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les batteries du Télégraphe. Ces jeunes soldats se mirent inimédiatement à tirer, sans ordre, dans Tétroite ouverture qui était devant eux. Leurs balles sifflèrent aux oreilles des défenseurs de la Redoute et des artilleurs.
Je fis sonner : « cessez le feu ; > je m'épuisai en cris et en démonstrations, et j'eus beaucoup de peine à obtenir la cessation du feu.
Les défenseurs de la Redoute, à parlir de ce moment, montrèrent moins de calme et de résolution. Gomme on signalait Toccupation de Bagneux par l'ennemi et sa marche dans la direction de Fonlenay-aux-Roses, je me décidai à me retirer en bon ordre avant que notre ligne de retraite ne fClt tout à fait menacée.
Je prescrivis à l'artillerie de faire filer les coffres vides et les autres voitures inutiles. Je retirai successivement les pièces en batterie à droite et à gauche du plateau, ainsi que les trois mitrailleuses qui étaient dans la redoute.
Je voulais même eçimener les pièces qui étaient dans l'ouvrage ; mais, par une fatale erreur, les avant-trains avaient suivi les caissons vides el étaieut déjà trop éloignés pour qu'il fût possible de les faire revenir. En conséquence, j'ordonnai d*enclouer les pièces, ce qui fut fait avec soin par M. le capitaine Saint- Vincent lui-même ; puis je fis écouler les troupes de ligne qui étaient dans Touvrage. Je maintins seulement sur la face principale une compagnie d'un bataillon d'I Ile-et-Vilaine dont les hommes avaient bonne contenance, ainsi qu'une section de sapeurs du génie, et lorsque la route de Vanves me parut parfaitement dégagée je donnai l'ordre à ces deux petites troupes de cesser le feu et d'évacuer la redoute, ce qu'elles firent en trèsbon ordre, à une allure très-modérée et sans être un seul instant inquiétées par l'ennemi.
.- Tel est, Monsieur le Gouverneur, l'ensemble des faits qui Se sont passés dans la journée d'hier. En somme, la journée n'a pas été mauvaise. J'ai la conviction d'avoir fait beaucoup de mal à l'ennemi; si quelques corps ont été quelque peu impressionnés par le premier effet du feu, beaucoup ont réellement fait bonne contenance, une fois la première impression passée, et c'est, je crois, une excellente leçon pour nos jeunes soldats, qui, pour la ~'^part, se sont maintenus résolument sous un feu d'artillerie très- If pendant huit heures.
"^'aurai l'honneur de vous soumettre ultérieurement les noms officiers, sous-officiers et soldats qui se sont particulièredistingués.
b 4pertes sont relativement peu importantes. J'aurai l'hoa-
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et a peut-être eontribué , dans une certaine mesure, à empè<!her une attaque de vive force.
Extraits des procès-Torbauz dn GonTornement de la DèféMa nationale, relatift aux élections de la garde mobilt.