le Général Wilkinson, qui lui a donné son

d’une mul- En entrant hes étalées

rues. que » cet étraudéserts, et rçut qu'il tion, à l’asde la preoins la soif ivelles vic-

que Louisérable. car t mieux halies petites erson, dont ur procure, rès salubre, ins, et qui que leurs es.

sse, de tout dans cette ma plume uvelles, et tions ennux, qui n’ofe que nous ué le Wae l'Etat de milles de n-River, le re rivières on imporendroit. aptant sur un érite une Etats-Unis.

donné son

nom par un petit fort. qu’il y avait bâti contre les Sauvages, après avoir été le Marcellus de son pays, voulait aussi passer le Rubicon pour en être le César. Il a été brave et vaillant dans toutes les guerres. et contre les Anglais,et contre les Sauvages, et il a été aussi accusé de conspirer coutre la liberté de sa patrie.

Il était Commandant Général de toutes ces régions de l'Ouest, pendant, que le Colonel Burr, qui, quoique Vice-Président, avait été contraint de céder ses prétentions à la suprême magistrature à sonillustre concurrent, Thomas Jefferson, rodait, sous prétexte de spéculations commerciales, dans ces contrées, et tenait des assemblées secrètes, qui, à ce que j’ai entendu dire,ne gentaient pas tout à fait le commerce.

} Une correspondance suivie entre ces deux ersonnages, fit naître des soupçons; j'ignore

Fsqu'à quel point ils étaient fondés. Îls furent

accusés d’une conspiration contre le gouverne-

ment, tendant à séparer les Etats de l’Ouest de ceux de l'Est. Mais après une longue procédure, des débats, et des plaidoyers interminables, ils furent tous les deux absous, Wilkinson, par une cour martiale, Burr, par une cour ordinaire. |

. Il est à regretter que deux hommes, d’un ta-

lent vraiment distingué, qui avaient, auparavant,

p bien servi leur patrie et la liberté, aient pu

trouver sous le poids d’une pareille accusation.

… Nous n’avons pas fait grand chemin, Comtéëse, t nous nous arrêtons encore à un endroit, que, jen qu'il n’y ait, que deux chats et une che-

Minée, on appèle America. C’est un entrepôt

paissant du bas Illinois, et le steam-boat y aborda

pour charger de la farine, dont cet Etat fournit

Une quantité déjà beaucoup au-dessus de sa

Consommation. Je profitai de ce tems pour

aller courir un peu la campagne, dont l’attrac-

Cm ee ee TU RE

tion ést toujoujours plus forte, que ma résistance. Ces forêts vénérables de première création, sont un spectacle très attrayant pour un Européen, qui est né au milieu des Jardins de la belle Hespérie.

Un voyageur du sleam-boaf m’accompagna, et nous retournâmes avec une provision de rire, qui nous servit pour nous et la compagnie, pour bien longtems; je vous en offre votré portion.

J'étais derrière un grand chêne à guettér un écureuil ; mon compagnon m’appèlé d’une voix empressée, et s’écrie : a Deer, ( un chévreuïit ; ) je lui demande où ? Il me répoud, sur un arbre. Voulant alors lui rendre raïllerie pour raillerie, je lui dis d’aller chercher de la glù pour le préndre comme un becfigue; maïs voyant qu’il persistait d’un air décidé, et qu'il semblait croire lui-même ce, qu'il voulait me faire croire, jé me doutai de quelque loùrde méprise; j’approche, c'était une panthère. J’ignore lequel de nous deux devint le plus pâle, maïs mon Américain n’était pas rouge. Nos fusils étant chargés de petit plomb, c’aurait été l’irriter seulement, que de la tirer. Nous fümes parfaitement d'accord de ne pas l’inquiéter, puisqu'elle avait l’honnéteté de ne pas bouger; nous nous retirâmes, en marchant comme des écrevisses, et, sur les aîles de la peur, et avec le solerl pour boussolé, nous arriyâmes lestement au steam-boat, quoique nous nous fussions enfoncés dans une forêt très épaîsse, et sans issue.

Nous retournämes sûr le lieu avec dés chasseurs du village, et mieux armés; mas cé fut inutilement ; la bête n’y était plus.

Lorsque nous la vimes la prémière fois, elle était couchée nonchalamment sur la jonetion de deux grosses branches. fl y en a beañcoup dans ces forêts immenses : elle se tiénnent ainsi im-

ma résisnière créait pour un jardins de

compagna, on dé rire, ‘ompagnie, votré por-

guettér un d’une voix hévreuïl ; ) r un arbre.

1r raillerie, là pour le oyant qu'il blaït croire voire, jé me approche, de nous Américain chargés de ement, que t d'accord ait l’honnétirâmes. en ur les aîles ssolé, nous oique nous rès épaïsse,

dés chasmas cé fut

e fois, elle onètion de coup dans ainsi im-

‘mobiles sur les arbres, pour mieux tomber sur les écureuils, qui y aboudent, et dout elles‘8ont ‘très gourmandes.

Bien différentes de celles de l’Afrique et de l'Asie, leur poil ressemble assez de loin à celui du Deer ; mais faire paître un Deer sur un arbre! Je vous laisse à juger, Comtesse, si cela, joint à Aa glu et à notre surprise, doit nous avoir fait rire. J’en ris encore.

+ Une vaste maison en bois, qui est une auberge, bâtie sur des pieux plantés au milieu d’une

pre aquatique, marque l'endroit, qu’on appèle

The Mouth, l'embouchure de l'Ohio, là, où il se

jette dans le Mississippi.

Le cours de ces deux rivières demeure presque paralysé jusqu’à environ 20 milles de leur gi ce qui semble indiquer, que le volume fluide de l’Ohio est peut être aussi puissant, que celui du Mississippi, à cet endroit.

? Cette jonction est un des grands spectacles de Nature, et les théories de la gravitation et de pression, de l’attraction et de la répulsion, du

penchant et de ‘équilibre, enfin, tout ce qui con-

€erne les lois générales du inouvement des flui-

L y offre un vaste champ de bataille aux sa-

Vans en hydraulique, en hydrométrie, en hvdros-

tatique, et en hydrodynamique. Je leur cède le

arrousel, car tout cela est du grec pour m ii;

ét pendant qu'ils se battent, je retournerai à

Pittsburg, pour vous tracer légèrement, en reve- Dant, la Z'empé du graud Pénée des Etats-Unis. 2 La vallée de l'Ohio n’est, apparemment, que lit, qu'il s'est formé lui-même, au moyen de ’abrasion des terres par ses eaux. Depuis Pittsurg jusqu'à son embouchure, il serpente touours entre de petites collines, qui sont presque toujours égales, et dont le sommet répond en gééral au niveau des plaines immenses, qu’il perce, et qu'il sépare ; car toutes ces vastes régions,

que renferment les Apalaches et les montagnes

rocheuses, Rocky Mountains, de l'Est à l'Ouest, n'offrent, en général, qu’un pays plat, entrecoupé de petites collines, qui semblent avoir les mêmes traits, la même origine, que celles, qui forment la vallée de l'Ohio; et c’est le niveau général de ces terres, qui, joint à leur peu d’lévation, facihte conséquemment la navigation en tout sens de tant de rivières considérables, qui les baignent.

Une autre circonstance concourt à étayer l’opinion, que j'ai avancée plus haut. C'est la grande quantité d'îles, que cette rivière embrasse ; j'en ai compté, il me semble, environ une soixantaine.

Les bords offrent l’aspect varié d’un pays, qui n’a été produit à la société, que depuis peu d’années ; où l’art et la civilisation ne forment que (lu de petites nuances sur le tableau, que la Nature [| 1 | y offre encore, de son état primitif; et les ré-

ji flexions et les sentimens qui en découlent, ajou-

| | tent au prix et aux charmes de tout ce qu'ils pré- | sentent à l’œil, et à l’imagination.

| LA Les endroits, qui portent l’empreinte de la

qu main de l’homme. font le contraste le plus frap- Phi

| ) pee avec ceux, où la Nature est encore toutà ik. {4 ait sauvage. Les villes et les villages, les plus ti. LIU rians, sont séparés souvent par une sombre soli- non

tude. Les champs et les prairies, dont l’aménité [I

et le gazon verdoyant vous arrêtent et vous char- et q | ment, sont partout entrecoupés par des bois lu- bar: | gubres et des forêts impéuétrables. Les huttes pita | et les chaumières, les fermes et les hameaux, par- E | semés ça et là, répandent sur la scène desinter- hab mèdes si touchans, que l’âme la plus froide ne dan: saurait y être indifférente. emb Peu de rivières sur la terre, je pense, offrent lisée autant que l'Ohio, des mélanges d'objets aussi date intéressans. Il fournit et au peintre et à l’admi- ets rateur, et au poëte, et au philosophe. À crit, Toute cette étendue de pays, que l'Ohio bai: bur gne, et qui n’a été que récemment érigée en Etats E

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