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CHAPITRE XII

Observations sur les pages précédentes, et sur la mort sociale.

Beaucoup de ceux qui ont lu les chapitres précédents se seront dit : « L'auteur est un impérialiste. »

Les bonapartistes seront d'un avis tout contraire.

C'est-là le sort de ceux qui disent la vérité sans esprit de parti. Elle peut se comparer à un homme qui perce une foule en donnant des coups de coude à droite et à gauche.

On ne le remercie ni à droite, ni à gauche.

Ce qui donne un cachet impérialiste aux pages précédentes, c'est que, pour discuter le sujet et pour faire parler les personnages de ce parti, il m'a fallu tout naturellement me mettre à leur place, et emprunter leurs idées et leur langage, voilà tout.

D'un autre côté je repousse toute imputation d'animosité systématique envers les hommes du 4 septembre. Hétérogène par sa composition , le gouvernement de la Défense nationale renfermait par cela même des personnalités très-sympathiques, qui fort probablement ne consentirent à se mettre à la tête du mouvement que pour lui imposer un frein salutaire.

Est-ce à dire que je n'appartiens à aucun parti? Si fait. Mon empereur, mon roi, c'est L'ORDRE.

Et comme Tordre matériel ne peut exister qu'autant

qu'il y a de l'ordre dans les esprits, je tiens à la RELI- GION.

Ce qui n'implique pas que je souscris au Syllabus.

Je suis protestant.

Mais je tends la main aux catholiques, parce qu'en pré-

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sence derennemi commun que nous avons à combattre, il faut reléguer les dogmes au second plan.

Actuellement, mon empereur, mon roi, c'est T Assem- BLiÉE Nationale siégeant à Versailles.

C'est-elle qui représente L'ORDRE.

Et comme, pour Taccomplissement de sa volonté, elle a délégué le pouvoir exécutif à Monsieur Thiers, qui nous a sauvés de la ruine, je suis du parti de Monsieur Thiers, représentant de L'ORDRE et de la RELIGION.

Qu'on me garantisse l'Assemblée nationale actuelle aujourd'hui CONSTITUANTE, puisque la nation a, de propos délibéré, sans surprise et sans violence, accepté le principe des élections supplémentaires qui viennent d'avoir lieu,

Et qu'on me garantisse Monsieur Thiers chef du pouvoir exécutif,

Et je deviens républicain à l'instant.

Me les garantissez-vous ? Hélas! Vous ne le pouvez pas.

Après cette Assemblée, après M. Thiers, qui verronsnôus arriver ?

La République définitive, dites- vous?

Soit : mais sachez au moins, avant de conclure le marché, ce que vous achetez.

En fait de prospérité, voici, en France, le compte des deux systèmes , Monarchie et République :

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