‹ La défense de Paris (1870-1871) (volume 4)Chapitre 68 sur 84 · DISPOSITIF D'ARTILLERIE · texte numérisé non relu

DISPOSITIF D'ARTILLERIE

Les batteries dont le détail suit sont établies, armées et approvisionnées depuis Vitry jusqu'à Issy.

PIKGES DE POSITION.

Vitry.

1» Batterie du chemin de fer (Vitry), trois obusiers de 22 sur affûts marins (obusiers en fonte de 80) ;

2« Batterie de la Pépinière (Vitry), six obusiers de 22 sur affûts marins.

Ensemble complété par les deux canons de 14 sur truc blindé, par le feu des canonnières et par les sept pièces de droite (deux de 19 , trois de 16 et deux de 24 ) voyant Choisy, Thiais et les hauteurs en arrière du fort de Charenton.

Moulia-SaqueL

1* Quatre pièces de 24 court; 2« Six pièces de 12 de siège.

Entre le Moulia-Saquet et Villeijuit, Épaulements prêts pour des batteries divisionnaires.

ViUejuif.

A la barricade , au bout du village , emplacement pour deux pièces divisionnaires.

[Entre ViUejuif et les Hautes-Bruyères.

i^ Six pièces de 12 de siège ; 2* Mitrailleuses divisionnaires.

(Avec des vues sur Ghevilly , entre Chevilly et L'Hay et entre Ghevilly et Thiais.)

Hautes-Bruyères.

!• Six pièces de 24 court;

2® Trois pièces de 46 de la marine;

S^ Six .pièces de iâ de siège.

(Avec des vues directes sur Thiais par une pièce de 16 et des pièces de 24, sur Ghevilly, L'Hay et un peu à droite.)

Épaulement à droite du fort et au-dessous du flanc droit, pour pièces divisionnaires, voyant la partie déclive de L'Hay.

Batterie de l'aqueduc d'ArcueiL

Deux pièces de 24 court prenant à revers L'Hay et voyant la vallée de la Bièvre, Bourg-la-Reine et Sceaux.

Bive gauche de la Bièvre, en avant de la maison Millaud,

Épaulement pour six pièces divisionnaires.

Gavalier pour trois pièces divisionnaires, ayant des vues sur L'Hay, Sceaux et Bourg-la-Reine.

Sur les glacis de Montrouge, une batterie de six pièces en voie d'exécution.

Entre Montrouge et Vanves.

Deux batteries de trois pièces chacune, armées de 24 long, ayant des vues sur Bagneux et Ghâtillon.

Entre Vanves et Issy.

1^ Batterie de six pièces, armée de 24 long (batterie crémaillère dépendant de Vanves), ayant des vues sur Bagneux et Ghàtillon ;

2» Batterie de six pièces de 2i long de la station de Glamart, dite batterie duGhemin de fer, dépendant d'Issy (mômes vues).

A J roi te du fort d*Issy,

1** Batterie du Gimetière , deux pièces de 24 long (même objectif) ;

2» Batterie du château d'Issy, trois embrasures , deux pièces de 24 court (vues sur Meudon et Brimborion).

406 DÉPENSÉ DÉ PÀftlS.

Le ^0aéral commandant la S« armée prendra toutes l&d dispositions nécessaires pour attaquer la Gare-aux-Bœufs de Ghoidyle-Roi et le village de L'Hay le 29 novembre, au point du jour.

Cette attaque, faite avec les troupes et Tartillerie dont le détail a été donné ci-dessus, sera appuyée en outre par deux pièces de marine de 19 établies au fort de Charenton et ayant des vues sur Choisy, Tbiais et les positions en avant , ainsi qne par des canonnièreè blindées remontant la Seine.

L^adminîstration du chemin de fer d'Orléans organise deux pièces blindées accouplées sur wagons, qui seront amenés sur la voie du chemin de fer , de manière à arriver en avant de Vitry.

L'opération d'attaque des positions par les troupes sera précédée par une canonnade des plus vives et des plus intenses de toutes les batteries établies sur le parcours de Vitry à Issy, de manière que les points occupés par l'ennemi aient été écrasés de feux avant l'entrée en ligne de l'infanterie.

L'attaque n'aura lieu que par le déploiement de bandes de tirailleurs, qui se porteront, le t)lus rapidement possible et sans tirer, sur les points à occuper. Ces tirailleurs seront soutenus par une première réserve, qui se tiendra^ en aiTière de la ligne déployée et hors de la portée des premiers feux de l'ennemi. Elle sera placée, cependant, de manière à pouvoir appuyer lé mouvement de la première ligne ; on devra profiter de tous les plis de terrain pour la masquer, et en particulier du chemin un peu encaissé qui va directement de la droite des Hautes- Bruyères à LHay.

f^es secondes réserve^ seront tout à fait hors de la poHée du feu.

En résumé, ce n'est que par un effort successif de tirailleurs que l'occupation des points signalés doit avoir lieu. C'est en s'abatenant do montrer des masses à découvert et de les établir dans des villages et des groupes de maisons où le fteu de l'ennemi arrivé qu'on évite les grandes pertes. «

Les troupes s'installeront à la Gare-aux-Bœufs et à L'Hay, après s'en être emparées, et s'y mettront immédiatement ^n état de défense, en employant pour cet objet les batteries divisionnaires du général de Maud'huy.

La division Faron quittera ses positions le lundi 28 novembre, après la soupe du matin, et la division de Malroy le même jour, à la nuit close.

Il importe , en conséquence , que le général commandant la 8« armée donne des ordres aux généraux Maud'htiy et Corréârd et au contre-amiral Pothuau, pour qu'iife aient à observer ce

DÉFENSE DE PARl?^. 101

lAôTivement et à se placer en temps opportun sur les positions évacuées.

IjCs troupes de la 3« armée devront prendre position au milieu (fes troupes de la division de Malroy dès le lundi tnatin Î8 novembre.

Paris, le 26 novembre 1870.

Signé : Général Trochu.

Opération dans la presqnlle de Gennevilliers.

( Instruction pour le général de Liniers et le général de Beaûfort.)

L'armement de la presqu'île de Gennevilliers est composé ainsi qu'il suit :

Moulin-des-Gibets, quatre pièces de gros c^alibre;

La Folie (manufacture), quatre pièces de gros calibre;

Gharlebourg, quatre pièces de gros calibre.

Dans le but de faire une opération contre Bezoïls et Argeo^ teuil, cet armement devra être complété par :

Quatre mortiers dans les deux batteries à gauche et à droit du pont d'Argenteuil;

Quatre piécesa de 4 dniiH h\ battwie de la Reine-HoriHfitte *

Dcîix pièces d^ 4 driu^i lu hailerie dt^ lu reJoiil^? du .Mour«^

Doiïx pièces de 1 dans h\ rinUndt} du Pt'liUlolombrt». *

f >nf r inqiumtf^ Misées rlnns les petites hutteriM de Jg ^' h pnH( (^ d'Argeateuil M iltï Uokoiih. **^0*

Penshiut la soirée du â8 novembre, on otJvrri'a la feo g|^ . les balterics sur Ar-eiitonii . le cUimii du ^t^^^ nJ****** HouiMrs. ' "^•*,

Des lirnilliNirs ;,^îvrn iront \n digtïp *3l on ït^fh, p^n^j^^i * un fe'abionna^o sur- W i^lifiiiiii de fer dit Hûu&jj^ p^^ d* i/*^*** des- Anglais, *™ ■'ont-

On mettra quelque.^ Imrqun^ i^ Traii iln^i^ ^^ ^^^^ ftfarantcî, sur laquelle on fera unf lrBU(>h4*,„|jj^^ ' *** nb"

Cfn fera égaïemonl uuu Irunehée-al^pi dum ^*^^ chemin de fer lic Rouen el on m bgefa f^J^^ '^^^^ ^* pont. *• •^«* d«*

ÛpéraUon du Kont-Valériiû

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408 DÉFENSE DE PARli^.

sur Buzenval et occupera la hauteur au-dessus de Malmaisôn, au kiosque du bois Préau appelé Monte-Maria, si ses forces le lui permettent.

Le général de Liniers se mettra constamment en communication avec le général de Beaufort, qui occupe le terrain de la presqu'île à sa gauche.

Paris, le 28 novembre 1870.

Signé : P.-O. Sghmitz.

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