INSTRUCTIONS POUR LA GOURMÉE DV 19 4ANVIBR
lostructions
da Gouyerneur
pour
la joarnëe
Le général Trochu, qui s*était réservé la direction supérieure de Faction, fit donner par son chef d'état-
da 19 janvier, major, lo général Schmitz, à chacun des commandants de colonne rinstruction suivante ; faite à la hâte, dans la journée du mardi , cette instruction devait, ainsi que nous le verrons plus loin, se ressentir forcément de la précipitation avec laquelle elle avait été rédigée (1) :
€ La colonne d'attaque de gauche se massera en « arrière de la Briqueterie, marchera parallèlement au
Général vinoy. < chomin do fer, ot s'emparcra de la redoute de Mon-
c tretout, en Tattaquant par la gauche et par la droite, c Cette opération terminée, la tète de colonne conti- < nuera à marcher, et gagnera, le plus rapidement pos- « sible, la propriété de Pozzo di Borgo, qu'elle occupera « fortement. Elle surveillera la gare de Saint-Cloud (qui « se* trouve en contre-bas de ladite propriété) et le parc « de Montretout.
Colonne d'attaque de gaache.
(t) Voir croquis n9 4 jb/s, page 104.
nrm^mm»'
c Une partie de la colonne s^avancera jusqu'à la propriélé Zimmermann 9 pour Toccuper également, et surveiller le carrefour de la grille d'Orléans et le parc de Saint-Cloud.
c Pendant ce temps , un détachement qui aura passé entre le bord de la Seine et la ligne du chemin de fer, ira occuper les propriétés de Béarn et Armengaud, pour appuyer Textréme gauehe de Topération. % Lorsque ces trois positions (Pozao di Borgo, Zimmermann et de Béarn) auront été occupées, Tartillerie, qui aura suivi la colonne, viendra se placer en avant de Touvrage de Montretout, à gauche du chemin des BcDufs, sur la erôte, de manière à battre le foad ile Garchea et tout le terrain comi^is entre la Bergerie et la Porte-Jaune.
c La position en avant de Montretout étant assurée, par la possession des propriétés oi-dessus désignées et par tou& les développements qu'elle pourra dfonner à sa ligne de défense, la colonne s'étendra sur la droite, pour se relier à la gauche de la colonne dn centre.
c Pendant ce temps, le 6^ secteur fera» feu dans toute la zone« dont la limite à droite esl) le château de Saint*Cloud, étendant son tir à gauche, de manière à ne pas gêner lest meuvonenits de* nos troupee. t La colonae du centre sera massée» entre le- Ment* Valérien et la ferme de la Pouilleuse. Elle se partagera en iroia colonnes : celle de gauche suivra la route dite de la Pouilleuse, passant à gauche de la ferme, rejoindra la route de la plainev sa gauche appuyée au point 113 ; à partir de ce point, Tobjectif de cette co^ lonne sera la maison dite maisoa du> Curé^ ou maison de la Guette.
« Celle du centre traversera la ferme de Fouilteuse,
Colonne do centre.
Général de Bellemare
Colonne de droite.
GénérBl Dncrot.
marchera perpendiculairement à la route allant de la Porte- Jaune à Rueil (route de l'Empereur), franchira cette route , et gravira les pentes nord du plateau , ayant pour objectif le point marqué 155 sur la carte. t Celle de droite passera sur la droite de la Pouilleuse, marchera directement contre le mur de Buzenval, où des brèches seront immédiatement pratiquées au saillant central par le génie , à Taide de pétards et à la pioche ; elle gravira les pentes droit devant elle pour arriver au sommet du plateau, c Celle de ces trois colonnes qui arrivera la première à la ligne des crêtes, poussera vigoureusement (en restant toujours sur le plateau), ouvrant par des brèches nombreuses les murs qu*elle rencontrera , et s* emparera de la propriété de Craon.
« La colonne de droite se massera entre les Gibets et la maison Crochard, en profitant du ravin qui vient aboutir au parc Masséna . Elle sera partagée en deux colonnes : celle de gauche, destinée à appuyer fortement, en se reliant av^c elle, la colonne de droite de la colonne d^attaque du centre, marchera directement sur le château de Buzenval, et pénétrera dans le parc, à droite de ce château. Elle gravira ensuite les pentes nord du plateau , s'établira dans la partie supérieure du parc, pratiquera des brèches dans le mur qu'elle rencontrera devant elle pour pénétrer au centre même du plateau de Garches.
<K Celle de droite , longeant la crête qui 8*étend entre le Pignon et le Long-Boyau, montera par la ligne do plus grande pente que suit le mur de clôture du parc de Buzenval. Tout en marchant, elle ouvrira des brèches dans ce mur, pour se relier, par sa gauche, à la première colonne.
« Elle devra toujours se garder frès-fortement sur sa
droite, contre une attaque sur son flanc. Cette colonne, en se bifurquant, cherchera à gagner, dès qu'elle le pourra, la tète du ravin de Saint-Cucufa à Tétang Sec, et de là, elle tentera de tourner le Haras par sa droite, n ne faudra pas perdre de vue que ce mouvement tournant est nécessité par rétablissement que Ton suppose fait par l'ennemi au carrefour du Haras, et que la colonne de gauche ne pourra Taborder de front qu'après que le mouvement tournant aura eu son effet.
c Les commandants des colonnes établiront leurs réserves le plus à portée possible de leurs troupes d'attaque, de manière que celles-ci puissent être ou soutenues ou remplacées en temps opportun. Ils en auront la libre disposition , et se tiendront constamment en rapport avec elles.
c Chacune des colonnes aura à sa disposition une compagnie du génie, sans compter le détachement du Mont-Valérien. Cette compagnie sera munie d'une partie de parc , de quelques échelles et de pétards , et accompagnée de dynamiteurs.
« Ces compagnies marcheront dans les colonnes à la suite de Tavant-garde.
« L'artillerie de la colonne du centre ne pourra commencer son mouvement en avant que lorsque le passage lui aura été rendu praticable par les troupes qui la précéderont. Elle prononcera son mouvement sur le chemin qui aboutit au point 155, et cherchera les endroits les plus propres pour son passage à droite et à gauche de ce chemin à travers les champs. « Quant à l'artillerie de la colonne de droite, elle devra se placer, le plus tôt possible, sur la crête qui s^étend du Pignon à Long-Boyau, pour battre la Jonchère et les bois de la Celle et de la Malmaison.
ÉtabliBsemeai
des
réserres.
Génie.
Artillerie.
Occupation
de la
gare de Rueil.
da GèQVerneiir
.•(ISjàtlTlèr).
< Elle suivra le mouvement général dès que le pla- € teau de Garches sera fortement occupé, et que Tinfanc terie lui aura assuré son passage.
« Ce mouvement général pouvant être gêné par une
< attaque de Tennemi venant de Bougival et de la Jon-
< chère, ou par rétablissement de batteries sur la rive « droite de la Seine , un fort détachement, appartenant
< a la colonne du général Ducrot, et composé d'infant terie et d'artillerie, viendra occuper la station de t Rueil. »
L'ordre ci-joint du Gouverneur accompagnait ces instructions générales.
« MM. les officiers généraux commandant les colon- € nés d'attaque devront prendre toutes les dispositions « nécessaires pour que les têtes de colonne soient arri- * vées et prêtes îi se porter en avant A 6 heures du mat tjri, sur leurs positions respectives, savoir :
« Celle de gauche, à la Briqueterie ;
« Celle du centre, derrière la FouilleUse;
« Celle de droite, auprès de Rueil.
« Trois coups de canon précipités, tirés à 6 heures « du matin du Mont-Valérien, après un silence de toute
< la nuit, donneront le signal du départ des points de € concentration pour Tattaque des positions (1). »
Comme on le voit, tous ces ordres indiquent les opérations à partir du moment où Ton est à pîed-d'œuvre, cVsl-à-dire à la Briqueterie, à la Pouilleuse, à Rueil.
Mais aucun itinéraire n'étant donné, pour arriver sur ces positions, les troupes réparties sur tout le pourtour de Paris, à Glichy, Saint-Ouen, Drancy, Bondy, Bobigny, etc., vont fatalement se croiser, s'enchevêtrer et
(1) Voir aux pièces justificatives n« IX, les dispositions préparatoires et ordres do détail donnés pour rorganisation des èoldnnes.
amener, axk milieu de la plus inextricable oanfasion, de nombreux retards dans la marche des colonnes, retards qui auront les plus funestes conséquences.
Dés que le général Ducrot reçut l'ordre du 18 janvier, obscrTations il se rendit auprès du général Trochu, et lui fît obser- à cm ordres, ver que vu rencombrement inouï de voitures, d'infante- le générai bucroi rie, de cavalerie, qui allait forcément se produire au Gouverneur, rond-point de Courbevoie, il était matériellement impossible que les têtes de colonnes fussent à 6 heures au lieu du rendez-vous. Il émit Tidée de ne pas engager l'action avant qu'on ne se fût assuré que chacune des colonnes était concentrée à son point de rendez-vous, c'est-à-dire : gauche à Briqueterie, centre à Pouilleuse, droite à Rueil. Prévenu par chaque commandant de corps d^irmée de leur arrivée à destination, le Gouverneur donnerait le signal.
Convaincu de la justesse de ces observations, le général Trochu envoya au commandant du Mont-Valérien une dépêche prescrivant de ne pas donner le signal avant 6 heures et demie; il comptait arriver de sa personne à la forteresse vers 6 heures et pouvoir retarder indéflniment le signal du combat si les prévisions du général Ducrot se réalisaient.
Malheureusement, comme nous le verrons, le Gouverneur arriva au Mont-Valérien beaucoup plus tard quil ne pensait, et il ne put empêcher h colonne de •
gauche de s'engager avant que les autres ne fussent devant leurs objectifs. Il est regrettable que le général Trochu n'ait pas dit qu'il ferait donner lui-même le signal, quand il serait an Mont-Valérien ; on eût évité ainsi tout malentendu, toute confusion.
Afin de mieux établir l'impossibilité absolue de faire arriver les têtes de colonnes à 6 heures du matin au lieu du rendez-vous, nous allons donner l'emplacement des
troupes le 18 au soir et les itinéraires suivis par chacune des trois colonnes.
Emplacement
des troupes
lo 18, au soir.
Colonne de gauche.
Division de Beaufort.
DlTÎBion Conrty.
Colonne da centre.
Brig^« Fournfes.
emplacement des troupes le 18 au soir. — itinéraires
qu'elles doivent suivre.
Les troupes qui devaient agir le 19 janvier se trouvaient réparties sur tout le pourtour de Paris; le 17 et le 18, la plus grande partie fit mouvement pour se rapprocher du théâtre de l'action et venir constituer les diverses colonnes suivant les instructions données par le Gouverneur au conseil de guerre du 17 (1).
Une partie des troupes de la division de Beaufort (brigade Noël) occupait d'avance le Mont-Valérien et les abords; le reste, composé de mobiles de la Vendée, de la Drôme, des Côtes-du-Nord, de Seine-et-Marne, vint dans la soirée du 18 se masser aux abords du rondpoint de Courbevoie, ainsi que les trois régiments de garde nationale mobilisée affectés à cette division (2*, 3% 42«).
Partie des Lilas le 18, vers 4 heures, cette division s'embarque à la gare de Belleville-Villette et se rend, par le chemin de fer de Ceinture, é Puteaux, où elle arrive à 9 heures du soir ; trois régiments de garde nationale se joignent à elle (5% 6*, 34*).
Dans la soirée, l'artillerie de cette colonne se masse sur l'avenue de Courbevoie.
Le 4' zouaves, le régiment de Seine-et-Marne quittent Montreuil le 17 à 10 heures du matin, et vont se cantonner a Courbevoie ; ils y séjournent le 18, et sont rejoints dans la soirée de ce jour par deux régiments de garde nationale (11* et 14').
(1) Voir croquis n* 8.
Le 136* et le régiment du Morbihan quittent également Brig«i*coiomeu. Bàgnolet le 17 au matin et se cantonnent à Courbevoie, où les rejoignent le 18, les 9* et 10* régiments de garde nationale.
Les 109'' et 110' quittent Villejuif le 17 et bivouaquent Brigade vaientin. sur le côté gauche de T avenue de Neuilly, en arrière du pont ; ils y séjournent le 18 et sont rejoints par les 16* et 18* régiments de garde nationale.
Le 135' et les mobiles de la Seine, du Finistère, d'Ille- Brigade Hanrion. et- Vilaine, de Vendée, quittent Saint-Denis le 18 et bivouaquent sur Tavenue de Neuilly, en arriére de la brigade Valentin ; les 20* et 21* régiments de garde nationale les y rejoignent.
Les batteries arrivées de Vincennes traversent Paris le 18 et se massent sur l'avenue de Courbevoie et l'avenue de Neuilly.
Dans la journée du 17, cette division partant d'Aubervillîers, se dirige vers Saint-Ouen,' passe la Seine au pont du chemin de fer d'Asnières, et s'établit à Asnières avec son artillerie (4 batteries). Elle y séjourne le 18; les 8' et 17* régiments de garde nationale l'y rejoignent lel8.
Cette division conserve ses cantonnements de Clichy ainsi que son artillerie (3 batteries), et reçoit le 18 les 51* et 23* régiments de garde nationale.
La brigade de la Mariouse quitte Bobigny le 18 à 4 heures du soir, s'embarque à la station de Belleville- Villette, débarque à 7 heures à Courbevoie, et va bivouaquer aux abords du château de la Garenne ; le 19* régiment de garde nationale l'y rejoint.
La brigade Lespiau, partant de Pantin le 18 à 11 heures du soir, se rend, par le chemin de fer de Ceinture, à Courbevoie, où elle n'arrive que le 19 à
Colonne de droite.
Divon Berlhaut.
Division de Susbielle.
DiTision Faron,
DÉFENSE DE PAHIS.
colonnes.
5 heures du tnatin ; elle y trouve le 25* riment de garde nationale <
L'artillerie de celte division vient dans la soirée à Cli-
chy, aux abords du pont du chemin de fer d'Âsnières.
itinéraîres L'élat-major du Gouverneur n*ayant envoyé audun
aux différentes .Ordre de détail pour les itinéraires à suivre le 19 au
matin^ chaque commandant de corps d*armée donna des instructions particulières suivant ses vues, instructions qui souvent se contrarièrent et firent se rencontrer sur les mêmes Voies le& troupes appartenant aux différentes oolonnes.
La division de Beaufort passant par le rond-poinl de Courbevoie, le rond-point des Bergères, devait se ren* dre au carrefour de la Briqueterie du Roi en prenant à gauche du Mont*Valérieni
La division Courty, partant de Puteaux, passerait par Suresnes, pour se rendre au même point où elle s'établirait en réserve. .
L'artillerie massée sur Tavenue de Courbevoie suivrait le même itinéraire que la division de Beaufort.
Toutes les troupes de cette colonne devaient suivre l'avenue de Courbevoie, passer au rond-point de Courbevoie, au rond-point des Bergères, et tourner le Mont-Valérien par la droite, pour suivre le chemin d^Hérode et se rendre à la Pouilleuse.
Colonne de gauche (1).
'Oolonne du centre.
Colonne de droite.
Ordres le marche
donn^'S par
le général Uucrot
pour
la journée
du 19 janvier.
« 18 janvier 1871, Paris<
« La division Susbielle partira dans la nuit, de ses t cantonnements, passera le pont d'Asnières, suivra le « chemin de grande communication qui va d'Asnières à « Courbevoie, tournera la caserne à droite, passera sous
(1) n ne nous a pas été possible de retrouver les ordres de tnardhe des colonnes de gaoeho et du eentre.
DÉFENSE DE PARIS. 9i
le chemiil de fer de Versailles, par la route de Pontoise^ se dirigera sur Nanterre, qu^elle traversera^ et ira prendre position de la manière suivante : « Un régiment à la station de J^ueil, sa droite appuyée au chemin de fer de Saint^Oermain ; un régiment dans Rueil, sa gauche appuyée à la route nationale de Cherbourg, et sa droite dans la direction de la station. Ces deux régiments, de la brigade Lecomte, auront pour mission d'observer tout le terrain compris entre Rueil et la Seine, dans la direction de Croissy; la brigade sera appuyée de 6 pièces de 12 et de 3 mi*trailleuses (8 bouches à feu), qui seront placées è la station de Rueil.
c La 2* brigade de cette division s'échelonnera dans Rueil, de manière a avoir la gauche en avant à Boi»- Préau ; son point extrême a Monte*Maria (petit monticule qui se trouve dans la partie S.-O. du paro de Bois-Préau, au-dessus de la Malmaison). Sur ce Monte-Maria serotit établies 4 mitrailleuses, pour ap->puyer la gauche de la division Susbielle avant Theure où celle-ci commencera son mouvement ; elle traversera Courbevoie à gauche de la caserne, passera par le rond-point de Courbevoie et le rond*pomt des Bergères, le rond-point de Nanterre, tournera le village de Rueil par la partie supérieure, et ira prendre position : la 2^ brigade à la maison Ci^ochard, et la l** brigade au Pignon. Son mouvement sera calculé de manière à ce qu'elle soit en position ayant 6 hetlres du matin; elle sera suivie ultérieurement par deux batteries de mitrailleuses et une batterie de 12, qui s'établiront le plus tôt possible sur le plateau entre le Long-Boyau et la maison du Pignon.
« La division Faron suivra le mouvement de la divi- < sion Susbielle^ en évitant^ toutefois, de repasser sous
« le chemin de fer de Versailles, et viendra prendre < position derrière la caserne de Rueil, à gauche de ]a € route nationale de Cherbourg, où elle attendra de « nouveaux ordres. »
Comme on peut en juger par la comparaison des ordres, les trois colonnes , au lieu d'avoir chacune une zone de marche particulière, devaient, sur certains parcours, passer par les mêmes chemins. Ainsi l'avenue de Gourbevoie et la route de Cherbourg jusqu'au rond-point des Bergères se trouvaient indiquées comme passage pour les troupes des trois colonnes ; la route du rondpoint des Bergères au pied de la forteresse du Mont- Valérien, était également passage commun pouria colonne du centre, pour la division de Beaufort et l'artillerie de la colonne de gauche.
Itinéraires La colonue de gauche aurait dû avoir pour voie unique
être indiqués, la routo qui, tournant à gauche après le pont de Neuilly, passe par Puteaux et Suresnes ; cette route a d'ailleurs l'avantage d'être plus courte que celle qui fut suivie par cette colonne (ronds-points de Gourbevoie, des Bergères, etc.).
De cette façon , la route des Bergères restait libre pour la colonne du centre : afin de dégager le rondpoint de Gourbevoie, les troupes de cette colonne auraient dû être massées de très-bonne heure au delà de la barricade établie sur la route de Cherbourg, entre le rond-point de Gourbevoie et le chemin de fer de Versailles. En se massant en deçà de cette barricade, qui formait un très-étroit défilé , toutes les troupes de la colonne du centre encombrèrent le rond-point de Gourbevoie et arrêtèrent pendant très-longtemps les têtes de colonne de droite, qui devaient se porter sur Rueil.
Ou bien encore l'avenue de Gourbevoie et la route de Cherbourg auraient dû être laissées libres à la colonne
du centre, et la colonne de droite aurait pu avoir pour itinéraire le chemin de la route de Pontoise à Nanterre, chemin qui, du reste, fut, par la force des choses, suivi par les trois divisions de cette colonne.
Chaque colonne ayant ainsi sa zone de marche bien déterminée , il n*y aurait pas eu tous ces enchevêtrements, tous ces arrêts, dont nous allons parler un peu en détail, car ils ont eu une influence capitale sur les débuts de la journée.