TROISIEME
OPÉRATIONS DU 13' CORPS D'ARMi
Du fâ au ^ Sejiieiiibrtî,
Les observateurs des foris et nos recomiaissances êpeé constaté que les grand* gardes ennemies étaient peu ooïh ^ptnt, sidérables sur le plateau de Villejuif, le Gouverneur ordonne de roccuper : les divisions de Maud'huf etBluH cbard sortent de Paris le 22 septembre poxir nprauiro les positions abandonnées trois jours auparavant
La division de Maud*htiy doit opérer entre la Biérr^ et la Seine. Sortie de Paris a 5 heures du soir, elii arrive vers fi heures en arrière du fort de Bjœtre; Idi les deux brigades se séparent : la 1", général Duronulin (9* et 10* de marche), a pour objectifs Villejuif et les Hautes- Bruyères; la 2% général Biaise (H* et 12* de marche), opère contre MouUn-Saquet et Vitry. y^eTdu De ce côté, le mouvement s'effectue sans coup férir. 5»aquei. j^^ ijeutenant-colonel Lespieau, avec une partie du 12* de marche, s'ètal)lit à Feutrée de Vitry.
Le général Biaise, avec le H*' de marche et le 1*' bataillon du 12% tourne Touvrage de Moulin-Saquet par i^ route de Choisy-le-Roi ; à 8 heures du soir, il entre dans ce retranchement, non occupé par Tennemi ; peu d'in^' tants après, une reconnaissance prussienne arrive slvx^ abords de la redoute; reçu par une vive fusillade, 1'^^^'
(ini se retire précipitamment en laissant quelqi-^^ / BOrts sur le terrain
Dans le môme temps on se rend maître de Villejuifi occupation de après une fusillade insignifiante. Le 3* bataillon (71*) ^»iejuif. du 10* de marche s'y installe à 8 heures du soir et s'empresse de mettre en état de défense toute la partie Sud ; le 2* bataillon (70*) du même régiment vient renforcer le 3* et' se place à l'entrée du village, prés du cimetière. Le l*' bataillon (69') reste en réserve au Kremlin^ à la garde de deux batteries divisionnaires.
Du côté des Hautes-Bruyères nous éprouvons quelque lenutive résistance; l'opération est confiée au 9* de marche, Hamw-Broy^i commandé par le lieutenant-colonel Miquel de Riu. .Prenant position en avant du fort de Bicétre, ce régiment se forme en deux colonnes : l'une, 3* (59") et 1*^' (51*)* bataillons, marche droit sur l'ouvrage, pendant que le 2* bataillon (54*) cherche à le tourner par la droite, en débordant par les pentes de Cachan ; ces deux colonnes sont reçues par une fusillade très-nourrie et plusieurs coups de canon. L'heure étant avancée, l'attaque est remise au lendemain.
Le 9* de marche se replie derrière le fort de Bicétre, scms la protection duquel il bivouaque le reste de la nuit.
COMBAT DE VILLB^UIF.
(23 septembre.)
A 3 heures du matin , un bataillon prussien venant un baunion
* prussien
de L'Hay, pour réoccuper les positions momentanément vient se heuriei abandonnées la veille , se dirige sur Villejuif. A l'en- ^^^^inSfuiT.^^ trée se trouvait une barricade occupée par la section du lieutenant Perrot. Cet officier ordonne le silence, recommande le calme à ses hommes et laisse arriver les Prussiens... tout à coup il fait un feu de peloton â bout portant. Les premiers groupes ennemis sont foudroyés.
:à48 DEFENSE DE PARIS.
Le bataillon, bousculé par les fuyards, tourbillonne et se sauve à la débandade. Une vingtaine d'hommes morts ou blessés , dont un officier ; des fusils , des casques (50 fusils, 50 casques), restent entre nos mains.
Cette échauffourée rend les Prussiens circonspects, et les reconnaissances envoyées du côté du Moulin-Saquet évitent de s'engager ; après s'être assurées que l'ouvrage est occupé par nos troupes, elles se retirent, poursuivies jusque dans leurs lignes par les obus du fort d'Ivry. Prise des Vcrs 5 hcuros 1/2 du matin, le colonel Miquel de Riu
reprend l'offensive contre les Hautes-Bruyères. Sa colonne se compose du 9* de marche et de deux sections d'artillerie, sous les ordres du capitaine Foncin (1" section de la 3* batterie du 2% lieutenant Magnien, et une section de la 4* batterie du 2% adjudant Reyjal). Occupation de La rcdouto des Hautes-Bruvères n'étant pas occupée,
la redouio. n . m V
(7h. du matin.) nous y cutrons sans coup férir. Tout dans cet ouvrage était à l'état d'ébauche, les parapets inachevés, les embrasures à peine indiquées. . . Cependant l'infanterie s'y installe et la section d'artillerie Reyjal prend position sur la face droite qui regarde L'Hay; la section Magnien sur la face gauche, du côté de Ghevilly. Nos pièces sont à peine établies que déjà une batterie prussienne, placée derrière un épaulement en avant de L'Hay, nous envoie des obus. Nos quatre pièces des Ilautes-Bruyères répondent, mais les embrasures inachevées laissent pénétrer les projectiles ; en un instant, les deux pièces de la section Reyjal sont démontées et mises hors de service. La section Magnien continue seule à riposter; luttant non-seulement contre la batterie de L'Hay, mais encore contre une autre, établie en avant de Ghevilly... Le tir de l'ennemi est tellement précis que ses projectiles enfilant les embrasures, tombent juste au centre de l'ouvrage, les obus sifflant et ricochant dans toutes les direc-
lions mettent le feu aux baraques de Tintérieur. Nos jeunes fantassins, appuyés, serrés au parapet, étaient inquiets... Cette lutte inégale de 2 pièces contre 2 batteries devenant inutile, le capitaine Foncin fait cesser le feu, et les batteries prussiennes se taisent aussitôt.
Pendant ce temps, les 2* et 3* sections de la 3» batte- ^S^^VTiiG^e*^ rie du 2^ (capitaine Houeix), prenaient position, avant le jansla* rSi jour, au Moulin-Saquet ; sur Tindication du général Mouiin-saqueî Biaise, ces 4 pièces sont placées : 1 sur le flanc gauche de Touvrage, 2 sur le front; 1 sur le flanc droit.
Les parapets inachevés sont occupés par les soldats du 11* de marche, qui, au milieu de ces terres nouvellement remuées, cherchent en se rasant, en se couchant, à se défiler de la mousqueterie de Vitry, dont la majeure partie est encore au pouvoir de l'ennemi. Un poste prussien, établi dans Tune des premières maisons, à 400 mètres de la redoute, inquiète particulièrement nos hommes ; la brume du matin empêche nos artilleurs de distinguer d'une manière exacte l'emplacement de ce poste; mais au petit jour, deux coups de canon bien ajustés par la pièce de gauche font évacuer la maison ;'r quelques obus à balles ont raison des derniers tirail- " leurs postés dans les jardins , et l'ennemi ne se montre plus qu'en dehors d'un rayon de 1,000 mètres.
A ce moment les autres troupes de la division arrivaient aux positions assignées. Le 12* de marche était à l'entrée de Vitry, dans le faubourg de Bacchus, avec une section de la 4* batterie du 2% lieutenant DaroUes; le 10* de marche occupait Villejuif; une section de la 4* batterie du 2% lieutenant Colson, était à la barricade, en avant de ce village; la 4* batterie du 3* (mitrailleuses), capitaine Dufour, se trouvait entre Villejuif et les Hautes- Bruyères, près du cimetière.
Comme nous entrons en ligne, les Prussiens font Lutte d'aniiieri
en avant
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ooij jijur coup jusque
Jv r r.^-^'
' mE i£ 1 Ttiilerie. noire in- - 7— -£L as i*uta*jae j^ne- ' Le z n-iie se portait a ia Lî^irr'- .1 i iroite ies Hau-
Lpnn iiiDai::ues ie oiiatî-
'iL..iJiLcr:e ;e manne. Mais
:e --i ir-^sine : ptfu a peu
DÉFENSE DE PARIS. 25i
leurs positions , nos pertes furent ée 70 hommes tués ou blessés ; l'artillerie seule souffrit réellement.
L'ennemi eut 4 officiers et 73 hommes tués ou blessés (1).
Ce combat de Villejuif fiit en réalité un duel d'artîl- oh^iorvaimw lerie. Sauf Tattaque du bataillon prussien sur Villejuif, '^ v!îlSjïîif *** à 3 heures du matin, il n'y eut, sur tout le front, aucun engagement d'infanterie ; c'est a peine si quelques tirailleurs ennemis se montrèrent dans les pépinières en avant de L'Hav et de Ghevillv.
Quant à nos conscrits, d'abord un peu blottis dans les tranchées, ils finirent par relever la tôte en voyant les faibles pertes qu'occasionnait cette violente canonnade , et tous maintenant se sentaient capables de recevoir l'ennemi derrière leurs abris.
Notre artillerie, masquée par des épaulements et des parapets, nutint honorablement le combat jusqu'à la tin; la batterie de marine étant à découvert eut seule beaucoup à souffrir; si elle parvint a rester en position, ce fut grâce à son éloignement (2,300 mètres environ) et à sa proximité des Hautes-Bruyères, qui, tout en la défllant de la batterie de L'Hay, Taidait puissamment de son feu contre la batterie de Ghe\ûlly.
Ce combat, qui nous avait peu cx>âté, eut une assex
(1- Après Châtilion, on s'était exapérê la défaite: nf.rès VîH<^«îf. nn s>xap»>ra la victoire. — Lf^ 19 «ept^mbre au snir. on nV-ntondaft à ParK qne ces mots : * Nous sommes- perdu*-; les Prussiens sont vainqni^nrv: U« vont entrer dans Paris. . . » Lr 28 s»»ptombrr nu snir, nn no paHait qne de ^ande victoire; ii n'était ri*>n moins question qno de 25.00(> Prussiens faits prisunniers, sans compter les tués ot les bl^ss^^s. qui étaient innombrables (juelquf" tempes après, lf*s imafrinnlioîis un peu refroidie*, un journal écrivait encore : « Le ramape que Ion a fait eo juur-là a été tellement épouvantalile. qu'un gi-nérfll ^?) disait : « En- « core unr journée comme celle de Villejuif, et Târméfe prttsîiicrtne ««t « disloquée ! »
de viiiejuif. avancoF une nouvelle batterie... Bientôt leur artillerie se
8 heures.)
range en bataille, suivant une ligne courbe dont les deux extrémités sont en avant de L*Hay et de la ferme de la Saussaye. La canonnade s'engage : toutes nos batteries prennent part à Taction. Pendant que les pièces des Hautes-Bruyères, puissamment aidées par le fort de Montrouge, luttent contre la batterie de L'Hay,tios mitrailleuses forcent la batterie de Chevilly à prendre une position en arrière, hors de leur portée; en même temps la section de la barricade de Villejuif et les 4 pièces du Moulin-Saquel concentrent leurs feux sur la batterie de la Saussaye et l'obligent à rétrograder.
L'artillerie ennemie occupe alors en arrière une nouvelle ligne à hauteur de la route de L'Hay-Chevilly- Thiais.
Sur ces entrefaites une batterie de 12 de la marine (batterie de réserve), capitaine Caris, s'établit, à découvert, en arrière des Hautes-Bruyères, et pn id part au combat; elle ne tarde pas à attirer sur elle tout le feu des batteries ennemies : 30 hommes sont tués ou blessés, 14 chevaux hors de combat; cependant elle soutient énergiqueinenl la lutte et rend coup pour coup jusque vers 10 ou 11 heures.
Pendant que se livrait ce combat d'artillerie, notre infanterie prenait ses dispositions en cas d'attaque générale; le 1*"' bataillon du lO*' de marche se portait à la Maison-Blanche, un peu en arrière et à droite des Hautes-Bruyères, de manière à relier le l)** de marche avec Arcueil, où étaient installées deux compagnies de chasseurs et trois compagnies d'infanterie de marine. Mais aucun mouvement offensif ne se dessine ; peu à peu l'ennemi modère la violence de son tir, et vers une heure de l'après-midi le feu cesse sur toute la ligne.
Dans cette journée où nos troupes conservèrent toutes
î^ PÉFEKSE DE PÀHIS.
pr^ndp importaiice^car il nous rendait maîtres de tout le plateau qui domiae la route de Choisy-le-Roi a Versailles par la Belle -Épine. Nous obligioûs aio^t Teimemî à reculer sa Kgue de comraunication et à feirc un grand détour» au moins pour ses transports de Jour; dû pluSt il ^ tmuvait meuâcé dans ses po^sitions de CliQisy*le-Roi par Mooliiï-Saquet. Enfin, la redoute d^ Hauloâ-Bniyéres C4>nimandail noû- seulement la vallée de la Bîèvre, mais encore elle flanquait admirablement les foris de Montrouge et de Vanves, et voyait un pea a revers le plateau de Qiàtillon.
Bans la journée uiMie du 23 sepiembrej dès que k canonnade eut cessé, le général commandant le 13* €Of\é prescrivit de commencser les travaux nécessaires pour remettre les ouvrages en état de défense.
La bfigiide Biaise fut chargée d'achever la redoule du MauttQ-Saquet, el de construire uo terrassement qui permît de circuler é couvert, de c^l ouvrage au \iilage de Villejuif, dont on compléta la défense en crénelant lo cimetière el les jardins.
La briirade Dumoulin chargée de la garde du plateawi des Hautes-Bruyèi-es, continua rou\Tage commencé, ot le relia par des tranchées au village de Villejuif; afin de metliv à protit la position dominante de tout ce terrain, qui nous donnait un solide point d'appui pour noixs jeter sur les lignes allemandes, on construisit derrière ces tranchées des opauleraents capables de recevoir cie Tartillerie.
La division de Maud'huy demeura détînitivement s^^r ce plateau, s'etendaut depuis les Hautes-Bruyères jtis^ qu'à Vitry.
Deux reserves turent établies. Tune en arriére de V^îllejuit", l'autre près d'une carrière à droite des Hautes- Bru veres ; cette dernière était spécialement chargée àe
xxn.
surveiller tout mouvement tournant par la vallée de la Bièvre.
Le même jour, 23 septembre, la division Blanchard La division
. Blanchard pro]
sortait également de Pans : elle ne rencontra pas 1 en- position
^ ' *^ en arrière de
nemi et occupa tout le front couvert par les forts d*Issy, ^^ Mmrouge de Vanves et de'Montrouge. ^e^tdrïïsT
La brigade de Susbielle (IS^et 14* de marche) fut placée ^^ ««P^'°*>'f« à Issy et au bas de Vanves. Le 1" bataillon du 13' de marche avec deux compagnies de chasseurs a pied, gardait le parc d*Issy et couvrait les Moulineaux.
Le 2* bataillon (32') occupait l'intervalle entre le parc d'Issy et la Seine.
Le 3* bataillon (49*) défendait l'intervalle entre le fort d'Issy et la chaussée du chemin de fer de Versailles.
Le 14' de marche avait sa droite appuyée au chemin de fer, sa gauche à la route d'Orléans.
La brigade de la Mariouse (35* et 42*) s'établit au Grand- Vanves et à Montrouge; le 35* eut une grand'garde à la croix d'Arcueil, face à la grange Ory occupée par l'ennemi. Le 42* était près du lycée de Vanves.
Pour renforcer le 13* corps et aguerrir un peu nos mobiles, le Gouvernement envoya le régiment de la Côted'Or à la division Blanchard, celui de la Vendée à la division de Maud'huy.
Le régiment de la Vendée (75* mobiles), arrivé derrière le fort de Bicétre pendant que se livrait le combat de Villejuif, fut cantonné à Ivry ; il mit ce village en état de défense afin de s'opposer à toute tentative de l'ennemi par la plaine de Port-à-l' Anglais.
La journée du 25 septembre est employée à com- fs septembre pléter, à exécuter certains travaux du côté d'Issy. Le commandant dû 13* corps, voulant être à même de canonner les coteaux de Meudon qui contournent la boucle de la Seine , fait établir des épaulements de bat-
bfi som nljallQf : u
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ou, ce débai*
imfmûe l^rritarial
— Le paoèitd du giiùa
Viaoy dâ faire ntâôr
mtanil pas devoir ex^
; oa da mutas pm^mU
»*#«it pu ùnjuâdiat, ïl tptt
que l£ pùinHiirt-
e| fk faM te déboL^entaût ,
de ^le oorp^ dariDi^.-^
de ce gijâ loti
r eiaît ea Ken «rec la serijoi
L: 1,^ >e- •.rn-r.'^, îr ^fcerii Mnoy, en plagantla di- \->: :. i.i„ hi'i s-jj- ies réGiif-^iits, tàce à Chàlillop, > >f^ .; z^r .es t.A?^.:-s z-Àrâiem pas d'embrasures... A: „ :>fr >fs ::::c> if l± ie réserve dans le cas
- : - i„:-f: „ ler-ir-.:; .-«e hiutr^e le vive force, il donna 1 ri^r ; .: ^ iLf-r.^l ::r:r.:Ài:iâ::t l'artillerie du 13* corps -ir :.viri lire: j^x f^niriTîs^re^ au basiioa 75. Averti, le ^ : : M- ?. :. j: VÎT., chi^'-re du service de l'artillerie ter- '::./-:. :\:: v:v:r„v-.:: :r::>>e: il en refera au Gouver- :.:ur :: :- . ' à 1 r Àeveri^r.;^ abs lue du service terri- : riil if I\^- lilfr.r v:î.-.i-\:> ie> iTEiii^.ndanU de troupes.
Le G uv n.vur !:ii d .à rais^:;. et jusqu'à la Un
1} V:.ir i,.\ -..:.- ,„>.^.rj.> -, i.' XWil. ,4 îrUrt du général Tri'-
iu siège, les services de l'artillerie et du génie furent complètement distincts du commandement des troupes ; '
1 en résulta des lenteurs, des confusions, qui ne furent 3as sans avoir souvent une mauvaise influence sur les )pèrations.
COMBAT DE CHEVIL^-Y.
(SO septembre.)
Le général commandant le 13' corps, informé que la 9» septembre garde de Choisy-le-Roi était confiée à des hommes de la landwehr, résolut de détruire le pont de bateaux établi un peu en amont et d^obliger ainsi les Prussiens à reculer leur ligne d'investissement.
Voulant employer seulement quelques bataillons et^gir d'une manière inopinée, il avait demandé au Gouveroeur rautorisation d'exécuter cette opération le lendemaja ^. Mais après un examen attentif, le généra) TrQchu peAsant que cette affaire demandait un plus grand déploiement de forces, prescrivit un ajoiu*nement de vingt-quatre heures, afin de mieux assurer la préparation.
Le 29 septembre, le général commandant le 13* corps » feptembre, réunit en conseil de guerre ses trois divisionnaires, les généraux de Maud'huy, Blanchard, d'Exea, ainsi que le général commandant la réserve d'artillerie du corps d'armée, général d'Ubexi, et leur donne connaissance de l'ordre du Gouverneur pour la journée du lendemain (1).
Cet ordre, aussi détaillé que possible, ne laissait au commandant du 13* corps que quelques dispositions à prendre. Mais Faction qui, dans la pensée de ce dertiier, devait être une simple affaire d'avant-poste, un
^1; Voir aux pièces ju&lliicative*, o* XXVfll.
^ir :v\ 4^ i'z li i:-r:^:c Blin ^h.i^^i, I^ bataillon des -1-^ :f li O '-.f-î >- ;•* î:.i::arlf du ? régiment d'ar- :-lrr:-. 1^ ^^I' i :.:u^ ic'i^iz^ «livviJv, îe 4? la Me- E:.i.r: le i.i:i ll:- ie li Ci.e-i'L'r finae réserve.
rli- '--i^ :r re:ril:.r . -"f> ie^iix o?k>ïiiies doivent être ^: -^zii^ i-iT :i : -:rrir de zii:raiileuses (4* du 9') eta- LL- i^rrivre un p-e;:: ei^iulezie::: à drvT'ile du cimetière
:;• O.lin-e ie ^^izhe : .mènerai Biaise, ? brigade
-- -I' M lir-^
". le chef descad^n . - -: 4* du [^: au®^" Ii:r-r^ par -«rxlre à V^"
i: marine fut mi^e ^^^='
.-tniint D-.n:.
(!!•, la*) de la division de Maud'huy,.4' batterie du 6% et 4* batterie du 12*. Objectifs : Thîais et Choisy-le-Roi.
Cette brigade doit être appuyée par la 3' batterie du 13*, dont les pièces arment le bastion du Moulin-Saquet, et par la 4* du 13*, établie entre Moulin-Saquet et Villejuif.
En réserve, derrière Villejuif, la brigade Daudel, de la division d'Exea, le régiment de mobiles de la Vendée, le 9*régiment de chasseurs à cheval et Tescadron de spahis (140 hommes) sous les ordres du général Cousin.
La compagnie du génie de la division de Maud'huy est divisée en trois fractions : un détachement de 20 hommes, commandé par le lieutenant Ribaucourt, marche avec la brigade Dumoulin ; un détachement de 20 hommes, commandé par le lieutenant Petit, est adjoint à la brigade Guilhem. La partie principale de la compagnie, commandée par le capitaine Pinenc, ainsi qu*une section de la compagnie du génie attachée au quartier général du 13* corps, commandée par le capitaine Granade , est réunie à la brigade Biaise, ,sous la direction du commandant Mengin.
Sur la rive droite de la Seine, la brigade Mattat, (division d'Exea), et la brigade de cavalerie de Bernis (1), (division Champeron), formant Textréme gauche de la ligne de bataille, doivent opérer contre la ferme de Notre-Dame-des-Mèches, de manière à maintenir l'ennemi du côté du carrefour Pompadour.
A l'extrême droite, la brigade de Susbielle, de la division Blanchard, doit exécuter une démonstration sur Clamart afin d'empêcher les forces allemandes du plateau de Chàtillon de tomber sur le flanc de nos co-
Brigado Maltot.
Brigade de Susbielle.
(1) A la brigade de Bernis avait été joint le 1^' chasseurs à cheval, de la brigade Cousin.
lonnes et d'envoyer des secours aux positions attaquées.
Les forts de Gharenton, dlvry ont Tordre de tirer sur Ghoisy-le-Roi, Thiais; les forts de Montrouge, de Bicêtre, la redoute des Hautes-Bruyères sur L'Hay et Chevilly.
En résumé , 20,000 hommes environ , formant le corps de bataille principal, étaient divisés en trois colonnes distinctes, ayant trois points d'attaque désignés : à gauche, Thiais, Ghoisy-le-Roi, objectif du général Biaise ; au centre, Chevilly et pelle-Épine, objectif du général Guilhem; à droite, L'Hay, objectif du général Dumoulin. Ce corps de bataille était soutenu par des diversions latérales sur Gréteil et Glamart.
A 4 heures du malin, les généraux commandant les colonnes reçoivent les dernières instructions du général en chef ; à 5 heures, toutes les troupes sont massées entre Moulin-Saquet et les Hautes-Bruyères.
Après une demi-heure de canonnade c montre en main y » comme l'avait prescrit le Gouverneur, les colonnes s'ébranlent; la brigade Dumoulin, à droite, marche sur L'IIay ; la brigade Biaise, à gauche, sur Thiais et Choisy-le-Koi ; la brigade Guilhem, au centre, s'avance sur Chevilly.
Attaque du Lo 35% à droilo, pousse sur Chevillv : les 1*"" bataillon
village *■ ^
do Chevilly (commandant Martineaud) et îV' bataillon (commandant le 35c de ligne, jg ]r^ Murc) dcployés, forment une ligne de bataille couverte par de nombreux tirailleurs ; le 2* bataillon (commandant Algan), en colonne par peloton à 300 mètres derrière rintcrvalle des deux autres, sert de soutien.
Les deux bataillons du 42" (1), déployés, s'avancent à
(1) Le o*? bataillon de ce régiment était resté dans les positions de Montrouge.
Combat de Chevillv,(3o Septembre 1870)
Fosition de lu^ briffocte Guilhent. TDers 3 ^ dw mo-lùt.
hauteur du 35', appuyant leur gauche à la route de Fontainebleau; le !•' bataillon de la Côte-d'Or marche derrière eux en seconde ligne.
La 3** batterie du 2* d'artillerie (capitaine Houeix), placée d'abord entre les deux régiments, laisse les caissons derrière un plant d'arbres, et marche avec ses pièces sur la roule de Fontainebleau, à hauteur de la ligne de bataille.
Sur cette même route s'avance, à la tête de sa bri- . , «yse
de la fermt de
gade, le général Guilhem, mclé aux tirailleurs. lasaussayè.
Le 12% après avoir rapidement enlevé la ferme de la Saussaye, poursuit son mouvement sur Ghevilly : tout à coup, à cent mètres environ de ce village, il est accueilli, par un feu roulant partant des murs ; cette grêle de balles ne déconcerte pas nos tirailleurs, ils continuent leur marche sans répondre...
A droite, l'offensive un moment ralentie, se poursuit également avec résolution. Le l*"" bataillon du 35% ayant trop appuyé à droite, se trouve arrêté par la mousqueterie de L'Hay et des tirailleurs embusqués derrière les talus du chemin de Ghevilly à L'Hay. . . Le 3* bataillon de ce même régiment, arrivé à 3 ou 400 mètres de Ghevilly, reçoit une fusillade si violente qu'il semble aussi ne plus pouvoir avancer : les hommes se couchent dans les pépinières... mais au bout de cinq à six minutes, irrités de recevoir des balles sans en rendre, ils se lèvent d'eux-mêmes, et, dans un clan énergique, se jettent en avant tête baissée... Au même instant le colonel de La Marieuse lance le 2* bataillon tenu en réserve... Ges deux bataillons, 3* et 2*, se précipitent comme un ouragan sur Ghevilly... Ils emportent la première barricade, les premières maisons et font prisonniers quelques Prussiens qui n'ont pas fui assez vite. — Effrayé par ce choc irrésistible, l'ennemi abandonne sa première
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de cette petite colonne vient se briser contre des murs d'où part une terrible fusillade ; le général Guilhem est blessé des premiers, et nos deux bataillons, un peu en désordre, se rabattent vers la route de Fontainebleau.
Pendant ce temps , le 2** bataillon du 42* (commandant Landrut) a atteint la route de Chevilly, aux abords du Réservoir; Tune de ses compagnies faisant face à gauche s'engage avec les défenseurs de Thiais, pour venir en aide à la brigade Biaise, prononçant alors son attaque.
Ainsi, au moment où le 35* pénétrait dans les premières maisons de Chevilly , le 42% moins heureux, se trouvait, après une attaque infructueuse, groupé près du carrefour et du Réservoir; là, ce régiment était exposé à droite et à gauche aux feux de Chevilly et de Thiais, en avant à la mousqueterie d'un poste prussien établi derrière un mur, sur la gauche de la roule de Fontainebleau, à 3 ou 400 mètres du carrefour (le 1*' bataillon, pris d'écharpe par ce poste, quand il avait prononcé son mouvement contre Chevilly, avait beaucoup souffert). — Heureusement la route de Choisy ayant un pelit lalus, les hommes purent assez bien se défiler, le Réservoir servit également d'abri; et le 42*, malgré tous ces feux croisés, parvint à se maintenir dans celte position sans perdre beaucoup de monde.
La batterie Houeix, presque à découvert, directement exposée à la mousqueterie et aux coups de l'artillerie prussienne établie à la Belle-Épine, essuyait, au contraire, des perles sérieuses ; cependant nos canonniers faisaient bonne contenance , et liraient à coups redoublés sur le grand parc de Chevilly; malheureusement le mur de cet enclos , caché par une haie d'épines qui borde le fossé extérieur, ne pouvait être atteint par
DÉFENSE DE PkMB.
mm obm. Otrigé sar le rentre da irilla^e, nnlrù tm éU eerUdoemeot pro^luil plus d'êflTel . mtÔB où ne savait pii im juste ou éUit parvenu le 35" de Ugue el dû anigoail de Islteindre,
Les 2^ et il* balaïUons de ce régiment , aprèi ft?oJi enlevé les premiers obsLaeles de Cbe^illy-, s'arrêtent pour reprendre baJeîrie... PendanI que les commandantâ ée La Mure et Algan ehenrhent un moyen de pénétrer m centre du villiipe, le capitaine adjudRot*mîijor Met singer francfail la barricade avec quelques hommes el s'engage dans la rue Jusqu'au tournant près de réglise ; il ne peut aller au delà : des coups de feux, partant de toutes tes maiflûM. vûi&ini^, robligent à se repljer.
R^Kn à la barricade^ le capitaine Melzinger prèvient le commandant Mgan que des forces eonsidéniblés sont accumulées au centre de Chevilly; puis il va rendre compte A son colonel, M. de La Marionse, que le parc B est évacué» el qu'en y praliquant une brèche on pourrait tourner Tennemi par la droite. Maîbetircusementon n'a pas d'outils; pendant qu'on en attend, le chef (Je halaillon de La Mure cherche à contourner le parc avec quelques compagnies; le 1*' bataillon doit venir le renforcer.
Arrivé à rnngle C du parc, le commandant de La Muro est arrêté par un feu roulant venant de différents points entre L'Flay et Chevilly, points que l'on croyait al)andonnés par l'ennemi. Mais, la brigade Dumoulin, après avoir occupé un instant les premières maisons de Lllay, était alors en pleine retraite, laissant le liane droit du ir/ complètement à découvert.
I)e son côté, le commandant Algan reprenant à nouveau la tentative du capitaine Metzinger, franchit la barricade à la letc de MO hommes de bonne volonté, dont ^2 capitaines, ti sous-lieutenants, et pousse jusqu'à l'é-
glise : ce réduit de Tennemi est inabordable, les balles arrivent de toutes parts, plusieurs de nos hommes tombent, nouô sommes obligés de nous jeter â gauche vers le pâté de maisons A ; le commandant Algan réunit son monde dans une sorte de grande ferme dont il organise rapidement la défense.
Cependant le bataillon du commandant de La Mure continuait à faire le coup de feu à Tangle G du parc, attendant toujours des outils pour faire brèche dans la muraille; le 1*' bataillon venait de le rejoindre et le régiment se trouvait presque tout entier réuni entre Ym^ gle C du parc et la barricade (1).
Ces péripéties diverses ont donné aux Allemands le Le 35« de ugi temps de se reconnaître, de recevoir des renforts ; se en retraite, glissant le long des murs, ils réoocupent, à notre insu, les maisons et le parc B. Tout à coup, les créneaux, les barricades, les fenêtres, se garnissent de fusils... et le 35', massé, reçoit un feu de salve à bout portant... Surpris, ébranlés, nos soldats reculent, abandonnant les morts, les blessés... A quelque distance du village, les restes de notre malheureux 35® font face en tête ; ils veulent riposter, mais la violence de la mousqueterie est telle qu'il est impossible de lutter à découvert, nos hommes reculent encore et ce n'est qu'à un kilomètre de Chevilly que le colonel peut rallier son régiment.
L'ennemi ayant réoccupé entièrement Chevilly, le ï>^fense^Wroïqi] commandant Algan se trouvait complètement cerné dans *^°°îuga"n*°' la ferme A. Déjà le capitaine Rameau, avec quelques ***"^ cheviUy. hommes, a voulu s'élancer de ce bâtiment pour chercher du secours ... lui et les braves qui l'accompagnaient ont été frappés à mort... tous les débouchés, toutes les
(1) Le reste du 2" bataillon (commandant Algan), était venu rejoindre les 1««^ et d« bataillons.
issues sont gardées, il ne faut pas songer à percer^ on n'a plus qu'à vendre sa vie*, , Cette centaine de soldais lutte avec le courage du désespoir,.. Chaque homme en vaut dix: par les portes, par les fenêtres, par les créneaux, ils font un feu terrible; les abords de la ferme sont jonchés de cadavres et de blessés. . .
Cependant le nombre des Prussiens ne cesse de s'accroître; dans la rue, dans les maisons, devant, derrière^ l'ennemi est partout... Notre poignée d'hommes diminue rapidement, la moitié est hors de combat..- les i munitions s'épuisent*.. Notre tir devenant moins vif, ^ les Prussiens s*approchent de la ferme.,, y metlenl le feu : à un signal donné, brisant les portes, ils se précipitent dans la cour en poussant leurs hurrahs*,, nos soldats font une décharge, s*élancent à la baïonnette et les rejettent hors du bâtiment... mais Tincendie n'a pu être éteint.,, un des locaux de la ferme est en feu,*. le«i quinze hommes qui foocupaient avec le sous-lieutenant Bozonnat, grièvement blessé, en sont chassés par les llammes ; les autres défenseurs ont brûlé leurs dernières cartouches; épuisés, anéantis, à bout de forces, ils cèdent, ils se rendent. . . A la tête de ces braves étaient : Algan, chef de bataillon, Rameau, capitaine, tué, Nolard, capitaine, Thomas, sous-lieutenant, Bozonnat, sous-lieutenant, blessé.
Pendant que cette lutte acharnée se poursuivait à rentrée du village, le 42* de ligne et les mobiles de la Côted'Or, rejoints par quelques mobiles de la Vendée (1), conservaient toujours leur position aux abords du carrefour. Entendant le fracas de la fusillade dans Chevilly, ils avaient voulu à plusieurs reprises porter secours aux combattants de la ferme ; mais dès qu'ils parvenaient
(i; Le régiment se tenait en réserve derrière le Moulin-d'Argent.
et Thiais,
à franchir la route de Fontainebleau, ils étaient balayés par la mousqueterie qui les rejetait de l'autre côté.
La batterie Houeix souffrait de plus en plus. Toute Position cniiqu Tarlillerie prussienne réunie à la Belle-Epine concentrait batterie Houeii
* * au carrefour
son feu sur elle ; heureusement la plupart des obus s'en- entre çheviiiy fonçant dans les terres labourées, y éclataient sans avoir d'effets meurtriers; cependant, sur 16 servants, 7 étaient déjà hors de combat, dont 2 tués, et 5 blessés grièvement ; sur les 9 restants, 3 avaient été atteints légèrement, et le capitaine était contusionné par un éclat d'obus. La situation allait toujours s'aggravant : la mousqueterie du poste prussien qui venait d'être renforcé augmentait d'intensité, les coups de feu étaient de plus en plus serrés du côté de Thiais, enfin, d'un moment à l'autre les forces accumulées dans Chevilly pouvaient venir envelopper la batterie. La position, des plus critiques, devint intenable après le départ du 35* : le capitaine Houeix donne l'ordre de la retraite ; heureusement il a encore ses 8 conducteurs; défilés derrière un pli de terrain, aucun n'a été atteint. Trois pièces sont emmenées sans trop de difficulté; reste la 4*... il n'y a plus d'attelage, tout a été tué ou blessé. . . On parvient à trouver un cheval qui, bien qu'atteint d'un éclat d'obus, peut marcher encore ; on l'attelle tout sanglant, les canonniers se mettent au timon, poussent aux roues... on fait ainsi plus de 200 pas, sous la direction du lieutenant Magnien, jusqu'à ce que le capitaine Houeix ait amené les chevaux de la section restée à la Saussaye.
Le 42*, voyant le mouvement rétrograde du 35% s'était jeté dans les pépinières, entre la Saussaye et Chevilly, pour protéger la retraite ; mais de tous les créneaux du village part un feu si intense, qu'il est également obligé de reculer. Ce brave régiment se retire dans le plus
Retraite
du
49« de ligne.
DÉFENSE DE PARia
grand Ordre: tous les cent pas il s'arrèle*.,
tête ; donnant ainsi aux hommes légôreraenl, temps de rejoindre -
La batterie Houeîx, après s*étre promplai] gani^ée derrière la ferme de la Saussaye, 1 position sur le rond-point de la route de L*Hay et porte ses coups sur le coté de Che vient cette fusillade qui cause tant de rava^î rangs du 42*, L'effet de ce tir, bien dirigé, ne à se produire; les feux d^infanterie prussîei nuent... bientôt ils s'éteigaent complètement
A rentrée de Chevilly, du côté de L'Hay, o core des troupes aller, venir et semblant s'i faire un mouvement lournant vers la Sauss eouper la retraite au 42^ T artillerie concentr sur ces groupes, qui, au bout de quelqueg il dispersent dans la direetion de THay. |
Los 35* et 42' ainsi protégés viennent prei tîon, le 42* dans les tranchées qui relient Vil HautOi^-Bruiiires, le »îrr ])r(is de cette redoute
Pendant ce mouvement de retraite, la brigî valoriL^du général Cousin s'était portée en a tre Villejuif et la Saussaye; mais bientôt en coups des bal taries pi u.s siennes établies entre t L'Hay, elle est conirainte de se retirer.
Le rapitaine Houeix, soutenant la lutte touj la même opiniâtreté, était en train de cor celte artillerie, quand il reçut Tordre de rentre ligues. Passant on arriére de Villejuil", il r bi'igade Biaise au Moulin-Saquet.
Le 35** de ligne éprouva dans co combat c considérables ; 21 oflieiers, 150 hommes tue ou disparus,
Le 42'. avait également souffert, mais dan
portions moindres; 4 officiers et 174 hommes tués, blessés ou disparus.
Le !•' bataillon de la Gôte-d'Or avait eu 5 officiers et 53 mobiles hors de combat.
Le brave général Guilhem, commandant la brigade, avait été frappé mortellement en enlevant ses soldats,
A la gauche de la ligne de bataille, l'action n'avait Attaque
^ ^ de Thiais et di
pas été moins vive qu'au centre. choisy-ie-uoi
*■ *■ par la
La brigade Biaise (11* et 12' de marche) avait pour brigade Biaise objectifs le village de Thiais, puis Ghoisy-le-Roi, dont on devait détruire le pont servant aux communications allemandes. Après une canonnade du fort d'Ivry contre le village de Thfais, la brigade se met en mouvement ; les deux régiments ont chacun deux bataillons en première ligne et un en deuxième ; ceux de la première ligne sont formés en colonnes de division ; ceux de la seconde, en colonne par division à demi -distance. Au centre marchent deux batteries de 12 de la réserve du 13* corps, la 4* du 6% capitaine Salle, et la 4* du 12% capitaine Salin, sous les ordres du cornmandant Deleros.
En arrière, une batterie de 12, la 3* du 13% capitaine Torterue de Sazilly, arme le Moulin- Saquet; une autre batterie de 12, la 4" du 13% capitaine Vernoy, s'établit a 50 mètres en avant de la tranchée reliant Moulin-Saquet à Villejuif ; ces deux batteries doivent contre-battre l'artillerie ennemie et au besoin soutenir la retraite de nos troupes.
A la suite de la brigade, marche le détachement du génie sous les ordres du commandant Mengin. Ce détachement est muni des engins nécessaires pour la destruction du pont de Ghoisy.
D'après les dispositions arrêtées le 29 au soir, entre le général Biaise et les deux chefs de corps, l'artillerie
DÉFENSE DE PARIS. îi69
Pendant ce temps, la batterie de Thiais, mise hors de combat par nos tirailleurs, s'est remontée en hommes, en chevaux; rentrant en action, elle prend pour objectif la batterie du capitaine Salle qui riposte vigoureusement. . . Mais la lutte est inégale, nos pièces se trouvent à 1,400 mètres, sur un terrain découvert en pente vers Tennemi, tandis que celles de nos adversaires se tiennent abritées derrière un épaulement. Bientôt notre batterie a plusieurs hommes et un certain nombre de chevaux blessés, une roue de caisson est brisée ; le commandant Delcros a son cheval tué ; lui-même est fortement contusionné. La position devenait difficile : la batterie se retire et va prendre position sur le sommet du mamelon du Moulin-d' Argent , à gauche de la 4* batterie du 12*.
Là, ces deux batteries, défilées par les déclivités du terrain et par des bouquets de bois, recommencent le combat contre les pièces de Thiais, qui, devant ce feu vigoureux, sont bientôt obligées de se taire.
En ce moment, le l""" bataillon (90) du 12* de marche. Le ne et le a conduit par le lieutenant-colonel Lespieau, se jette sur se prcscipucnt Thiais : battant la charge, il entraîne plusieurs fractions ▼îHagedeThiai!
pt fîrflillpiir«; fin 11* Prise d'une
ei lirailieurs au ll . baiurie ennemi
L'élan subit de cette attaque refoule partout Tennemi ; quittant à la hàtc Tépaulement qu'il occupait au nord de Thiais, il nous abandonne une batterie entière... Nos soldats embusqués sur le talus extérieur de l'ouvrage font le coup de feu avec les Prussiens postés dans les maisons et derrière les murs.
Le 12* de marche n'ayant pas d'attelages ne peut faire enlever la batterie ennemie ; néanmoins il ne veut pas abandonner sa prise, il tient ferme et continue la lutte. Mais vers la droite, le 11* de marche, en opérant son mouvement tournant sur Thiais, est arrêté par le feu du
Pendant ce temps, la batterie de Thiais, mise hors de combat par nos tirailleurs, s'est remontée en hommes, en chevaux; rentrant en action, elle prend pour objectif la batterie du capitaine Salle qui riposte vigoureusement. . . Mais la lutte est inégale, nos pièces se trouvent à 1,400 mètres, sur un terrain découvert en pente vers Tennemi, tandis que celles de nos adversaires se tiennent abritées derrière un épaulement. Bientôt notre batterie a plusieurs hommes et un certain nombre de chevaux blessés, une roue de caisson est brisée ; le commandant Delcros a son cheval tué ; lui-même est fortement contusionné. La position devenait difficile : la batterie se retire et va prendre position sur le sommet du mamelon du Moulin-d'Argent , à gauche de la 4* batterie du 12*.
Là, ces deux batteries, défilées par les déclivités du terrain et par des bouquets de bois, recommencent le combat contre les pièces de Thiais, qui, devant ce feu vigoureux, sont bientôt obligées do se taire.
En ce moment, le 1" bataillon (90) du 12* de marche, Le h» et le lâo conduit par le lieutenant-colonel Lespieau, se jette sur se prc^cipiicot Thiais : battant la charge, il entraîne plusieurs fractions vaiage de Thiais. et lirailieurs du 11*. , H^'^P ^'""» .
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L'élan subit de cette attaque refoule partout Tennemi; quittant à la hâte Tépaulement qu'il occupait au nord de Thiais, il nous abandonne une batterie entière... Nos soldats embusqués sur le talus extérieur de l'ouvrage font le coup de feu avec les Prussiens postés dans les maisons et derrière les murs.
Le 12* de marche n'ayant pas d'attelages ne peut faire enlever la batterie ennemie ; néanmoins il ne veut pas ^andonner sa prise, il tient ferme et continue la lutte. Mais vers la droite, le H* de marche, en opérant son "Mouvement tournant sur Thiais, est arrêté par le feu du
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-of . . u::::-i If^ :^^:.*:îf:^ e; fonreral'en-
tk:i-
^;^::: T»> î Liu;eur du 1*=^, enli« le
Combat de l'Hav ( ^^o Scpteinbre 1870 !
IhsUMan de la. bvicfodi?. Dunu^ulin un peu avant 7, h du> matin
min de Cachan et celui des Bruyères, le 3* bataillon ) entre ce dernier chemin et la route de Villejuif.
.es compagnies de gauche du 9* de marche ayant été ^®*^j^™J~*** oussées, le 10* de marche tente un nouvel effort. . ^ ^^d^rHay!*^*** .es compagnies Février et Puig, du 1** bataillon, Du- 3 et Perennès, du 2*, se prédpitent sur les défenses 'e le chemin de Cachan et celui des Bruyères. La lede la Vanne est franchie, le deuxième escarpement 3vé, les premières maisons sont occupées; mais alors is sommes exposés à ce feu terrible du cimetière qui éjà si maltraité les compagnies du 9*; sur notre flanc che, nos hommes sont décimés, la compagnie Puig tout est cruellement éprouvée... Maintenus énergiîment par leurs officiers, les soldats tiennent ferme ; nbusquant derrière quelques maisons isolées, ils atdent que les sapeurs du génie aient fini une tranchée ils creusent à la hâte...
Sur la gauche, malgré les efforts du commandant istiani de Ravaran, le 3* bataillon du 10* ÇIV) gagne pas de terrain; de ce côté, les longs murs du *c de L'Hay, garnis de défenseurs, opposent une barre infranchissable; seule, la compagnie du capitaine lombourger parvient, en se défilant, en se rasant, ^'approcher de l'entrée du village, comme les autres npagnies du 10* enlevaient les premiers obstacles.
Vlais à ce moment, le 9* de marche, après avoir lonff- Retraita
^ ^ de U iM-igada
ips lutté dans les premières maisons de L'Hay, est ?"''***5ij;L igé de rétrograder devant les nombreux renforts de memi accourant i>ar le chemin et la route de Bourg- Reine. Toutes les troupes engagées sont forcées de vre le mouvement, et à 7 heures et demie, la brigade moulin bat en retraite, exposée aux feux violents et itinus de L'Hay ; cruellement éprouvée, elle ne s'ar-
LH
fifi-
i 1 leJ^i — T:tii^ ifôî^ c&Mis des ofB- • i,i^-î laaiL:*:»^ ^l^s^ de l^r vie
A -: r;. ô/^ -- .-^. ^^ pr-fîiiZ'iîe::; en â^ant; ik
: -r: r.i^« zun^L^ t ^^iTiLSie-T feurs tnxipes. .r:„r :r-:;i - ^^rnr ae i± 15* batterie deU . ri^ôi^r i^ Hâu;e^-Bniyeies, tire a (Hitraiice r- :„"-:'5 :;:: v ' t^^re. n^ii^ s-ans grands résul^'îl^ i :.■: ; :.: j.e ^^^ :r us, b ci de^ brèches seraienl >e:::,::e ailaque de U brigade Lniiuûulifl vure d;:.: conjpleîement impuissante.
e :. s ;:ra:ileurs appartenant au 3* 1^' Uf at^ li^^rche, parviennent cependant^
appr^jL-her de id -auche du village; mais accueillis p**^
in
une grêle de balles , il$ sont obligé^ (Je se replier rapidement.
Pendant ces événements, à l'extrême droite, la compagnie du sous-lieutenant Abadie, du 10* de marche, avait réussi à passer la Bièvre et à débusquer les Prussiens ; mais nos troupes ne pouvant plus avancer, ce résuU^t ^tai( sfins impoftanpp.
La brigade Pvii|^e|n, aprps p'être Pi^ipar^p (Jp§ prpr ^ordwj^i^ért mières n^ai^ons de Chevilly, avait été, nousTavons vu, *' ' forcée de battre en retraite. Sur la gauche, la brigade Biaise rencontrait une résistance acharnée à Thiais et n'avait pas mieux réussi que la brigade Dumoulin devait L'Hay; nous n'avions en réserve que la brigade Daudel , de la division d'Exea ; encore îe Gouverneur avait-il prescrit de ne pas l'engager... un ne pouvait dès lors songer à pousser Faction plus loin, et, vers 9 heures, le g^i^^ral commandant )^ \^^ pprps qr^ionna la retraite.
I^e 2* ba^illon (54*) 4^ ?* régiment, T9^^ jçscme-là aux Hautes-Bruyères , se porte en SLW^nt pour protéger le mouvement ; il se forme en bataille à hauteur de la ferme de la Saussaye, de manière à couvrir le flanc gauche de la brigade Dumoulin. Les deux bataillons du Loiret (3* et 4*) , tenus également en réserve, occupent les Hautes-Pruyères ainsi que la trai^chée qui relie cette redoute à Villejuif. Dirigées par le général Dumoulin, nos colonnes se replient sans désordre, sans confusion, soutenues par le feu des Hautes-Bruyères, Bicêtre et Montrouge.
Dans ce combat de L'Hay la brigade Dumoulin avait fait des pertes cruelles :
Le 9* de marche avait 6 officiers tués , dont 2 chefs de bataillon, Benedetti et Aubry, 8 officiers blessés, parmi lesquels le lieutenant -colonel Miquel de Riu ,
CTétaille
Venaam araîi bh des
ÎBferïêsr^ soi
liôtres : ell
ToU
1 l officiers Liesses, 'jfj'^J horiiiLies tues. Liesses ou disparus.
^i80 ofiiciers et s^iJJats hors de combat.
h.x^trut^^tt Nos pertes étaient cinq fois plus fortes que celles de
^* '/./.;,u» 4« rennemi; la nature même du combat expligue cette dis-
'^M,^ MUf, proportion. .Nous avions attaque quatre \illages; nos
troupes avaient presque toujours marché à découvert
vj)\ïU'(t des murailles crénelées, etagées de feux, dans
lenqurjUes aucune brèche n'avait pu être pratiquée.
Noti'e artillerie s'était bien montrée, mais la disposition topographirjue des lieux avait rendu son tir ineflicace, au moins contre les villages. Devant L'Hay, quelle
que fût la position choisie par la batterie Foncîn , elle avait toujours devant elle des vignes, des arbustes, des haies qui, sur ce terrain plat, suffisaient à cacher aux pointeurs les murs des jardins et des maisons.
Devant Chevilly, la batterie Houeix avait fait des prodiges pour chercher à renverser le mur du parc; mais, ce mur, défilé par un léger mouvement de terrain, masqué par une haie, était complètement invisible.
Sur le front de Chevilly, le 35* de ligne aurait pu faire des brèches pour tourner le réduit de la place de TÉglise : le manque d'outils avait tout arrêté.
Devant Thiais, la batterie Salle s'était établie assez près ; de là, elle aurait probablement réussi à renverser les murs du parc qui forment saillant, mais la position devint bientôt intenable; en butte, sur un terrain complètement découvert, au feu des pièces de Thiais, à la mousqueterie venant du village et des pentes de Choisyle-Roi, cette batterie fut obligée de s'établir plus en arrière, à 15 ou 1600 mètres; or, à pareille distance le tir n'était plus assez assuré pour faire promptement de grandes brèches.
L'infanterie s'était bravement comportée. Le 35* et le 42* de ligne avaient été héroïques. Le 35* avait soutenu une lutte des plus acharnées contre des forces supérieures : 24 officiers et 759 hommes mis hors de combat, plus du tiers de l'effectif, montrent au prix de quels sacrifices ce brave régiment avait soutenu l'honneur de la' vieille armée.
Toutes les autres troupes engagées, troupes de ligne, mobiles, qui voyaient sérieusement le feu pour la première fois, avaient eu de l'entrain, de la vigueur; elles s'emparèrent des premières maisons de L'Hay, de Thiais et de Choisy-le-Roi ; mais il ne faut pas être
stirpriâ u lontes ne déployèreBt pas la même fefmëll que les anciens soldats du 35' et du 42* de ligue.
Bien que le but de la reconnaissance n'ait pas éll aUeint complètement, le combat de Chevilly-Thials- L*Ha3r, appelé par les Àlleiiiands I la première io(rénût ^rtie des Parisiens, » n>n est pas inoiris glorietix pour toutes tes troupes qui j prirent pari.
Vemnemi. qni nous avait ùppmè dans dette jburaée mie partie du 6* corf^ prussien et dti 2* corps bôvareis^ sembla touloir le reconoaitre en rendant des honiiedif particuliefs au général Guiihem, personnifiant mm\ dans ûe chef tmnbé le respect que lui avait inspiré là OQDdtiite de nm troupes.
Blessé devant Chevilly* et transporté au petit village de Ruj!i|ris. le général Guilhero n avait stirvécu qu'uûe beure à $^ hi^sures.
Pendant la suspensiou d'armes pour enterrer ie^ morts^ Tennemi, après avoir rendu les honneurs niililaines au c^orps du brave général, nous fit remettre son eercueil couvert de x'erdure et de Heurs
DÉFENSE DE PAftlS.
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