OPÉRATIONS DB LA PREMIÈRE DIVISION DU 13' CORPS
(DIVISION D'EXBA)
(Du l*" &u ai octobre).
Le général d*Èxea était chargé de défendre tout le
front compris entre Maisons-Alfort et Rosny. Il avait sous ses ordres sa division (l'* du 13' corps), le groupe des mobiles du lieutenant-colonel Reille, ainsi qu'un certain nombre de bataillons de mobiles envoyés successivement de Paris pour se former au service des avant-postes.
Au commencement d'octobre, les troupes étaient en- cantonnements
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core sous la tente, mais le froid se faisant sentir, on les par u division
d'Ëxea
cantonna dans les villages situés aux abords des posi- ^*"JJcn,bîï>^" tiens occupées.
La 4" brigade (Mattat), spécialement chargée de défendre l'intervalle entre la Seine et Créteil, eut ses deux régiments cantonnés, le 5* dans les baraques du camp de Saint-Maur, sur le plateau de Vincennes, le 6'à Charenton et Saint-Maurice; un bataillon de mobiles à Maisons-Alfort.
La 2* brigade (Daudel), établie à Pontenay-sous-Bois et Nogent ainsi que dans une partie des baraques du camp de Saint-Maur, fournissait un bataillon de garde à Saint-Maur. Joinville-le-Pont était occupé par un bataillon de mobiles du Loiret; les deux autres bataillons de ce département campaient derrière la Faisanderie.
Le plateau de Tilmont était défendu par le groupe de mobiles du lieutenant-colonel Reille (régiment du Tarn, et 2* bataillon de la Drôme).
Ces mobiles, chargés de garder Tintervalle entre le fort de Rosny et la redoute de Fontenay, étaient cantonnés à Mon treuil et Bagnole t.
En dehors du service d'avant-postes, des travaux de services fournis tranchée, toutes ces troupes fournissaient des reconnais- division d'Exea. sances journalières au delà de leurs positions ; elles continuaient et complétaient leur instruction par des marches, des exercices, des tirs à la cible.
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\At ^^enéral d'Exea était chargé de défendre tout le
front compris entre Maisons-Alfort et Rosny. Il avait sous ses ordres sa division (l'* du 13' corps), le groupe des mobiles du lieutenant-colonel Reille, ainsi qu*un certain nombre de bataillons de mobiles envoyés successivement de Paris pour se former au service des avant-postes.
Au commencement d'octobre, les troupes étaient en- camonnemem core sous la tente, mais le froid se faisant sentir, on les par la diviàio
. d'Exea
cantonna dans les villages situés aux abords des posi- ^*"j.Jciobro'* tions occupées.
La !"• brigade (Mattat), spécialement chargée de défendre Tintervalle entre la Seine et Créteil, eut ses deux régiments cantonnés, le 5* dans les baraques du camp de Saint-Maur, sur le plateau de Vincennes, le 6* a Charenton et Saint-Maurice; un bataillon de mobiles à Maisons-Alfort.
La 2* brigade (Daudel), établie à Fontenay-sous-Bois et Nogent ainsi que dans une partie des baraques du camp de Saint-Maur, fournissait un bataillon de garde à Saint-Maur. Joinville-le-Pont était occupé par un bataillon de mobiles du Loiret; les deux autres bataillons de ce département campaient derrière la Faisanderie.
Le plateau de Tilmont était défendu par le groupe de mobiles du lieutenant-colonel Reille (régiment du Tarn, et 2* bataillon de la Drôme).
Ces mobiles, chargés de garder l'intervalle entre le fort de Rosny et la redoute de Fontenay, étaient cantonnés à Montreuil et Bagnolet.
En dehors du service d* avant-postes, des travaux de services fourni tranchée, toutes ces troupes fournissaient des reconnais- division d'Exea sances journalières au delà de leurs positions ; elles continuaient et complétaient leur instruction par des marches, des exercices, des tirs à la cible.
iv Ni-r.;-Jldur.
Des délachemeiils du 5' ou du 6* de marche dllmut alternativeineot chaque nuit reconnaître les abords de MalâOûs-Alfort, concurremment avec les mobiles cantennés dans ce village. Il s'avançaient jusqu*à la ferme de Notre-Dame-des-Mèches, jusqu'à Créteil ; parfois même Us pénétraient dans ce dernier village, que Tennemî n'oc- ■ cupait pas conslammenL m
Ce village de Créteil renfermait de grandes quantités de paille et de foin; le 16 octobre au malin, une pa* trouiUe ayant constaté Tabsence de Fennemî, le général d'Ëxea résolut de faire entrer dans nos lignes eet approvisiounenient. Un certain nombre de voitures du imin esixïrlées par quelques compagnies de la brigade Matlâti s^avancérent jusqu'au village, enlevèrent rapidemenl lotit le fourrage et rentrèrent sans avoir été sérieusement inquiétées. Commencée vers midi, terminée à cinq heures du soir, cette opération , lestement conduite» aèfl nous coûta qu'un sergent blessé.
La presqu'île de Saînt-Maur était sous les ordreâ du conmiandant de Conchy , chef de bataillon du 7* de marche.
En dehors de son bataillon cantonné à Sainl-Maur, M. de Conchy avait sous ses ordres un bataillon du Loiret établi à Joinville, et la compagnie des carabiniers parisiens postée à Porl-Créteil ; cette compagnie élail spécialement chargée d'empêcher Tennemi de tenter un passiîge de la Marne aux abords de l'ancien pont de Civtoil, où les gués sont nombreux. La garnison de Sainl-Maur poussait ses avant-postes jusqu'à l'extrémité du jvtit paiv où était la redoute dite de Saint-Maur; ces avant-postes se ivhaient à ceux de Port-Créleil, manière à fermer complètement l'isthme.
Chaque nuit des patix)uilles fiiisaient, de deux heures
doux heures, le tour de la presqu'île et fouillaient
les bords de la Marne ; dans le jour, des postes étaient installés sur des petites éminenœs dans des maisons d'où Ton découvrait au loin. Ces reconnaissances, ces postes d'observation furent dévolus à la compagnie des francs-tireurs du bataillon (20'), du 7* de marche; le lieutenant Zaccone qui la commandait, accomplit cette mission difficile avec autant de zèle que d'intelligence.
Les carabiniers parisiens chargés de garder la partie de la Marne depuis Port-Créteil jusqu'à la Varenne-Saint- Maur et d'empêcher l'ennemi de tenter un passage aux abords de l'ancien pont de Gréteil où les îles boisées, les gués nombreux pouvaient rendre l'opération facile, montrèrent un dévoûment non moins actif que les francstireurs, de la ligne du 7* de marche.
Bien que les Allemands n'aient pas essayé de s'emparer de cette position s' avançant comme un bastion dans leur ligne d'investissement, ils la surveillèrent constamment et avec la plus grande attention.
Toute la rive gauche de la Marne, depuis Champigny jusqu'à Gréteil, était garnie de postes prussiens ; on en voyait dans la maison crénelée à Champigny, au pont de Champigny, au moulin de Champigny, dans l'île d'Amour sous Chennevières, sur la pente de Chennevières, au pont de la Varenne-Saint-Hilaire, sur la pente d'Ormesson, au moulin de Bonneuil, au moulin d'Amontsous-Créteil ; enfin, sur les bords de la rivière même, une foule de sentinelles, embusquées derrière des arbres, cachées dans des trous, observaient sans cesse les routes, les chemins, les sentiers : les moindres mouvements, les moindres indices pouvant annoncer quelques préparatifs de marche ou d'action étaient signalés immédiatement. — Entouré, gardé à vue, le commandant de Conchy déploya dans ce service d'observation défensive la plus grande habileté, la plus vive énergie.
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m&QZ restreint, les mobiles du Reconm ^ poussaient chaque jour des par ies .;irjrds du plateau de Tilmont où i'eui«n
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Iquûfois même, exécutanl des recon-
, ils g avançaient jusqu'à Neuilly-
ir-Marne et le plaleau d'Avron.
l uite de ce^ reconnaissances rencontre
nieid saxon au dolâ du rond-point de Plai-
&5 iJii bois de la Barflnerie ; le pelolon de spahis
! de colonne charge aussitôt : rompu, dispersé,
retire prccipilamment sur Neuilly-sur-Marne.
:lobre* les mobiles fout une reconnaissance
iteau d'Avruû, afin de s'assurer si les Prus-
1^ «a^lK étihK de batterie. Pendant qtia ûan 1* batmlloo du Tam^ éclairées par ks le Tiliage de Neuîlly-âous^Bois, k de FoBcatid. à k téie de trois euti^ oeBoue5 par un pelotoo de chasseurs à dtmû, le plateau et échaoge quelques coups de fei es petils postes ennemis, qoj se replieot rapide- Elutiéfement maîtres du plateau, nous ponroo» que les Allemands n*onl fail aucun tmvail é
Lai8 octobre, une nouvelle fecoonaissance, diri^ pK^ le lieutenant-colonel Beîlle, est poussée sur ioateh Wf/rn d© Villemonble à* Neuilly-sar-yarne.
Au nord du plateau d^Avron, e4 fî^mant k gaâdte, >he le bataillon de la Drome (GotEunandant BalèteK trtïis compagnies de la Côtenl'Or (eommandunt Dl^ puy) en réserve. Celte colonne s'avance dans Villemonble sans apercevoir Vennemi ; an delà de ce %illage, à Ueiiaj\ la compagnie d'avant-garde (capslatne de Blottefiéres), renconlre un po^;îc prussien tpi, tout en se itpliant, commence la fusillaile : nos hommes i^épondenl, mais de pari et d'autre on ne s'engage pas à fond.
Au centre, le commandant Faure, avec un bataillon du Tarn éclairé par un peloton de spahis, marche sur le plateau d'Avron et les pentes sud. Le poste ennemi qui était à Textrémité du plateau, se retire à la hàle sans résister.
A droite, un autre bataillon du Tarn (commandant de Faramond), explore la vallée de la ^larne ; il s'avance jusqu'aux premières maisons de Neuilly-sur-Marne sans rien rencontrer.
Celte reconnaissance, qui nous permet de constater la position des postes prussiens sur un front assez étendu. ne nous coûte que quelques blessés.
DémoDstratJ vers Grétej
Le 21 octobre, pendant que le général Ducrot exécute «i octobre son opération sur Rueil et la Malmaison, le général ^'^j^^Sf^fg" d*Exea , d'après Tordre du Gouverneur, fait des démons- ^'^"*- (rations en avant de tout son front. Les troupes se mettent en marche à deux heures de Taprès-midi.
A droite, le général Matlat, avec deux bataillons du 6* de marche et un escadron de dragons, doit menacer Créteil et le carrefour Pompadour ; au centre, le colonel Galland, du 5* de marche, avec deux bataillons de son régiment et un bataillon du 7*, s*avancera vers le Plant et Champigny ; à gauche, le général Daudel, avec tout le 8* de marche, a l'ordre d'exécuter une reconnaissance sur les bords de la Marne, au delà du rond-point de Plaisance.
Le général Mattat pénétre dans Créteil ; ses éclaireurs échangent des coups de feu avec les grand'gardes de Mesly et du Montmesly. Sur la route de Gex, une fusillade trés-vive s'engage avec le poste de la maison du garde et les troupes établies derrière les remblais du chemin de fer. Celte action, qui ne dure qu*un instant, nous coûte un officier : le sous-lieutenant de dragons Philoche, tué d'une balle au front.
Le. feu ayant cessé, Tennemi ne sortant pas de ses positions, nos bataillons rentrent à cinq heures dans leurs cantonnements.
A gauche, le S** de marche, venant de Fontenay-sous- Bois, suit la route de Strasbourg. Le rond-point de Plai- ^^ pf^'aSc? sance dépassé, il se déploie en bataille, face à Neuillysous-Bois, en avant du chemin de fer de Mulhouse ; ses deux bataillons sont en première ligne, le 3* en réserve. Le 7* de marche s'avance dans cet ordre, précédé par ses francs-tireurs, qui fouillent tout le village de Neuillysous-Bois et poussent jusqu'à peu de distance de Neuillysur-Mame ; là seulement l'ennemi est aperçu : il ne sort pas de ses positions , et à la tombée de la nuit , ce
DémoQstrati vers
«• . DÉFENSE DE PABIS,
régimont nmtf è dans ees cantonnements de Fontenay* Au eentre, dans la prosqullo de Champ iguy, refîaire est plus sérieuse.
oéoMmstniioa Le oolouel Oalland a sous ses' ordres trois batailloûs
▼ers Ghampigny .
/ d'infanterie (deux du 5" de marche et un du 7' do
mar^e)) plus une cinquarUaine de volontaires de la garda nationale et une section de carabiniers parisiens : la oanon de Nogent, delà Faisanderie, de Gravelle et de Saint-Maur doivent le soutenir.
4 Après avoir passé la Marné sur le petit pont de cbi»^
vilôtS| tios troupes se portent rapidraient en avant ili poste frussian de la Fourche de Ghampi^y, cém 4m Tremblay, se replient devant lios fi^ancs-tireura de k ligne, qui continuent leur marche d*un côté vei^ le Piatit, de rautre vers Champigny. De nouveaux groupes enae^ mis B*étant présentés sur la lisière des bois du Plénl el THuillier, unefksiUade trés^vive s'engage ; nés btttdQl<Mis, déployés en tirailleurs sur deux lignes, couvreht toute la presqu'île depuis le Tremblay jusqu'à la Marne, en face du parc de Saint-Maur. La première ligne s'avançant par bonds successifs, gagne du terrain... un certain nombre de soldats, entraînés par le lieutenant de Pontev^s-Sabran, officier d'ordonnance du général d*Exea, arrivent jusqu'aux premières maisons de Ghampigny : mais de tous les murs crénelés part un feu roulant qui les arrête, nos tirailleurs se replient un peu précipitamment; le lieutenant de Sabran, à cheval au milieu d'eux, parvient cependant à les arrêter, à les contenir et les reforme à peu de distance du village.
Au centre, entre les deux routes de Bry et de Ghampigny, la lutte est aussi des plus vives ; de nombreuse ar»bres, des constructions, des bouquets de bois, des haies^ des taillis facilitent et favorisent l'action de nos tirailleurs. Mais les renforts ennemis ne cessent d'arriver par le
Plani, le Four-à-Chaux, Champigny; les nombreux projectiles envoyés sur ces différents points par le fort de Nogent et la batterie établie à ce village produisent, comme toutes les canonnades à grande distance, peu d'effet. — Le général d'Exea, voyant Tennemi toujours gagner en avant, fait amener deux sections de mitrailleuses à la redoute de Saint-Maur et une section à Nogent (1). De ces deux positions, qui enfilent la plaine de Poulangis, nos artilleurs prennent de flanc et d'écharpe les colonnes prussiennes ; tirant à 1,800 et 2,000 mètres, nos mitrailleuses produisent un effet foudroyant, et en quelques minutes tous les groupes ennemis qui serraient de près les nôtres sont renversés ou dispersés.
Ainsi protégés, nous nous replions par échelons lentement et avec calme. . . A cinq heures nos bataillons du 7* régiment repassent la Marne.
Cette petite opération, où nos jeunes soldats s'étaient fort bien montrés, nous avait coûté 3 officiers, un docteur blessés, 3 hommes tués, 6 disparus, 23 blessés, parmi lesquels 5 gardes nationaux.