VITE TES
duction et de la répartition n’eût point constitué un obstacle absolu à une certaine activité des opérations. Les taxes, les réquisitions, puis les « cours normaux » (décret Noulens), l'affichage obligatoire des prix, les « comités de vigilance », etc., excluaient toute possibilité de rendre la pleine liberté au jeu de la concurrence sitôt la paix signée. À un moment pourtant il devint évident que le désordre des échanges tenait pour beaucoup à l’indétermination de la valeur des choses, et, comme l'initiative prise au Syndicat général de la Bourse de Commerce de Paris, par le Syndicat du Commerce des sucres, d’obtenir*pour l’usage du commerce la déclaration des affaires traitées et des prix pratiqués rendait . les plus grands services ; que les agriculteurs, producteurs, transformateurs, consommateurs, service d’information, service judiciaire, etc., venaient à la Bourse chercher une règle de conduite, le gouvernement s’appuyant sur cette expérience autorisa la réouverture du marché à terme. »
Cette réouverture de la Bourse, qui s’opéra en 1921, se fit petit à petit, il fallait apporter d’autant plus de prudence à ce recommencement qu’on l’opérait avec la réglementation encore toute fraîche que nous résumions précédemment.
Un organisme se créa à cette époque : la caisse de liquidation ; et celle-ci va jouer au cours de toute la période que nous envisageons maintenant un rôle de plus en plus important, en raison des garanties extrêmement sérieuses qu’elle apporte au marché.
Qu’on juge en effet du contrôle que cet organisme exerce sur chaque opération, depuis Ia passation de l’ordre jusqu’à sa liquidation : la caisse n’accepte de