PERSONNEL DE LA DÉFENSE
Le Comité de défense avait évalué la garnison nor- Nombre maie pour les forls permanents, à 40,000 hommes envi- ^'i^ommesjiéce! ron de troupes de ligne. ^H Jt^î^
Dans sa séance du 27 août, il avait reconnu indispensable d'avoir également 80,000 hommes de troupes régulières pour agir entre les forts et les secourir au besoin.
La grande portée de la nouvelle artillerie rendant dangereuses certaines positions situées au delà du rayon des forts, on y avait commencé des ouvrages que Ton s'empressait d'achever. Ces ouvrages demandaient, en dehors des 80,000 hommes , une cinquantaine de mille hommes de bonnes troupes capables de soutenir le choc d'un ennemi nombreux et surexcité par la victoire.
Bien que la garde nationale fût exclusivement affectée à la garde de Paris et de ses remparts , il était indispensable de laisser, dans Tintérieur de Paris, un certain
nombre de troupes de ligne, pour assurer quelques services particuliers.
En résumé, la défense de Paris exigeait donc un chiffre d^environ 200,000 hommes do troupes régulières.
Ce chiffre a été de beaucoup dépassé, surtout si Ton comprend la garde nationale, mais nous savons qu'à la guerre, plus encore que partout ailleurs, le nombre ne peut suppléer à la qualité.
Nous allons examiner successivement la composition des troupes de ligne, de la garde mobile, de la garde nationale, et voir le parti qu'on aurait pu tirer des bons éléments disséminés dans cette foule armée.