TROISIEME PARTIE
Du l*" au 21 octobre.
Pendant que le 13* corps cherchait à contenir l'ennemi sur le front sud et sud-est, le 14* corps, établi sur le front ouest, gagnait chaque jour du terrain.
(1) La batterio do mitrailleuses était attelée et proie a marcher, dans la cour do la ferme, derrière la Faisanderie.
Nos troisdivisions étaient échelonnées sur la rive droite de la Seine depuis Sainl-Ouen juâtiu*à BiUancourl; en avant du fleuve, nous avions les têtes des ponts de Neuilly et d'Asnières, nous occupions Courbevoie, le Rond-Point, Puteaux, relies avec le Mont- Val érien ; et nos avant-postes allaient jusqu'à Suresnes et Nanlerre . . .
Les derniers jours du mois de septembre furent employés a organiser la défense sur toutes nos positions depuis Saint-Ouen jusqu*au Poinl-du-Jour* . . Mais au commencement d'octobre, quand il fût bien établi que les Prussiens ne songeaient qu'à nous investir, il fallut penser exclusivement à rendre nos troupes capables de combattre en rase campagne sans trop de désavantage.
Tous les régiments du 14" corps, constitués d'éléments très-divers j de cadres incomplets, imparfaits, avaient à peine quelques notions du métier. . , Le mois d'octobre en partie fut consacré à les instruire : exercices, tirs à la cible, travaux de sape, marches, reconnaissances, petites opérations de guerre, employèrent tous les instants des ofliciers et des soldats. . . <k II était intéressant, dit € un officier allemand du V corps, d'observer les « exercices et les petites guerres que Tennemi faisait € exécuter à ses jeunes troupes pour les former. . . Gela « se pratiquait en grand et en petit, souvent même dans € la ligne des avant-postes. .. »
Chaque jour nos reconnaissances de cavalerie parcouraient les abords de nos positions, et poussaient assez loin dans la plaine de Gennevilliers. Les corvées de pommes de terre, toujours protégées par des compagnies d'infanterie, étaient Toccasion de reconnaissances, de découvertes; souvent ces fractions s'avançaient au delà du Mont-Valérien, dans la plaine de Nanterre, jusqu'au bord de la Seine.
Pendant que nous consolidions nos positions, que nous instruisions nos hommes, Tennemi continuait avec activité ses travaux qui, chaque jour, prenaient un développement plus considérable.
Comme il semblait se fortifier d'une manière particulière dans le parc de Saint-Cloud, le Gouverneur fit donner Tordre de canonner tout le terrain entre Montretout et Bas-Meudon.
Le 5 octobre, la canonnade fut surtout très- vive; le feu canonnade était soutenu par le Mont-Valérien, la batterie flottante (5 octobre.) du parc de Suresnes, la batterie de marine, les batteries de 12 du Rond-Point de Mortemart, les batteries flottantes de Tile Seguin, les bastions du 6* secteur, les batteries du parc Rothschild. De plus, deux batteries de 12 de la réserve du 14* corps vinrent prendre diverses positions dans le bois de Boulogne, sur les bords de la Seine, et combinèrent leurs feux avec ceux des batteries fixes.
L'ennemi essuya cette violente canonnade sans y ^
répondre, mais il dut momentanément abandonner tous ses travaux.
Le 6 octobre, le général en chef conduit dans la Reconnaissanc
^ . vers Bezonsi
presqu lie de Gennevilliers une forte reconnaissance de (6 octobre.) cavalerie, accompagnée d'artillerie (4 pièces de 4 et 2 mitrailleuses). L'ennemi est signalé en aval de Bezons, aux abords du pont du chemin de fer de Rouen; deux canons et deux mitrailleuses sont immédiatement mis en batterie à 1,400 mètres, à hauteur du chemin de fer de Saint-Germain ; après une douzaine de coups tirés, les groupes allemands disparaissent et le général fait cesser le feu.
Le lendemain, le général Ducrot fait ime reconnais- Reconnaissanc
. . vers
sance offensive vers la Malmaison , afin de savoir si la Maimaison.
(7 octobre.)
le parc est solidement occupé. *
La colonne, composé^ d'infanterie, d'artillerie et de cavalerie, se met en marche à une heure de raprêsmidii dans Tordre suivant
200 hommes des francs-tireurs de Péris, commandant Thierrardi
200 hommes du 7** bataillon de mobiles de la Smae»
200 hommes du* 4' bataillon dlUe-et- Vilaine,
200 hommes du bataillon de TÂisne*
Ces 800 hommes, sous les ordres du général MartraiA, prennent la route du Mont-Valérien et se dirigent v^ti le Moulin-des-Gibets, qui domine RueiletNanterre. Avec cette colonne marchent une batterie de 12 de la réserve, une batterie de 4 et une batterie de mitrailleuses de la 2** division du 14'' corps ; les francs-tireurs volontaiffs de la 1** et de la 2* division suivent rartiUerîe.
Quatre escadrons de cavalerie (deux de gendarme ^ deux de dragons), sous le commandement du eofenél Bonaparte, ainsi que la batterie à cheval, sortent par la route de Bezons, tournent â gauche après avoir passé le chemin do fer, se dirigent sur Nanterre et prennent position entre ce village et Rueil. Le colonel Bonaparte observe Chatou et Groissy; un de ses escadrons est détaché dans la direction de Gharlebourg.
Les francs-tireurs volontaires de la ligne et de la mobile du Mont-Valérien (capitaines L*lopis et de La Rochethulon), appuyés par quatre compagnies de mobiles, sortent du fort vers une heure; prenant le chemin creux qui descend vers Bois-Préau, ils se portent vers l'ouest du parc de la Malmaison.
Les volontaires de la 1" et de la 2® division, précédés par les francs-tireurs de Paris, se dirigent vers Test du même parc.
A 2 heures et demie, le Mont-Valérien ouvre son feu sur Bougival, la Jonchère et les hauteurs de Buzenval;
oependant, nos petites colonnes de francs-tireurs de la li^pie, de la mobile, de Paris, abordent à droite et à gauche les murs du Parc de la Malmaison ; les pétards éven-
Irent les murailles et les tirailleurs se précipitent
le poste venait d'être abandonné ; retiré dans une position en arriére, Tennemi se contente d'envoyer seulement quelques obus sur les escadrons du colonel Bonaparte.
Le Mont-Valérien et nos batteries installées au Moulîn-des-Gibets continuent leur feu; mais les Prussiens ne répondant pas et demeurant toujours invisibles, lo général en chef ordonne de rentrer dans les cantonnements. Sentant la faiblesse des points que nous venions d'attaquer, l'ennemi n'avait pas voulu les défendre, A notre approche, le poste de la Malmaison, sur l'ordre du colonel commandant la ligne des avant-postes prussiens, avait évacué le parp (1).
Tous les avant<^postes avaient également pris leurs dispositions de combat, et la 10* division, à laquelle ils appartenaient, s'était concentrée en arriére de la Celle- Saiot-Cloud. Là, nous eussions rencontré une résistance considérable; le général en chef n'avait ni l'intention, ni les moyens de la briser ; par ces petites entreprises incessantes, il ne poursuivait qu un but : relever le moral et exciter Témulation de ses jeunes soldats.
Le 9 octobre, une reconnaissance de francs-tireurs de Reconnaîssi laligne, sous la conduite du commandant ChoUeton, vient o odtobn occuper la redoute du Petit-Nanterre et échange quelques coups de feu avec les postes prussiens de Bezons... La batterie de Gourbevoie, des mitrailleuses placées au chemin de fer de Saint-Germain tirent sur Bezons
(i) Cette ligne des avant-postes suivait la lisière du bois Bérenger, les hauteurs de la Jonchère jusqu'à l'extrémité de Bougival (partie Eât) et la Seine.
Jil DEFENSE DE PARIS.
H HcmHles, pour soatenir nos franc^-liretirs ; une colooii de cavalerie prassianiie apparaît ; quelqpies coups é tmimiUe ^tiffiseniélâfaire fuir rapidement vers Houilles, Aucune troupe ne s'etanl plus monlrée, à 10 heiirei et demie le geneml en chef ordoiiae de cesser le feu» et les troupes reuti^nt dans leurs campements, 19 «cioNft. Le 10 octobre, une brigade de nouvelle formation, sous les ordres du général Berthaut, est mise à la clis-
I u di«po«iii«i position du général commandaDt en chef les l? et
QU If* OM]pi, ' -
a* corps. Elle se compose :
D*un régunent de zouaves de marche.
Du 36* régiment de marche.
De deux bataiUons de la garde mobile du Morbihaiï (2* et 3').
Par suite de rarrivée de cette brigade» les changemeuls suivants ont lieu dans le cantonnement des troupes:
Les zouaves sont placés dans la caserne de Courbevoie, et occupent la ligne de retranchement depuis h Seine jusqu'à la ligne du chemin de ter de Versailles.
Le 36*^ de marche est établi au Rond-Point de Courbovoie; conlinuaiil les travaux déjà commencés, il garde cette position, ainsi que la batterie de marine établie sur l(î remblai du chemin de fer de Versailles; un bataillon de la garde mobile du Morbihan occupe le village de Puleaux; un demi-bataillon du Morbihan est installe dans l'usine située sur la route du Mont-Valérien, au Uond-Point de Suresnes; l'autre demi-bataillon dans l'usine située au-dessous du barrage de Suresnes.
Le lU' de marche (luitte ses positions de Courbevoie l'I va s'établir sur la rive droite de la Seine, du côte de Villiers.
Cl» même jour, 10 octobre, le capitaine de La Roche- Ihulon, connnandant la compagnie des eclaireurs du jS" mobiles (^Loire-Iniérieure), lait une reconnaissance
vers Bttzenval : laissant le gros de sa troupe sur la route de Saînt-Cloud, il s'avance avec quatre hommes jusqu'au mur près du château, et constate que le poste prussien est peu considérable.
Le 11 octobre, le 2" régiment de dragons de marche u octobre. passe sous les ordres du général Berthaut, commandant toutes les troupes placées sur la rive gauche de la Seine.
Le 2* bataillon des francs-tireurs de Paris (commandant Thierrard) va prendre position à Tusine du Rond- Point des Bergères.
A 7 heures, un peloton de francs-tireurs de la 1" division, un peloton de francs-tireurs de la 2* division, un peloton de dragons, quarante gendarmes et deux compagnies de zouaves, sous le commandement du capitaine Faverot, poussent une reconnaissance vers Golombes et Gennevilliers, pendant que le génie, protégé par ce rideau de troupes, examine les positions à fortifier autour du pont d'Asnières.
A 9 heures, la division de Caussade quitte son campe- . >-« division
' ^ * de Caussade es
ment pour aller se mettre à la disposition du général momenianémen Vinoy, sur le front sud de Paris ; elle est suivie par les ^ ^* disposition trois batteries de réserve du commandant Pachon. **"^^** ^'"°^*
La 2* division fait appuyer à droite sa première brigade afin d'occuper les principales positions abandonnées par la 1" division.
Quatre pièces de 4 sont placées dans la batterie à droite du chemin de fer; deux pièces de 4 à gauche de la voie.
A 2 heures, le Mont-Valérien envoie une vingtaine de coups de canon sur la cour d'honneur du château de Saint-Gloud.
La batterie Mortemart et les batteries de 12 établies à la porte de Boulogne et à la porte de l'Hippodrome
Ml DÉFENSE DE PARIS,
tirent également chacune une âoQzaine de œups sur le ch&teau et ses abords, iioctourt. Le 12 octobre, à 8 heures du matin, le capitaine ' iren Boogivai. Borthier, officier d*ardonnance du génépal en chef, part l :é *L' à là découverte vers Rueil avec un peloton de dragons v et un peloton de gendarmes.
V Â. une heure, une reconnaissanco offensive a lieu dans
la même direction. ^
Les troupes sont divisées en trois colonnes!
Quatre compagnies de gardes mobiles du Môût*V*^ lérien, les francs-tireurs du capitaine L'iopis, léi li«^ railleurs de la Seine du capitaine Dumas, formant la première colonne, se dirigent vers la Malmaison par le sud du Mont-Valérien, la Briqueterie, le ofaftteau de Richelieu et Boîs-Préau ;
Les zouaves, deux bataillons de la garde moMIe du Morbihan, deux escadrons de dragons, ui\e batterie de 4, une de 12, une batterie de mitrailleuses formant la deuxième colonne, marchent vers le même point par Nanterre et Rueil ; le général Berthaut commande ces deux colonnes.
Les francs-lireurs de la 2" division, capitaine Faure- Bigiiet, un bataillon du 19* de marche, deux batteries de 12 et une de 4, se portent vers la Maison-Brûlée, audessous du Mont - Valérien ; le lieutenant-colonel Cholleton commande cette troisième colonne.
A 2 heures, la batterie de 4 du général Berthaut
donne le signal ; aussitôt toutes les batteries, ainsi que le
*^: Mont- Valérien couvrent de projectiles tous les massifs
boisés compris entre la Malmaison, Tîle de Croissy et
la Jonchère.
Une batterie établie derrière le pont de Chatou, sur la rive droite de la Seine, répond à notre feu. La canonnade ayant cessé, les zouaves, les tirailleurs des
bataillons du Morbihan se jettent en avant, dépas- Malmaison... ; mais ils sont arrêtés par un rement établi à la jonction de la route de la Jon-
du chemin de fer américain ; cet ouvrage, armé lis, les couvre de mitraille, et les force à se metbri dans le saut de loup de la Malmaison. On reconnaître l'emplacement de cette batterie: le t atteint, le général Berthaut donne Tordre de la
Les autres colonnes, sans avoir été engagées, le mouvement; à 5 heures, toutes les troupes . dans leurs cantonnements.
\ octobre, à 7 heures, un officier d'ctat-major i3 octobre, ipilaine d'artillerie vont reconnaître dans la di- versBezons. de Bezons les points les plus favorables à Tem- 5nt de batteries pour une reconnaissance offensive avoir lieu dans la journée.
heures , cette reconnaissance, composée de 4 ns d'infanterie, d'une batterie de 4, d'une section je met en mouvement sous les ordres du général it ; elle se porte sur les bords de la Seine, entre
et le pont des Anglais ; notre artillerie prend poans la redoute de la Folie ; soutenue par les pièces ine de Courbevoie, elle dirige son feu sur les mai- Bezons, qui servent de poste à l'ennemi ; nos obus ntôt délogé les Allemands ; tout le pâté |de maiué en avant et à gauche du pont devient la proie nmes.
3ction de 12 (Lesage) se porte ensuite dans Tan- ^. lé par les chemins de fer de Saint-Germain et de La maison du pont des Anglais, la ferme de la ml vivement canonnées ; dès les premiers coups, lie éclate et les murs s'écroulent.
lant tout le cours de cette opération, les Prussiens
ATriTée
da régiment de
garde mobile
ne répondent que très-faiblement, et, à midi, la naissaope rentre à Courhevoie.
Dans la nuit du 12 au 13 octobret le capitaine de La Roohethulon s'embusque avec sa compagnie d'éclaireurs dans une rue de Rueil (avenue de Bois-Préau), pour su^ prendre une patrouille ennemie, qu'il sail devoir passer.
Vers quatre heures et demie du matin, parait un groupe de Prussiens; le capitaine de La RocheLhulon le laisse approcher à quelques pas, et donne le signal du feu en tirant deux coups de carabine sur le sous-oflîcier (Ugo de Breslau) cpii marche en tête. Ce sous-officier est tué, ainsi qu'un de ses hommes; sept autres soldats sont blés* ses, et le reste de la patrouille se disperse.
Quatre bataillons de la garde mobile de Seine-el- Marne, mis à la disposition du général en chef, arrivent 8eine-et Marne, à trois hourcs, et campout, deux dans Tavenue de NeuiUy, et deux sur le boulevard Maillot,
Pendant cette journée du 13 oclobre, Rueil est vîfroureusement canonné ; ce village nous servant d'abri dans nos opérations de ce côté, les Allemands voulaient le brûler entièrement ; mais les maisons, solidement construites, résistent en partie à Tincendie, les murs restent debout; Tennemi, voyant qu'il ne peut ruiner complètement ce village, renonce à son entreprise, et se contente de renforcer tous les obstacles en avant de ses positions.
Dans cette même journée, un obus du Mont-Valérien met le feu au château de Saint-Gloud (1).
Depuis plusieurs jours cette forteresse ne cessait de canonner tous les points qui lui semblaient des postes prussiens ou des observatoires. La lanterne de Démos-
^ (i) Ce léger incendie fut promptement éteint. C'est pendant lUrmistice qui précéda la paix, alors que Jes hostilités avaient partout cessée que le Palais a été entièrement brûlé avec les villages de Saint-Cloud, Montretout, Garches, etc
thène étant un de nos points de mire, Tennemi la fait sauter dans la nuit du 12 au 13.
Le 14 octobre, le régiment de mobiles de Seine-et- Marne (38*), composé de quatre bataillons, se porte sur la rive gauche de la Seine, ayant comme centre de position le village d'Asnières ; il doit défendre tout le terrain entre Courbe voie et Villeneuve-la-Garenne.
Le 1" bataillon établi sur ce dernier point garde le pont et la redoute en avant ; le 2* bataillon occupe les maisons situées entre la gauche de Villeneuve et les premières maisons d'Asnières, poussant ses avant-postes vers Gennevilliers ; le 3* bataillon, installé dans le village d'Asnières, défend les maisons et jardins en avant de son front ; le 4*" bataillon, dont une compagnie occupe le château de Bécon, tient toute la ligne comprise entre le chemin de fer d'Asnières et les premières maisons de Gourbevoie ; ses avant-postes sont sur la ligne d'Asnières à Gourbevoie, se reliant à gauche à ceux des «ouaves.
Une batterie complète de 12 prend position au Rond- Point de Gourbevoie, à la place dos deux pièces de 12 qui s'y trouvaient.
La batterie de marine, voisine du Rond-Point, tire sur le pont d'Argenteuil, que l'ennemi essaie de rétablir.
Deux compagnies de mobiles du Mont-Valérien font une reconnaissance vers la redoute de Montretout; elles pénètrent dans l'ouvrage, après avoir chassé le poste qui l'occupait ; mais les renforts ennemis arrivant, elles sont obligées de se replier.
Dans la nuit du 14 au 15 octobre, un lieutenant prussien venu en reconnaissance dans le village de Rueil, tombe sur une embuscade où il est tué.
Le 15 octobre, à dix heures du matin, le général Berthaut, avec quatre pièces de 4, quatre pièces de 12,
l4ociubre.
Le régiment é ■ mobiles de Seine-et-yariM prend position
dûs
la presqu'île d
GcnneTilliers.
15 octobre.
I\econoaiS8an(
vers
Argenleuil.
,m DEFENSE DE PARIS,
uu bataillon do louaves, deux bataillons de mobUef^ quatre escadrons de dragons, se porta vers Ai^uleml: ' il ca nonne vigoureusoment les maisons aux ftlentoiirî,,
principaiemenl la fabrique qui se trouvô un peu u sud du village* Les Prussiens répondeot par qneltpei coups de canon; le feu cesse bientôt de pari et d'tulii< et la reconnaissance rentre dans ses canionnemçtitâ.
Dans la soirée, une fraction de la conapagtiie dûii éclaireurs volùnlaires des zouaves (organisée a k du II octobre), se met en iiiarcho vers Colomlïes reconnaiire les abords de File Maraiite.
16 octobre. Le 10 octobre, a la suite de demandes réUerée^ da
général en cher, les trois bataillons de garde rnubilatl^ iionnés à Pantin, trop éloignés du 14* corps, cesseol d'en faire partie-
Trois autres bataillons de mobiles : le S* d'flIe^l*Vi^ ' laine» le 4' desCôtes-dii-Nord elle 6* do la Somme» Sûol mis à la disposition du 11° corps.
Reconnais^nïjcë A Tïiidi, le ï^énéral Berthnut fait une reconnaissant | Arpcnicuii. vGr.s An^ciilcuil avoc (fuatre balaillons , le retriineiil de drapjiis, (lcu\ escadrons de Ljendarmerie, Tarlillerie de la ])rii;ade, plus une haUerie de bl cl une de i. Il canonne les ahcn'ds du pont d'Ari;enteuil et force les Prussiens à Jthandonnei' inonienlanénient leurs travaux de del'ense. L'ennemi riposte des maisons d'Argenteuil par ([uel<[ues eou|)S de feu, puis avec une ballerie établie plus du villai;*'. Les obus allemands suivent nos battel'ies a leur l'einur vei's Lolombes, mais sans faire aucun mal et nos pièces de marine de Courbevoie ne tanlenl pas à tViire cesser le feu de l'ennemi.
17 ctnbrc. Le 17 octobre, les trois bataillons de garde mobile
muioiics ai'rivenl a Xeuilly ; le "2" d'Ille-el-\'ilaine est donut» au i^cncM'al Martenot ; les deu\ autres sont misa la disposition du général Bei'thaut.
Vers 10 heures du matin, six compagnies de zouaves (deux de chaque bataillon), sous les ordres du commandant Noéllat, vont occuper les redoutes de Colombes et de Charlebourg.
Deux de ces compagnies sont placées au point où la route de Bezons coupe le chemin de fer de Saint-Germain ; deux autres sont établies à droite, sur la ligne du chemin de fer ; une compagnie occupe la redoute de Colombes, une autre la redoute de Charlebourg.
Dans cette journée, le caporal Lecomle, du régiment Mise à rordro de zouaves, est cité à Tordre et nommé servent : un caporal Lecomte,
^ des zouaves.
messager de l'armée, surpris par un poste prussien, avait eu sa barque coulée par la fusillade ennemie en passant de la rive droite de la Seine sur Tile Marante ; ce malheureux, ne sachant pas nager, était dans Tile depuis 48 heures.
Le caporal Lecomte se jette à l'eau, met Thomme sur un tonneau trouvé près de Tile, et toujours nageant, le ramène à la rive. — A Taller et au retour les sentinelles ennemies lui tirent plusieurs coups de feu qui ne l'atteignent pas.
Le général en chef voulant voir par lui-même tout son ReconnHh<:ancei terrain d'action, ne cessait de faire des reconnaissances; ei du la octobre. le 17 il pousse au delà de ses avant-postes, du côté de RueiL
Pendant ce temps, le Mont-Valérien,la canonnière de Suresnes, la batterie Mortemart et une batterie de 12 de la 3* division tirent sur les travaux des Prussiens dans le parc de Saint-Cloud.
Le 18 octobre, à 1 heure de l'après-midi, une colonne i8 octobre.
. , .,, Il- r. • . Ucconnaissanc*
composée de trois bataillons a infanterie^ du régiment ^^Zn\L de dragons, d'une batterie de 12 et d'une batterie de 4, sous les ordres du général Berlhaut, se porte vers Argenteuil ; elle est suivie par une batterie de 12 de la
Argcateuil.
872 • DÉFENSE DE l'ARlS,
réserve, deux escadrons de gendarmerie forment soi^e Toute rarlillerie prend posilioa près de Totivftigei Moulin ; soutenue par la batterie de Courbevoie, àk i le feu a une fabrique signalée comme atelier da i tiens des Prussiens, et force les petits postas aux alentours à se replier.
L'ennemi répond par quelques coups de canon i résultat.
19 octobre. Le 19 octobre, à une heure, la l'* division (de
La
DO» de caussade sade) revient de IJicétre, où elle était depuis que deBicôlre. jours à la disposition du général Vinoy; elle s*ins dans ses cantonnements de Cllchy à Saint-Ouen.
La 2* division reprend ' également vers la gatichescs" anciennes positions.
Une compagnie de 60 pontonniers postée stir te bords de la Seine, en avant de Clichy, établit duuïj passerelles sur les arches démolies du pont d'AsmêPei j
20 ociobre. Le 20 ôciobro, à 7 heures du matin, le capitaine Fa\'e-
Rcconnaissancc ^ i < i lii i
du rot, avec un peloton de 4U gendarmes, part en reconiiaji'
cap"«- Kaverot ^ , ^
veischaiou sancc ; il doit examiner les abords du pont de Chatou, les approciies di? la Malmaisun et les hauteurs de h hit chère.
Arrive à la h-taliou de Kueil, le capitaine Faveroimet pied à terre et s'avance seul jusqu'au bord de la Seine: de là, il coiisiatc rcxistcnce de deux batteries de position construites sur la rive droite, de chaque côté du pont du chemin de fer de Cliatou.
Il se porte ensuite sur le plateau qui domine la Malmaison et (léterniine un cmi)lacement favorable pour Tetal)lissenicnt d'une batterie de campagne, sur un éperon situé à la Jonction de la route de Saint-Cloud avec le mur du parc de la Malmaison.
Après celte reconnaissance, exécutée en vue d'une \opération pour le lendemain, le capitaine Faverot se
et la Malmaison.
rend dans la journée auprès du général Trochupour lui soumettre le plan d'ensemble. Le Gouverneur ayant approuvé, le général Ducrot fait, à 3 heures de Taprès- Reconnaitsaw midi, une nouvelle reconnaissance dans la direction de générai'oucn Rueil. Pendant ce temps, deux pièces de 12 de siège placées sur le chemin qui descend du Mont-Valérien à .Rueil, canonnent Chatou et le pont sur la Seine; elles sont couvertes par deux compagnies de francs-tireurs de Paris et 600 mobiles, par une batterie de 12 et une batterie de mitrailleuses en réserve sous le Mont-Valérien.
Le même jour trois pièces de siège de 24 sont conduites au Mont-Valérien pour prendre part à l'affaire du lendemain.