PRÉFACE. VII
Méditerranée étant exposée à devenir le siège d'épidémies cholériques, sans cesse renouvelées, aurait vu renaître les longues et incessantes quarantaines d'une autre époque.
C'était pour empêcher la faute que l'on était sur le point de commettre que cet ouvrage a été écrit.
ïl est consacré à la défense de la politique sanitaire française.
J'ai pensé avec le Comité de direction des services de l'hygiène, qu'il fallait réagir contre cette dangereuse doctrine : le passage en quarantaine du canal de Suez par tous les navires anglais, même par ceux qui ont le choléra à bord.
De là mon voyage en Egypte.
Delà, également, mes propositions à la Conférence de Venise.
J'ai demandé au nom de la délégation française qu'il fût substitué à un régime spécial ne visant que le passage en quarantaine d'une seule catégorie de navires, les navires anglais, un système général de protection de l'Egypte, de la Méditerranée et de l'Europe contre les provenances de l'Extrême-Orient, système applicable aux navires de toutes les nationalités, donnant une garantie suffisante à la santé publique et causant moins de trouble au commerce et à la navigation que le système proposé dans le protocole présenté par l'Angleterre et l'Autriche. Les propositions que j'avais énoncées sous forme d'amendement ou de contre-projet devinrent la base des discussions de la Conférence; elles sont seules mentionnées dans la Convention qui a été signée, où