SCENE XIII
CHARLES, assis à gauche; NADJA,rs'opprochant de lui.
nadja, timidement.
Monsieur !..
Charles, sortant de son accablement et relevant la tête.
Pardon, Mademoiselle, pardon !.. vous étiez là. J'avais tout oublié... Uue foule d'idées et de souvenirs ! (Avee colère.) Et ce Géronval... (Se modérant.) Si je ne l'ai pas étranglé... c'est bien pour vous!
NADJA
Je vous en remercie... pour lui...
CHARLES
Adieu, Mademoiselle!..
NADJA.
Vous sortez?.. Et la maison, qui est cernée..* et les gardes, qui vous attendent pour vous arrêter! Ne partez pas encore... je vous en supplie!
CHARLES
Mais songez donc, Mademoiselle, que les gens qui m'attendent peuvent rester jusqu'à ce soir... et plus tard peut-être !..
NADJA.
Qu'importe !
Qu'entends-je? vous qui tout à l'heure m'ordon* niez de m'éloigner !
NADJA.
Quand ce départ ne vous exposait pas !.. mais maintenant qu'il y va de votre liberté !.. (Avec coquetterie.) A moins que vous ne la croyiez ici... plus en danger encore !
CHARLES
Non ! non !.. je ne crains rien ! car je me rappelle vos dédains, vos refus de tout à l'heure ! nadja, s'asseijant sur un canapé.
Ah ! vous avez de la fierté ! Et qui vous dit, Monsieur, que la mienne n'était pas de la prudence? Qui vous dit que je n'avais pas au fond du cœur... un faible, un sentiment soudain que je m'efforçais de cacher !
Charles, se rapprochant.
Vous !
Moi !
Ah ! coquetle !
nadja.
nadja.
et si j'ajoutais que ce senti-
C'est mon ment... vous en êtes l'objet... que répondriez-