‹ La découverte du Mississipi [microforme]Chapitre 2 sur 4 · PR. AE · texte numérisé non relu

PR. AE

lier de sa liberté, fier de ses flots sans nombre, Fier du grand pin touffu qui lui verse son ombre, Le Roi des eaux n'avait encore, en aucun lieu Où l'avait promené sa course vagabonde, Déposé le tribut de sa vague profonde

Que devant le soleil et Dieu !..…..

Jolliet! Jolliet! quel spectacle féerique

Dut frapper ton regard, quand ta nef historique

Bondit sur les flots d’or du grand fleuve inconnu !

Quel sourire d’orgueil dut effleurer ta lèvre!

Quel éclair triomphant, à cet instant de fièvre, Dut resplendir sur ton front nu!

Le voyez-vous, là-bas, debout comme un prophète,

Le regard rayonnant d’andace satisfaite,

La main tendue au loin vers l'Occident bronzé,

Prendre possession de ce domaine immense,

Au nom du Dieu vivant, au nom du roi de France, Et du monde civilisé !

Puis, hercé par la houle, et bercé par ses rêves,

L’oreille ouverte aux bruits harmonieux des grèves,

Hüumant l’âcre parfum des grands bois odorants,

Râsant les îlots verts et les dunes d’opale,

1e méandre en méandre au fil de l'onde pâle, Suivre le cours des flots errants !

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