‹ La Défense Nationale A La Fin De 1792Chapitre 127 sur 327 · Séance du conseil exécutif du 19 octobre, Aulard, I · texte numérisé non relu

Séance du conseil exécutif du 19 octobre, Aulard, I

3. Garat, Mémoires ;: Sayous, Mallet du Pan, Il, 65 ; Chuquet, 1V,136.

4, C’est l'hôtel du ministre de la guerre. Almanach national de France de 1793.

5. Né à Limoges en 1766, mort à Paris le 22 juillet 1837. En avril 1793, Bouchotte le nomme son adjoint et il remplit les fonctions de commissaire ordonnateur. Après la Terreur, il est traduit avec Pache et Bouchotte devant le tribunal criminel d’'Eure-et-Loir, comme complice du tribunal révolutionnaire. Délivré par le 13 vendémiaire, il est nommé en lan VIII juge au tribunal de cassation et après le 18 brumaire, secrétaire général de la préfecture du département des Forêts. Il se consacre ensuite à l'éco:

Maurice à Limoges (1), quand il se décide à jeter le froc aux orties. Fervent adepte des idées nouvelles, il vient s'installer à Paris, où la section de la Fontaine de Grenelle, le choisit bientit pour l’un de ses commissaires. Le 10 août, il fait partie de la Commune insurrectionnelle, il préside le club des Jacobins au début de septembre (2); et à la fin de ce mois, est désigné comne commissaire du pouvoir exécutif pour les Deux-Sèvres et la Vendée. Il y recueille des documents sur l'insurrection prête à éclater; puis rend compte de sa mission. Pache, lié depuis longtemps avec lui, en fait son secrétaire général. Le 15 janvier 1793, il en fera son gendre, lui donnant en mariage sa fille Sylvie (3).

Hassenfratz (4) avait eu une vie des plus mouvementées. Mousse, puis charpentier, il était devenu ingénieur-géographe, enfin professeur à l’école des Mines. Au cours de ses études, il s'était lié avec Monge, La révolution n’a pas d’adepte plus enthousiaste. Membre de nombreux clubs, en particulier des Jasobins, il sy lie avec Danton. Il est l’un des instigateurs et des acteurs principaux de la journée du 10 août. Pache lui confie la deuxième division (matériel). Hassenfratz est rempli d’exaltation et ne considère comme patriotes que les vrais sans-culottes. C’est lui qui inscrit à la porte de ses bureaux la mention «ici on se tutoie». La presse avancée estime elle-même, qu'il affiche parfois des sentiments excessifs (5).

Vincent (6), futur secrétaire général de la guerre avec le ministre Bouchotte, était clerc d'avocat au début de la révolution. Il en embrasse avec chaleur les principes, fait partie de la Com-

noie politique, dont il rédige de nombreux traités. Biographie nouvelle des contemporains par Arnault, Paris, 1820 ; La Grande Encyclopédie ; Nauroy, Le Curieux, II, 118 ; Archives Guerre.

1. Et non de Saint-Thomas d'Aquin ou de Sainte-Eustache à Paris.

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