‹ La défense de Paris (1870-1871) (volume 5)Chapitre 37 sur 98 · CONSÉQUENCES DE LA JOURNÉE DU 19 JANVIER · texte numérisé non relu

CONSÉQUENCES DE LA JOURNÉE DU 19 JANVIER

Le Dans la soirée du 19, les membres du Gouveme-

tpprend mont avaient reçu communication officielle de la situa-

leB événements *

Journée an 19.

Séance du i9 Janvier.

( Jeudi, 10 heures du soir . )

c M. le général Schmitz apporte des dépêches du « Mont-Valérien qui annoncent une défaite complète de « l'aile gauche, obligée d'abandonner ses positions et de c quitter Montretout.

« M. le général gouverneur demande par la même « dépêche qu'on publie cette nouvelle.

c Le Conseil hésite à publier cette dépêche sans plus c amples renseignements. Â la demande du secrétaire « général de l'Intérieur, il consent à en envoyer un ex* c trait seulement aux journaux.

« MM. Jules Favre, Ferry et Le Flô se rendent au « Mont-Valérien pour voir M. le général Trochu.

c Le Conseil reste en permanence en les attendant. « Ces messieurs rentrent au Conseil à 4 heures du matin.

c M. J. Favre confirme l'échec militaire de la soirée, c II déclare que le Gouverneur considère que c'est la fm € du siège, vu le manque de vivres .

« M. Picard observe qu'il a encore pour 14 jours de « vivres.

c M. Jules Favre indique le découragement du géné- « rai Trochu, qui se refuse désormais à l'offensive. Il y « aurait donc lieu de le remplacer.

€ M. le général Le Flô dit qu'il est prêt à commander aux hommes de se faire tuer, mais il n'entrevoit pas d'autre résultat possible. M. Jules Favr 3 propose de reprendre roffensive dans deux jours.

c M. Jules Simon répond qu'il n'y a plus assez de temps pour cela; on ne peut dépasser dimanche, il faut tenir compte du temps nécessaire au ravitaillement.

« M. Ârago croit qu'il faut se battre jusqu'au jour où l'on devra prévenir la population qu'elle n'a plus que pour huit jours de vivres.

€ M. G. Pages propose d'ajourner toute résolution après la lecture des dépêches .

« M. Jules Favre déclare qu'en présence de l'échec des trois forces militaires unies à la garde nationale, il faut changer de système : il faut associer la ville de Paris à l'action du Gouvernement, attendu que la ville de Paris seule peut décider qu'on doit continuer la résistance.

c M. Simon reconnaît que cela va sans dire, mais son avis est d'organiser immédiatement la journée de demain ; il faut prendre ses précautions contre un mouvement et appeler les maires.

< Le Conseil demande à connaître immédiatement la dépêche que l'on vient de recevoir de M. Gambetta. « M. Jules Favre lit cette dépêche, qui accuse Paris d'inaction, et exige qu'un mouvement militaire soit fait avant le 25 ; sans quoi les dépêches antérieures de M. Jules Favre seront livrées à la publicité pour dénoncer la vérité à la France.

c M. J. Simon s'élève contre le ton menaçant de cette dépêche ; c'est, suivant lui, une injusrtice qui s'ajoute aux malheurs, et qui permet de pressentir dès àpré-

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c sent sur qui Ton voudra se décharger de la respon- € sphilité des revers.

c M. J. Favre lit une autre dépêche de M. de Chauf dordy qui réclame aveo insistance sa présence à I^onc dr^s, ips^gré les moyens que M. de Sisiniirk a em- % plojféfl pour rempéchf^r.

f M. 4. F^vre déclara que lu (iépoohe Gamimtta oqjn^ c mande des résolutions fermes qui rétablissent 1^ vérilà % pt Vexftctitude de^ ^ituatiqqs.

« ^I, Ferry fiut observqy quQ -Gambetta, en dépei- € gnant lui-même les efforts ç( Iqs insuccès de Chan9;y, c explique par cela même les efforts et le^ insuccès de « Paris.

€ Une note sur les faits de la journée est rédigée « pour VOfâcieL »

La noQTeiie du Dôs Taprès-midi on sentait déjà à Paris que les choses Be répand dans allaient mal ; partout on rencontrait des gardes nationaux débandés revenant chez eux, des bataillons en désordre regagnant leurs quartiers.

Les dépêches du champ de bataille, successivement affichées, furent connues le soir par les journaux :

% Mont-Valériep, ^9 jai^yier, IQ heuros IQ matii(k.

« Gouverneur au Ministre de la guerre eê ai) général Sobmitx.

tf Oonoentration très-difficile et laborieuse pendant une nuit obscure. Retard de deux heures de la colonne de drei^ (i), S^ tête arrive en ligne en ce moment. Maisons Bé^rn, Ârmengaud et Poszo di Borgo immédiatement occupées. Long et vif combat autour de la redoute de Montre tout. Nous en sommes maîtres ; la colonne Elellemare a occupé la maison du Curé et pépétré par brècht; dans le parc de Buzenval. ÇUe tient le point 112, le plateau 155. Elle va attaquer la maison Graon. La colonne de droite soutient vers les hauteurs de la Jonehère un vif combat de rpouaquet^rie. Tout va bien jusqu*à présent, pt

(1) Nous avons expliqué à qui doit inçomtier c# relivpd.

DÉPBNSE DE PARI8. 196

c Mont-Valérien, 10 heures 82.

« Ofûcier d'ordoDDance au MiDÎatre de la guerre.

c Montretout occupé par nous à 10 heures ; rartillerie reçoit l'ordre d'occuper le plateau à côté et de tirer sur Garches. Bellemare entre dans Buzenval, attaque maintenant vers la Bergerie. Fusillade très- vive, brouillard intense: observations très-difficiles. Je n*ai pas encore entendu un coup de canon prtfssien.

« Pour copie conforme :

<f ^# MiniaU^ de r Intérieur par intérim y

« JvLsa Favbx. »

« Mont-Valérien, 10 heures 50.

t Gouverneur au Ministre de la guerre et au général Scbmitz,

au Louvre.

< Un épais brouillard me dérobe absolument les phases de la bataille. Jjea officiers porteurs d'ordres ont de la peine à trouver les troupes. C'est très-regrettable, et il me devient difficile de centraliser l'action comme je l'avais fait jusqu'ici. Nous combattons dans la nuit,

m Pour copie conforme :

« L« Gémérai chef détaJt-mt^ar géj^éMii,

« Scamn. >

« 6 lieurea soir.

« La bataille engagée en avant du Mont-Valérien dure depufs ce matin. L'action s'étend depuis Montretout à gauche, jusqu'au ravin de la Gelle-Saint-Cloud à droite.

« Trois corps d'armée formant plus de cent mille hommes et pourvus d'une puissante artillerie sont aux prises aveo t'eniiemi. 1/6 général Vinoy, à gauche, tient Montretout, et ae bat à Garches ; le général Bellemare et le général Duorot ont attaqué le plateau de la Bergerie et se battent depuis plusieurs heures au château de Buzenval.

c Les troupes ont déployé la plus brillante bravoure, et In garde nationale mobilisée a montré autant de solidité que de patriotique ardeur.

< Le Gouverneur commandant en chef n'a pu faire connaître encore les résultats définitifs de la journée. Aussitôt que le Gouvernement les aura reçus, il Itîs communiquera à la populatiou de Paris. »

< Amiral commandant 6* secteur à général Le F16.

« A la tombée du jour, nos troupes en vue du 5* secteur occupent Montretout avec de l'artillerie, les hauteurs au-dessus de Garches, et une partie à droite dans Saint-Cloud.

« De fortes réserves sont au repos depuis midi sur les contreforts de Garches et de la Pouilleuse, vers la Seine. Les derniers ordres du Gouverneur, qui était au Mont-Valérien avec le général Vinoy, pour le tir de nos bastions, sont de tirer énergiqncment sur le parc de Saint^loud et la vallée de Sèvres, au-dessus de laquelle^ s'élève une fumée continue depuis deux heures.

« Pour copie conforme :

« Le Ministre de F intérieur par intérim,

<K Jules Favre. >

« 6 heures 50 du soir.

«( Notre journée,* heureusement commencée, n'a pas en Tissue que nous pouvions espérer. L*ennemi, que nous avions surpris le matin par la soudaineté de Tentreprise, a, vers la fin du jour, fait converger sur nous des masses d'artillerie énormes avec ses réserves d'infanterie.

ff Vers trois heures, la gauche, très-vivement attaquée, a fléchi. J*ai dû, après avoir ordonné partout de tenir ferme, me porter à cette gauche, et à l'entrée de la nuit un retour offensif des nôtres a pu se prononcer. Mais la nuit venue et le feu de Tennemi continuant avec une violence extrême, nos colonnes ont dû se retirer des hauteurs qu'elles avaient gravios le matin.

« Le meilleur esprit n'a cessé d'animer la garde nationale et la troupe, qui ont fait preuve de courage et d'énergie dans cette lutte longue et acharnée.

« Je ne puis encore savoir quelles sont nos pertes. Pas de prisonniers. J'ai appris que celles de l'ennemi étaient fort considérables.

« Général Trochu.

<c Pour copie conforme :

a Le Ministre de l'intérieur par intérim,

f(. Jules Favre. b

a MontrValôrien, le 20 janvier 1871, 3 heures 80 matin.

c Gouverneur à général SchmiU, au Louvre.

c Le brouillard est épais, rennemi n'attaque pas. J'ai reporté en arrière la plupart des masses qui pouvaient ôtre canonnées des hauteurs, quelques-unes dans leurs anciens cantonnements.

< Il faut à présent parlementer d'urgence à Sèvres pour un aimistice de deux jours, qui permettra l'enlèvement des blessés et l'enterrement des morts.

« Il faudra pour cela du temps, des efforts, des voitures trèssolidement attelées et beaucoup de brancardiers.

( Ne perdez pas de temps pour agir dans ce sens.

« Pour copie conforme :

« Le Minisire de f intérieur par intérim,

< Jules Favre. »

c Des brancardiers, des voitures, du temps, un ar- Exaspémioa € mistice pour relever les blessés, enterrer les morts... » * * pop*»iion Ces mots jetèrent dans la ville la plus profonde stupeur. . . Certes, on n*avait pas compté sur un grand succès, mais on ne s'attendait pas à un dénouement si triste, si lugubre. Le récit de la bataille commenté, dénaturé par les gardes nationaux qui affluaient dans Paris, jeta les esprits même les plus modérés dans un état violent de surexcitation et de colère.

Bien que Ton sentît qu'on touchait à la crise suprême, crise que venait de précipiter un nouvel et inutile désastre, l'opinion affolée n'y voulait pas croire ; elle se raidissait devant l'inexorable fatalité. Elle rêvait de moyens inconnus, de procédés inouïs pour se délivrer ou pour se venger.

Les militaires, les généraux, tous ceux qui pouvaient juger, disaient la partie perdue-, la chute assurée. Paris répondait aux généraux : c Vous êtes des traîtres , » aux militaires : < Vous êtes des lâches ! »

Plus que jamais la sortie torrentiellede 300,000 hommes, soldats, gardes nationaux, citoyens sans armes était ardemment, violemment réclamée* « Quelques-uns, dit M» Jules Favre, voulaient s'y faire accompagner par leurs femmes et leurs enfants. »

< On verrait, disait le Réveil, de quoi est capable le peuple livré au merveilleux instinct de son génie traditionnel. On verrait si la science et l'industrie seront en peine d'improviser jusqu'au dernier moment des armes irrésistibles.

€ Les Parisiens n'attendront pas follement l'épuisement de leurs dernières ressources et la destruction de leurs moyens de défense; le fusil d'une main, la pioche de l'autre, ils commenceront par saper par la base les redoutables fortifications qui les menacent. Un officier du génie disait récemment au conseil qu'avec 100,000 hommes armés de pioches et de pelles^ il se faisait fort de percer les lignes prussiennes . Eh bien ! ce qui était possible hier l'est encore aujourd'hui. Tout le monde se mettra à la besogne civique. En quatre jours, nous aurons fait £0 lieues de tranchées, qui, poussées sur vingt points différents, feront éclater le cercle qui nous entoure... »

Et, comme l'a dit le général Trochu, la foule n'était pas seule à avoir ces folles pensées; c le Gouvernement

< les bvait à des degrés divers^ »

M. Jules Favre ^ ^ peuplo OU délire, M. Jules Favre et ses amis dési- «général T^rochn. guérent lo général Trochu, devenu le bouc émissaite de

la situation.

« Â partir de la bataille de Buzenval, la population, la « presse, la garde nationale, le Gouvernement se proc noncèrent contre moi, dit le général Trochu, d'une € manière définitive ; l'idée qui prévalut était celle-ci :

< Il faut sortir avec toutes les masses organisées et non

V organisées qui sont à Paris. Et ce n'est pas seulement c la foule qui était dans ces sentiments. Le Gouverne-

< ment, à des degrés divers, y était tout entier; il était c pressé de livrer la grande bataille définitive. Je déclac rai q[u'il y avait la un crime militaire à commettre, et c que je ne le commettrais pas.

c C'était devenu à mon tour, pour moi comme pour le

< général Ducrot, un cas de conscience militaire. » M. Jules Favre et ses amis, en renvei'sant celui qu'ils

avaient élevée il n'y avait pas cinq mois, ft la première magistrature du pays, obéissaient consciemment ou inconsciemment à un double sentiment de crainte ; ils re • doutaient à la fois une nouvelle révolte de la population parisienne et une rupture violente avec le Gouvernement de Bordeaux.

Pour M. Jules Favre i le retnplaoement du général Trochu « est la nécessité la plus pressante de toutes celles

< qui accablent le Gouvernement; » (1) Quant à M. Simon, il croit qu'il importe d'éviter un

mouvement populaire contré le général Trochu ; Or, pour cela, il faut trouVéf un moyen de faire connaitre sa démission à la population.

« Il incline également a un nouvel ëflbrt; sa convia-

< tion est que Paris peut vivre quelques ioutis sa^ns € PAIN ; il croit même qu'il le doit pour sauver son hon- « neur, après la lettre lugubre et accusatrice de

< M. Gambetta,,. »

En effet, ce dernierj qui n'avait cessé d'annoncer des objurgatioDs

succès et des victoires, qui n'avait cessé de surexciter des espérances irréalisables, qui n'avait cessé de traiter la France et Paris comme un < peuple d'enfants > à qui on n'ose pas dire la vérité, s'était laissé tout d'un coup »

(1) Voir pluà loin les procès- Verbaux.

de M. Gambetta.

aller aux plus violentes accusations, semblant ainsi avoir déjà la pensée de vouloir tout rejeter sur les autres. « Vous voyez, écrivait-il à M. Jules Favre, s'approcher tous les jours do vous, de la France, de la République, Thorrible catastrophe, et vous vous résignez en gémissant. Vous avez laissé passer Theure et roccasion favorables pour une victorieuse trouée, et, avec les intentions les plus pures, vous tomberiez comme ceux qui sont tombés à Sedan et à Metz. Si vous étiez sortis le 7 janvier, Ghanzy , au lieu d'un échec sur la ligne du Mans, aurait probablement compté un triomphe.

c Si vous sortiez aujourd'hui, demain, après-demain, profitant du moment où les Prussiens ont dégarni leurs lignes pour opposer 200,000 hommes à Ghanzy, 100,000 hommes à Bourbaki , vous réussiriez encore... »

Puis, après avoir exposé la situation et le plan stratégique à sa fantaisie, après avoir donné en exemple « la bonne méthode > des Prussiens c destituant leurs € généraux battus. Von der Than et Werder » (Werder, en ce moment, qui repoussait les héroïques efTorts de Bourbaki)... M. Gambetta ajoutait d'un ton menaçant : « Pendant toutes ces luttes, que fait Paris? Rien. La « population supporte stoïquement les obus des Prusc siens. Mais on se demande, non-seulement en France, « mais en Europe, ce que fait la population militaire. « Cependant le temps vous presse ; qu'attendez- vous € pour agir?

« Autour de vous, tout le monde vous en adjure! Je € VOUS ai envoyé mon vote, je viens de vous exposer c les nécessités de la situation, je vous ai fait connaître c l'opinion générale, unanime dans le sens d'un effort « immédiat. Retarder plus longtemps, quel que soit le

c prétexte d'une pareille faiblesse, serait un acte coupable i contre le pays, contre la République. Même indirectec ment, je ne veux pas m*y associer.

c En conséquence, si le 23 je n'ai pas reçu une déc pèche nous annonçant qu'une sortie sans esprit de € retour est engagée avec tous vos moyens, je ferai c connaître la vérité tout entière (1). »

Devant ces objurgations, on décide qu'on fera une nouvelle hécatombe..., que Paris « vivra sans pain »• En vain on représente l'épuisement moral et physique des troupes, la déplorable attitude de la garde nationale ; rien n'y fait ; il semble qu'il sufiit de destituer un général pour décréter la victoire...

(1) « C'était toujours la même histoire, écrit M. Charles do Mazade. Si Chanzy avait été battu, c'est qu'on l'avait laissé accabler; c'est qu'on avait permis aux Prussiens de dégarnir leurs lignes. On ne faisait rien à Paris ! Par une théorie toute nouvelle d'art militaire , par une singulière interversion des rôles, c'était maintenant à l'armée parisienne de porter secours aux armées de province. M. Gambette affirmait que c'était son devoir d'être « une armée d'opération extérieure, une armée « de secours capable de prendre la campagne. » Voilà un homme se disant ministre de la guerre, ayant la vanité de présider à des opérations militaires, qui se berçait de ces contes, et les envoyait à de malheureux assiégés, aux prises avec l'ennemi depuis quatre mois. Ai-je besoin de rappeler que tout ce que disait M. Gambette n'était qu'un tissu de fictions? Chanzy n'avait pas eu 200,000 hommes sur les bras; il avait eu affaire à la seule armée de Frédéric-Charles, à moins de 100,000 hommes, et c'était déjà beaucoup trop. Maateuffel n'avait pas 100,000 hommes; il en avait 62,000, et c'était plus qu'il n'en fallait avec les soldats de Werder, — de Werder destitué, — pour mettre à mal l'armée de l'Est, laissée sans soutien à Dijon et sans vivres à Besançûo. De toutes ces forces, qui étaient à postes fixes autour do Paris depuis la première heure , le VI* corps à Choisy-le-Roi, le 1I« corps bavarois à Meudon, le XI* corps à Sèvres, le V« corps entre Saint-Cloud et Bougival, le IV* corps à Argenteuil , la Garde prussienne à Gonesse, l6 XII* corps saxon sur la Marne, les Wurtembergeois à Villiers, pas un détachement de quelque importance n'avait quitté les lignes ».

(La Guerre de France,)

sa démission.

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