‹ La défense de Paris (1870-1871) (volume 3)Chapitre 85 sur 87 · UI · texte numérisé non relu

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du Général Dncrot tiir le combat de la Malnudien.

,21 octobre 1870,)

Monsieur le Gouverneur,

sortie ordonnée par vous, en avant de nos lignes, s*est kMiùi} hier conformément au programme que j'avais eu l'honjfr ilo vous soumettre.

^^ •"•« troupes d*attaque étaient formées en trois groupes : t" groupe, général Bcrthaut^ 3,i00 hommes d*infanterie. gauches à feu, un escadron de cavalerie : destiné à opérer en- -'0 le chemin de fer de Saint-Germain et la partie supérieure Li village de Rueil.

2* groupe, général Noël, 1,350 hommes d'infanterie, 10 bonh es à feu : destiné à opérer sur le côté Sud du parc de la Malliaison et dans le ravin qui descend de l'étang de Saint-Cucufa à iougival.

S^* groupe, colonel Cholleton, 1,600 hommes d'infanterie, 1 S bouches à feu, un escadron de cavalerie : destiné à prendre ; position en avant de l'ancien moulin au-dessus de Rueil, à relier t't à soutenir la colonne de droite et la colonne de gauche.

En outre, deux fortes réserves étaient disposées, Tune à gauche , sous les ordres du général Martenot , composée de 9,600 hommes d'infanterie et de 18 bouches à feu ; l'autre au centre, commandée par le général Paturel, composée de 2,000 hommes d'infanterie, de 28 bouches à feu et de deux escadrons de cavalerie.

A 1 heure, tout le monde était en position et l'artillerie ouvrait son feu sur toute la ligne, formant un vaste demi-cerde de la station de Rueil à la ferme de la Pouilleuse ; elle concentrait son feu pendant trois quails d*heure, sur Buzenval, la Ifahnaison, la Jonchére et Bougival. Pendant ce temps, nos tirailleurs et nos tètes de colonne s'approchaient des objectifs à atteindre, c'est-à-dire la Malmaison pour les colonnes Berthaut et Noël, Buzenval pour la colonne Cholleton. A un signal convenu, l'artillerie a cessé instantanément son nos troupes se sont élancées avec un admirable entrain objectifs assignés ; elles sont arrivées promptement au ^ qui descend de l'étang de Saint-Cucufa au chemin de fer amé- 'ven contournant la Malmaison. La gauche du général Noël teé ce ravin et a gravi les pentes qui montent à la Jon*

de 4 du capitaine Xismes a été surprise tout à coup près de la porte de Longboyau par une vive fusillade qui, presque à bout portant, a tué le capitaine commandant la compagnie de soutien, 10 canonjiiers et 15 chevaux; il en est résulté un instant de désordre pendant lequel 2 pièces de 4 sont tombées entre les mains de Tennemi.

Tel est. Monsieur le Gouverneur, succinctement et sauf rectifications ultérieures, le récit de celte affaire du 21. J*aurai Thonneup de vous transmettre plus lard l'état de nos pei*tes en tués et blessés, qui, je Tespère, sont relativement peu considérables ; je vous ferai connaître, en même temps, les noms de ceux qui se sont particulièrement distingués.

Je dois ajouter que, pendant Topération pnncipale, la colonne du général Martenot faisait une utile diversion à notre gauche ; un bataillon s'installait à la ferme de la Pouilleuse, et ses tirailleurs poussaient jusqu'aux crêtes, occupant même pendant un instant la redoute de Montretout et les hauteurs de Gai*ches.

A droite, le régiment de dragons, appuyé d'une batterie à cheval, se portait dans la direction de la Seine, entre Argenteuil et Bezons, et canonnait quelques postes ennemis. La droite de cette colonne de cavalerie se reliait avec les troupes du gé* néral de Bellemare, qui était venu prendre position derrière Colombes.

Veuillez agréer, etc.

Signé : Général A. Ducrot.

P. S. — En terminant, je dois mentionner particulièrement les édaireurs Franchetti, qui avaient été placés dans ces différentes colonnes et qui, comme toujours, se sont montrés aussi dévoués qu'intelligents et intrépides.

Signé : Général A. Ducrot.

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' .^iiiit ée» Eatts 41s£f ci de Vanves, son exsi nulinea^ wp§njém à la Seine Ja gauche à la ji tipfiujee à «ac grande o^iue entouiv^ de murs, s dans lop bais et Meadoa et de Clamart vers

l^èiiprai à Vanve^, rae lies Vinaigriers, N* 15« I * rivirre de ftièvre.

y aYunl du fort ém Hoortroag^e, du fort de Vanves. rai en a%aikt et i ITst.

II aTanl des lorts é& Bî^îre et dlvry, la droite lia Biévre^ la gaucbe à la Seine à Vitry-sur-Seine, i4rfjataes en sTaot des redoutes des Hautes-Bruyères et il«ëaqiiel.

ginéni I Ym^mL l^ide de caTiiIerta en arrière des forts d'Issy el da Vanils «le oiarehe à feutrée de Vanves, 2 autrea sur de Vanves.

il il la luaisou de santé ^e Vanves.

, gendarmerie à cheval à Villejuif.

ot prend le eommandemenl supériaur des

Journal des marcbâs et opérations loilîtairea da 14* corps.

SMFLACKMËNT DES TROCPELS.

La i" division e^l campée au Champ *dfi- Mars, là 2* division

et la S* sont réparties d»ng les divers quartiers de la ville de Paris et de la banlieue par les soins de la 1" division mili* taire .

Les li'OUpeËï font l'exercica deux fois par jour et concourent MU service de la pbce.

iZ septembre 1 S 70. — La !•* division du ii' corps d'armée est partie ù huit heures et demie du matiu de «on campement du Ghamp-de-Mars, pour aller s'établir en avant des forts détachées dans les positions suiventos :

La ligue est pari âgée en quatre groupes eoniposés chacun d*uii régiment de marehe ; au premier août Jointes deux coinpagm@« de chasseurs à pied^ une Laiterie de nnlrailleuses et deux esc^idrons de gendarmerie à cheval. Au troisième, une batterie de canons rayés et deux escadrons de gendarmerie.

Le 1"" groupe occupe un petit plateau situé entre le village du Val, près Meudon et le fort d'issy, la droite au viaduc de Meudon et à cheval sur le chemin de fer.

Le 2« groupe, composé seulement d'un régiment, est en avant du fort de Vanves, la droite à la route de Clamart, la gauche vers Châtillon.

Le S*' a sa droite à la route de Châtillon, sa gauche en avant du fort de Monlrouge.

Le 4* à sa droite au sommet des pentes qui dominent la Biévre en avant du fort de Bicêtre et a sa gauche à la route d'Italie à 200 mètres en arrière de Villejuif.

Les deux escadrons de gendarmerie de la droite campés; les escadrons du centre établis à Châtillon et à Bagneux, ceux de la gauche à Villejuif.

Le quartier général à Châtillon.

La 2« division est venue camper au Champ-de-Mars à remplacement de la 1" division.

I>ÉFEN8E DE PARIS. 481

fraEDS-tirotirs Hu 16« de marche à la ferme de

[fifres au chàloau de Meudoii envoient 1,000 homdroîte dé k 1^*^ division, dans les bois, sê porte toute sur la gauche de la redoute de cette redoute et l'ancien télégraphe. La cavalerie redoute, es ûpaiilemcïits pour placer des batteries de façon à nllce, vers Sceaux. Des reconnaissances poussées au •♦^s bois de Verrières, signalent la présence d'un parti •ioz nombreux, dont les éclaireurs se montrent partout lit quelques coups de fusil avec nos avant-postes. I nuit du 18 au 19 quelques coups de feu sont encore fie divere côtés, surtout à la ferme et au moulin de Ples-

•tembre. — A cinq heures du matin, les deux premières s, la cavalerie et TartiUerie, se mettent en mouvement ic grande reconnaissance. ^

.eille, la division de Maud'huy, du 13* corps d'armée, était remplacer la 3« division (de Maussion) à Villejuif et aux los du Moulin-Saquet et des Hautes-Bruyères. j.'' division (d'Hugues) marche dans le même ordre, à gauche roite de la route de Châtillon à Villacoublay. . 15*^ régiment de marche reste dans ses positions de Plessis- ^ot pour pouvoir couvrir le flanc gauche. Le bataillon de la 4. vision qui occupait Fontenay-aux-Boses est remplacé par un àllon de la 3^ division.

a cavalerie forme le centre de la reconnaissance; elle marche escadron en six colonnes de deux escadrons chaque. Chacune ces colonnes est suivie de deux batteries marchant par demittcrie.

'-•a 3« division (de Maussion) envoie un régiment à la redoute Châtillon, savoir: un bataillon à droite de la redoute, un dans redoute et le troisième vers le télégraphe. jà i** division (de Caussade) marche 500 mètres en avant do la ralerie et de la 2* division ; douze pièces de 12 envoyées de Pasont placées pour protéger la retraite en cas do besoin et déidreja position, savoir : huit pièces dans l'ouvrage et quatre ers le télégraphe, dans les petits épaulemeuts effectués

*x heures et demie, nos tirailleurs se trouvent en prém\ de l'ennemi, et la fusillade commence.

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17 leptamlire. — A 5 hesiies du malin, au polol du jour ©t

après avoir craiul uns attaque sur la gauche du eorps d'aiméê, las trois divisions et la cavalerie se motteat en mouvemeui, d*aprè8 les ordres dti Gouverneur de Paris, pour aller occuper les posiUons suivantes ;

La 1" divisioa s établit ©n oolonaes sur la droite du chemiii de Cbâtillon à Moulrouge, de façon à se trouver massée entre Chàtillon à gauche et Ciamarl à droite,

La 2r dlviRLon se mas^e do chaque eâté de la redoute de Châlillon en soutien de rnrlillerie» en se riélilaiii des vues de Fennemî ; elle laisse libre la route qui Ira verse Cbâtilkjn* Elle envoie un bataillon occuper le village de Fonlonay-aux-Roses, qui est mis en état de défense autant que possible^

Les batteries de 1 sont placées Tune à gauche de la redoute de Chàtillon, Tautre à raneien télégraphe pour baltie la vaJJée jus- ^'à Sceaux ; !a batterie de mitraille us es avec rinfanterie. Le quartier général ù Chûtillon, près de la rcdoule. La *3* division envoie ses deux batteries de 4 sur la hauteur en avant de TJagneuXi riutantcrie s'établit obliquenienl à là route d'Orléans, la gauche vers le fort de Mon trou ge, la droite au village do Bagnoux, ayiiut avec elle sa battkirie de rail railleuses.

Le quartier géuéral est a Bagne ux»

Les diverses batteries se couvrent par des retranchements rapides.

Les deux premiers régiments de la brigade de cavalerie se placent sur le chemin qui va de Vanves à Glamart.

Le régiment de gendarmerie à cheval s'établit en arrière de Montrouge (du fort). La cavalerie envoie des reconnaissances pour éclairer le terrain.

Le quartier général du 14® corps d*armée se porte à Chàtillon, où se portent également le général commandant le 14» corps et le général commandant Tarmée de la Défense nationale.

18 septembre. — Le 14« corps d'armée modifie un peu ses positions à 5 heures du matin.

La l'* division se porte sur le plateau, le long du bois de Glamart, sa droite vers la ferme de Trivaux, sa gauche appuyée à la maison rouge placée en avant et à gauche de la redoute ; elle détache le 15* régiment de marche à la ferme de Plessis-Piquet qui est crénelée et barricadée et mise en très-bon état de défense ; le moulin de Plessis-Piquet est occupé par les chasseurs à pied de

la division. IjOS francs-tireurs du 16*' de marche à la ferme de Trivaux.

Les zouaves placés au château de Meudon envoient 1,000 hommes à Textréme droite dé la l'* division, dans les bois.

I^ S* division se porte toute sur la gauche de la redoute de Ghàtilion, entre cette redoute et Tancien télégraphe. La cavalerie à la droite de la redoute.

On établit des épaulements pour placer des batteries de façon à battre la vallée, vers Sceaux. Des reconnaissances poussées au loin, vers les bois de Verrières, signalent la présence d'un parti emiemi assez nombreux, dont les éclaireurs se montrent partout ot échangent quelques coups de fusil avec nos avant-postes.

Dans la nuit du 18 au 19 quelques coups de feu sont encore échangés de divers côtés, surtout à la ferme et au moulin de Plessis-Piquet.

19 septembre. — A cinq heures du matin, les deux premières divisions, la cavalerie et l'artillerie, se mettent en mouvement pour une grande reconnaissance.

La veille, la division de Maud'huy, du 13** corps d'armée, était venue remplacer la S* division (de Maussion) à Villejuif et aux redoutes du Moulin-Saquet et des Hautes-Bruyères.

La 2* division (d'Hugues) marche dans le môme ordre, a gauche et à droite de la route de Châtillon à Villacoublay.

Le Id" régiment de marche reste dans ses positions de Plessis- Piquet pour pouvoir couvrir le flanc gauche. Le bataillon de la â^ division qui occupait Fontenay-aux-Boses est remplacé par un bataillon de la 3* division.

La cavalerie forme le centre de la reconnaissance; elle marche par escadron en six colonnes de deux escadrons chaque. Chacune de ces colonnes est suivie de doux batteries marchant par demibatterie.

I^ 3* division (de Maussion) envoie un régiment à la redoute de Chûtillon, savoir : un bataillon à droite de la redoute, un dans la redoute et le troisième vers le télégraphe.

La 1** division (do Caussadc) marche 500 mètres en avant do la cavalerie et de la 2* division ; douze pièces de 12 envoyées de Paris sont placées pour protéger la retraite en cas de besoin et défendre la position, savoir : huit pièces dans l'ouvrage et quatre pièces vers le télégraphe, dans les petits épaulements effectués le 18.

Vers six heures et demie, nos tirailleurs se trouvent en présence de ceux de l'ennemi, et la fusillade commence.

DÉFENSE DE PABIS.

Let> Prussiens occupent les marnons du Petil-Btrêtrc. Sur Tiïrdre du géuérftl en chef, les deux batteries à cheval de b r*^servo se portent rapidement en avânl de nolro droite el ouvrent le feu sur le Petii-Bicôtro, Aussit^^t l'enaeini fait avancer ses baUerieê, et ses obus amvent à la limite du bois au milieu des zouaves, qui éprouvent quelques partes. Le 10** de marche de la division d'Hn* <,'ues, précédé pur ses franes-tireui^s, se porte rapidement au Pavé- Blanc pour occuper les maisons qui y son! situées; toutes nos botleries se portent sur notre front pour répondre à l'artillem lirussiooLie, et la eanoniAde augmente d'intensité et les obus pieu vent do loiis eûtes. Malheureusement notre droite, un peu dé* moralisée par les obus ennemis, et voyant les tiraillLnu-H du 7* bttaiilon de mobiles de la Seine et ses propres tirailleurs obligés de céder, commence à reculer, malgré des efforts des oflieiers et du général eu chef lui-même.

Los Prussiens votent ee mouvement et augmentent leurs efforts. A ce momentj prenant en considération la jeunesse do ses troupes, le général en chef ordonne la retraite, qui s'effectue en bon ordre, protégée par la cavalerie, qui s*esl montrée très-ferme^ et paç rartilleiie, dont îo mouvement s'effectue par échelons avec beaucoup de calme et de précision,

A hauteur des bivouacs, les divisions s'arrêtent» prennent leurs sacs et reçoivent l^ordro de reprendre Icur^ positions de la veille en amére, à gaucho et à droite de la route de Vanvea à Gbâtillon, La cavalerie poursuit sa route pour rentrer dans Paris.

Le général en chef place deux bntteries de i% et deux batteries dû 4 dans les épaulements prés du télégrapliCf deux batteries daas les épaulements de droite de la rodouie, conservant tougonm le bataillon dans le cimelièrCt dont le mur a été crénelé, U se porte de sa personne dans la redoute, armée de huit pièces do li et de trois mitrailleuse s I et occupée par un bataillon de la S' division et le 4* bataillon de la garde mobile dMllo-et^Vilaine<

L'ennemi fait avancer successivement vers notre gauche quâlrs batteries qui ouvrent un feu trés-violent sur notre position, msis nos pièces répondent avec avantage. Le 15" de maix^hei sous les ordres du lieutenant-colonel Bonnet, et qui occupait Plessis-Piquetf effectue sa retraite en très -bon ordre ^ après une défense énergique et avoir ainsi pmtégé le flanc g&ucho du ce rpB d'armés dans sa retraite.

Vers une heure, le feu de rartillerio ennemie était éteint, et us reprend que vers 2 heures pour appuyer le mouvement de fortes colonnes d'infanterie qui se portent sur rouvrage. Notre feu recommence alors avec vigueur, et nos pièces de 12 et nos mitrail-

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las DÉFENSE DE PARIS.

f^s Prussiens occupant les maisons du Petit-Bicôlre. Sûr Vofdre du général en cliof, les deux baltei'ies à cheval de k résem ee portent rapidement en avant de nolra droite et ouvrent ïe fea sur le Petit-Bieélro. Aussilél rénnemî fait avancer ses baHerÎM^ et Bes obus amvent k ]4i limite du bois ou milieu des j^ouav^, qui éprouvent quelques pertes. Le 19* de marche de la divbion d'Hagues, précédé par ses rroncs-tiroui's, se porte rapidemenl au Pavé- Blanc pour occuper les maisons qui y sont situées; touteâ nos hoUeries so portent sur notre front pour répondre à l'artiliem prusiîienne, et la canonnade augmente dlntensitê et les oboâ pieu vent de tous côLés. Malheureusement noti^ droite, un p<ïu démoralisée parles obus ennemis, et voyant les tirailleurs du 7* bataillon de mobiles de la Beino et ses propres tirailleurs obligés da céder^ commence à reculer, malgré des efforts des oftlciers et du général en chef lui-même.

I^es Prussiens voient ce mouvement et augmentent leurs efforts, k ce moment, prenant eu considère tien la jeunesse de ses troupes, le général eu chef ordonne la retraite, qui s'effectue ea bon ordre, protégée par la eavaleri^f qui s^est moutrée très-fenn^, et pai; T artillerie, dont le mouvement s'effectue par échelons avec beaucoup de calme et de préciîsion,

 hauteur des bivouacs, les divisions s'ari*étentf preaaent leiirs BQCs et reçoivent Tordre de reprendre leurs positîoae de la veiïto en arrière, à gauche et à droite de la route de Vanves à Ghâtillon. La cavalerie poursuit sa route pour rentrer dans Paris,

Le général en chef place deux batteries de 12 et deux batteries du 4 dans les epauleineuts près du télégraphe, deux batteries dans les épaulements de droite de la redoute, conservant loujoui's le bataillon dans le ciiiielière, dont le mur a été crénelé. Il se porte de sa personne dans la redoute, arméo de huit pièces de 12 et de trois mitrailleuses, et oeeupéo par un bataillon de la 3*^ division et le 4'' bataillon de la gai'de mobile d'Ille-et-Vilaine.

L'ennemi l'ait avancer successivement vers notre gauche quatre batteries qui ouvrent un feu tres-violent sur notre position, mais nos pièces répondout avec avantage. Le 15" de marche, sous les ordres du lieutenaul-colonel Bonnet, et qui occupait Plessis-Pi- (juct, elïectue sa retraite eu très-bon ordi^, après une défense énergique et avoir ainsi protégé le flanc gauche du corps d'armée dans sa reti'aite.

Vers une heure, le feu de l'artillerie ennemie était éteint, et ne iH'lirend (jue vers 2 heures pour appuyer le mouvement de fortes <oloiiue> (l'infanterie qui se portent sur l'ouvrage. Notre feu reconuncnce alors avec vigueur, et nos pièces de 12 et nos mitrail-

leuses, tirant à 1,000 ou 1,200 mètres, font beaucoup de mal à l'ennemi.

Cependant, informé que les conduites d'eau étaient coupées et que les divisions d'infanterie s'étaient, par suite d'une erreur, portées trop en arrière pour pouvoir soutenir les défenseurs de la redoute do Chôtillon (la 1" était rentrée dans Paris et les deux autres se trouvaient près des forts de Montrouge et de Vanves)» le général songe a la retraite, et il fait d'abord filer les caissons vides et autres voitures inutiles, suivies bientôt des batteries et des troupes de défense et des mitrailleuses ; ne pouvant, faute d'avant-trains, sauver les huit pièces de 12, il les fait enclouer et sort le dernier de la redoute avec la 4*» compagnie du 4* bataillon de la garde mobile d'Ille-et-Vilaine. Cette retraite s'effectue en bon ordre, protégée par la 2* division d'infanterie, dirigée^par les généraux Renault et d'Hugues, et toutes les troupes viennent se reformer entre les forts de Vanves et de Montrouge.

D'après les ordres du Gouverneur de Paris, le 14« corps d'armée et la division de Maud'huy, du 13*^ corps d'armée, rentrent le eoir à Paris, pour camper : le 14* oorps, au Champ-de-Mars et aux environs, et la division de Maud'huy, au rond-point d'Italie.

Dans cette affairo les Prussiens ont dû perdre beaucoup de monde, tandis que nos pertes ont été minimes : 84 tués, 401 blessés, 255 disparus.

20 septembre. — A 2 heures de l'après-midi, le 14* corps d'armée se met en mouvement et vient occuper les positions suivantes :

La i^ division à Clichy-la-Garenne, la gauche au chemin de fer et se prolongeant vers Saint-Ouen ;

La 2* division à Neuilly, la gauche au bois de Boulogne, la droite vers Villiers;

La 3« division entre Boulogne à droite et le saillant du bastion du Point-du-Jour à gauche.

Les batteries d'artillerie marchent avec leurs divisions.

Les réserves d'artillerie vont s'établir entre Sablonville et Champerret-Levallois.

Le régiment de gendarmerie à cheval , qui seul reste attaché au 14* corps d'armée, est campé aussi entre Sablonville et Champerret-Levallois.

Le 4* bataillon de la garde mobile d'Ille-et-Yilaine est cantonné près la porte Maillot, à gauche de Tavenue de Neuill;'.

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Le 3* hataillOD ^<f !»Ur^ ^r» rÉ»<j»r\-p -s. tir I4 rt«" ilrnilp A» h

Seine, â droite et à gauche du pont de Neuilly, et dans les bsîmh les mieux situées pour voir Tavenac qui conduit an rond-poiat de

Courlicvoie. t'n peloton de gendarmes est mis à la disposition da commandant de *'c régiment pour fournir des vedettes. Les troupe reyoivcnt l'ordre d'être luuj<nii^ prêles à prendre les armes au premier ordre.

L'artillerie doit toujours être prête à atteler deux seetions de i et une section de mitrailleuses.

Les fi divisions d'infanteri»^ fommeneent a erëneler des maisons et a organiser leurs bariieades défensives, suivant les ordres du gênerai en chef.

22 septembre. — Hh travaille au\ barricades et autres défense^, et les divers corps jirennent leur position de combat de manière a connaître i»ai'faitement les «liffêrents points à défendre et les lignes de retraite, hai-ricades successives.

Les hatterics divisionnaires reconnaissent les emplaceniealî. qu'elles doivent occuper et l'on commence les différentes batteries dont remplacement est lixê par le général en chef, et qui sont ?i-

tuées de la manière suivante : deux batteries placées Tune à droite et Tautre à gauche du chemin de fer, une batterie sous le pont de Neuilly, une batterie au pont de Suresnes, deux batteries au parc de Rothschild, près du bois de Boulogne, et une grosse batterie au rond-point de Gourbevoie. Un régiment de la 2« division, le 19«, reste au rond-point de Gourbevoie et est rtoforcé par un 4^ bataillon ; un bataillon est placé au pont de Neuilly. Les francs-tireurs de l'Aisne sont placés aux abords du pont de Suresnes.

Les bataillons de mobiles suivants ont été placés, savoir :

Le 7« bataillon de la Seine à la droite de l'avenue de Neuilly, se reliant par sa droite a la division d'Hugues.

Le 4"^ bataillon dllle-et- Vilaine, à la gauche de l'avenue; le 6* bataillon de la Seine dans le parc Saint-James et dans le bois de Boulogne jusqu'à la Gascade ; le 1"^ d'Illc-et-Vilaine, se reliant à la division de Maussion, par sa gauche. Ges. bataillons reçoivent Tordre de faire le plus promptement possible des travaux de défense qui seront perfectionnés tous les jours. — A 7 heures du soir, un bataillon escorte 14 voitures allant chercher des armes et des munitions au Mont-Valérien.

Le l^*" bataillon des mobiles de l'Aisne, mis au 14* corps, est placé près la porte des Sablons.

24 septembre. — Une compagnie d'infanterie est placée dans l'île de Puteaux pour protéger la batterie du pont et pour garder nie ; on y commence des ouvrages défensifs.

On établit une batterie flottante à la pointe de l'ile de Puteaux, et Ton retire la section d'artillerie qui se trouvait au pont de Suresnes.

La batterie du rond-point de Mortemart au bois de Boulogne, est armée de t pièces de 30 de la marine, et la batterie du chemin de fer à Gourbevoie de 3 pièces du même calibre, desservies par l'artillerie de marine.

On améliore et on perfectionne tous les travaux de défense, barricades, créneaux, etc.

25 septembre. — Sous la surveillance des officiers du génie, on complète les travaux de défq^se. — Les divisions fournissent des travailleurs à ce sujet comme d'habitude.

26 septembre. <- Deux compagnies de la division d'Hugues sont

Le 7« Imlaillon de ta mobile de la Seine vient s'établir a la droite do revenue dô Neuilly,

La compagnie des francs-tireurs de V Aisne, forte de 38 honunes, eommaudée par le capitaine Uollè, est mtso k la disposition du 14* corps»

Le Gonverneur de Paris envoie an li'' corps les balaillans de la garde mobile suivants i S' de )a Seine, 3* du Finistère, 1'' des Côtes -dU'Nord, qui sont cantonnes k Pantin, sons le commaodement du commaûdant Waniet, de l'état^major général.

21 septâmlire^ — AS heures du matin, la 19* régiment de marelle va prendre poailioa au rond-point do Courbevoie; ses babiil- Ions sont répartie de la monière sui vante :

Un bataillon au roiid-point même et dans les maisons crénelées qui l'avoisinent*

Un bataillon près de la easenie de Gourbevoie ; des tirailleurs 0(.-^upent la levée du chemin de Ter enlre la route de Poutoiise et la roule de Colombes et les premières maisons qui ont vue sur le chemin d*Asnièrcs.

Le S* bataillon est placé eu rôserve sur la rive droite de 1m Seine, u droite et ti gauche du pontdeNeuilly, et dans les maisons les mieux situées pour voir l'avenue qui conduit au rond-point de Gourbevoie. Un peloton de gendarmes est mis a la disposition du commandant de ce régiment pour fournir des vedettes. Les troupes reçoivent Tordre d*ôtre toujours prêtes à prendre les armes au premier ordre.

L'artillerie doit toujours être prête à atteler deux sections de 4 et une section de mitrailleuses.

IjOs 3 divisions d'infanterie commencent à créneler des maisons et à organiser leurs barricades défensives , suivant les ordres du général en chef.

22 septembre. — On travaille aux barricades et autres défenses, et les divers corps prennent leur position de combat de manière à connaître parfaitement les différents points à défendre et les lignes de retraite, barricades successives.

Les batteries divisionnaires reconnaissent les emplacements qu'elles doivent occuper et Ton commence les différentes batteries dont remplacement est fixé par le général en chef, et qui sont si-

A partir le ji imccifiiitf j«r?*irji&f> &fax Mmgtytnis J» HI ^ïMftmes è» Cnaka--sr;Qrï Âf r^nràL — L«k «ajùraiir^ Af Ik jpwér aatioaaje le Ia '^»rm» lî3' îuimiKSL — T^^m AimoOipMî^ he 49 Imo»^ masda^lMCLlIinL à»JEi ^srbs TurâmaiV ht JiSfnie. — Ont^coa»-

Seine. — Deux iiTmgtfcfn*?» ùï tf bnHBBs fc ^ fto&uïja ike ki garde aiabLe i» ji Sccuf. — ^woel mmoiiipiâ» £f 9 bMiiiMi^ in i* fattUiHtia ie jl ^rerle siiôcli» ôs îa :^iaf. — IVn Moç^^pùes de Gd hoauzes ex S*' încidliiiL àe ît {v-d* miKif le rAàs»r. — Deox ecfPTa^t^ ie jl! îmiraes ôi if h^àSLwm^ et !kt |rtrÂe ■»» bile à'IUe^^-VliLZLe. — TioiSif^ fis trvxgifs soos je rniwiiiftniM> da général Hae^eojJL.

Trois bia^Serâs âe 4. 'sris» laoenes ^ mîÈn^emsts^ hnsL ¥sfl)eries de 12. pô&s xn» iocsene & 4 ie {jiBifire ^ômi»» et xxie SiiS:«ne de 4 à ÛL piap» sbMfieiss. «a enùniae ^«r !a «ànfusiee. à i^Artùr Jv rond-pciiti ie GxxEn«'v^iie ee àes.eaktei jsfrfx^ai f4«S ie Xe«£3y« Qiutre esieairaaes ^ ^gmtemeiiie et «nîêre ée FÉ^Entene.

30 MfliBln. — A 2ke>=res da gnSia les ckiissiraTs à pÀei et lesi ▼oloiiUircs éêUf' £iiâa«, aûvî ^m k stietio* da ^«sie««e i»fltau m roou ims h» «cdn» ds rfia<wî CMfeiM, et lf> (èe marche. Es se firii^eat par XuUrrt ¥«n W càilewi ie BaèsJ-^PMi» M ils ioat nfujrtft tov 4 Worcs par «m déftwrJMfeml de sape«r» il de gardes maU» d« M«bI • Valénea. A3 WoNseldemM; te troapes qai oat fait aioaress^ W 90 à 7 kevraa da s««r« tl orll«» qui oecopeBi ia raad^poial (saof TartiUene da cette posilMaV ^ meUent en mar^e dans Tordre saÎTint :

i* Le pHoCon des tiraîDevs des Tenws;

2* Les dbasseors à pied et les Toîontaires de la t^ divîsîoii:

a» t'artiUans. las baHarias ds I, Iss mitraiitottw^ las Mteti» de 12;

4* La li^da marche;

âf* Les chasseurs à piod fl les Tilaataîrra da la 3* diTÎsîoa;

G* Un bataillon du 19* de marrhe ;

7* Deux bataillons du 23* de marche;

8* Les gardes nationaux sédentaires et les mobiles;

9* Las qimalra eaeadroas da régiment de gendarmeiia à eheTal: eas tranpas laiasenl leurs sacs H leurs afiets de eampemeaL

Laa troupes da la 3» diviaioa sont sons les oi^lrea du gèairal PatnreL, et celles de la i** sous oaux du général da la llharrière.

A 5 heures les troupes, après avoir conloumé le Mont-Val«rien« débouchant sur le plateau qui domine Nanterre et RnaiU viennent

486 DÉPENSE DE PARîB.

envoyées au barrage de Suresnes, afin d'organiser d^reitvlveiMiil les maisons situées en avant et de défendre le barrago caaire iOQtl attaque.

Le commandant Wamet, commandant les bâta il Ions de mobDii placés à Pantin, envoie^deux détachements de 300 hommes de 481 bataillons, l'un à l'usine Deutch, dite ferme de Houvraj, auinge avancé devant Testaoade du canal de Saint-Denis, Tautre i Intime Gauthier, vis-à-vis de Testacade du eaual de l'Oureq.

27 septembre. — Un escadron de gendarnierie part vers use heure en reconnaissance, sous la dirociion d'un ofllîder d'entoflnance du général en chef. (Rien de nouveau.)

Vers la môme heure, reconnaissance par les êcloireurs Fmoohetli. (Rien de nouveau.)

Le S* bataillon de l'Aube et le 5* du Loiret ^ miâ à la dispûsitioQ du 14* corps, sont placés à Billancourt

28 septembre. — A 5 heures et demie une division de geutlormerie part sous la conduite du capitaine Faverot, oïfirier d'oriJatnance du général eu chef, pour faire una reconnalssîmce. (FUeatie nouveau.)

29 septembre. — Une partie des troupes du 14* eorps .l'année fait un mouvement en avant de ses positions et vient à 7 heurt-» du soir oeeuper les emplaeemenis suivants, savoir :

Les ehasseurs à pied et les volontaires de la l»"'' division sur le prolonj^-ement de l'avenue de \euilly au delà du pont; la tète t:t colonne à hauteur du rond-point de Courbevoie, à gauche de U route, laissant la chaussée lihre, sous le commandement du comnuindiuit Cajard.

L''S (diasscui's à pied et les volontaires de la 2'^ division qui sont à la dis[»(isition <lu conimaiidant Cholleton, du 19'' de niarthe, eu arrière de ceux de la l*"'' division. Les chasseurs à pioil et les v.lonlaires de la S' division de l'autre côté de la chaussée sous io> oi'dres (hi commandant Neltner.

Li' ir>^ lie marche, sous les oi'dres du lieulenaut-eolonel I>...n;:î. sur l'avenue de Neuilly, enti'e les barricades (jui coupent cette avenue sui* le cote ihoit. Le -23'' de marche (deux bataillons), sous les ordres du lieutenant-colonel de Podio, en ïi\cc du 15*.

 partir de la deuxième barricade, deux compagnies de 60 hommes des francs-tireurs de Paris. — Les éclaireurs de la garde nationale de la Seine, 150 hommes. — Deux compagnies de 60 hommes du d4« bataillon de la garde nationale de la Seine. — Deux compagnies de 60 hommes du 6* bataillon de la garde mobile de la Seine. — Deux compagnies de 60 hommes du 7^ bataillon de la garde mobile de la Seine. — Deux compagnies de 60 hommes du 1'' bataillon de la garde mobile de la Seine. — Deux compagnies de 60 hommes du 1^ bataillon de la garde mobile de TAisne. — Deux compagnies de 60 hommes du 4' bataillon de la garde mobile d*Ille-et- Vilaine. — Toutes ces troupes sous le commandement du général Martenot.

Trois batteries de 4, trois batteries de mitrailleuses, deux batteries de 12, plus une batterie de 4 de quatre pièces, et une batterie de 4 à six pièces montées, en colonne sur la chaussée, à partir du rond-point de Courbevoie et descendant jusqu'au pont de Neuilly, Quatre escadrons de gendarmerie en arrière de l'infanterie.

30 septembre. — A 2 heures du matin les chasseurs à pied et les volontaires de la 2« division, ainsi que la section du génie, se mettent en route «pus les ordres du commandant GhoUeton, du 19* de marche. Ils se dirigent par Nanterre vers le château de Bois-Préau, où ils sont rejoints vers 4 heures par un détachement de sapeurs 9t de gardes mobiles du Mont - Valérien, A 3 heures et demie, les troupes qui ont fait mouvement le 30 à 7 heures du soir, et celles qui occupent le rond^point (sauf Tartillerie de cette poeition), se mettent en marche dans l'ordre suivant :

1» Le peloton des tirailleurs des Ternes;

2« Les chasseurs à pied et les volontaires de la 1" division ; *

8» L*artiUerie, les batteries de 4, les mitrailleuses, les batteries de 12;

4® Le i6* de marche ;

S"» Les chasseurs à pied et les volontaires de la S^ division ;

6» Un bataillon du 19* de marche ;

7° Deux bataillons du 28* de marche;

8° Les gardes nationaux sédentaires et les mobiles;

9^ Les quatre escadrons du régiment de gendarmerie à cheval; ces troupes laissent leurs sacs et leurs effets de campement.

1^8 troupes de la 3* division sont sous les ordres du général Paturel, et celles de la 1" sous ceux du général de la Charrière.

A 5 heures les troupes, après avoir contourné le Mont- Valérien, débouchant sur le plateau qui domine Nanterre et Ruèil, viennent

prendre poaîlion, savoir : les tirailleurs des Terntâ^ les cliAase«n  pied el les volontaires de la division en tirailleurs sor les f>on^ qui descendait vers Rueil et le chûteau de Bois-Prèau, raiiillerit en avniit du moulin situé vers la droite, avec â batteries aux iavi* TOUS do In Miiison-Brùlée placée à guuchc. f^a brigade de la Ghifrièrc en anièrc de Fartillerie^ la droite vers le moulm.

Pendant ec mouvement, les tiniupes sous le commandement di commandant Cholkton se portent sur le chilteau de la MaLmâisûQ, din do pétarder les portes et les murs du parc, y pénétrer et cafe* Yer le poâte prussien qui Foceupe ; mais le jour trop avancé m leur permet pas d'accomplir leur mission, leur arrivée êfsnt éH signalée.

Prévenu de ce contro-lomps, le général en chef ai-réle le moii?«ment en avant de la brigade Paturel, qui se portait vei*â la gauche, et fait donner Tordre au généra! Martenol et à la cavalerie de râstor dans le chemin creux qui passe sous le fort du Mont-Vâlérin« Enfin, vers 8 heures, Topération n*apnt pas nbouti, le général M rentrer les troupes dans leurs campements. Je régimeut de gendarmerie formant l'arrière- garde pour protéger le mouvemeal.

l*r octobre. — À 5 heures et demie, recoonaissance p^r àwmt pelotons de gendarmerie sous les ordi^s du ea^itaiue Faverot, officier d'ordonnance du général en chef.

Le général américain Burnside, avec un colonel de la même nation, passe à nos avant-postes pour entrer dans Paris, venant du quartier-général du roi de Prusse.

A 1 heure, corvée de légumes en avant de Nanterre.

2 octobre. — Les reconnaissances ne signalent rien de nouveau.

Deux compagnies des francs-tireurs de Paris vont occuper l'île de Puteaux. — Corvée de légumes à midi.

octobre. — Vno division du régiment de gendarmerie va, à loures el demie du matin, faire une reconnaissance sous les ros de M. le capitaine de Louvencourt, officier d'ordonnance général en chef. (Rien à signaler.)

é ir.

[ A octobre. — Vers â heures du matin, les francs-tireure de Paris, sous les ordres du commandant Thierrard, passent les avantpostes pour se diriger sur Nanterre et Rueil. A 5 heures le régiment de gendarmerie à cheval et deux bataillons de mobiles sous les ordres du général Martenot, se portent vers le môme lieu. Une torpille a sauté à la porte de Sablonville. Deux morts et huit blessés. — La reconnaissance n*a pas rencontré Tennemi* La corvée des pommes de terre a eu lieu à midi.

5 octobre. — A 5 heures et demie, une division de gendai*m6rie sous le commandement du capitaine Berthier, officier d'ordonnance du général en chef, fait une reconnaissance. (Rien à signaler.)

A 9 heures, Tartillerie de la 3* division, la batterie flottante du pont de Suresnes, la batterie de marine du Pin-Mortemart, les batteries flottantes de Tîle Séguin, entament un feu très-vif sur Sèvi*es et Saint-Gloudy afin de détruire les ouvrages signalés comme construits par les Prussiens. Le Mont-Valérien se joint à eux. Le feu dure jus([ue vers 2 heures.

6 octobre. — A 5 heures et demie une division de gendarmerie, sous le commandement de M. de Montbrison, officier d'ordonnance du général en chef, fait une reconnaissance en avant de Courbevoie vers Bezons. (Rien à signaler.) La corvée des pommes de terre a eu lieu à une heure du côté d*Asnières.

Reconnaissance en avant de Nanterre vers Rueil. Cette reconnaissance se composait du régiment de gendarmerie et de deux escadrons de dragons, plus quatre pièces de 4 de la batterie de Courbevoie et deux mitrailleuses. Elle n*a pas rencontré l'ennemi.

7 octobre. — A une heure, les troupes désignées ci-dessous prennent part à une reconnaissance, savoir : 200 hommes des francs- tireurs de Paris, commandant Thierrard ; 200 hommes du !• bataillon de mobiles de la Seine ; 200 hommes du 4* bataillon d'Ille-et-Vilaine ; 200 hommes du bataillon de l'Aisne, sous les ordres du général Martenot, prennent la route du Mont-Valérien et se dirigent vers le moulin qui domine Rueil et Nanterre.

Une batterie de 12 de la réserve, une batterie de 4 et une bat-

terie de mitrailleuses di? la ^ dlviston, les francs- tlrours Tolontaires de la 1** et de la 2* dtvMQn suivent rarHllfîrie.

Quatre escadrons de cavalerie {ûenx ûe gendarmes et dcoi dt dragons), sous le commondomenl du colooet Donâpartd et la baU terie à cheval, sortent par la route de Bezons, tournent à gauche après avoir passé le chemin de fer, bo dirigent bih' Nanteire et "donnent se placer entre Uueil et Nanterre, pour observer Chaton et Croissy; un eecadrou est détaché dans la direiïtioii de Gharlebourg.

Les francs-tireurs volontaires de la ligne et de la mobUe du Mont-Valérien, appuyés par quatre compagnies de mobiles, quittôot le fort vers une heure, so dirigent vers b château de Richelieu, prennent le chemin cretix qui se dirige vers Boispréau et se portent vers Touest du parc de la Malmaison.

Les volontaires de la première et de la deuxième dividon, pré^ cédés par les francs-tireurs de Paris, so portent vers Test du même parc.

A 2 heures et demie, le Mont-Valérien ouvre son feu sur Bon* gival, la Jonchère et les hauteurs de DuzDuvat ; mais en arrivant près du parc, noi^ soldats sont saisis de panique, et ne replient vers Rueil avant d'avoir pétardé les murs.

Nos batteries et le Mont-Valérien continuent leur feu; mats bientôt voyant que les Prussieus ne ripostent p<ib al sujui iâi%isibles, le général en chef ordonne de rentrer dans les cantonnements.

8 octobre. — Rien à signaler.

La corvée des pommes de terre a lieu à 10 heures.

9 octobre. — Les deux compagnies de chasseurs de la 2» division placées au pont de 8uresnes, sont relevées par deux compagnies fie la même division.

A 1 heures cl demie, un peloton de gendarmerie et un peloton de dragons pai'tent en reconnaissance vers Bezons et vers Houilles. Le tir a été bon et les mitrailleuses font quelques déchar^-es sur des voitures chargées de troupes, mais la distance était trop grande. Le Mont-Valérien a aussi envoyé quelques obus sur Houilles.

A 10 heures et demie, le général en chef fait cesser le feu et les troupes rentrent dans leurs campements.

A 7 heures on place des postes aux portes Dauphine, Maillot, •les Ternes, Sablonville et d'Asniéres pour garder les fougasses.

La corvée des légumes a eu lieu à 2 heures.

10 octobre. — Une brigade de nouvelle formation, sous le commandement du général Berthaut, est mise à la disposition du général commandant en chef les 13« et 14« corps.

Elle est composée ainsi qu'il suit :

Un régiment de eouaves de marche;

Le 36« régiment de marche;

Deux bataillons de la garde mobile du Morbihan.

La corvée des pommes de terre a lieu à 1 heure.

Par suite de Tarrivée de la brigade Berthaut les changements suivants ont lieu dans le cantonnement des troupes :

Les zouaves sont placés dans la caserne de Gourbevoie et occupent la ligne de retranchements depuis la Seine jusqu'à la ligne du chemin de fer.

Le d6<^ de marche occupe le rond-point de Gourbevoie et les maisons à Tentour.

Un bataillon de la garde mobile du Morbihan dans Puteaux,

Un demi-bataillon dans l'usine située sur la route du Moat^ Valérien au rond-point de Suresnes, lautre demi-bataillon dans l'usine située au-dessous du barrage de Suresnes et auprès de ce barrage.

Le 19^ de marche est placô'dans les bâtiments de l'hospioe de la Vieillesse et aux alentours, le n"* 1 du 88* de marche et les deux compagnies du 20"^ rejoignent leurs corps.

11 octobre. — Le ^^ régiment de dragons de marche passe sous le commandement du général Berthaut, commandant toutes les troupes placées sur la rive gauche de la Seine,

Le 2^ bataillon des francs-tireurs de Paris (commandant Thierrard) va prendre position à l'usine du rond-point des Bergères et le demi-bataillon de la garde mobile du Morbihan se retire vers Puteaux.

A 7 heures un peloton de frapcs-tireui*s de la 1'* division, un peloton de la 2* division, un pelotoa de dragons et quarante gendarmes sous le commandement du capitaine Faverot, officier d'ordonnance du général en chef, partent en reconnaissance en avant d'Asnières, pour protéger l'examen par le génie des ouvrages à construire près du pont d^Asnièi'es. Deux compagnies de zouaves sont jointes à ces troupes.

A 9 heures, la division de Gaussade, tout entière, quitte son campement pour se mettre à la disposition du général Vinoy; elle est suivie par les trois batteries de réserve du commandant Pachon.

A%î DÉFENSE DE PARIS.

La 2* dt vision appuie u droite sa première brîgïidô pour occuper \m prliicipaleB poâitioiiB abandonnées par la première ; quatre plèaes d'artillerie de 4 dans la batterie à droite du cbemin de for, deux pièces de 4 à gauche de la voie.

A â heures, lo Mout-Valérien tire une vinglaine de coups dû cmon sur la eour d*hoiineur du château de Saint-Cloud.

12 ootobre. — A. B heures du mutiu^ un peloton de dragons et un peloton de gendarmes partent en reconnaiB^auce bous les ordi'es du capitaine Borthicr, ofÛcier d'ordonnance du général en chef.

A 1 heure, les troupes suivantes quittent leurs cautonncments et se portent, savoir ^

Quatre eompagriics des gardes mobiles du Mout-ValèrieUf les francs4ireurs volontaires du capilaioe L'iopis, auxquels sont jomtit les tirailleurs de la Seine» du capllniue Dumas^ se dirigent vers la Malmaison parle sud du Mont-Valérieu, la Briqueterie, le chAteau de RichclicUj Bois-Préau.

l^s zouaves , deux bataillons de la garde mobile du Morbihan, deux escadrons de di'agons, une baltorie de A, une de milraillauses et une de 12 »e dirigent ver^ le même point par Nanterre et Rueil, dans la plaine (général Berthaut).

Les francs- tireur s de la 2* division (capitaine Faure-Biguei) et un bataillon du 19« de marche , sous les ordres du lieutenant-colonel Cholleton avec deux batteries de 12 et une de 4, vers la maison brûlée au-dessous du Mont-Valérien.

A 2 heures, la batterie de 4 du général Berthaut donne le signal et toutes les batteries et le Mont-Valérien canonnent vivement les massifs boisés compris entre la Malmaison, l'île de Croissy et la Jonchère. Après cette canonnade, les tirailleurs des 3* et 4* bataillons du Morbihan et les zouaves dépassent la Malmaison et s'arrêtent devant un fort retranchement armé de canons que l'ennemi a établi à la jonction de la route de la Jonchère et du chemin de fer américain. Ils se jettent dans le saut de loup de la Malmaison pour éviter la mitraille qui pleut sur eux, et ne se retirent que sur l'ordre du général Berthaut, dans le plus grand ordre, sous le feu des obus et de la mitraille.

Les autres colonnes n'ont pas été engagées. Nous n'avons éprouvé aucune perte et nous avons reconnu l'emplacement d'une batterie ennemie.

A 5 heures, toutes les troupes étaient rentrées dans les cantonnements.

13 octobre. — A 7 heures, un peloton de cavalerie avec un officier d*état-major et un capitaine d*artillerie, fait une reconnaissahce pour rechercher les points les plus favorables pour placer des batteries lors de la reconnaissance offensive qui doit suivre.

A dix heures, cette reconnaissance , commandée par le général Berihaut, et composée de quatre bataillons d*infanterie, d*une batterie de 4 et d'une section de 12, se met en mouvement; elle se porte sur les bords de la Seine, entre Bezons et le pont des Anglais et canonne les maisons signalées comme postes des Prussiens. La batterie de Courbe voie lance une quinzaine d*obus sur Houilles et Bezons; les Prussiens répondent faiblement, et a midi, la reconnaissance rentre à Courbevoie.

La corvée des légumes part à 1 heure.

Quatre bataillons de la garde mobile de Seine-et-Marne, mis à la disposition du général en chef, arrivent à 3 heures et campent, deux dans Tavenue de Neuilly et doux sur le boulevard Maillot.

14 octobre. — A 10 heures du matin, les quatre bataillons de Seine-et-Marne se mettent en route et vont occuper la rive gaucho de la Seine, en avant d'Asnières, se reliant à Courbevoie.

La section de la batterie de 12 du rond-point de Courbevoie, reçoit les deux autres de manière que la 'batterie soit complète.

15 octobre. — A 10 heures, le général Berthaut avec quatre pièces de 4 et quatre pièces de 12, un bataillon de zouaves, deux bataillons de mobiles et quatre escadrons de dragons, se porte vers Argenteuil et canonne vigoureusement les maisons du voisinage et surtout la fabrique qui se trouve un peu au sud. Les Prussiens répondent par quelques coups de canon, mais bientôt le feu cesse et la reconnaissance, dont le tir a été très-bon, rentre dans ses cantonnements.

La corvée des légumes part à l heure.

16 octobre. — Les trois bataillons de la garde mobile, stationnés à Pantin, cessent, à dater do ce jour, do faire partie du li« corps.

Trois nouveaux bataillons de mobiles, le 2« d'IUe-et-Vilaine ,

le 4' des Côlee-du-Nord, et le G*" de la Sommei sont mis à La disposition du ii* oorps»

À midi , 1q général Bertbaut fait une reconaalssancê Vûrs Argi^ntouil avec quatre bataillons, le régiment de dragons et deux asciidroûâ de gendarmerie, son artillerie^ plus une batterie de IS el une de i. Il canonno le pont d'Argenteuil, et les Prussiens abandonnent leurs travaux.

17 oêtûbre. — A 9 heures, les Irois bataillons delà gai-dc mohile» annoneês^ arrlvenl ft Neuilly; le 2' d'Ille-et- Vilaine est donné au générol Martenatt las deux autres sont mis à la disposition du général Bertbaut

Le Monl-Valérienj la canonnière de Suresnes, la batterie Mortemart, et une balterie de là de la S« dlYision tirent une einquanlaine de coups de canon sur le para Pozzo et sur lo tuntiel do chemin de fer, vers midi.

IS octobre. — Une celoane de troln batailloas, sotis le» ordres du général Borlbautp b régiment de draguns, la batterie de ïi et la batterie de i» se porto à 1 heure ver» Argentenil ; elle eat suivie par nne batterie de H de la réserve^ et deux escadrons de gendarmerie restent en* réserve.

Toute l'artillerie se porte aux environs de Touvrage du moulin ely soutenue par la batterie de Courbevoie, elle met le feu à la fabrique signalée comme Tatelier des Prussiens et force les quelques petits postes prussiens à se replier. L'ennemi a répondu par une quinzaine de coups de canon qui ne nous font aucun mal.

19 octobre. — A midi, corvée ^es légumes.

A 1 heure, la !'• division (de Gaussade) vient reprendre ses cantonnements en revenant de Bicèlre, où elle avait été mise à la disposition du général Vinoy. La ^ division reprend également ses positions.

Une compagnie de 60 pontonniers s'établit aux environs du pont de Glichy et établit deux passerelles pour réunir les arches qui existent au pont d'Asnières.

20 octobre. — A 7 heures du matin , un peloton de 40 gendar-

£ DÇ PARIS.

Mi\m lo commandement du capitaine général on chef.

r8 Huoil. Deux pièces de 12 de 'end du Mont-Valérien à Ruoil, r la Seine ; elles sont couvertes ' r il s de Paris et 600 mobiles, de mitrailleuses en réserve sous

soQt conduites au Mont-Valérien.

us, un peloton do 40 gendarmes em- . i*^-u'i poar une reconnaissance du côté

■s désignées font un mouvement en

iiii, savoir :

:> iiit, deax bataillons des mobiles de

^uiiiies chacun, deux bataillons de zoua-

> tui, un bataillon du 36^ de marche de

li des mobllea du Morbihan de 500 hom-

L 2" hataiUoïi des francs-tireurs de Paris,

"> hummos, 2Û bouches à feu, un escadron

irours Franchetti.

M'U francs-tireurs volontaires du capitaine î t|ualre oompagûios de mobiles du Mont- 'ï«; deux compagnies de chasseurs à pied de liotnmes ï deux compagnies de chasseurs à u, 150 hommes; deux compagnies de chas- -1' division, 150 hommes ; francs-tireurs des ; frnncs-tireurs volontaires de la 3« division, 1,350 hommes, 10 bouches à feu, 10 éclai-

olonél Cholleton, francs-tireurs volontaires do la hommes ; francs-tireurs volontaires de la 2* divi- [iei ; deux bûtaillons du id* de marche do 500 homf Total 1»60Û hommeS) 18 bouches à feu, 20 éclaireurs

Préserve da gauche, général Martonot, deux bataillons

',e à 500 hommes chaque i deux bataillons de la Seine

^p chaque, un bataillon de l'Aisne à 600 hommes.

ttunes et 18 bouches d fea»

fcei've du centre, général Patui*el; quatre bataillons

\m DEFENSE DE PARIS.

éé \b û* Lrigailo do la f* division à 500 homme» chacun. Total i,OÛO hommes, iH pièces d'art ilL^rie« deux oeeadrons de gendurmerie.

La hrigûde Berihaut ne porie entre îe eht^inin île fer de Saint- Germain et la partie supérieure de Ruetl. Son artinenc aux environs de la station, ses lirailleuri a Boiâ-Prcau et près de la Mal^ maifïon.

La lirigadc Nodl sort tlu Mont-Valérien par le sud et prend la l'hemin qui va de la Briqueterie au diilt<'iin de Richelieu ; son artillerie sur le vereonl qui descend dti i*lii\teau de Buzenval, mes lirailleursi vers la MAlmaîson*

Les troupes du colonel (ihoUetoti se portent onx environs de rancicn inouliu ei se tlirigcni bientôt vct"» RtuîenvaL

La brigade Maiieiiol prend position entre la Diiquaterie et le chemin de Saiiit4Uoud, ses tirailleurs vers Montrelout.

La brigade Paturel vient se placer en arrière du moulin d« N an terre, entre c^ village cl le Monl-Valérien,

IjO général en chef fait porter toute son artillerie en avant sur le plateau, de façon k écraser lu Mal mai son el la Jonchera^

A 1 heure et demie, l'ai tille rie ouvrait son feu sur toute la ligne, soutenue par lo Mont-Valérien, et formant un vaste demi» cercle de la atation de tiueil à la ferme de la Fonilleuse ; elle eon< centrait son feu pendant trois quarts d*heuro sur Ouzenvol, la Malmaison, la Jonchcre et Bougival. Pendant ce temps, nos tirait Icuï^ et nos tôtes de colonne s'approchaient :

Les colonnes Berlhaut et Noël de la Malmaison, la colonne ChoUeton de Buzenval.

Au signal convenu, Tartillerie a cessé son feu et nos [troupes se sont élancées sur les objectifs assignés ; elles sont arrivées promptement au ravin qui descend do l'étang de Saint-Cucufa au chemin de fer américain en contournant la Malmaison.

La gauche du général Noël a dépassé ce ravin et a gravi les pentes qui montent à la Jonchère ; mais elle s'est trouvée bientôt arrêtée par un feu violent de mousquetcrie partant des bois et des maisons, où l'ennemi était resté embusqué malgré le feu de notre artillerie.

En même temps, quatre compagnies de zouaves, sous les ordres du commandant Jacquot, se trouvaient acculées dans Tangle que forme le parc de la Malmaison au-dessous de la Jonchère, et auraient pu être compromises, sans l'énergique intervention du bataillon de Seine-et-Marne. Ce bataillon s'est porté résolument sur les pentes qui dominent Saint-Cucufa, sa droite au parc de la Malmaison ; il a ouvert un feu très-vif sur l'ennemi qu'il a forcé de reculer, et a permis ainsi aux quatre compagnies de zouaves d*enlrcr dans le parc.

Dès le commencement de l'actioiii 4 mitrailleuses, sous les or-^ dres du capitaine de Grandchamp, et la batterie de 4 du capitaine Nismes, le tout sous la direction du commandant de Miribcl, s'étaient portées avec une remarquable audace très en avant pour soutenir l'action de l'infanterie.

En même temps, les francs-tireurs de la2« division, commandés par le capitaine Faure-Biguet, se précipitaient sur Buzenval, y entraient, et se dirigeaient sous bois vers le bord du ravin de Saint-Gucufa.

Les Prussiens débouchant des bois en grand nombre, l'ordre a été donné de se rMwr; mais à ce moment, la batterie de 4 dn capitaine Nismes^stn^j^ipfaè près la porte de Longboyau par une vive fusillade, a dÀii presque tous ses chevaux tués ou blessés. Il en est résulté un instant de désordre pendant lequel deux pièces sont tombées entre lètif mains de l'ennemi. La retraite s'est failo en bon ordre, et les Prussiens, craignant l'action de notre artillerie et du Mont-Valérien, et d'nn autre oôté, salués par quelques décharges de mitrailleuses, n'ont pas essayé de nous inquiéter.

Pendant l'opération principale, la colonne Martenot envoyait un bataillon à la Fouilleuse, et ses tirailleurs, poussant jusqu'aux crêtes, occupèrent un instant la redoute de Montretout.

A droite, le régiment de dragons, appuyé d'une batterie h cheval, se portait vers la Seine, entre Argenteuil et Bezons, et canonnait quelques postes de l'ennemi.

Toutes les troupes avaient rejoint les cantonnements à 7 heures et demie*

Mon cher général.

Vous m'avez prié de vous donner quelques détails sur la part que les tirailleurs de la Seine avaient prise au combat de la Malmaison, le 21 octobre.

Voici ce que je sais personnellement :

Le 21 octobre, à huit heures du matin, au moment où km tirailleurs se réunissaient sur la pelouse de Passy pour faire l'exercice. Tordre leur fut brusquement donné de se rendre nu Mont-Valérien. Cet ordre, venu de je ne sais quel état-major (1),

(1) État-major général de la garde nationale, qui ayait demandé au génénil Ducrot l'autorisation de lui envoyer les tiraillenrs pour prendre part à l'opératiou, et qui les fit partir dans l'état de désarroi qu*indique le sergent-major Tnrquet.

m DÉFENSE DE Pjiiim-

fat âiUAflAyt exécuté, ïjim que la eompagnie ii*eût (pie fiS |q» a»69 présenta sur 120, bien que ioâ deux capitaiiifiâ JbâSiOl \m souk ofûc^er^ préseati, bieu que potre chinigieo D*eût pn éë •pp«lé^ bien que nous n'aytoiiâ pas encpre moiigé^ bifu nt aoas ûayions pas la provision da cartouehi^s réglâmçat&tt^,

En amTaul ù la Porte-Maillot^ Iq cléploiemeat de fùrcm fm nous y noeontràmes nous Tit comprendra iju© bqus alUom assiâter à ime butaille. Nos deux eqpîlaiûes nous ea^fwtftt alors à nous procurer quelques vivres que nous trouTimesdiS^ eUement àms Vmmm de Neuilly, Ntius complétâmes çeivi^m tant bien que pial au roï^ci -point de Courbe voie, pendant h k^k. C'est dans ces détestables conditions que tious sominçs eoîrt} en ligne, à on^e heures, avec les francs- tirours du Mùat-V»if rien, commandés par le capitaine L'iopis,

Jetés tu avant île \o$ lignes le long du int^ de gauciie de U Maimaiâon, les tirailleurs de la Seine qdI vig-oure^eetneit ealevé les vignes qui se trouvaient devaut eux. Pendant (jtaj heures ils se sont bravemeati sinoii intelli gémirent h^l^ Nous étions des coascrils voyant le fou pour i» première (iota,' û| nous avous pu commettre des fautes de manœuTre, pais i^ooi n'y pouvioas rien, rios cadres étant incomplets,

Vtrs quatre heures, je crois, vous avez fait rcpUp* mes camarades qui manquaient de cartoucheSi et auxquels vous ne pouviez en donner, vos caissons n'étont pas approvisionnés pour la carabintîs butdçi* duui uoua eiioii^ «li 414^0,

Quo s'est-il exactement passé de trois heures à la fin de la journée? Je ne le sais, ayant reçu ma troisième blessure vers trois heures.

Tout ce que je puis vous dire, c'est que les tirailleurs de la Seine ont fait leur devoir comme de vieux soldats, et que 17 hommes de ma compagnie sur 62, ont été tués ou blessés.

Recevez, mon cher général, l'assurance de Tenlier dévouement de votre collègue,

Edmond Turquet, Ancien sergent-major aux tiraUJeurs.

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