‹ La Défense Nationale A La Fin De 1792Chapitre 125 sur 327 · Lebrun à Montesquiou, 19 octobre · texte numérisé non relu

Lebrun à Montesquiou, 19 octobre

à Mont SRRoE à Pache, 20 octobre.

3. Feuilletons d'Avenel, République Française, 1874-1875: Ter Ç

APRES ; ; : ; naux,

OP E Set IV, 135 ; Aulard, I, 166 ; Sée, le procès Pache ; Thiers, à 5,netc.

4 Aulard, 1, 166. Avenel dans les Lundis révolutionnaires, prétend qu’il

était de Verdun (p. 309), alors que Grimoard et Mme Roland l'ont di i '; à G ë it Suisce.

5, Un carton du ministère de la marine rempli de papiers rclatifs à

Quand la révolution éclate, Pache veuf depuis trois ans, revient à Paris. Il s’installe au 13 de la rue de Tournon, avec sa mère, sa fille Sylvie et son fils Jean et embrasse avec enthousiasme les idées nouvelles. Aussi habile spéculateur qu’ardent patriote, il achète à bon compte un bien national, le prieuré de Thin-le- Moutier, et se trouve désormais dans une aisance suflisante, pour pouvoir déposer sur lautel de la Patrie son’brevet de pension (1).

Il à ainsi fait une excellente affaire et affirmé en même temps sa fidélité à la cause de la révolution.

Dès lors, il fréquente assidument la société populaire de la section du Luxembourg, une des plus exaltées de Paris ét y fait connaissance d’un certain Gibert; qui l’introduit chez les Roland.

Roland, remarque cet homme modeste et réservé, mais exact et travailleur, stylé dans les bureaux de l’ancien régime. Une fois ministre, 1 lui propose la place de chef de cabinet. Pache accepte, à la seule condition de n’avoir ni titres, ni appointements.

Dans son nouveau poste,il déploie le zèle le plus digne d’éloges. Il travaille régulièrement au ministère huit heures par jour sans interruption, de sept heures du matin à trois heures aprésmidi, déjeunant d’un croûton de pain, qu'il apporte dans sa poche. Il circule dans les bureaux, portant les instructions du ministre, recherchant les dossiers qui lui sont nécessaires, relisant lettres et rapports des commis, avant de les soumettre à la signature, surveillant le personnel.

Il n’assiste pas seulement Roland dans ses occupations oficielles, il est aussi le factotum de sa maison. «On ly traitait comme un homme sans conséquence. Ce rôle de subalterne indispensable, auquel on apporte à peine pour son labeur un geste imperceptible de remerciement, qui ne se plaint d’aucune rebuffade, fait bon visage devant le maintien rogue et hautain du maître de la maison, qui endure tous les dédains et tous les déboires avec une patience apparente, mais qui, dès qu'il croit

l'administration de ce département et faits par Pache peut donner une idée de son activité.

1. Pierquin réfute Michaud qui accuse Pache de s'être enrichi pendant la révolution. Thin-le-Moutier a été acquis par lui le 7 août 1791 ct il cite à l'appui un extrait du tableau des ventes des domaines nationaux, extrait d>s archives départementales des Ardennes.

Cette abbaye, achetée d’abord le 18 février 1791, par un sieur Leroy, avoué à Mézières, fut adjugée 100.200 livres ; mais le 1° versement n ayant pas été effectué, elle fut adjugée de nouveau à Pache pour 75.600 livres comptant. Pierquin prétend que c'était à peu près toute la fortune de Pache, provenant de l’aliénation de ses propres. «

Il l’afferma en 1804 pour 3.800 francs. Pierquin, Mémoires sur Pache B'eNLCN"37, 46997.

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