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Servan à Montesquiou, 25 août

5, Servan à Montesquiou, 27 août.

ont du changer et changent en effet toutes les dispositions. I] ñe nous est plus possible de songer à entrer en Savoie ; il faut s’en tenir jusqu’au 1er octobre à une stricte défensive » (1).

Si affaibli que soit Montesquiou par les prélèvements de troupes qu'il vient de subir, il répugne à conserver une attitude passive et sollicite l'autorisation d’attaquer, se portant garant du suecès (2). Cette fermeté conquiert le ministre, qui s’oppose à la destitution dont il est menacé à la suite du rapport des commissaires de la Législative et persuade le 7 septembre au conseil exécutif, de surseoir à cette mesure pour lui permettre d’agir.

«Je me suis empressé, monsieur, écrit-il le lendemain, de communiquer au conseil votre lettre du 4 septembre; elle y a fait changer en entier les résolutions qu’on y avait prises d’abord, surtout parce qu’en vous demandant de nous envoyer des forces, on ne croyait plus possible d'attaquer ; mais puisque malgré cela vous persistez à croire que vous pouvez entrer en Savoie avec de grandes espérances, le conseil vous y autorise, bien convaincu que dans un moment comme celui où nous nous trouvons, vous ne marcherez pour ainsi dire qu’à coup sûr et que vous prendrez et du côté de Ain et de celui du Var toutes les précautions pour opérer les diversions nécessaires et nous assurer des succès qui nous serons si importants » (3).

Trois jours plus tard,le ministre presse le général d'exécuter au plus tôt ses projets : «vous avez reçu, monsieur, avec une grande lettre uniquement pour vous, une autre où vous êtes autorisé d’attaquer la Savoie. Je ne saurais vous dire combien Je suis impatient de savoir ce que vous aurez pu faire et combien je désire ardemment que vous ayez du succès (4). »

Montesquiou fait aussitôt ses derniers préparatifs. Il donne le 13 septembre à Anselme l’ordre de passer à l’attaque (5) et franchit de son côté la frontière Sarde le 21 septembre.

Le 23, il occupe sans coup férir Montmélian, d’où il rend compte au ministre de ses premiers avantages (6). Le 25, nos troupes entrent à Chambéry. « Tout fuit, écrit le général (7), depuis les bords du lac de Genève jusqu'à ceux de l'Isère et des députations des villes de Savoie m'’arrivent successivement, pour rendre hommage à la nation française et pour implorer sa protection. »

1, Servan à Montesquiou, 1er septembre,

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