CORPS D ARUBE DE SAINT-DENIS
Les opérations doivent commencer par l'attaque du Bourget,
L'attaque aura lieu vers 1 heures du malin. Elle sera précédée d'une vive canonnade de tous les forts. Le feu sur le Bourget ilurera trente minutes (montre en main).
Le signal de l'ouverture du feu sera donné par la batterie de la .Courneuve, qui ne commencera à tirer que sur l'ordre qui lui en sera envoyé vers 6 heures trois quarts du matin.
La droite du village du Bourget sera battue par l'artillerie de
Ijes hommos auront avec eux :
Les deux jours de vivres de réserve ;
90 cartouches;
Une marmite par escouade pour faire le café, sans grand bidon ni gamelle.
Les ustensiles de cuisine seront portés plus tard par les voitures régimeiitaires, s'il y a lieu.
On ne fera aucune sonnerie; ou évitera tout brait.
La l'* colonne devra être rendue à 6 heures du matin au nord de la Croix-de-Flandre et se massera en avant du Noir Animal, la gauche appuyée au chemin de fer, la droite à la route de Lille.
La 2« colonne devra être rendue à la môme heure en avant de la Courncuve, où elle se placera sur une ligne parallèle à la Molette et à 500 mètres en arrière. Sa gauche ne dépassera pas la route de la Courneuve au pont de la Molette. (Elle devra être établie au point coté 41 sur la carte.)
Les troupes seront placées, soit sur deux lignes, soit en colonnes à distance entière.
La â« colonne sera en réserve à la Courneuve.
Le bataillon de marche de la garde nationale se placera entre la Courneuve et Crèvecœur.
Il ne partira de Saint-Denis que quand les deux autres colonnes auront défilé.
Les colonnes se mettront en mouvement quinze minutes après l'ouverture du feu de la batterie de la Courneuve. Les wagons blindés se mettront en mouvement en même temps que les colonnes et devront s*avancer le plus près possible de la barricade établie sur le chemin de fer, près de la gare du Bourget.
Dans ces wagons seront placés deux chevalets, avec des fusées et les artificiers nécessaires pour les lancer.
Le 13* bataillon mobile restera au fort de TEst.
Le 15* bataillon mobile restera au fort d'Aubervilliers.
Le l*' régiment mobile (colonel Piétrî) restera dans Tile Saint- Denis et observera la presqu'île de Gennevilliers et les mouvements qui pourraient se produire à Argenteuil.
Le colonel Dautrement aura sous ses ordres :
Les 10* et 12* bataillons mobiles (qui devront laisser des garnisons dans le fort de la Briche et dans la Double-Couronne) ;
Le 14* bataillon mobile (lieutenant-colonel Roustan) ;
Les deux bataillons de marche de la garde nationale de Saint- Denis (lieutenant- colonel de Fonvielle).
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Récits allemands sur la première affaire dn Bonrget (30 octobre 1870).
(Extrait de Ylllustrirte Zeitung du 10 octobre 1871.)
Le eombat le plus important que la 4« armée ait eu à soutenir contre les troupes françaises bloquées dans Paris, a été la reprise du Bourget par la 2* division de la Garde.
Le village du Bourget, compris dans la position d^avant-postes du corps de la Garde, est situé à Test de Saint-Denis, sous le feu des forts ennemis de la Double- Couronne, Lunette de Saint-Denis, forts de TEst et d*Aubervilliers, et au bommet d'un triangle dont les positions françaises de la Goumeuve et de Drancy forment la base méridionale. C'est un endroit riant, aux maisons solides et bien bftties, dont les jardins et les fermes sont entourés de hauts et forts murs en pierre.
Le 19 septembre, jour de Tinvestissement de Paris, le village fut abandonné par les Français, sans combat, et occupé par la Garde prussienne. Cependant, comme il servait de but aux loui'ds projectiles des forts ennemis, ce poste très-avancé ne resta ordinairement occupé que par une compagnie qui avait Tordre de tenir le Bourget le plus longtemps possible contre une attaque ennemie, mais de se retirer sur Dugny lorsqu'elle serait en présence d*une force supérieure. Il se livrait là, presque journellement, de petits engagements d'avant-postes ; une attaque plus sérieuse se produisit le 28 octobre.
Ce jour-là, à 5 heures du matin, par un temps de pluie et d'épais brouillard, plusieurs détachements français venus de la Goumeuve pénétrèrent dans le Bourget et occupèrent la partie méridionale du village. La oompagaie qui se trouvait là se retira d'abord vers la partie septentrionale, puis jusqu'au Poni-Iblon.
Une reconnaissance entreprise le soir constata que le village était occupé par des forces importantes. Comme l'occupation dn Bourget était nécessaire pour les troupes d'investissement, parce que, de là, Tennemi aurait continuellement inquiété les positions allemandes avancées, et de plus, aurait pu, par l'établissement de batteries au Bourget, menacer les positions du corps de la garde à Dugny et au Pont-Iblon, la reprise du village fut ordon-
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deux côtés un feu croisé sur la barricade qui fermait 1 entrée du village.
Le 2* bataillon du régiment Kœnigin-ÉIisabeth s'avançait drapeau déployé, lorsqu'un coup de feu terrassa le porte-drapeau . Un sous-officier se précipita, saisit le drapeau et s'affaissa, lui aussi, frappé à mort. Le général von Budritzki descendit alors de cheval, saisit le drapeau d'une main forte et s'élança à la tête de ses grenadiers. Serrés derrière lui, les premiers rangs du bataillon arrivèrent au retranchement et bientôt après le drapeau blanc et noir flottait sur la barricade enlevée d'assaut. Là, à côté du commandant de la division, tomba le brave commandant du régiment Kœnigin-EIisabeth, colonel von Zaluskowski, et bientôt , après tomba aussi le comte von Waldersée, commandant du régiment Kœnigin-Augusta, qui était arrivé devant Paris quelques jours auparavant, guéri d'une grave blessure qu'il avait reçue à Gravelotte.
Les colonnes de l'aile droite et de l'aile gauche prirent part à l'attaque avec non moins de courage. Le détachement du colonel von Jenner se jeta avec impétuosité sur le sud du Bourget, entre le village et les forts français, vers la gare, pour couper à Tennemi la retraite vers Aubervilliers et la Courneuve. Les fermes au sud du Bourget furent aussi enlevées d'assaut, et, enlevant chaque maison l'une après l'autre, les grenadiers Alexander s'avancèrent lentement, mais irrésistiblement, pour se réunir avec leurs camarades des régiments Kœnigin-EIisabeth et Augusta. Pendant ce temps, deux compagnies du régiment Kaiser-Alexander, soutenues par les batteries Seeger et Kaiser, avaient occupé la levée du chemin de fer pour tenir en échec la forte position de Drancy, d'où l'on pouvait envoyer de l'aide aux troupes occupant le Bourget.
La colonne du major von Derenthall était aussi arrivée an moment voulu sur le côté ouest du village , y avait enlevé une barricade, rompu les murs d'enceinte occupés par les chasseurs français et, de son côté aussi, poursuivait l'ennemi de maison en maison. Le combat qui, dès ce moment, dura encore trois heures dans les rues du village, fut des deux côtés entretenu avec une terrible animosité. Les Français déployèrent une rare habileté dans la défense des bâtiments fortifiés et le génie dut abattre les murs de plusieurs maisons pour permettre la marche en avant.
Dès que les soldats de la Garde eurent pénétréd ans le village, les maisons tombèrent pour la plupart, après une courte résistance, entre les mains des Prussiens, car dans la mêlée les petits Français n'étaient ordinairement pas à la hauteur des gigantesq;ue8 gardes. Mais les documents officiels» eomme les lettres par^
Malgré un feu meurtrier qui sortait do chaque fenêtre, créneau, jnur et cave, nos bataillons s'avançaient sans tirer un seul coup de fusil, drapeau déployé , musique en tète; les colonels et commandants à pied ; seuls le général Budritzki et le commandant de brigade von Kanitz avec leurs adjudants à cheval. Il en fut ainsi jusqu'à cent pas de la barricade. Sur un signe la musique se tut et nos soldats, poussant uu hourrah, s'élancèrent vers les murs et barricades qui vomissaient la mort.
Inutilement ces hommes sacrifiaient leur vie contre ces masses de pierre; les morts étaient entassés les uns sur les autres devant les barricades, à dix pas de ces masses de pierre, ils écoutaient avec sang-froid, comme à la parade, le commandement de leurs chefs.
Ceux qui avaient échappé à la barricade trouvèreiit enfin un chemin à gauche ; les pionniers se frayèrent un passage avec les haches. Une ferme fut prise, le toit défoncé, et les nôtres entrèrent et commencèrent le combat des maisons
Grosses de fusil et baïonnettes travaillaient ensemble de maison en maison , jusqu^à ce qu'enfin tout le côté gauche fut conquis, c'est-à-dire la moitié du village.
De suite, dans la première cour, tomba le colonel du régiment Augusta, le comte de Waldersée.
Pendant ce combat de maisons, recommença l'assaut de la barricade par le 2* bataillon du régiment Elisabeth. Le portedrapeau et, après lui, le caporal Garfunkelstein, décoré de la Croix de fer, tombent l'étendard en main. Déjà le courage manque aux combattants, malgré la preuve xle dévouement que donnent plusieurs officiers en mourant sur la barricade ; c'est alors que le vieux général Budritzki arrive à pied, car son cheval a été tué sous lui, ramasse le drapeau, et le sabre tiré, crie à ses soldats : « En avant I au secours ! »
Il n*y avait plus moyen de rester en arrière; la barricade tomba, mais avec elle plus d'un brave, et, un des premiers, le commandant Zaluskowski, commandant cette troupe d'assaut. A.vec le combat des maisons, commença celui* des rues, dans lesquelles sifflaient les boulets des forts et les balles des mitrailleuses , pendant que de toutes les fenêtres, portes, toits et caves, un feu si terrible et si meurtrier nous accueillait que les pionniers étaient obligés de percer les murs pour déloger les Français.
Se serrant le long des murs, les grenadiers cherchaient à atteindre les canons des fusils des Français ou enfonçaient la
fi» DÉFENSE DE PARIS»
Quatre bataillons de la brigade Biaise, tirés du Moulin-Saqnet;
Huit bataillons de garde nationale mobilisée au village de Rosny, lesquels détacheront :
Un bataillon dans chacune des redoutes de Montreuil et de la Boissiôre ;
Quatre bataillons de même troupe au château de Montreau ;
Dix bataillons au village de Neuilly-sous*Bois ;
Huit bataillons à Fontenay-sous-Bois; . Huit bataillons. à Nogent. .
La division de cavalerie de la 3* année entre Rosny et Fontenay, à la place qu'indiquera le général Vinoy.
Le général Vinoy se relie, à droite à la position de Poulangis occupée par la brigade d'André, et à gauche à celle de Noisy, commandée par l'amiral Saisset, par la redoute de Montreuil.
L'un et l'autre de ces commandants de troupes recevront avis de ces dispositions.
Des explications verbales échangées ont précisé le genre d'opération que doit faire le général commandant la 8* armée.
Des ordres directs ont été adressés aux généraux de Beaufort et de Liniers.
Le général Blanchard, commandant le corps de la rive gauche, recevra du général Vinoy des instructions pour le rôle tout défensif qu'il aura à jouer pendant les journées qui vont suivre.
A partir d'apràs-demain 20 décembre, le gouverneur sera de sa personne au fort d'Aubervilliers.
Signé : P. O. Scamm.
P. S. — Le général est invité à se mettre en communication avec le général Clément Thomas pour qu'il n'y ait pas d*à-coup dans le placement des bataillons de garde nationale.
Les huit bataillons de Nogent devront être rendus sur ce point demain soir ; les autres y seront seulement le 20 an soir.
Le général Vinoy fera venir auprès de lui les colonete Guillemaut, du génie, Stoffel, de l'artillerie, Devèze, lieutenant-colonel du génie, qui commandent ces services à Avron.
Signé : P. 0. Somins.
Toutes les troupes de la 2* armée quittent leur bivouac pour prendre des cantonnements dans les villages voisins.
5 Dôcemlire, — Trois bataillons de la garde mobile de Saône-. et-Loire se rendent à Arcueil et à Gachan pour remplacer les trois bataillons de Seine-et-Oise qui entrent dans le corps de réserve Faron.
Les trois bataillons de la Vendée rentrent dans Paris.
6 Décembre. — Un régiment de la division Gourty se tient prêt à porter secours au commandant d'André s'il venait à être attaqué sérieusement.
A 9 heures suspension d'armes pour ensevelir les morts restés sur le champ de bataille.
7 Décembre. — Dés 7 heures du matin les divisions Susbielle et Berthaut se mettent en mouvement.
Ija l'* brigade de la division Susbielle s'embarque à la station de l'avenue de Vincennes ; la 2* brigade à la station de la Rftpée à Bercy. Toute la division débarque aux stations de Gourcclies et de Glichy, et prend ses cantonnements à Clichy-la-Garenne.
Les deux brigades de la division Berthaut prennent le chemin de fer à la station de l'avenue de Vincennes et débarquent à la station de Gourcelles ; elles vont prendre leurs cantonnements à Levallois.
A 10 heures on continue à procéder à l'enterrement des morts restés sur le champ de bataille.
Les diverses divisions de la 2* armée occupent les emplacements suivants :
Après le départ du 1* régiment de gendarmerie et de la brigade de cavalerie de Gerbrois qui vont à Neuilly :
!•' Gorps. — Division Susbielle à Glichy-la-Garenne
— Division Berthaut à Levallois,
— Division Gourty à Saint-Mandé.
2* Gorps. ^ Division de Bellemare au Perreux,
— Division Mattat à Plaisance.
Réserve. — Division Faron à Saint-Maurice et Vincennes.
r(ui était resté à Créteil depuis la journée du 2, prend le chemin de fer pour Glichy afin de rejoindre son régiment.
17 Décembre. — Le grand qaartier-général qui était à Yincennes est transporté au Palais-Royal.
18 Décembre. — Toutes les troupes de la 2* armée reçoivent six jours de vivres et trois jours d'avoine.
19 Décembre. — Par suite d'un retard de vingt-quatre heures sur les opérations projetées, il est distribué aux troupes de la 2* armée une ration de vivres pour la journée du 20 décembre.
20 Décembre. — Il est mis à la disposition de M. le général Noël, commandant le Mont-Valérien :
1® Une batterie de 12 attelée avec les attelages organisés par M. Ducros, ou avec les chevaux de réquisition;
2» Une section de mitrailleuses prise dans rartillerie de la S« armée;
8* Quelques pièces de 7 fournies par l'industrie.
Les attelages et le personnel des mitrailleuses et des pièces de 12, sont cantonnés aux environs du rond-point des Bergères et du rond->point de Gourbevoie.
Les pièces de 7 et leurs munitions dans la redoute du Moulindes-Gibets.
Huit bataillons de la garde nationale sont également mis à la disposition du général Noôl, et cantonnés 4 à Puteaux et à Suresnes, et 4 auprès du rond-point de Gourbevoie..
Les bois nécessaires pour établir une passerelle entre la rive gauche de la Seine et l'tle du Ghicard, à hauteur de Ghatou, sont transportés à Nanterre.
Le poste de la Folie et celui de Gharlebourg sant renforcés chacun de deux bataillons de la garde nationale.
Quatre bataillons de la garde nationale prennent position en face de l'Ile Saint- Denis, derrière le fort de la Briche. Douie bataillons prennent position à Pantin , six à Noisy, six à Rosny, six à Fontenay-sous-Bois, six à Nogent, six à Maisona-ÂJfort, dont trois en arrière de Gréteil et trois dans la Boucle.
21 HéMmhre. — Avant le jour toutes les troupes de la 2« année sont sous les armes*
La cavalerie vient se placer en avant du chemin de fer de Strasbourg, à gauche de Bobigny, dans un pli de terrain, défilée des vues de Tennemi, massée par escadron et met pied à terre.
Le division Susbielle se forme en colonne par brigade en ar- . rière du village d'Àubervilliers , sa droite appuyée à la route de Lille, afin d'appuyer l'action du corps de l'amiral La Roncière et la division Berthaut chargés d'enlever le Bourget et Drancy.
La division Berthaut prend position, savoir : une brigade entre le Petit-Drancy et la route de Lille, la seconde en réserve entre le ruisseau de Montfort et le chemin qui va de Bondy à la Gourneuve.
La division Gourty se place : la l'* brigade dans les tranchées entre le Petit-Drancy et la route des Petits-Ponts, la 2* brigade en réserve en arriére.
La division de Bellemare se porte en avant par la route de „ Rosny à Bondy, traverse le canal et se forme en face d'Aulnay, d^riére le chemin qui va de Bondy à Drancy, à gauche duquel sont établies nos batteries de position; son artillerie divisionnaire avec elle.
La brigade Reille s'établit dans les tranchées faites entre Bondy et la route des Petits-Ponts.
La division Mattat reste en réserve derrière le canal, prête à se . porter soit vers la droite de Bondy, soit vers Groslay.
La division Faron reste en position derrière Bobigny. Deux batteries de 12 de la réserve du 2« corps sont prêtes à suivre le mouvement de la division Bellemare; les autres batteries restent avec la division Mattat.
Les batteries de combat de la réserve générale traversent le canal et prennent position derrière Bobigny, prêtes à se porter soit vers Drancy, soit vers la ferme de Groslay.
A 7 heures et demie les forts de l'Est, d'Aubervilliers, de Romainville, la batterie de la Coumeuve et les batteries de la 2* division ouvrent un feu des plus nourris sur le Bourget. A 8 heures la canonnade cesse et les troupes, sous les ordres de l'amiral La Roncière, s'élanoent sur le village et s'emparent des premières maisons, malgré la résistance énergique des Prussiens. Pendant ce temps, la division Berthaut, du 1* corps de Maussion, occupe le village de Drancy, la 1^* brigade dans le parc, la 2* en réserve en arrière du Petit- Drancy. Le bataillon des francs* tireurs enlève la ligne du chemin de fer de Soissons, malgré le feu de l'ennemi, qui amène entre Dugny, Blanc-Mesnil et Aulnai, une artillerie considérable et qui ouvré un feu des plus violents sur nos troupes.
22 Décembre. — Dans la journée, les troupes prennent les Qfantonnements ci-après :
Les divisions du 1^ corps à Aubervilliers, le plus près possible du fort ;
Les divisions du 2« corps à Bondy, Merlan et Noisy-le-Sec. I-a réserve Faron à Drancy, Petit-Drancy et Bobigny. La réserve générale d'artillerie à Pantin. La division de cavalerie, sayoir : le 13« et 14« dragons à Glichy , le 1^ et le 9« chasseurs à Vincennes» le régiment de gendarmerie à Pantin.
Le grand quartier général est transporté à Aubervilliers.
Toutes les troupes de tranchée continuent à améliorer le travail avec des travailleurs civils.
23 Décembre. — Le 2« corps laisse une brigade fournissant des postes dans la tranchée le long de la route qui va de Bondy à Drancy. Le gros do la brigade se tient dans la redoute; elle met quelques postes dans la tranchée en arrière, qui va du canal à la route des Petits-Ponts.
Une batterie d'artillerie avec le gros de la brigade ; deux batjteries près du canal, derrière l'autre tranchée. Une autre brigade de piquet, prête à soutenir la brigade de tranchée, entre Bobigny et le canal.
Le reste des troupes du 2« corps est cantonné entre Bondy, Merlan et Noisy-le-Sec ; Bondy est gardé avec avant-postes et /embuscades sur la droite et en avant du canal.
Le 1^ corps fournit une brigade de gai*de dans la tranchée entre la route des Petits-Ponts et la route de Lille, en avant du fort d* Aubervilliers ; une brigade de piquet pour soutenir la première À hauteur du fort d' Aubervilliers entre le fort et la route des Petits-Ponts. Le reste du corps est cantonné à Aubervilliers. Deux batteries d'artillerie de garde avec la brigade de piquet.
L artillerie (i*éserve générale), laisse deux batteries de 12 de piquet à Bondy, deux batteries entre Bobigny et le moulin de la Folie.
Les autres batteries à Pantin.
24 Décembre. — Avant le jour toutes les troupes sont sous les armes, les batteries attelées et prêtes à marcher.
A 6 heures les troupes de tranchée sont relevées. *
A 2 heures, les troupes rentrent dans les cantonnements , rien de nouveau ne s'étant passé du côté de l'ennemi.
On continue le travail dans les tranchées et batteries.
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La division Susbielle est rappelée et revient à Aubervillicrs et Pantin. La division de Bellemare est mise à la disposition du général d'Hugues pour contribuer à la défense du p ateau d'Avron. La division Mattat est portée à Montreuil et Bagnolet; la brigade Reillo occupe Bondy et Noisy-le-Sec.
La division Courty est envoyée à Romainville à la disposition du général Vinoy. La division Berthaut vient se placer en arrière du fort d'Aubervilliers.
28 Décembre. — Le bombardement a continué toute la nuit et redoulile d'intensité au point du jour.
Le plateau d'Avron est toujours le but principal du bombardement, Hinsi que le fort de Rosny.
Les troupes se massent en arrière des forts pour parer à une attaque de vive force.
Dans les forts quelques dégâts matériels sont causés par le feu de l'oimemi , mais il y a peu de tués et de blessés.
Lo plateau d'Avron devient intenable.
29 Décembre. — La nuit n'arrête pas le bombardement; malgié le feu, le plateau d'Avron est évacué en personnel et on matériel. L'ennemi, tout en continuant le feu contre les forts» commence à bombarder le village de Bondy et celui de Rosny.
On ne laisse dans le village de Bondy que quatre bataillons et deux bataillons à Rosny.
Nos forts se décident à ne pas répondre au feu des Prussiens que nos pièces ne peuvent atteindre , et on décide qu'entre les forts de Noisy et de Rosny on construira une grande batterie armée de grosses pièces.
Les bfttiments du fort de Noisy souffrent et on est obligé de les abandonner.
30 Décembre. — Le régiment de gendarmerie à cbeval quitte Pantin pour rentrer à Glichy.
Toujours le bombardement sur les forts, sur Bondy» sur Rosny, quelques obus arrivent à Noisy.
Bondy est à peu près complètement détruit; le village de Rosny se ti'ouve dans le môme cas.
Lo fou de l'ennemi ne cause pas de grandes pertes en hommes.
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