‹ La défection de Marmont en 1814Chapitre 13 sur 35 · NAPOLÉON · texte numérisé non relu

NAPOLÉON

.lu ministre du trésor.

(extrait)

Bayonne, le 7 mai 1808.

« ...Vous no devez pas passer au payeur de l’armée de Dalmatie les 317,000 francs qu’il a payés sans l’ordonnance du ministre. Vous lui ordonnerez de les rétablir sur-le-champ dans sa caisse, et vous tiendrez la main à ce que cela soit fait sans retard. Vohs devez vous entendre avec lo ministre de la guerre pour qu’il témoigne mon mécontentement au général Marmont d’avoir pris sur lui do changer la destination des crédits. La solde passe avant tout. »

Napoléon.

.lu ministre du trésor.

Bayonne, le 16 mai 1808.

« Monsieur Mollicn, le payeur de l'armée de Dalmatie a mis des sommes à la disposition du général Marmont sans y être autorisé par un crédit, et sans résistance. Remplacez ce payeur et ordonnez-hfi de venir à Paris avec tous ses papiers pour rendre

APPENDICE

compte de sa conduite. Vous lui reprocherez sa faiblesse; le général Marmont n’avait pas d’ordres à lui donner; il n’en devait prendre que de vous. Il devait au moins dresser procès-verbal de violation de caisse et l’envoi de ce procès-verbal aurait donné l’éveil. Il faut maintenant avoir les comptes de ces sommes. Envoyez là un payeur ferme et que rien ne puisse le faire dévier de la règle. Qu’il sache bien que les généraux ne sont pas les ordonnateurs, que ce sont les ministres. »

Napoléon.

Le prince Eugène au maréchal Marmont.

Milan, le 32 mai ISOS.

Sa Majesté m'ordonne, Monsieur le général en chef Marmont, de vous écrire pour avoir des renseignements détaillés sur ce que sont devenus les fonds que vous avez détournés de la solde des troupes italiennes et de la marine. La régularité qui existe dans les finances, tant en France qu’en Italie, ne permet pas que des sommes soient ainsi détournées do leur destination, sans l’ordre du ministre. Sa Majesté me prescrivant de lui faire un rapport à ce sujet, je désire que vous me mettiez à même de remplir les ordres de Sa Majesté.

Au général Lauriston.

A Fontainebleau, le 9 novembre 1810.

Monsieur le général Lauriston, le ministre des finances m’instruit que le duc de Raguse a fait un emprunt de 1,200,000 fr. dans son gouvernement ; qu’il a permis, sans y être autorisé, l’introduction de bois de teinture et autres denrées coloniales, pour avoir du sel. Voilà quinze mois que je suis maître du pays et je n’ai encore de budget ni en recettes ni en dépenses. Vous pouvez dire au duc de Raguse que si cet état de choses dure, je

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me verrai obligé de charger les employés civils de l 'administration du pays ; et que si je ne vois pas plus clair dans mes affaires, je ferai tout rentrer au trésor public et que tout le service se fera par ordonnances des ministres, ce qui rendra à peu près nulles ses fonctions actuelles. Je ne sais pas comment dans un si petit pays, après 15 mois, il n’a pu encore arrêter ses idées sur ses ressources et savoir ce qu’il rend et quelles impositions on doit mettre; il y avait d'ailleurs un budget du temps de l’Autriche. Tout cela annonce le jteu d’habitude d’administrer et beaucoup de mauvaises choses.

Napoléon.

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