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STATISTIQUE DES SOMMITÉS

^D. — Lucas, Pellarin (médecin), Renan (Ernest), deau (Jules), hambaudie, Lavergne.

'ctor), Courbet (peintre), Proudhon (P. J.).

irin (général).

iles (Michel), Ghasles (Philarète).

o-Marcein.

o (J. B. de l'Institut), Guizot, Quatrefages. iVlagendie.

ABONNE. — Dulaurier (orientaliste), Gariot (Pâul-Gésar,

.^ute-Marne. —Pelletier (peintre), Vacherot.

Hautes-Pyrénées. — d'Avezac, Gautier (Théophile).

Haute-Saône. — Gérôme (peintre), Lélut.

Haute- Vienne, — Chevalier (Michel), Dupuytren.

Haut-Rhin. — Reber, Ruhmkorff.

HÉRAULT. — Balard, Cabanel, Çoste, Flourens (physiologiste). Séguier.

Ille-et-Yilaine.— Duhamel (mathématicien), Lamennais, Moreau de Jonnès, Boulin.

Indre. — Faye.

Indre-et-Loire. — Tulasne.

Isère. — Pellat.

Jura. — Considérant (Victor), Pasteur (chimiste), Perraud (sculpteur).

Loir-et-Cher. — La Saussaye, Thierry.

Loire. — Bonassieux, Laprade, Persigny (Fialin de).

Loire-Inférieure. — Monselet (Charles).

Loiret. — Barbier (L. Stanislas), Becquerel (Antoine), Veuillot, Julien (Stanislas).

Lozère. — Barrot (Odilon).

Maine-et-Loire. —-Beulé, Chevreul, David (d'Angers), Lenepveu.

Manche. — Delisle, Feuillet (Octave), Le Verrier.

Marne. — Paris (Paulin).

Meurthe. — D'Èichthal (Gustave), Franck (Adolphe), Hermite (mathématicien), Isabey (peintre).

Morbihan. — Dupuy-de-Lôme, Simon (Jules).

Moselle. — Daubréîe, Lacretelle, Thomas (Ambroise) .

Nièvre. — Dupin (Charles).

Nord. — Defrémery, Gratry (abbé), Lemaire (sculpteur), de Saulcy, Wallon.

Pas-de-Calais. — Liouville.

Rhône. — Bernard (Claude), Favre (Jules), Meissonnier, Michel (Francisque).

Saône-et-Loire. — Guigniaut, Lamartine, Mathieu, Niepce de Saint- Victor.

Seine-et-Marne. — Husson, Maury (Alfred).

Seine-et-Oise. — Frémy, Lefuel, Lesueur (architecte), Lévôque, Longet (médecin), Passy, Texier, Waddington.

Seine-Inférieure. — Cailleux, Chéruel, Pouchet (physiologiste) , de Villemessant.

Somme. — Dubois (médecin^. Duméril(id.).

Tarn-et-Garonne. — Ingres.

Var. — Clément (Pierre), Jourdan (Louis).

Vaucldsb. — David (compositeur), Giraud (jurisconsulte), Raspail.

Vienne. — Babinet, Caro.

Vosges. — Charrier.

Yonne. — Vuitry.

Etrangers naturalises {ou dont le lieu de naissance ne m'est que vaguement connu), — Blanc (Louis), Madrid, — Cantagrel, Midi, — Decaisiie, Bruxelles, —La Rive, Genève, — La Villemaraué, Bretagne, — Lehmann, Kiel ~ Mohl (orientaliste), Stuttgard, — Ravaisson, Namur, — Regnault, Aix-la-Chapelle, — Régnier, Mayence, — Robert-Fleury, Cologne, — Charles et Henri Sainte-Claire Deville (Antilles), — de Blanc, Anglais — Taylor (baron), Bruxelles, — Wolowski, Varsovie.

En somme, il y a dans cette statistique la moitié plus de non- Parisiens que de Parisiens-nés. On pourra «ans doute m'objecter que j'ai pris une base trop restreinte, que rinstitut n'est pas une garantie suffisante, que Certains noms ne sont pas reconnus de tout le mondes — mais oes objections ne me paraissent pas sérieuses. Je me suis mis consciencieusement à l'œuvre pour compter, sans distinction de parti, tous ceux qui, dans ce que Ton appelle le monde éclairé, se sont mis en évidence; et je doute que, de quelque manière qu'on étende la liste des deux cotes, Ton arrive à une autre proportion que celle que je Viens d'indiquer, La lumière propre de Paris sera toujours à celle qu'il a empruntée, comme deux à troisi ou à peu près.

C'est déjà, du reste, pour la capitale, Un résultat trèsflatteur, au point de vue des sommités. Mais on né dit pas que les sommités seulement de Paris répandent la lumièi^e : on dit que Paris, c'est-à-dire toute ta ville^ est le centre des lumières j ce qui n'est pas du tout la même chose»

Cela signifie que la lumière répandue par les sommités s^est infiltrée dans toutes les couches de la société.

Dès lors le bourgeois de Paris est plus éclairé que le bourgeois de Niort, par exemple ; et l'ouvrier de Paris est plus éclairé que l'ouvrier de Niort.

Il n'en peut pas être autrement ; car si Paris ne luit que par ses sommités, transportez celles-ci ailleurs, Paris ne rayonnera plus.

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