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fg 10 fig 11
pres bifossatus (Aglyphe) — Fig. 3) Squelette de la tête de Colubridé - Xenedon merremi (Aglyphe) — Fig. 4) Squelette de la tête de Colubridé - Spilotes pulatus (Aglyphe) — Fig. 5) Squelette de la tête de Colubridé - Erithrolampus asculappi (Opisthoglyphe) — Fig. 6) Squelette de la tête de Colubridé - Elaps frontalis asculappi (Protéroglyphe) — Fig. 7) Squelette de la tête de Viperide - Lachesis Jararacucu (Solénoglyphe) — Fig.) 8 Coupe d'une dent d'un Aglyphe — Fig. 9) Coupe d'une dente d'un Opisthoglyphe — Fig. 10) Coupe d'une dent d'un Protéroglyphe — 11) Coupe d’une dent d'un Solénoglyphe.
? Fig. 1) Squelette de la tête de Boide - Boa constrictor — Fig. 2) Squelette de la tête de Colubridé - Drimobius À
à la machoire supèrieure: deux rangées externes correspondant aux maxillaires proprement dits et deux internes ou palatines.
Les dents, dans un grand nombre d'espèces, sont complètement lisses, coupantes, implantées obliquement avec les pointes tournées en arrière, gardant une disposition comparable à celle des dents d'une scie. Chez quelques espèces, les dents sont égales, et chez d’autres, elles se présentent en échelle progressivement croissante dans la direction antéro-postérieure, tandis que chez certaines elles vont en décroissant dans le même sens. Les serpents qui ont toutes les dents complètement lisses, appartiennent au groupe appelé aglyphe. Les serpents appartenant à ce groupe ne peuvent en aucun cas inoculer du venin parce qu’ils sont complètement dépourvus de tout appareil inoculateur. Leurs morsures, faites à travers les vêtements, n’atteignent pas la peau. Et quand celle-ci est atteinte directement, elles y déterminent des blessures multiples, superficielles et sanglantes, vu que les dents sont très coupantes, mais complètement dépourvues de quelque complication par empoisonnement. Comme exemple de serpents appartenant. à ce groupe et très communs au sud du Brésil nous pouvons citer le ‘“‘cobra nova” (Drimobius bifossatus), le ‘caninana”” (Spilotes pulatus) et le petit jararaca des champs (Liophis almadensis).
Au degré immédiatement supérieur, nous avons un autre groupe constitué par les OPISTHOGLYPHES. Ce sont des serpents possédant de chaque côté, dans la rangée de dents maxillaires, en arrière, une dent plus développée que les autres, qui présente, à la face antérieure, un sillon ou canal ouvert par où s'écoule le venin dans la blessure, car à la base de la dent s'ouvre le canal excréteur de la glande. Bien qu'ils disposent d’un appareil inoculateur de venin, les serpents appartenant à ce groupe, ne doivent pas être considérés comme dangereux pour les hommes ou les grands animaux. La raison de ce fait est que la situation posté rieure de l’appareïl à venin, ne permet pas au serpent de le faire fonctionner efficacement au moment où il mord rapidement par instinct naturel de défense. Le venin qui s’écoule très lentement à cause de sa très grand densité, est ordinairement laiteux et ne pourra que très rarement être inoculé à une victime quelconque si ce n’est au moment de la déglutition. Toutes les circonstances nous indiquent que l'appareil inoculateur des opisthoglyphes est
destiné à maîtriser ou à tuer leur proie au moment de la déglutition.
Les serpents proprement venimeux, ceux qui pouvent déterminer des accidents graves ou mortels chez l’homme ou chez les grands animaux, possèdent à peine deux dents maxillaires, une de chaque côté à la partie antérieure du maxillaire supérieur. Ils sont divisés en deux groupes: les protéroglyphes et les solénoglyphes. :
— Chez les protéroglyphes, les dents inoculatrices du venin ne présentent qu'un léger sillon, formant à la partie antérieure un conduit par où passe le venin, et fonctionnant à la manière d’un tube, tant les bords en sont rapprochés. Les dents des protéroglyphes ne sont pas aussi développées que celles des solénoglyphes; elles' sont fixées et ne sont pas protégées par un repli de la muqueuse.
‘Les serpents appartenant à ce groupe sont distribués en deux soux-familles: Elapinés et Hydrophinés, subordonnées à la grand famille des Colubridés. On y rattache les espèces les plus dangereuses de l'Inde, le Naja tripudians, le Naja bungarus, etc. En Amérique, nous n'avons de ce groupe que les Elaps, qui sont nos coraux venimeux.
Enfin chez les Solénoglyphes il y des dents inoculatrices très perfectionnées, longues, de courbure antéro-postérieure, et placées une de chaque côté. Ces dents ont, à la base, une échancrure où vient se déverser le canal excréteur de la glande du venin et, intérieurement, un canal complet qui le parcourt de la base à la pointe où il s'ouvre par une fente iongitudinale. Elles sont mobiles dans le sens antéro-postérieur, pouvant même reposer sur la voûte palatine, grâce à la mobilité du maxillaire et à sa fixation incomplète sur cet os. Au repos ou pendant la déglutition, ces dents se trouvent en position horizontale et couvertes par un repli de la muqueuse, qui leur sert de gaine.
Quand le serpent se met en état d'agression, les dents prennent la position verticale, prêtes à frapper.
Il est fréquent de rencontrer chez les espèces brésiliennes de ce groupe deux dents du même côté, une derrière l’autre. Quand cela arrive, l’une d'elles est sur le point de tomber; c’est la mue qui se fait de temps en temps. Dans ce cas une seule de ces dents