Gette galerie crenelee devra avoir des amorces d'ecoutes
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exterieures de la caponniere, par des galeries construites sous le masque couvrant (voir pi. II).
Les demi-caponnieres flanquees directement, ont rinconvenient d'allonger beaucoup le front de tete du fort ; mais les parties de terrassement qui s'6tendent au-dessus deces demi-caponnieres nesontpas perdues pour la defense, puisqu'on pent y creuser, pendant le siege, des tranchees g h dans lesquelles on etablira, suivant les besoins, quelques tireurs de precision ou un rang de fusiliers.
Quand les caponnieres ne sont pas flanquees directement par le corps de place, elles ne peuvent I'fitre ({uHndirectement ou a revers par une galerie ou par des coffres de contrescarpe.
En Angleterre et en Autriche, il existe des caponnieres de ce type.
Celles que Ton construit en ce moment en AUemagne et en France, n'ont ni flanquement direct, ni flanquement de revers. La galerie de contrescarpe qui enveloppe la tete des caponnieres des forts de Strasbourg, sert uniquement a la guerre souterraine, et Ton y arrive par des portes s'ouvrant sur le fosse. II en est de meme aux nouveaux forts de Paris.
Les ingenieurs prussiens et les franf ais ont renonce k Temploi des galeries crenelees des contrescarpes, k cause de la necessite de mettre ces galeries en communication avec les caponnieres ou avec le corps de
et de petits magasins k poudre, pour faciliter la guerre des mines.
166 LES GAMPS RETRANCHlSS
place par des galeries passant sous le foss6. Sans ces galeries on ne tiendrait pas les d^fenseurs dans les locaux de la contrescarpe, pendant que Tennemi tenterait I'escalade de la caponni^re, et on les determinerait moins encore k d^fendre ces locaux pied a pied apr^s que Tassiegeant y aurait pen^tr^ par la
Fig. 14.
mine ou par une descente de fossS. La crainte d'etre accul^s dans une impasse sans issue^ les paralyserait, et les d^ciderait, sans doute, k battre en retraite prematurement.
Nous avons tourne cette difficultly dans notre type de fort d^tachS (pi. 11), en assurant les communications avec les locaux de la <;ontrescarpe , au moyen
DIVERSBS ESPfeCBS DE CAPONNlfiaES 167 de poternes construites sous les masques qui ferment les troupes du foss6 de la caponniSre, et en plagiant
les enlrdes de rieures.
FrDfil E F (flg. 11).
!s poternes dans les cours exU-
168 LES CAMPS RETRANCH6S
Ces cours, parfaitement surveillees et battues, nous ont permis de resoudre un autre problSme ^galement difficile et important, k savoir : donner aux masques des fosseSj un glacis en pente douce^ battu du corps de place, sans favoriser V escalade de la capanniere.
Pour rem6dier a Tabsence de flanquement direct, par le rempart capital, et de flanquement de revers, par une galerie de contrescarpe, les ingenieurs alleraands percent des cr^neaux droits dans le mur de masque des locaux de la tete de la caponniere^ et des crfineaux obliques, dans le mur detache ou dans la eul6e extirieure des bouts de galerie d'escarpe qui se Irouvent sur les cotes de la caponniere (voir fig. 14 et 15).
Les creneaux droits constituent une defense insuffisante du fosse, et les cr6neaux obliques ne peuvent proteger la tete de la caponniere que lorsque celle-ci est terminee en pointe, disposition qui offre Tinconvenient d'ouvrir deux trouees par lesquelles on pent faire breche i la partie du mur detache ou de la galerie d'escarpe dans laquelle sent perces les creneaux.
Les ingenieurs frangais, pour defendre le fosse de la tete de la caponniere, ont recours aux machicoulis (voir les fig. 16 et 17, qui representent une caponniere et une demi-caponniere des nouveaux forts de Paris). Ges larges creneaux ont Tinconv^nient d'afiaiblir une partie de Tescarpe, de livrer passage aux eclats des projectiles qui tombent dans le fosse, et de permettre k Tassi^geant d'asphyxier les defenseurs en
DIVERSBS BSPfeCBS DB CAPONNlfiRES 16ft lan^ant contre le pied de I'escarpe Aes mati&res produisant une fum^e suffoquante.
Nous pr^ferons k ces mdchicouUs, les gaines inclinees que nous avons indiqu6es dans noire fort type
(pi. II, coupe G D) et dans notre caponniere minimum en mafonnerie (profil AB, fig. 13).
II n'est pas toujours possible de tracer tes Tronts et d'^tablir les caponni^res de telle sorte que les Hancs soient soustraits aus coups des batteries ^loign^es de
170 LBS CAMPS KBTRANGfi£S
■.,%^BP«iSWi^f^
Profll G H (flg. 18). ■
DIVERSES BSPfeCES DE CAPONNlfiRES 171
P oai AB flg 17
pPQfll C D Bg IT
172 LES CAMPS RETRANCH^S
I'attaque. Dans ce cas il faut, ou bien cuirasser les flancs, ou bien les couvrir de masques a tunnels (coupe 6 H, pi. II) ou de masques k la Chasseloup (profil n« 2, mfime pi.).
Les cuirassements ou lee masques d'embrasures sont encore n^cessaires^ quand les forts ont une grande importance et qu'ils peuvent etre attaques pied a pied.
11 y a lieu d' examiner si, dans le cas oil la batterie flanquante est protegee par un masque a tunnels, ou k la Chasseloup, il faut donner aux flancs des vues sur Ic couronnement du glacis, au droit du fosse, ou s'il faut tracer le masque de maniere que les batteries du couronnement ne puissent pas atteindre les pieces ilanquantes. Comme cette derniere condition ne pent fitre remplie qu'en donnant aux voutes du masque une grande longueur, et que, d'un autre cote, il est utile d'opposer le plus de feux possible k I'execution de la contre-batterie J nous sommes d'avis que les flancs de la caponniere doivent battre non-seulement le fossi, mais encore la crete du glacis.
On prendra des precautions particulieres pour renforcer les extremites des voiites des masques et pour empecher que les parties iboulees de ces vofttes n'obstruent les embrasures. (Voir coupe G H^ pi. II.)
Dans les caponnieres franfaises (fig, 16 et 17) on s'est plus attache a remplir la derniere de ces conditions que la premiere. Les voilltes des masques ont, en effet, la mSme epaisseur k Textremite, oil la terra
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fait defaut, qu'a Torigine oil elles sont couvertes d'une couche assez fipaise pour lesmettre i Vabri des coups plongeanis. En revanche les batteries sont precedees de larges fosses diamants, destines k recevoir les d^combres et les terres que les projectiles ennemis pourraient detacher des masques. Les caponnieres ont, en outre, des orillons, d'oii Ton pent deboucher par une porte dans le fosse diamant. Gette porte a ei& jugee utile pour deblayer les decombres, pour faire des sorties dans le fosse et pour assurer la rentree des mineurs, apres Tabandon de la galerie de contrescarpe.
Pour opposer une resistance efficace a Tattaque pied a pied et augmenter les difficultes de Tattaque d'emblee, les caponnieres doivent avoir (dans les grands forts) un second etage de feux, sinon d'artillerie au moins de mousqueterie.
Celles qui n'ont que des feux rasants prdduisent peu d'effet contre les batteries du couronnement, et peuvent ^tre masquees par des sacs a terre, des fascines ou des gabions, jetes dans le fosse, prte de la caponniere. G'est pourquoi nous n'approuvons pas les ing^nieurs qui descendent le sol des caponnieres au dessous ou au niveau du plafond du fosse. Nous proposons, au contraire, de Telever h 1™ ou i^ 50 au-dessus de ce niveau.
II nous sembleegalement desirable que, dans les forts les plus importants, ou les plus exposes, la caponniere
174 LES CAMPS RETRANCH^S
du front de tete soit s^par^e da corps de place par une coupure de 6 i 7 metres de largeur. Celte caponniere 6tant en effet ie principal objectif de Tattaque, il importe que Tennemi, lorsqu'il s*en est empar^ pied k pied ou par escalade, ne puisse pas pen^trer immediatement dans le fort. Cela est surtout n^cessaire quand il n'y a pas de r^duit et qu^on n'a pris aucune disposition pour favoriser le retour offensif des troupes camples.
La coupure a, d'ailleurs, I'avantage de rendre plus facile riclairage et la ventilation des batteries flanquantes.
Pour que Tennemi ne puisse pas interrompre la communication entre la caponniere et le fort, quand le fossS est plein d'eau, il convient qu'elle soit assuree au moyen d'une arche i Tepreuve de la bombe (fig. 18) et que le pont mobile se trouve dans la poterne qui conduit a la caponniere. La partie comprise entre ce pont-levis et la sortie de la poterne, sera battue par des cr6neaux perces dans les pieds-droits du passage, pieds-droits auxquels, d'ordinaire, on adossera des corps de garde, dont Tentr^e se trouvera en de(4 du pont mobile ^. 11 faut que ce pont soit roulant ou tombant, pour que Ton puisse, en cas d*attaque, ^tablir une piSce de canon ou une mitrailleuse sous
1. Nous avons propose une disposition analogue des 1863. Voir la pi. XXXII, fig. 12^ de Tatlas de nos iStudes sur la defense des fltatSj etc.
Voir aussi pi. XI, fig. 3, de Tatlas de notre Traite de fortification polygonale, qui a paru en 1872.
DIVERSES ESP^CES DE CAPONNlfiRBS 175
la poterne^ ce qui est le plus sur moyen d'empScher Vennemi de pdnfitrer dans le fort, aprfis la prise de la
capouni^re. Les poots-levis on i bascule ont le d^faut de boucher le passage, et de former un ^cran derri^re
Coupe G H (Bg. 18).
lequel I'assi^geant peut, en si^ret^, prendre ses dispositions pour franchir la coupnre et abattre ensuite robstacle qui I'arrSte.