CHAPITRE PREMIER
ARMEMENT DE l'eNCEINTE ET DES FORTS.
L'armement de sûreté de l'enceinte de Paris était fixé à 190 bouches à feu pour la rive gauche, et 468 pour la rive droite, total 658 pièces.
L'armement de défense comprenait cet armement de sûreté, plus 650 pièces de position, de siège ou de place, et 192 pièces mobiles ou de campagne ; ce qui faisait pour l'enceinte 1,500 bouches à feu.
Tout l'armement de sûreté de la place était réparti dans les forts; mais ces forts ne renfermaient qu'une partie de l'armement de défense.
Il fallut donc tirer des arsenaux extérieurs un grand nombre de bouches à feu.
Une immense activité fut déployée, et bientôt arrivèrent à Paris plus de 200 canons de 24 de place et de siège, des canons de 16, des canons de 12 de })laco, des obusiers de 22, de 16, des mortiers de 32, do 27, etc. . .
Le Comité de défense puisa éffalement dans les arse- Pièces fournies
par
naux de la marine, qui fournirent : 'a marine.
183 canons de 16 rayés, se chargeant par la bouche ; tous ces canons avec affûts, armements, rechanges, approvisionnés à 200 coups par pièce ;
23 canons de 19 rayés, modèle 1861, se chargeant par la culasse, dont 10 en acier; avec affûts, armements et rechanges. Ils provenaient d'un envoi de 30 canons, fait par les ports, sur Metz et Strasbourg, pour suivre l'armée ; on put en faire rentrer dans Paris 23, presque dépourvus d'approvisionnements ; les obus et gargousses ont été confectionnés à Paris.
1 canon de 24, se chargeant par la culasse, qui fut placé au Mont-Valérien.
A la fin du siège, le matériel d'artillerie réparti sur les différents bastions de l'enceinte, comprenait 805 pièces, dont 198 de gros calibre, savoir :
10 pièces de 19 de la marine ;
44 — de 16 —
et 144 — de 24 rayés, de place.
L'armement des forts se composait de 1,389 bouches à feu, savoir :
1 canon de 24 rayé, de la marine ;
17 canons de 19; 132 ~ de 16 ;
125 — de 24, rayés, de place;
16 — de 24, rayés, de siège ;
109 — de 12, rayés, de place;
102 — de 12, rayés, de siège,
147 canons obusiers de 12;
161 canons de 16;
18 — de 12; 32 — de 8;
130 defensp: ue pauis.
5T obusiersde 22, de siego;
3 — de 22, de côte ;
100 — de 16;
5 mortiers de 32 ;
53 — de 27;
89 — de 22;
114 — de 15.
L'armement de l'enceinte et celui des forts comprenaient donc, à la fin du siège, 2,194 bouches à feu, formant ensemble le système de la défense fixe.
De plus, plusieurs centaines de pièces de gros calibre avaient été réparties dans les ouvrages avancés, redoutes, batteries, etc. Vers la fin du siège, un certain nombre de pièces de 24 court, mises à la disposition de l'armée, furent utilisées comme pièces de position.
En résumé, la ville de Paris possédait, au moment de l'investissement, 2,627 bouches à feu, de place et de siège.
La défense mobile était alors représentée par 93 batteries de campagne et 4 batteries de montagne, ensemble 582 pièces.
On fabriqua, dans les ateliers de Meudon, réinstallés à Paris, et dans l'industrie privée v
230 canons de 7, 50 mortiers de 15 centimètres et un grand nombre de mitrailleuses, de modèles différents.
Les canons de 7 et les mitrailleuses étaient des pièces nouvelles qui jouèrent un grand rôle dans la défense de Paris et excitèrent au plus haut degré l'engouement du public. Nous allons donner quelques détails sur chacune de ces inventions ; nous consacrerons également un cliapitre spécial à la construction des locomotives et wagons blindés employés à la lin du siège.
le sit'ge; ateliers de Meu-
don et du Mont-Valérien.
DEFEiNSE DE PARIS. 131