POSITIONS FRANÇAISES LE 2 DÉCEMBRE AU SOIR
Décidé à se maintenir sur les positions conquises, le général en chef avait fait prendre a ses troupes les em* placements suivants :
Four à chaux. Lo viUago do Champiguy est gardé par le 117* de la division de Susbielle et le 114* de la division Faron, peu engagé dans la journée.
Les 115* et 116* de la division de Susbielle défendent le plateau du Four à chaux depuis le ravin de la Lande jusqu'à Champigny.
Le reste de la division Faron, la division de Malroy, rariillerie du 1** corps bivouaquent en arrière entre le Plant et la Marne.
yiiiiers. Sur le plateau de Villiers, la brigade de Miribel de la
division Berthaut, en première ligne, garde, avec le régiment de Seine-Inférieure, les tranchées entre le chemin de fer et la route n* 45; le 118* de la division de Susbielle prolonge cette ligne vers la gauche, en garnissant la tranchée du chemin creux,
La brigade Bocher est en deuxième ligne près du carrefour des routes de Bry et de Villiers.
La division Courty s'établit dans le bois du Plant. A sa hauteur, derrière la levée du chemin de fer, se lient Fartillerie du 2* corps.
(1) Le 5« corps, qui dérendait le terrain en avant de Versailles, était resté en entier sur ses positions, grâce, sans doute^ aux démonstrations faites par les troupes du Mont-Valérien. Le 3 décembre seulement, deux colonnes de munitions d'artillerie et deux de munitions d'infanterie se rendirent à marches forcées sur Orléans pour compléter les approvisionnements do l'armée du grand-duc de Mecklembourg.
Reliée à droite au 118*, la division de Bellcmare, for- Bry sur-Mtroe. roant un vaste demi-cercle depuis le chemin creux jusqu'au cimetière de Bry, occupe les crêtes face à Villiers, ainsi que les pentes du côté de Noisy-le-Grand. La bri* gade Daudel, réunie au commandement du général de * Bellemare, est en réserve dans Bry ; le 108* de cette brigade tient toute la partie nord du village, se reliant au 105* chargé de la garde des ponts de Neuilly.
Toute Tartillerie du 3* corps reste en position sur la rive droite de la Marne, avec le 106* de ligne.
Notre flanc gauche est appuyé par la brigade Reillo qui a réoccupé NeuilIy-sur-Marne ; notre flanc droit est suffisamment protégé par la presqu'île de Saint-Maur. A Créteil était arrivée, dans la journée, la brigade Biaise, appelée du moulin Saquet après le départ de la division de Susbielle.