COMPOSITION DU 1 4« CORPS
Par décret impérial en date du 31 août, le 14* corps d'armée a été constitué de la manière suivante :
Commandant en chef. . . Général de division baron RENAULT.
Chef d'élal-major général. . Général de brigade APPERT.
Commandant de rarlillcrie . Général do brigade BOISSONNET.
Commandant du génie . . . Colonel GORBIN.
Intendant M. BAILLOD.
Prévôt Chef d'esc"" de gendarmerie LAMARGHE.
i'« division d'infanterie.
Commandant : Général BEGHON DE GAUSSADE.
Chef d'élat-major Colonel Sautereau.
Commandant de Tartillerie . Chef d'escadron Mathieu.
Commandant du génie . . . Chef de bataillon Houbigant.
Sous-Intendant N...
Prévôt Capitaine de gendarmerie Hûrstel.
Commandant : Général Ladreit de La Gharrière. Are brieade } i^ compagnie du 3« bataillon de chasseurs à pied,
l""» compagnie du ^i* bataillon de chasseurs à pied. 15« et 16« régiments de marche.
2« brigade .
Artillerie.
i Commandant : Général Lecomte.
17« et 18« régiments do marche.
Î17o batterie du C« régiment.
batterie du 7* régiment.
Génie !'« section de la 16« compagnie du 2« régiment.
2« division d^infanterie.
Commandant : Général D'HUGUES.
Chef d'élal-major Chef d'escadron Montels.
Commandant de l'artillerio . Chef d'escadron Viguier.
Commandant du génie . . . Capitaine Bardonnant.
Sous- Intendant N...
Prévôt Lieutenant de gendarmerie Lepetit-Didier.
conjpagtiie du 6* batûiljon ih thmmnts à pl6d ,
(ir« ntimpagDÎi^ du :)• bPitaiJlon t\e chosfeurs k^ïtâ^ Jîi* ri iO* régi ri
t* brigadi' -
. ( il" et
Commandanl : Générnl Paturel.
^ régîments de marcit".
i 17" bàllcrîp du 8« rughnenL ■ M 7* batlï.'He du 13* r^inicut.
Génii? ...... i* seatlon de b 10* (^orfijingni^ du 2* r<ê(^fnL
%*' clJ«iMli»ii ilUalàitterte^
ÇOKMANXIAST * GlNÉnAL DE MÂUSSÏOH.
Gbef d*élaUmflJOT. » . » • CûmmanUaiit di^ rnrtillcrlo Commandant dm gAnlo . .
Sous-lntendanl . . . . ,
Tihof dVspiïdrofi Carrer t'A^ff d'oMcadroiï de MÎJribtl KnpîLriinc Hichûn.
PrèvûL , ... p .... p Lieutenant de g^ndnrmepîo Tbomas «jommnndant : GÉndrol Benoît.
1" brîpdr
2« brigade .
£3** É?l 24^ rt!ijfinientç de riiarclii*. j
j Commandant : Géiu-ral Gourty.
( 25*^ et 26« récimenls de niarrho.
... . ^ 17*" hallcric du O*" régiment,
f 17« batterie du 12* régiment.
Génie i"^' -ierlion de la IG** eompagnie du 3^ régiment.
Réserve d'artillerie.
Commandant : Lieutenant-Colonel VILLIERS.
t'hef d'escadron ( 17* batterie du 4» régiment.
Cavalier. f 17^ batterie du il» régiment.
Chef d'escadron j S' batterie mixte du 3« régiment.
Warnesson. f 17c nlcm.
Chef d'escadron i 13» batterie mixte du 18» régiment.
Villate. ( 13e batterie mixte du 19« régiment.
DEFENSE DE PARTS m
Détachement à pi^d di is batif^rk 2 fis du 11' reg-imeDl. Détachement â pied df la 2» c:»mpariiif dc'trrnfrs d'artillerie. i^ompagnies h bis et 54 iif au 1" réfiment du train d'artair^ne.
L'organisation àe ia eavaleii^ 64 des servi(vs administratifs sera donnée ultérienremeri!.
Au quartier général, à Paris, le 2 septembre 1^0,
Le Grnérâl de diTision, CommMudtDi e/? fie/" /e ii« corps d^ëratf^.
Par c»r<1r^ :
Le Gêner»!, Chef d'rUhm^jor générêJ, Signt' : F. Appert.
MB^AEltE. III.
Lettre du Général Renault, commandant le 14* corps ,. ^ d'armée, an Ministre de la guerre.
Pari«, le 4 Poptcmbre t8T0 /au matin, après h^ rapporlK
Monsieur le Minisfi*e,
J'ai rhonneur de porter a la connaissance de Voti'e Excellence les renseignements qui m'ont clé donnés aujourd*hui de Tire Yoix par les généraux commandant les divisions et les ohofs de service présents à Paris, au sujet du degré de formation du 14* corps.
Le général c^unandant la l'* division déclare que sa division peut, à la, •''" ^\ se mettre en route ; toutefois elle n*a pas do Ve, il lui manque environ 70 officiers et le Vmmandant le 18* régiment de mai*chc.
)n il manque, en fait de personnel, un tiers jutenant-colonel commandant le :20' régimcnl fsonnel des officiei*s de santé n'est pas au
43E DKFENSE DE PARIS.
l'ompleL, Quant au raalérleK le campement est inecvmplei, ainsi f|rie les moyens de transport régimentriiros.
Un certain nombre d'hommes n*oal pas de cartouchières, enllii le lîr n est pîis termine, et feeaueouji d*hommcs n'ont pas tiré, quoique toutes les heures disponibles aient éié employées. En résumé, cette division neH \jm eu c!al île partir.
Dans la 3** division, il manque un général {M. Benoît], le sousintendant, un HeutenriDt^cuîoucl chef de corps, un officier d'étalmojor et à peu près le qiifirt des offieier-s dûnm les corps*
Des compagnies entières n'ont pas Je sacs, qui ont été !nissè& au dépôt dans la précipitoUon du départ. Il manque uu nssét l^rraud nouilire de leules-abris, rie petites gamelleB, el les coqis n'ont encore que le tiers des voilures rcgimentaires.
Les chefs de corps ont possé directement des marchés pour arriver plus vite â se compléter.
Les hommes n*oul pas achevé leur tir et n'ont pas touché leur^ quatre jouri^ de vivres; hier, dans raprès-midi, îles ilétachements oui été renvoyés, radministratioa ayant dit qu'elle n'avmt pas d'orJre.
En résumé, celte division ne peut pas se mettre en marche. Ee général eomiuandant la divit^ion, ofticier général jeune, [deiu d*eutrain et expérimenté, ne croit pas pouvoir être en mesure avant quotre jours au plus tût.
L'intendance n'a pas de moyens de transport à sa disposition, et, par suite, n'a pu prendre le matériel qui lui est nécessaire pour les ambulances. Le personnel des officiers de santé n'est pas au complet; celui des vivres n'a encore personne.
Le génie est dispersé dans les forts de Saint-Denis et du Mont- Valérien, où les compagnies et les officiers sont employés aux travaux de la défense. Il est indispensable de réunir ces divers détachements.
Le général commandant rarlillerio est arrivé hier. Je ne Tai pas encore vu.
L'artillerie n'a pas envoyé de rapport, mais, d'après les renseignements que l'état-major a pris à Vincennes même, quelques batteries seulement seraient arrivées, dont quelques-unes ne seraient pas pourvues d'effets de campement. Les autres batteries sont attendues aujourd'hui et demain.
Des renseignements plus positifs seront donnés aussitôt que le général commandant l'artillerie nous aura fait parvenir son premier rapport, qui doit être adressé aujourd'hui même.
Quant à la cavalerie, elle n'a pas encore uu seul général préseat à Paris. Un seul des régiments annoncés comme devant faire partie du 14* corps est arrivé ù Versailles. Les trois autres sont
pcuUêtre en route pour rejoindre, mais nous sommes sans nouvelles sur leur compte.
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l'assurance de mon profond respect.
Le Général commandant le i4« corps
Signé : Baron Renault.
Paris, le 16 septembre 1870.
Général Trochu à Général Vinoy.
Cher Général,
Ijê Gouvernement vient de faire une nomination que je vous prie de ne pas juger avant de m'avoir entendu.
Il s'agit d'un grand intérêt public qui doit être sauvegardé, toute préoccupation de personnes cessant.
Je vous donnerai à cet égard des explications confidentielles nécessaires.
Votre tout dévoué camarade.
Signé : Général Trochu.
Paris, le 16 septembre 1870.
Général Trochu à Général Vinoy.
Mon cher Général,
J'ai l'honneur de vous informer que j'ai nommé au commandement des 13* et 14® corps M. le général de division Ducrot. Je fais appel à tous les sentiments de patriotisme que vous inspire la situation grave dans laquelle nous sommes, pour vous inviter à faciliter à cet officier général l'accomplissement de la tâche que je lui ai confiée.
Veuillez agréer, mon cher général, l'assurance de mes sentiments les plus affectueux.
Le Président du Gouvernement de la Détonsc nationale,
Signé : Général Trochu.
Maîsnn^- Alforl. IH ««^plftmbro 187^). 4 h. «otr.
Mon Général,
En sortant de Maisons-Alfort, des paysans m'ont prévenu que les avant-gardes ennemies étaient à quelques pas, au can'é de Pompadour.
Mon avant-garde de cinq cavaliers a rencontré une troupe de huit hussards bleus, les a chargés et fait tourner bride. A ce moment d'autres cavaliers prussiens sont arrivés; un combat s'est engagé ; deux de mes cavaliers ont été démontés, un autre, M. de Kergariou, a été sabré, et mon adjudant, M. de Marval, après avoir eu son cheval tué, est resté évanoui dans un fossé. J'ai été relever nos blessés et j'ai dû me hâter, car l'avant-garde de Tarmée prussienne paraissait et j'ai été forcé de battre en retraite BOUS le feu de l'ennemi, en emportant les blessés en croupe.
J*ai rapporté les armes des trois cavaliers ennemis que nous avons tués.
Je crois pouvoir affirmer qu'un corps considérable venant de Villeneuve-Saint-Georges marche sur Choisy-le-Roi et sur GhAtillon.
Signé : Franchetti.