SS
DÉFENSE DE PABÎ8.
L'escadron des édaireurs Franchetti et nn e:
de gendarmerie font une reconnaissante dans 1 qu'île de Gennevilliers; nulle part Tennemi n'i conlré, nos éclaireurîS échangent seulement q coups de feu avec les postes prussiens établis côté de la Seine^ à Bezons et à ArgenteuîK
La batterie flottante if 4 descend à Suresned battre un des versants de Saint-Cloud que le Valérien voit ijnparfaileraent, et pour protégerf rage mobile de Suresnes (1), ]
Pendant ce temps, les canonnières le Sabr Chymore remorquent à Suresnes un équipage c Ce mouvemenl s'exécute de jour en passant sou de Tennemi.
Le retour a lieu de nuit, 34 septembre. On commeuco des ouvrages défensifs dan»] Puleaux; un petit poot est établi au nord de H de Neuilly, pour la communication avec la rive Une Ijatterio flottante est installée à la pointa cette ile.
La batterie c>ons!ruite au rond-point de Morter année de 3 piùccs de 49 de la marine, servies j tillL'rie de marine (sous-lieutenant P^^uault).
Sur tout le front, les travaux de défense son nues et perfectionnés.
Il en est de même pendant la journée du ! icmlire.
jif. septembre, Dcux Compagnies de la division d'Hugues, ei comme poste avance à Suresnes, organisent déi ment les maisons en avant du barrage.
at sou dan»]
\\'\ Lu ']< t^lryeUrin f|f.' ce biimisï*" ttlL lîm^né, par sniU& des bas l'îiiua\igabnUô de la ScÎbg pour la ilûtiiUo.
^-fe BQ^LOGNE
* Je J!àttî\iuthfT
Pour nous relier plus complètement avec le Mont- /alérien, les francs-tireurs des Ternes occupent le rond- )oint des Bergères; installés dans une grande usine iijuée près dé ce rond-point, ces franos^tireurs fourlissent un poste avancé au carrefour de la Boule-Royale» )rès Nanterre.
Le 3* bataillon de mobiles de TAube et le 5* du Loiret, *ï septembre, nis à la disposition du 14" corps, sont placés à Billancourt.
Les canonnières détachent journellement quelques Sommes en embuscade dans Tile de Billancourt [pour surveiller le petit bras de la rivière.
Toutes les vingt-quatre heures des reconnaissances sont faites en avant de nos positions, soit par Tescadron de gendarmes, soit par les éclaireurs Franchetti. L'ennemi continue à ne pas se montrer dans la presqu'île ; ses patrouilles viennent dans le village de Rueil, aux environs du Mont-Valérien ; mais les postes se tiennent à grande distance.
Devant cette circonspection de l'ennemi, nos jeunes soldats commençaient à reprendre confiance ; peu à peu ,
nos avant-postes étaient augmentés, portés plus loin; en môme temps nos défenses s'organisaient, se complétaient ; les communications avec le Monl-Yalérien se trouvaient assurées ; presque toutes nos batteries étaient achevées; et dès lors nous pûmes nous considérer comme entièrement à l'abri d'une attaque de vive force.
Dans la journée du 29, le commandant Franchetti 39 septembre* ayant poussé une reconnaissance dans le village de Rueil, apprit de M. Pigny, régisseur de Bois-Préau, que r ennemi se gardait faiblement à la Malmaison. Le général Ducrot résolut de profiter de l'occasion pour donner un peu de moral à ses jeunes troupe& ) il peu-»
sait qu'il lui serait facile, en faisant agir des forces assez importantes, d'enlever ce poste mal défendu. Dispoiitioos Pour le lendemain 30 septembre, il ordonne qu'une
pour raffâire au „ , .„ . , , ,
30 septembre, colouno forte d uu bataïUon environ, sous les ordres du commandant Cholleton, du 19** de marche, attaquera la Malmaison ; cette colonne devra être soutenue par un certain nombre de détachements formant la valeur d'une division.
En vue de cette opération, le 29 septembre, une partie des troupes du 14* corps fait un mouvement en avant et vient à 7 heures du soir occuper ^les emplacements suivants :
Les chasseurs à pied et les volontaires de la l" division sur le prolongement de l'avenue de Neuilly, au delc'i du pont; la tète de colonne à hauteur du Rond- Point de Courbovoie , à gauche de la route , laissant la chaussée libre , sous les ordres du commandant Cajard ;
Les chasseurs à pied et les volontaires de la 2* division à la disposition du commandant Cholleton, en arriére de ceux de la 1" division;
Les chasseurs à pied et les volontaires de la 3* division, de Tautre côté de la chaussée, sous les ordres du commandant Neltner;
Le 15* de marche, sous le commandement du lieutenant-colonel Bonnet, sur Tavenue de Neuilly, entre les barricades qui coupent celte avenue, sur le côté droit;
Le 25' de marche (2 bataillons), lieutenant-colonel Dupuy de Podio, en face du 15* ;
A partir de la deuxième barricade, 2 compagnies de 60 hommes des francs-tireurs de Paris ;
Les éclaireurs de la garde nationale de la Sehie, 150 hommes;
2 compagnies de 60 hommes du 34* bataillon de la garde nationale de la Seine ;
2 compagnies de 60 hommes du 6* bataillon de la garde mobile de la Seine ;
2 compagnies de 60 hommes du 7* bataillon de la garde mobile de la Seine ;
2 compagnies de 60 hommes du 1" bataillon de la garde mobile de la Seine;
2 compagnies de 60 hommes du 1" bataillon de la garde mobile de T Aisne ;
2 compagnies de 60 hommes du 4* bataillon de la garde mobile d'IUe-et-Vilaine ;
Toutes ces troupes sous le commandement du général Martenot;
Trois batteries de 4, trois batteries de mitrailleuses, deux batteries de 12, plus une batterie de 4 de 4 pièces et une batterie de 4 à 6 pièces montée, en colonne sur la chaussée, à partir du Rond-Point de Courbevoie et descendant jusqu'au pont de Neuilly, sous les ordres du lieutenant-colonel Villiers.
Quatre escadrons de gendarmerie en arrière de Tinfanterie.
Le 30 septembre, à 2 heures du matin, les chasseurs à pied et les volontaires de la 2* division, ainsi que la section du génie, se mettent en route sous la direction du commandant Gholleton. Cette colonne est munie d'outils et de pétards pour faire sauter les portes et les murs. Elle s'avance par Nanterre vers le château de Bois- Préau, où elle est rejointe à 4 heures par un détachement de sapeurs venu du Mont-Valérien, la compagnie de francs-tireurs du Mont-Valérien (capitaine L'iopis) et la compagnie d'éclaireurs de la Loire-Inférieure (capitaine de La Rochethulon).
A 3 heures et demie, les troupes qui ont fait mouvement le 29 à 7 heures du soir et celles qui occupent le
30 septembre Reconnaissaiu
vers la Malmaisoa
Sr Lesdtanmrs 4 pied ^ la folootairas de la {* M-
9" Uartillabr 1k batleria (li 4» les mitrmllaiiê&p Im ■OMwiBtt; #^ Le^dk maurebe:
3* La»dhMMUB à pml M i«& vnluaiHMi de ta 9r dî-
T Deax bâlaïUûgie da iS^ de marclie ;
8* Lâs gpdfis natirmairt ^i^denÊiir^s et Ia$ tnihilfti;
Q^ Lai quatre ^raitmos du re){imei9t de g^tuiarrofirid
tm troupcsdelad^fiviaiaa» $mm 1» antreâ dogéDêrai Patufel^ cefle^ de M 1* émeoa m^m: le général cfo La dmmèm^
Le général ea chef dirige en personne toutes ces
forces, <pi doivent servir de soutien à la colonne d'attaque, p »<5.i.on'» Après avoir contourné le Mont-Valerien, celte réserve
r, heures.
débouche :^ur le plateau drjminant Rueil et Nanterre. Les tirai lie- uns 'les Ternes, les chasseurs à pied, les volontaires de la I'" division se depL"»ient en tirailleurs sur !r-s pentes qiii descendent vers Rueil et le château de Bois-Préau; l'artillerie s'établit en avant du Moulindes-r;ibets, avec 2 batteries prés de la maison brûlée a ;/anche du plateau.
La bri^^'J'ie rie LaCharrière est en arriére de rartillerie, Il rjroite ver.-, le moulin.
(>'[>eridarit les (nupes conduites par le commandant Llir>lloton, conti[nient a se diriger sur le château delà Mahnaison : tout à coup, au moment où elles arrivent
dans le chemin creux longeant le mur du parc, un coup de feu retentit; nos soldats saisis de panique, s*enfuient, jetant leurs pétards et leurs outils (1).
Prévenu de ce contre-temps, le général en chef arrête le mouvement de la brigade Paturel se portant vers la gauche et donne Tordre au général Martenot et à la cavalerie de rester dans le chemin creux prés du Mont-Valérien : vers 8 heures, le général fait rentrer les troupes dans leurs campements.
Ce même jour 30 septembre, le général Vinoy exécutait une opération importante sur les villages de Thiais, Chevilly, L'Hay. L'artillerie n'ayant pu agir efficacement, nos hommes marchèrent à découvert contre des murailles crénelées et garnies de défenseurs... Les pertes furent considérables, mais les soldats du 13* corps, incontestablement beaucoup plus aguerris que les jeunes troupes du 14', avaient marché avec vigueur et entrain.
Cependant s'il n'y avait pas encore à compter sur les soldats du li"" corps en rase campagne, il est certain qu'ils avaient déjà fait quelques progrès sous le rapport de la discipline et de l'instruction. Dans las postes avancés ils faisaient assez bien leur service et l'on pouvait espérer qu'ils présenteraient une certaine résistance, une certaine solidité derrière nos lignes de défense, dans le cas où l'ennemi tenterait un coup de main. Du reste, les attaques de ce genre semblaient de moins en moins probables.
(1) Ce coup de feu avait été- tiré par un des nôtres, probablement syr un tronc d'arbre pris pour une sentinelle... L'ennemi n'a cru qu'à la présence d'une faible patrouille et, le lendemain malin, M. Pigny rapportait une partie des outils et sacs à poudre abandonnés sur le terrain. Nous citons ce fait pour démontrer combien il était encore difficile , à la date du 30 septembre, d'entreprendre quelque chose de sérieux avec des troupes aussi peu solides.
Les courriers ne passaient plus. Les tentatives ptrnr avoir des nouvellGs de province restaient infructueuses.. , chaque jour le cercle d'airain se fermait. , . Sur tous les points de Thorizon, nous voyions rennemi pousser ses travaux-,, il crénelait les murs, creusait des tranchées, élevait des batteries,.,; il était bien évident qu'il voulait nous cerner, nous emprisonner, ne songeant plus, après nous avoir isolés de la France et du monde, qu*à nous aflamer.
Le général Ducrot se rendit alors auprès du Goaver- «rincTOt neur, et eut avec lui un long entretien au sujet lie h Mt«rti»ikr. défense de la capitale.
Il lui fit observer que, pendant ces premiers jours, nws ax'ioas pu redouter une attaque de vive force, mais que ctésonnais elle n'était plus à craindre. La panique Ju pf^Miiier moment passée, nos hommes étaient devenus plus scdides, le rempart se trouvait en élat, notre défense ei^térieure suffisamment organisée.
D'un autre c6té, si les Prussiens avaient dû essayer un coup vie forcïe, ils raun^ieot très-certainement tenté diV ItHir arriviV deMinl Paris. Sans douter une pareille 0jvrîiti\^ eàl été bien risijuée, elle les eût exposés à lui ivhec qui aurait pu avoir des conséquences tt*^l*lr\His*^ ix>ur le moral de leurs troupes, mais alors i^lîo n'oL^i: :v\^ nl^^olument ïmp<>ssiMe: aujounirhiii^ au v\^,u.\A.:v. * or»e r.\îTre plus aucune chance de succès.. - ^ IV; .v>u\ .1 ^^î b:e:i eviio:;L à voir le soin avec lequel ^ ,\ùvru ■:;;.: .; .vrv\::^ i investissement, l'ardeur av^^ A ; ;,;,u /.>^ vis :r,xN,i /.:::: À iVr^iiier leurs lignes, qui^^ ♦ r. , \î .1 / ,;.r^.^ : ::: ::.:: ie r^^i^iire Peins par la f^^'
A IV > X -^ :/^/ s:: :a:.:::. re:::-ètre penserez-vou^^^' % v^ . À ^ ^v <, V , r ;. :\:£^ :" -. rr^^seace au deho^^^ % v\\\< , v.v ;; .. .<: ^^ .à,:>^^ .\cnrnun«e que dans Finl^^'
« rieur de Paris. . . Si tel est votre avis, rien n'est plus c facile que de me faire partir en ballon. . . »
Le Gouverneur répondit au général Ducrot qu'incontestablement il pourrait être très-utile en province, tant pour l'organisation que pour la direction des troupes, mais qu'il était aussi fort nécessaire à Paris...; que si le général Trochu Tenait à manquer il ne voyait pas en quelles mains passerait le commandement de l'armée de Paris... ; qu'il demandait donc à réfléchir sur cette grosse affaire.
Il n'appartenait pas au général Ducrot de revenir sur cette question délicate; il n'en parla plus au Gouverneur.
Quelques jours après, M. Gambetta sortait de Paris avec pleins pouvoirs pour réunir les attributions de ministre de la guerre à celles de ministre de l'intérieur.
Dès lors, le général Ducrot comprit qu'il n'y avait plus à compter sur les armées du dehors pour le salut de la France et de Paris, qu'il fallait tout préparer sur place et tenter, par un effort désespéré , de rompre le cercle de fer qui allait se resserrer chaque jour autour de la capitale, jusqu'au moment où une hideuse famine la livrerait pieds et poings liés à la merci d'un adversaire sans pitié.
Il se mit donc à étudier avec un soin inlini les diverses positions occupées par l'ennemi et à rechercher les points faibles sur lesquels un effort suprême aurait quelque chance de réussir.
Avant d'entrer dans l'étude de ces positions, nous allons raconter les opérations exécutées par le 13* corps d'armée depuis le combat de Châtillon jusqu'au 30 septembre.
^et