‹ La défense de l'Europe contre le choléraChapitre 2 sur 89 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

situation géographique de Suez est favorable à la défense et que nous possédons aujourd'hui un outillage sanitaire qui nous permet de détruire les germes des maladies exotiques sans recourir aux mesures surannées qui entravaient le commerce et la navigation.

Une visite médicale faite à Suez par une autorité compétente et d'un caractère international décidera si le navire est indemne, suspect, ou contaminé.

S'il est indemne, il aura immédiatement libre pratique, sans qu'il soit prescrit contre lui aucun arrêt sous le nom de quarantaine d'observation. Il pourra continuer sa route sans perte de temps, même s'il a patente brute.

Dans le cas extrêmement rare, 1 ou 2 sur 2000 ou 3000, de contamination ou de suspicion, il subira dans l'isolement, avant de traverser le canal, des mesures d'assainissement et de désinfection.

Eh bien, c'est au moment où le choléra s'étend dans tout l'Extrême-Orient et en Orient, alors que les garanties créées par notre outillage sanitaire nous permettent de supprimer d'inutiles entraves, que l'on avait songé à proposer le libre passage du canal de Suez, pour tous les navires anglais, même pour ceux qui ont le choléra à bord.

Si l'Europe, sous une influence prestigieuse, s'était laissée aller à sacrifier les mesures auxquelles elle a dû à plusieurs reprises son salut, elle n'eût pas tardé à payer cher son imprudence.

Le commerce et la navigation auraient d'ailleurs eu à souffrir autant que la santé publique ; car la

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