II
de quatre de la 8* batterie du 31% sous-lieutenant de Bussières, y sont envoyées de manière à contrebattre l'artillerie ennemie, venue prendre position près du bois de Brevannes. Le village de Mesly est solidement occupé; des créneaux sont percés dans tous les murs ayant des vues au sud et à Touest, les haies, les fossés, sont utilisés pour abriter nos tirailleurs, qui se relient avec ceux de Montmesly.
Les Allemands cherchent à gêner notre occupation... mais ils ne poussent pas a fond leur tentative : la 7* batterie du 21", capitaine Deschamps, qui avait suivi le 118* dans Mesly, appuyait à gauche pour prendre position sur la hauteur, quand une colonne débouche sur la route de Ghoisy, derrière le carrefour Pompadour, . . le capitaine Deschamps s'arrête à mi-côte et ouvre aussitôt le feu. . . déconcerté par cette brusque attaque, l'ennemi n'ose plus avancer. . . (10 h. 1/2).
suittuoncritique Partout nous avions réussi, sauf sur la gauche, où le parc de Bonneuil présentait un bastion des plus menaçants pour nos troupes deMontmesly... derrière ce vaste couvert, les renforts ennemis pouvaient, sans être vus, se masser dans le village de Bonneuil, de là se jeter inopinément sur nos derrières et nous couper de Créteil.
Aussi, malgré le succès marqué du centre et de la droite, le général de Susbielle n'était pas sans inquiétude ; car il était évident que les Prussiens ne nous laisseraient pas maîtres de l'importante position de Montmesly sans tenter un violent effort pour la reprendre; mais sur notre droite, on ne semblait pas se décider à nous prêter un concours efficace...; de l'autre côté de la Seine, rien ne se faisait entendre ; les troupes de réserve promises ne paraissaient même pas. Le général de Susbielle hésitait donc à engager le reste de sa division, il hésitait d'autant plus que de nombreux groupes enne-
Arrivée de la réserT«.
OpératioDs tle la brigade
mis (infanterie, cavalerie, artillerie) se montraient aux abords du carrefour Pompadour et semblaient vouloir nous prendre à revers... d'assez bonne, la situation menaçait de devenir critique, car assurément on ne pouvait compter sur la milice désordonnée établie à Gréteil pour protéger notre ligne de retraite.
Enfin arrive la brigade de garde mobile commandée par le général Ribourt... Aussitôt ce dernier est chargé de surveiller le carrefour Pompadour, tout en se tenant prêt, avec Tartillerie de réserve, à suivre le mouvement de la division, et à protéger la droite tant qu'elle pourra avancer. Le général Lecomte doit continuer son attaque sur Bonneuil, pendant que le général de La Charriére, avec la 1" brigade, débordera par la droite la position de Montmesly.
La brigade de La Charriére, laissant deux bataillons en réserve dans la grande tranchée de Tarchevéque, le ^® "^^ chirrièro. 3" du 14^* et le 3* du 116% s'ébranle en échelons par régiment, le 116* formant 1" échelon. Chaque échelon, formé de deux bataillons, est disposé en colonnes par division, à demi-distance, de manière à pouvoir rapidement former le carré, si la cavalerie prussienne cherche à nous aborder dans la plaine entre Mesly et la route de Gex.
La brigade passant entre Montmesly et le village de Mesly est accueillie aussitôt qu'elle dépasse la ligne des tirailleurs du 118% par un feu violent de mousqueterie. Le 115', entièrement à découvert, est des plus maltraités ; le chef du 1" bataillon, commandant Angamarre, blessé, se voit obligé de remettre le commandement au capitaine Tarigo ; le capitaine Bertrand, chef du 2* bataillon, est également atteint; beaucoup d'officiers, de soldats tombent tués ou blessés ; nos bataillons n'en continuent pas moins a avancer dans le plus grand ordre et
sans tirer, suivant les instructions du brave général de La Charriére... qui, au premier rang, entraîne tout le monde.
Quand nous arrivons à hauteur de l'extrémité de Montmesly, le feu de Tennemi redouble ; des fossés de la route de Ghoisy, des bouquets de bois, partent des décharges de mousqueterie qui nous font le plus grand mal. Le général précipitant son mouvement, donne Tordre au lieutenant-colonel Gajard, commandant le 115*, de déloger à la baïonnette les tirailleurs allemands, d'occuper les bouquets de bois, et de s'y maintenir de manière à le couvrir à droite pendant qu'avec le reste de sa brigade il s'élancera sur le flanc gauche de l'adversaire qui, à ce moment, cherche à gravir les pentes du plateau.
Faisant battre la charge, le général de La Charriére gravit le revers sud de Montmesly, en même temps que le 115% vigoureusement enlevé, aborde la route de Choisy, et chasse des bouquetaux les tirailleurs ennemis,«qui disparaissent derrière la ferme de l'Hôpital. Position avancée Le fou cosso daus la plaine et le 115% maître du ter-
da 145».
rain, l'occupe solidement :
3 compagnies du 2* bataillon en tirailleurs sont établies le long de la route de Choisy ; abritée par les fossés et les arbres ; cette ligne se prolonge à gauche par les tirailleurs du 118* qui relient le 115* aux troupes de Montmesly;
3 compagnies du môme bataillon derrière le premier bouquet de bois ;
4 compagnies du 1" bataillon forment un échelon à la lisière de ce premier bouquet, et 2 compagnies du môme bataillon sont en. pointe vers le deuxième bouquet (1).
(1) Ces bouquets do bois consistent on peupliers plantés dans les intervalles de fossés» à drnii Combléî^.
Le 115* garde cette position avancée jusqu'à la fin de la lutte... en vain une batterie établie en avant de Valenton couvre ce brave pégiment d'une pluie d'obus, il ne se retire que sur l'ordre du général de La Charrière, prescrivant au colonel Cajard de se mettre en retraite vers Montmesly.
De ce côté , le combat n'a pas tardé à recommencer ; L'arrivée
du général de La
nos bataillons, après s'être établis solidement sur le charnère
^ nous permet de
plateau, portent de nouveau leurs efforts sur la gauche q^eilû'^^énj s et cherchent à déloger l'ennemi du parc de Bonneuil ; MontoMiy mais toujours repoussés par le feu des créneaux, ils **'*^'^*^J«^|o'i*«« sont forcés de rétrograder... bientôt à leur tour ils sont attaqués... de fortes colonnes poussent directement par la route de Bâle, pendant que d'autres cherchent à contourner le Montmesly.
Au moment où le 116% entraîné par le général de La Charrière, gravit le mamelon, la lutte est des plus vives... les tirailleurs ennemis sont à quelques mètres de l'ouvrage, beaucoup de nos soldats ont lâché pied... la perte de la position parait certaine, quand l'arrivée de ce renfort change la face des choses... Les braves restés dans la redoute s'élancent avec le général sur les Allemands, lesquels descendent le mamelon plus vite qu'ils ne l'ont monté...
Mais renforcé par des troupes fraîches, l'ennemi ne tarde pas à reprendre l'offensive et de nouveau il gravit la pente du mamelon... en même temps, les défenseurs de l'ouvrage sont pris de flanc et à revers par la mousqueterie du pure... bientôt même, ils sont menacés d'être complètement tournés par des groupes qui ont forcé nos fantassins à évacuer le bois D sur la route de Bàle...
De nos deux pièces établies près de la maison de Montmesly, Tune a été démontée dès la mise en batterie... l'autre, malgré toute l'énergie de son chef de
section, le sous-lieutenant de Bussières, ne peut arrêter les efforts multiples et acharnés des Allemands... servants, chevaux, presque tous •sont tués ou blessés, et M. de Bussiôres, après avoir fait des prodiges de valeur, tombe mortellement frappé (l)j
Le général de La Charrière, atteint d'une balle â la main, n*en reste pas moins au milieu de la mêlée... un deuxième coup de feu lui brise le col du fémur... tout sanglant, il continue encore a diriger ses troupes... c'est alors qu*il appelle le 115* de ligne à son aide. Le U5» trtive Le lieutonant-colonel Cajard, du 115", fait replier son
au necouw ^ ^
df Montons"'* régnent; le capitaine Bertrand, commandant le 2* bataillon, recule vers la route de Choisy , suivi par les 4 compagnies du l"' bataillon postées dans le petit bois. Le capitaine Tarigo doit proléger le mouvement avec les deux compagnies établies dans le bouquet de bois le plus avancé.
C'est dans cet ordre que le 115* revient en toute hâte sur le chemin de Mesly ; les bataillons ont déjà fait tète de colonne à droite pour gravir le plateau, quand accourt un officier d'ordonnance du général de Susbielle avec mission de porter le régiment vers notre gauche; le 115* gravit la hauteur au pas de course, et passant derrière le 116% il s'établit aux abords de la route de Bâle.
Do ce côté, en effet, la situation était grave ; les Prussiens, sortant en masse du parc de Bonneuil, avaient refoulé nos soldats des pentes boisées et les avaient poussés jusqu'à Créteil ; notre compagnie d'extrême gauche,
(1) M. de nussièrcs venait de sortir de l'École d'application; sa famille, une des plus distinguées du pays d'Alsace, fut cruellement éprouvée par la guerre. Son frère aîné, capitaine au 11« de marche, était mort deux jours auparavant, à la suite d'une blessure reçue au combat de Ladon, le 24 novembre. Son plus jeune frère, actuellement capitaine de hussards, avail été blessé à la bataille de Sedan, auprès du général Lebrun, dont il était offlcier d'ordonnance.
capitaine Dallé, après avoir longtemps résisté dans la plaine découverte de Tîle Barbière, avait également été obligée de battre en retraite, laissant quelques prisonniers aux mains de Tennemî. Tout notre flanc gauche était donc découvert jusqu'à Créteil ; bien que ce dernier point fût alors solidement défendu par les mobiles du général Ribourt, la situation des défenseurs de Montmesly n'en était pas moins des plus critiques. . . assaillis de tous les côtés, de front, sur leur gauche, en arrière, un certain nombre d'hommes commencent à plier, reculent et se retirent en désordre ; cependant, quelques braves gens maintiennent encore la position.
La journée avait été si belle à ses débuts, le canon grondait si fort entre Villiers et Champigny, que fe général de Susbielle ne pouvait se résoudre à prononcer le mot de retraite.
Avec le peu de monde qu'il a encore sous la main, il veut essayer une tentative désespérée. . . Les tambours, les clairons sonnent la charge... généraux, officiers, soldats se jettent en avant, l'ennemi, encore une fois, est refoulé, mais cet élan suprême ne peut ramener les succès de la matinée.
Soutenus par une artillerie nombreuse, les Allemands nous entourent et nous criblent de balles. Enfin nos hommes, épuisés, harassés, à bout de forces, reculent vers Créteil.
Avec le concours de son état-major, du général Lecomte, des chefs de corps et de quelques officiers, le général de Susbielle ne cède le terrain que pied à pied... les haies, les enclos, les fourrés sont garnis de groupes de tirailleurs... Le bataillon des francs-tireurs de la division, commandant Cyvoct, jusque-là tenu en réserve, accourt et détache une centaine d'hommes derrière un long mur crénelé E, à 200 mètres en avant du
Un nouvel efTuri est tenté
ponr repous.<<er renoemi.
Retraite rers GréteiL
village, de manière à prendre Tennemi de flanc s'il voulait nous poursuivre.
Énergique Du reste, sur le mamelon même, le lieutenant-colonel
résist&iic6 du
coioMi Gâiiand. Gallaud tient toujours Touvrage de Montmesly avec une poignée de braves. En vain les Allemands le fusillent de toutes parts, en vain essayent-ils plusieurs assauts... ils ne peuvent venir à bout de leur opiniâtre adversaire, qui ne se retire qu'après avoir opéré le sauvetage d'une de nos pièces, restée dans Touvrage sans canonniers, sans chevaux, et après avoir vu la majeure partie de nos troupes gagner Créteil... Le colonel Galland, tout en retraitant, s'arrête derrière les tranchées, les haies, les clôtures, et maintient constamment les Prussiens, le suivant à une centaine de mètres sans oser Taborder.
Sur la droite, le commandant Rabot-Desportes, qui jusqu'alors a gardé avec son bataillon (!*' du 116*) la tranchée descendant à Mesly, se replie en même temps que le lieutenant-colonel Galland, et fait aussi bonne contenance (1).
Le commandant Gravis, occupant le village de Mesly avec le 3" bataillon du 115% s'y défend jusqu'à la dernière extrémité. Plusieurs fois dans la journée ses tirailleurs embusqués derrière les haies, les murs de ferme, ont arrêté les tentatives de l'infanterie et de la cavalerie allemandes, qui, débouchant du carrefour Pompadour, cherchaient à nous tourner par la droite. Le mouvement vers Créteil étant à peu près achevé, le commandant Gravis bat en retraite vers la tranchée de l'archevêque. Noire Dans la plaine au delà de la route de Choisy, le
^'^est^fwte^* capitaine Tarigo, dernier échelon du 115% tient trop longpnsonm re. ^^^^pg ^^^q ^ l'ennemi. Comme il reculait vers le pre-
(1) Le mamelon se Irouvait ainsi complètement évacué vers 2 heures environ, au moment où commençait à se faire entendre, sur la droite. * !• canon de la 3« armée.
mier bouquet de bois, il est assailli par un feu de tirailleurs. Ardent et vigoureux officier, le capitaine Tarigo se retourne et fait face aux Allemands ; les croyant peu nombreux, il veut, avant de rétrograder, les forcer à reculer et s'engage vivement ; dès les premiers coups, son cheval est tué... voyant arriver les renforts ennemis, il cherche à se retirer, mais attaqué de front par Tinfanlerie,' abordé de flanc par la cavalerie, il est entouré.
Nos hommes font une résistance énergique, on s'aborde à Tarme blanche. . . Dans la mêlée, le capitaine Tarigo tombe frappé d'un coup de sabre à la tête. . . le Ueutenant Bigot a les deux jambes traversées par une balle; un autre officier tombe grièvement blessé. . . Enveloppées de toutes parts, nos deux compagnies sont faites prisonnières à l'exception de quelques hommes qui parviennent à s'échapper... c Les troupes, dit là « relation allemande, chargées de l'attaque en avant de « Valenton (9* et 40* compagnies du 49' et deux batail-
< Ions du régiment de Colberg n" 9) se précipitèrent sur « le petit bouquet de bois qui n'est éloigné de Valenton « que de 900 à 1,000 pas. Les 3 ou 400 hommes qui le c défendaient sont en partie faits prisonniers , et ceux
< d'entre eux qui parviennent à se sauver sont pour-
< suivis par deux pelotons du 4* escadron du 3* régic ment de cavalerie vsoirtembergeoise qui suivaient à € quelque distance les compagnies d'attaque, et qui c tombèrent sur les tirailleurs français rapidement et « d'une façon inattendue. »
Dès que le Montmesly fut évacué, toutes nos batteries situées entre Seine et Marne, la batterie André, de la presqu'île de Saint-Maur (1), concentrèrent leurs feux sur cette position et sur Bonneuil.
[i) Dans la presqu'île de Saint-Maur, la batterie Donato avait, aussitôt
Trodio.
Arrêté par le feu de notre artillerie de position, Tennemî n'osa poursuivre son succès et se contenta de couvrir d'obus le village de Créteil, en arrière duquel nos troupes se reformaient.
« Reçues par le feu des batteries françaises postées « à Alfort et sur le côté de Créteil, les troupes alle- « mandes, dit le major Niepold, ne purent franchir les « fortifications de leur ligne d'avant-poste. » La diversion de la 3* armée sur la rive gauche de la Seine, bien qu'elle se fût produite fort tard , contribua également à les arrêter.
ordredujfén^^rai Le général do Susbiolle eut un instant la pensée de reprendre encore l'offensive» afin de soutenir jusqu'à la fin l'attaque du général Ducrot ; mais c'eût été tenter l'impossible : ses troupes étaient trop éprouvées, trop impressionnées... tous les corps, mélangés dans les rues, les fermes, les parcs, ne présentaient plus qu'une masse confuse sur laquelle les chefs étaient sans autorité, sans action.
Cependant, sur les 3 heures, le général^ à force d'énergie et d'activité, avait fini par réorganiser sa division sur l'emplacement des bivouacs du matin, quand il reçut du Gouverneur une note (4) ainsi conçue :
Si le général de Susbielle a occupé Montmesly sans difficultés, et s'il n'y est pas menacé, il fera ses dispositions ponr le quitter demain jeudi, à cinq heures du matin, et rallier le général
la prise de Montmesly, quitté son épaulement près de Port-Créleii, pour se rendre derrière le mur du parc de Saint-Maur, où était déjà la batterie Brasilier.
La division de SuAbielle ayant afTecliié sa retraite, après quelques coups sur Bonneuil, la batterie André alla se joindre aux batteries précédentes pour soutenir l'attaque du !•*■ corps.
(1) Cette notp, au crayon, fut apportée par le commandant Faivrr, altaché à l'état- major particulier du Gouverneur.
AXll.
^ ( 3o xXoA^einbi'e 1870)
^^^^Soîssv S^ Lcoep
Ducrot par le cbemin le plus coui-t, c'est-à-dire par le pont de Port-Créteil et ceux de Join ville. Il se placera entre Poulangiset le Tremblay pour y prendre les ordres du général Ducrot.
Si la situation était autre que celle que je crois, il prendrait conseil des circonstances, et aurait notamment à examiner, s^il ne serait pas absolument nécessaire à la sécurité de l'armée, qu'il tînt solidement Créteil et Maisons-Alfort , qui forment la droite de armée.
Le Gouverneur,
Signé : Trochu.
Non-seulement la position de Montmesly n'avait pas été enlevée sans difficultés sérieuses, ainsi que le pensait le Gouverneur , mais une fois occupée au prix de durs sacrifices, nous n'avions pu nous y maintenir ; les attaques multipliées d'un ennemi sans cesse renforcé, avaient fini par triompher de notre résistance.
Il ne restait plus, maintenant, qu à assurer les dernières prescriptions du général Trochu, organiser' la défense de Créteil. Quant à Maisons-Alfort, la situation n'était pas assez critique pour s'en préoccuper immédiatement ; en cas d'urgence, d'ailleurs, le général Ribourt et sa brigade y seraient rentrés.
Le bataillon des francs-tireurs de la division, qui avait organisation
lie la défense de
peu donne, est chargé de la garde des postes avancés ; créteu. il conserve les positions prises pour soutenir la retraite, sa grand'garde abritée par le mur E, le reste du bataillon échelonné en arrière, dans les enclos à droite de la route de Bâle.
Les troupes du général Ribourt couvrant l'intervalle entre cette route et Ja Marne, gardent les grands parcs à l'ouest du village.
Les batteries divisionnaires reprennent leur position première derrière la tranchée de l'archevêque, de manière à soutenir la retraite, et toute la division se re-
forme à son campement du matin, â l'entrée du village de Gréteil.
Les pertes de la division de Susbielle, dans cette journée, s'élevaient à :
54 officiers et 1182 sous-officiers et soldats tués, blessés ou disparus.
Ces chiffres ont leur éloquence.