CAMES
Cette improbation tacite, montre que le commandant de l’armée
des Alpes doit s'attendre à une prochaine destitution. © Tandis que ces événements se déroulent au nord de notre frontière des Alpes, au sud de celle-ci, Anselme qui s’est rendu maître du comté de Nice, cherche à étendre ses conquêtes. Il exécute du 23 au 25 octobre un coup de main sur Oneille et élabore de vastes projets d'opérations visant la conquête de la Sardaigne et même celle de l'Italie toute entière (1).
Le 26 octobre, le conseil exécutif le charge d’oceuper Savone, ville appartenant à la république de Gênes notre alliée (2). Mais comme il lève sur elle une forte contribution, Pache en ordonne la restitution immédiate et blâme le général pour sa conduite dans cette affaire (3).
Malgré cette improbation, et à la vérité dans un but purement stratégique, Anselme se voit attribuer un commandement indépendant de celui de l’armée des Alpes. Son corps reçoit le nom d'armée d’Italie (4).
d) Armée des Pyrénées. — Menaces à la frontière des Pyrénées. Premières dispositions prises à l'effet d'y organiser la résistance.
L’aile droite de l’armée du Midi, a pris depuis le décret du 15 novembre, le nom d’armée des Pyrénées et le commandement en a été confié à Servan.
>ientôt, 1l appert, malgré les protestations pacifiques de l’'Espagne, que cette puissance fait contre nous des préparatifs de guerre. Il importe donc de mettre au plus tôt en état de défense nos places frontières et de rassembler une armée prête à entrer en opérations.
La Convention décide à cet effet l’envoi de six commissaires chargés de faire les réquisitions nécessaires.
Lamarque, Carnot, Garreau doivent s'établir à Bayonne et Aubry, Maximilien Isnard, Despinassy à Perpignan. Auparavant, | ils dressent d’un commun accord les principales lignes de leur action : organisation sur la frontière d’Espagne d’une armée de 40.000 hommes ,dont la moitié sera mise sur pied sans délai, tan-