DU SERVICE HOSPITALIER PENDANT LE SIEGE DE PARIS
La direction et la surveillance du service hospitalier Le semco
'■ des hôpitaux
dans la place de Paris étaient, en temps normal, confiées à , militaires
•>■ ' J- ' a Pans pendant
un sous -intendant militaire agissant sous les ordres de ^® ®'^^'^l'intendant de la première division.
En juillet 1870, lors de la déclaration de guerre, ce poste était rempli par M. Blaisot, sous-intendant de première classe, M. Danlion étant l'intendant de la première division.
Comme Paris renfermait des ressources très-considérables en personnel et matériel, un grand nombre de médecins, de pharmaciens, d'officiers d'administration appartenant à cette place en furent distraits pour être dirigés sur les sept corps d'armée. De plus, les établissements hospitaliers, le magasin central des hôpitaux, la pharmacie centrale, les docks de campement se mirent en mesure d'expédier sur les villes de la frontière le matériel qui devait servir aux ambulances de l'armée.
En morne temps que l'on organisait les services des di-
n2 nÉFKNSE DE PARIS.
vers corps d'armée, il fallait également songer à l'évacuation clos blessés, des malades sur les hôpitaux de Paris et des départements ; MM. les intendants généraux Boscq *et Robert furent chargés de diriger et de surveiller ce service.
Dès nos premiers désastres, on sentit aussi la nécessilé d'organiser des évacuations rapides sur les départements éloignés de la frontière, et vu la possibilité d'un siège, on ménagea les ressources hospitalières de la Ville.
Les blessés qui arrivaient de l'est furent dirigés sur l'intérieur.
Du reste les départements rivalisaient de zèle pour offrir des places dans leurs hôpitaux ou ambulances, et, vers la fin d'août 1870, les divisions de l'Intérieur mirent à la disposition de la Guerre environ 35,000 places pour le service des évacuations.
On avait aussi créé, toujours en vue de l'armée du Rhin, des ambulances dans les environs de la capitale ; grâce au concours de l'Assistance publique, la Guerre prit, en partie, possession des asiles de Saint- Maurice et du Vésinet, ainsi que des hôpitaux civils extra-muros ; enfin 500 lits avaient été installés dans l'école de Saint-Cyr. Mais le blocus allait bientôt rendre inutilisable la majeure partie de ces ressources. orpanisation A Papis même, l'activité la plus grande était dé-
(laiiibulaiRes dans Paris. ployCe.
Le directeur de l'Administration, l'intendant de la première division et le sous-intendant militaire chargé des hôpitaux, furent aidés par M. l'intendant général Wolff, qui, échappé au désastre de Sedan, venait d'arriver à Paris, où il prit la direction administrative de l'armée.
La maison de Glichy et les écoles excentriques mises parla place de Paris à la disposition de l'Administration, furent bientôt transformées en ambulances.
A la date du 4 septembre, la Guerre disposait déjà de cinq grandes ambulances militaires :
École Golbert.
École communale de la rue Balagny.
École communale de la rue du Poteau.
École communale de la rue de Clignancourt.
Maison de Glichy.
Le Magasin central suffit d'abord aisément à la fourniture du matériel nécessaire à ces établissements ; dans la suite il fut puissamment secondé par la charité publique, qui, en cette circonstance comme en tant d'autres, répondit, sans jamais se lasser, à tous les appels.
L'organisation des divers corps de l'armée du Rhin organisation
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ayant lait sortir de Pans un grand nombre de médecins, pitaiier d'officiers d'administration , lorsque se présenta l'é- auxiliaire, ventualité du siège, le personnel médical et administratif était fort restreint. Il fallut immédiatement se mettre en mesure de créer un personnel auxiliaire.
Voici quel fut le système adopté pour le service hospitalier dans Paris :
Ghaque ambulance miHtaire releva do l'un des quatre grands hôpitaux militaires (y compris les Invalides), dont elle devint l'annexe.
Des officiers d'administration auxiliaires, choisis et commissionnés par le sous-intendant, furent chargés de la gestion sous les ordres du comptable de l'hôpital,et reçurent pour ce service une solde mensuelle de 150 francs.
Le médecin en chef de l'hôpital surveillait les annexes au point de vue médical ; les soins étaient donnés par des médecins civils examinés par M. l'inspecteur Michel Lévy et commissionnés ensuite par le sous-intendant mijilaire.
Un médecin et deux aides-majors (ces deux derniers
recrutés parmi les étudiants pourvus de seize inscriptions) étaient affectés au service de cinquante blessés ou de quatre-vingts fiévreux. Le médecin touchait un traitement mensuel de 200 francs , les aides-majors 100 ou 150, suivant qu'ils étaient ou non docteurs.
Le règlement du service de santé était appliqué aux ambulances.
Les pharmaciens étaient recrutées d'une façon analogue, après un examen subi devant une commission que présidait M. Fleury, pharmacien-major au Val-de- Oràce.
Au moment où fut connu le désastre de Sedan, les ressources hospitalières étaient d'environ 6,000 lits ; c'était loin d'élre suffisant.
On se mit en mesure de créer immédiatement de nouvelles ambulances, qui, de même que les annexes, furent rattachées aux grands hôpitaux; elles procurèrent encore 3,000 lits environ.
Quand Paris fut investi, le nombre de places dont disposait l'administration de la guerre, compris celles fournies par la Société de secours, les ambulances de la Presse, la charité publique et l'Assistance, pouvaient s'élever à 13,000 environ.
Mais la variole, apaisée à Paris, ayant repris une nouvelle intensité à l'arrivée des mobiles bretons et vendéens, on consacra à ce traitement spécial 80 lits dans chacun des hôpitaux militaires et dans quatre ambulances principales (Clichy, rue Violet, rue Sainte- Marie et boulevard Arago); en même temps plusieurs dépôts de l'Assistance publique reçurent les varioleux de l'armée.
Quoique les hommes atteints de la variole fussent dans des locaux spéciaux, cette épidémie ne larda pas à jeter l'alarme dans la population; il devint de toute no-
ns
cessité d'isoler complètement ces malades, et, dans le courant d'octobre, on décida que tous les varioleux seraient réunis à l'hospice de Bicétre, cédé à la Guerre par l'Assistance publique.
Cet hospice possédait 1,500 places ; à la fin de novembre il était insuffisant, il fallut encore convertir en hôpital de varioleux l'École vétérinaire d'Alfort, qui, jusquelà, avait servi de dépôt de convalescents.
Le tableau ci-dessous indique le mouvement des varioleux, du 1'' septembre 1870 au 31 mars 1871 :
El'ABLISSEMEiNTS.
Gros-Caillou.
Saint-Martin.
Val-de-Grâcc Glichy. . . .
Passage Violet Sainte-Marie Bicêtre . . .
Alfort. . . .