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Séance du conseil exécutif, 1er octobre, Aulard, I

Certes, le commandement étant plus morcelé, la conduite générale des opérations va devenir plus difficile ; mais nos chefs sont trop peu expérimentés pour qu’il soit possible de leur confier utilement des forces plus importantes.

4, La Nomination de Pache.

Nous avons vu l’assemblée refuser de revenir le 29 septembre sur la démission de Servan, qui demeure désormais un fait acquis. Il faut songer à le remplacer.

La question est embararassante. L’on hésite à choisir un général, soit par manque de confiance, soit pour éviter en un moment périlleux de retirer à l’armée un chef habile.

C’est alors que Roland propose Pache, déjà désigné comme son successeur éventuel à l’intérieur, quand il pensait se démettre de ses fonctions pour accepter le mandat électif auquel l’appelait le département de la Somme.

Pache, alors ordonnateur civil de la marine, en mission à Toulon, plait à tout le monde. Les girondins le considèrent comme l’un des leurs et vantent son calme et sa pondération ; les jacobins le trouvent plein de déférence à leur égard, exaltent sa modestie et l’opposent à l’orgueil et à la dureté de Roland.

Pour assurer sa nomination, on ne met sur les rangs aucun candidat sérieux. Menou, ex-constituant, est éliminé d'office, pour avoir commandé aux Tuileries la veille du 10 août ; Félix Dumuy a le même sort comme fauteur de guerre civile à Avignon ; Lacuée n’est maintenu qué grâce à Vergniaud, sans avoir d’ailleurs aucune chance, par suite de ses votes aux sept appels nominaux de la Législative. Aussi, dans la séance du 4 octobre, Pache se voit-il attribuer 411 voix sur 560 votants. Il est aussitôt proclamé élu (1).

Cette décision lui est notifiée par Servan (2), qui se prépare à quitter Paris pour aller se reposer près des siens, avant de rejoindre l’armée des Pyrénées. Mais la Convention l'invite auparavant à rendre ses comptes (3).

Le 8 octobre, cette formalité accomplie (4), l’ex-ministre part muni d’un congé de deux mois (5).

Séance du 4 octobre, Moniteur, XIV, 116.

Servan à Pache, 4 octobre.

Séance du 4 octobre, Moniteur, XIV, 116.

Séance du 8 octobre, Monileur, XIV, 155.

Séance du conseil exécutif, 9 octobre, Aulard, I, 117.

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