‹ La défense de Paris (1870-1871) (volume 3)Chapitre 77 sur 87 · SITION DU 5« CORPS D'ARMÉE PRUSSIEN · texte numérisé non relu

SITION DU 5« CORPS D'ARMÉE PRUSSIEN

(au début de la campagnb).

• ^NT LE CORPS d'armée : Lieutenant-Gbnal Von KIRGHBACH.

tat-major Lieutenant- Colonel Von der ESGH.

idani de rartillerie . Colonel 6AEDE. '

iant du génie • . . Commandant en !«' : Major Von OWSTEIN, commandant le bataillon de pionniers de la Basse-Silésie, n° 5.

it . . . • Conseiller d'intendance GERVAIS.

•• dlTisioa.

Commandant : Général-Major *Von SANDRART.

d'état-major Major Jaeobi.

nandtnt de l'artillerie . Major Kipping.

'oandani du génie . • . Major Von Owftain , pour tout le corps

d'armée. ^ dtsaar d'intendance. . . Leni.

Commande la brigade : Colonel Von Bothmer. j 4* régiment d'infanterie de Posen, n° 59 : Cobrigade d'inHuitetie. < lonel Eyl.

' 3* régiment d'infanterie de Posen, n« 58 : Colonel Von Rex.

Commandant la brigade : Colonel Von Voigia- RhoU.

Iwiffade d'infanterie ) ** régiment d'infanterie de la Basse-Silésie , ^^^ ' \ n» 47 : Colonel Von BarghofT.

Régiment de grenadiers du Roi, n? 7 : Colonel Von Kôthon.

Faisant partie de la division :

n de chasseurs de Silésie, n° 5 : Major comte Von Valdoraéo. 4 dt dragons dt Silésie, n* 4 : Lieut.-Colonel Von Schenck.

im DÉFENSE DE PAlUS.

i^* div** motitûe du rùg* [2^ —

a*artîl|i^ de campagne / ii-* batterie lourde,

de la Basse - Silâsîe ^ \ S* -~

n» y ï Mnjor Eippfng. /

! Compagnie de ponlonniera ei équipage Upr de pont Ambalances n"* 1 et !.

Culûnoe de vivres n*» 1.

CouuANDANT : Gé\éral-Maj^r Vou SGfilftBT.

Cher ilVlat-major* - ^ . * . Capilaîne Von Strueogee* Commandant de l' artillerie . Major RâhL Commandant du génie > . . Major Ton Qwsiein , pour tout b corpi

d'armée. -

As&e^âeuf dlnlendance. . , Steinbeck* |

19f brigade d'infonlerie.

20* brigade d'inranterie.

nommnndaiiL la brigade : Colonel Yod Henning auf ScbSnhalf. ^

1" réiîimpnl d infanterie di? In Busse -SiUsi^j n" AQ ; C^Aonel Von Stoich.

l'f régiment de grenadiers (Prti&se Occidentale, n"» 0) : Colonel Flôckber, |

Commandant la brigade : Colonel Walter Von

Monbary.

I 3« régiment d'infanterie de la Basse-Silésie,

n° 50 : Colonel Michelmann.

Régiment de fusiliers de Westphalie. n» 87 : Colonel Von Heinemann.

Faisant partie de la division :

Régiment de dragons de la Marche-Électorale» n« 14 : Colonel Von Schôn.

Artillerie.

5« batterie légère.

3« div*»» montée du rég* f 6*

d'artill'e de campagne l 5* batterie lourde. de la Basse - Silésie , \ 6* n« 5 : Major R6hl.

I Compagnies de sapeurs et de mineurs, avec colonne d'outils.

Ambulances n?* 3 et 4, Colonne do vivres n» 2.

Réserve d'iurtIUerie.

Commandant : Lieutenant-Colonel KOHLER, commandant le régiment d'artillerie de campagne de la Basse-Silésie, n** 5.

•• jî'r;,ri"** **" '^''' ) 3* batlene légère, d artill»* de campagne j ,^

de la Basse -SUésie 3. ^,,^^^.^ ,„„^j^

n*» 5 : Lient. - Colonel \ *«

Von Borries. ]

Division à cheval du rég^ j d'artill** de campagne / 2« batterie à cheval) dé la Basse - Silésie, i3« — —

»• 5 : Major Pilgrim. 1

Colonnes : Capitaine REIGHE.

Colonnes

de

munitions d'infanterie.

^^ ^ . ... ( Ambulance n» 5.

'Détachement sanitaire \ ^ , . ,

^ ^ j Colonne de pontons.

( Détachement sanitaire n*" S.

Paris, le 20 septMibrv UTO.

Mon Général,

4'ai rhonneor de vous informer qnc le l"* division, nUiâe ruer, d'abord entre Claiiisi et Châtîllon, pais entre les forts à» Vanves et d'Issy. et enfin à Paris, bordant les fortifications, de a Porte de Chàtillon à la Seine, s'est réunie au Champ-de-Mars ^ior Tordre d'un amiral commandant un secteur, au moment où e^s- troupes lu 13« corps ont occupé le rempart.

Hoa quartier général est établi avenue de Tourville, 18. )a s'occupe de remplacer les munitions consommées et les ^iféis perdus.

-^e 1 11 ?^s encore le relevé des pertes en hommes de la journée

RM D*AliMÉl. XI.

lâJOR GÉNÉRAL. Lettre du Capitaine d'état-major de Ghabannes '■^^'^*- — - au Général Ducrot.

Porte Maillot, 21 septembre 1870.

Mon GénéraU

D'après vos ordres, j'ai Thonneur de- vous rendre compte que, fait prisonnier à Sedan, jo me suis échappé des mains de Tennemi le 14 septembre, à Pont-à-Mousson.

Je suis arrive ù Versailles, le 19 du courant, à 9 heures du matin, pendant le combat do Chûtillon.

A ce moment un assez grand nombre de uhlans sont arrivés en désordre sur Versailles, dont les grilles furent immédiatement fermées par les postes de la garde nationale. Ils accusaient un grand nombre de blessés et demandaient leur admission dans les hôpitaux de Versailles.

Un officier prussien fut reçu en ville comme parlementaire et la capitulation suivante fut accordée à la villo :

« Les troupes prussiennes entreront dans Versailles et seront « logées autant que possible dans les établissements militaires. « La garde nationale conservera ses armes et continuera à mon- « ter la garde dans la ville. »

Pensant, d*après le désordre des avants-courenrs ennemis, que le combat de Châtillon était à notre avantage, je restai à Versailles jusqu'à 1 heure.

Mais, à ce moment, un général prussien entra à Versailles par revenue de Paris, annonçant que les troupes prussiennes avaient pris position sur les hauteurs de Châtillon, et il occupa la ville et les abords avec quelques escadrons de cavalerie.

Je n'eus que le temps de gagner Rueil avant que la ligne de leurs avant-postes ait été formée.

Les Prussiens ont annoncé de grandes pertes au combat de ChfttiUon.

•«r >• lô»* iv^iment de mir- '^i^'- ir h-: -mes con di tioîi>

• T'rzirf l'is.-Lrz à la hauteur de la : :',:-i::^ ijrrs eire r^ste en obs»T- -. - - MM.n-r^lrssis. lorsque, sur la --. l: :- f":z:-?s -^ssAiiiis par quelque^ ^^ :*'i-U-<ir-s r:^emis. Un peu plus .r:.e "orLir.en'/ait à se retirer, une fu-

- ". - :h'?men*. de zouaves place dans la : :-- tiraiiieurs ennemis qui avaient

l'ointe de Tri vaux : ils en furent de- ■ -]•:• canon bien pointés par notre

•I" !<• onnai->anee et les quelques incidents dont .lUr. me tirent suj^poser que le corj>s principal fîiwihi '- iiN-'ut, ];i i- ,\i[t'. (le Choisyde-Hoi a Versailles par Bièvre • l qu'il .iv.jit envoyé fpielqnes détachements vers le Petit-Bicètre. la pointe de \ ei liere ef la ferme de Damc-Hose pour protéger son

mouvement de flanc. Je conçus le projet du tenter un mouvement offensif, le lendemain matin, pour refouler ce rideau et tomber sur le flanc des colonnes ennemies pendant qu^elles traversaient les défilés difficiles de Bièvre et d'Igny. — En conséquence, j'arrêtai les dispositions suivantes : 2,000 hommes composés de différentes fractions des trois régiments de zouaves campés au château de Meudon et aux environs devaient être réunis le matin du 19 à 5 heures et demie près de la ferme de Trivaux.

La l'^* division, campée dans les bois en avant et à droite du fort de Clamart, devait se masser à hauteur de la tête du grand ravin qui part du plateau de Ghâtillon dans la direction de Meudon.

La "1* division devait so masser à gauche de la route de Versailles, sa tête de colonne à hauteur du ravin qui descend vers Plessis-Piquot. La cavalerie, formée en six colonnes de 2 escadrons chacune, occupait le plateau entre les deux divisions d'infanterie ; et derrière chaque colonne de cavalerie deux batteries d'artillerie présentant un ensemble de 70 bouches à feu.

Cet ordre do combat une fois pris, les zouaves formant l'extrême droite devaient se porter, en suivant la lisière du bois, sur la ferme de Dame -Rose, que je supposais occupée par l'ennemi.

La cavalerie devait se porter en avant, puis démasquant tout à coup Tartillerie, lui laisser libre action sur la pointe de Verrière, le Potit-Bicôtre et le commencement du bois de Verrière. L'action une fois préparée par cette artillerie, la 1" division devait se porter sur la pointe de Verrière en même temps que la 2* sur le Petit-Bicêtre et les bois de Verrière.

Cette première position conquise, l'action de notre artillerie devait se concentrer sur Villa-Coublay, et nous permettre de conquérir cette position, d^où nous serions facilement arrivés sur le plateau de la tour de Gizey, d'où nous aurions dominé complètement les routes qui suivent la vallée de la Bièvre.

Le 19, au malin, les opérations prescrites la veille s'exécutaient, mais avec quelques incidents qui apportaient un peu de retard : les zouaves s'étaient égares en route, et n'étaient pas au lieu du rendez-vous à 6 heures. Prévenu par le colonel Méric, pendant la nuit, qu'un grand nombre d'hommes n'avaient pas la quantité de cartouches prescrite (90), j'en avais fait conduire 60,000 à la ferme de Trivaux, où l'on commençait à les distribuer vers 6 heures i/4. Enfin le brouillard était tellement épais qu'il était impossible de distinguer aucun de nos objectifs; il fallait bongré mal gré attendre sur place que l'éclaircie se fit un pçu ; oepei^^

irers la ét^Êm, crmigi^maî un instuit qo'rlle il n'en éUil rien ; j« à rallier ï^vrs hommes* je Ut à l«s lancer dans les bobi q^i c«ftda Ûtta«4%iice. le is airaoeer en mèmeteaips âma la direetHM de la pointe de Verrière, K aiia je leafai le 7* batailleti des gerbes mobiles sur l«i groupe de ^aisoiys en FtTc^Bkne: pois^ cemme le feu de ràrtillene mKBtm}^ rpi^iuikj- '1'^ Tivacite, je fis entrer suecessivèmeâi eo MTterie tout»? mon artillerie de 12 et de 4, ne me réservant T2r 1^^ n.::r<iA'.eu>e^.

T:- :t :i]\ i:\ f'-n : la giri»^ mobile avait ga^rné du terrain vers U ^r^;: hr. ia if àivi>ion la suivait, la supériorité de noli'e art: .'-::•? 5':r laitillene ennemie s'accentuait, lorsque tout à coup, vers la droite, quelques fractions de zouaves pris d'une folle paniq^je, se i^-ban inrent et se jrtèrent à travei*s bois; et depuis lor§ je ne i-^s ai plus revus. Mais j'ai appris que de grand matin 9 'heures', les })remiers fuyards renlrnient dans Paris. (Il va lieu :e faire exception pour la fraction appartenant au 3" régiment, qui. ralliée par ses officiers, est rentrée au château de Meudon, ou eile s'e>t maintenue jusqu'au moment où elle a reçu l'ordre de rentrer dans Paris.) Ce funeste exemple produisit une déplorable impression sur nos jeunes soldats de la P*" division, et quelquo obus venant a éclater dans leurs rangs y jetèrent un assez grand desordre; tous les bataillons reculèrent successivement, quelques-uns assez vivement pour me faire redouter une débandade. Cependant nous parvînmes, avec le secours de qucb ques bons ofticiers, à les calmer, et nous pûmes exécuter notre retraite en tres-bon ordre, toujours soutenus par l'artillerie qui

DÉFENSE DE PARIS. 4tt

t*édieloiinaii avec beaucoup de calme et tirait avec une grande précision, protégée par la cavalerie» dont l'attitude est restée toujoura très-satisiaisante.

Arrivé à hauteur des bivouacs de la l** division, je fis arrêter; je donnai Tordre à cette division de reprendre ses sacs qu'elle avait laissés dans son campement, et je prescrivis verbalement au général de Caussade, commandant la l'* division, et au général d'Hugues, commandant la 2*, d'aller prendre leure emplacements de campement : le premier, en arriére de la droite de la redoute de Clamart, et le deuxième en arrière et à gauche de la même redoute, igoutant que les hommes pourraient faire la soupe, mais que l'on devait toujours être en mesure de prendre lee armes, dans le cas où l'ennemi viendrait à avancer.

Je fis armer de deux batteries de 12 et de deux batteries de 4 les épaulements que j'avais fait préparer la veille sur le plateau et à gauche, prés du Télégraphe; je disposai de même deux batteries dans les épaulements préparés à droite, au-dessus de Clamart.

Toutes ces dispositions étaient à peine prises, lorsqu'une batterie ennemie ouvrit son feu dans la direction de Sceaux ; elle fut soutenue successivement par deux, trois et quatre batteries, auxquelles les nôtres répondirent avec avantage; elles les forceront à reculer d'abord et enin à disparaître complètement.

Pendant ce temps, le moulin de Plessis et les parcs de Plessis- Piquet étaient toujours occupés par les sections de volontaires et par le 15* de marche de la première division, sous les ordres du lieutenant-colonel Bonnet. Le combat sur ce point fût trèsvif. — Malgré l'éloignement momentané, malgré le feu trèsviolent de la mousqueterie et de l'artillerie, ce détachement résista dans cette position jusque vers 1 heure, et fit alora la retraite en très-bon ordre, maintenant parfaitement l'ennemi fn respect.

Vers 1 heure, le calme était à peu près complet; pour la seconde fois notre artillerie avait éteint le feu de Tennemi, lorsque nous aperçûmes sur le plateau, à gauehe de la route de Versailles, d'assez fortes colonnes ennemies. Je fis ouvrir le feu sur elles, à peu près à une distance de 1,000 mètres; elles ripostèrent par un feu de mousqueterie auquel répondirent également nos hommes placés dans la redoute, nos mitrailleuses et nos pièces de 12.

L'artillerie ennemie raprit également son feu dans plusieuro directions. Tout allait bien, cependant, et je me préoccupais dse moyens d'assurer les apprevisiopnements de l'ouvrage en livrée et en munitions ; j'avais fait venir, dans oe but, l'intendant dn

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