ENSEMBLE DES PERTES ALLEMANDES
Division wurtembergeoise.
d* saxonne. • • . .
Totaux.
TOTAL GÉNÉRAL
DIverMon sar
Stains (SI déceiniire),
Le 23 décembre, conformément aux instructions dû Gouverneur, deux bataillons de la brigade Biaise retournèrent au Moulin-Saquet, et la majeure partie des bataillons de garde nationale mis à la disposition du général Vinoy rentrèrent dans Paris. Nous continuâmes à occuper fortement la position d' Avron ; et Neuilly-sur- Marne , trop directement sous le feu de nos canons , devint une sorte de terrain neutre , où se montraient à tour de rôle nos patrouilles et celles de l'ennemi.
Pendant l'opération sur le Bourget, une diversion sur Stains était très-énergiquement conduite par le colonel Dautrement, commandant le 4* régiment des mobiles de la Seine, composé des 10*, 12% là* et 14' bataillons, avec un détachement du 62* bataillon de marche de la garde nationale de Saint-Dénis.
c Cette opération , dit le vice-amiral de La Roncière, € s'est vaillamment engagée , au delà mêime des instrucc tiens ^ qui prescrivaient, puisqu'il ne s'agissait que c d'une diversion , de ne pas pousser à fond. >
Elle nous coûta :
Au 10* bataillon, le commandant Jenny, tué;
Au 12* bataillon, le commandant de Neuvier et 7 officiers blessés ;
Au 13* bataillon, un officier blessé.
L'ensemble de la troupe eut 9 tués et 150 blessés.
Plus à gauche encore une autre démonstration avai été faite vers Epinai par le 68* bataillon de marche de «>t décembre^, la garde nationale de Saint-Denis, couvert sur son flanc par deux batteries flottantes.
De celle journée du 21 décembre restait une lutte héroïque au Bourget , une pointe en avant aussitôt arrêtée vers Aulnai, une moitié de succès à Villa-Évrard, suivi d'une pénible échauffourée
Celait un effort bien stérile et qui répondait peu au
Démonitration sur Épinal
grand déploiement de forces , à retendue de TacUoné Nos pertes à la vérité étaient minimes; mais le froid allait se charger de diminuer Tarmée dans de notables proportions.
Dans la soirée du 21, un froid sec, ftpre, s'abattit sur nous....
c Quelle cruelle soirée! quelle cruelle nuit! Pour faire c la soupe dans ce camp du froide quelques grains de c riz, quelques miettes de biscuit, de Teau qu*on pui* c sait à grand'peine en perçant la glace du canal de c rOurcq et qui gelait pendant le transport. La nuit c arriva dés 4 heures, sombre, triste, une bise du nord « aiguë, déchirante, lacérait le visage des malheureux c groupés autour de rares et chétifs feux de bois vert... c La terre était trop dure pour qu'on pût enfoncer des c piquets de tente.... ils se brisaient.... bien peu c dormirent cette nuit-là. ... et parmi les dormeurs, on c constata dès le lendemain 900 cas de congélation. . .y