‹ La défense contre l'ophidismeChapitre 31 sur 107 · LACHESIS ITAPETININGÆ. Boulenger · texte numérisé non relu

LACHESIS ITAPETININGÆ. Boulenger

Noms vulgaires: Cotiarinha, boipeva, furta-côr (couleur chageante), jararaca des champs.

Espèce rare, rencontrée pour la première fois dans l'Etat de S. Paulo. Les premiers remis à l'Institut furent envoyés par M Avelino Cesar, de Itapetininga. Plus tard nous avons encore reçu quelques individus provenant de Santa Rita de Passa Quatro et de Pirassununga.

Elle a été décrite par M. G. A. Boulenger, notable spécialiste du British Museum, à qui l'Institut de Butantan, reconnaissant qu'il s'agissait d’une espèce nouvelle, envoya des individus, en lui proposant le nom de Lachesis itapetiningae qui fut accepté.

C'est un serpent qui ne croît pas beaucoup; les plus grands individus que nous avons reçus jusqu'à présent atteignaient deux palmes de longueur. Son aspect général rappelle beaucoup le Lachesis alternatus, dont il se distingue facilement par ses dimensions exigües et les différences de couleur et de dessin.

La partie supérieure latérale de ce serpent est couleur de terre rougeâtre, présentant sur ce fond, de chaque côté, des taches à intervalles de 5 millimètres l’une de l’autre, qui tantôt alternent tantôt se croisent avec les manches du côté opposé. La partie inférieure de la mandibule est complètement blanche de même que la partie latérale des écailles sous-ventrales, qui pré-

sentent des taches d'un gris cendré le long de toute la région sous-

TININGÆ - I

ÉEACEFIESIS ATARI

Cotiarinha

Nom vulgaire

GR

Lt pre

#1) Cp,

: 1 Pr

CT au .

€ EL en er r

ventrale. Museau allongé et oblique; plaque rostrale plus haute que large, plus large en bas qu'en haut; plaque nasale divisée; écailles de la partie supérieure de la tête très petites, imbriquées et fortement carénées; grandes sus-oculaires, séparées par sept séries de petites écailles; deux ou trois post-oculaires et sus-oculaire séparée des supra-labiales, dont la troisième et la quatrième sont plus grandes que les autres. Ecaiïlles en 25 séries et fortement carénées. Cent cinquante sous-ventrales; anale entière; sous-caudales vingt-huit.

D'après les informations que nous avons réussi à recueillircette espèce habite exclusivement les champs se nourrissant très probablement de campagnoles.

Les accidents detérminés par ce serpent doivent être très rares, Car nous n'avons pas eu connaissance d’un seul cas. Le venin est assez actif, mais la glande qui la contient est heureuse, ment de petite capacité.

C'est le serpent venimeux qui donne la plus petite quantité de venin- environ 0,05 c. c. par extraction.

Le sérum à employer dans les cas de morsure de cette es-

pèce c’est l’anti- ophidique.

Page 1