‹ La Défense Nationale A La Fin De 1792Chapitre 17 sur 327 · Saint-Germain, Mémoires · texte numérisé non relu

Saint-Germain, Mémoires

3. 1° Comité (marquis de Poyanne) : arnement, équipement, composi- Lion et fournitures de la cavalerie, armement et manœuvres ; 2° comité (baron de Besenval) : composition, formation et enrôlement de l'infanterie, crimes et délits, instruction et manœuvres ; 3° comité (duc du Châtelet) : sel vice en. campagne, service des places, marche des troupes, police dans les camps et garnisons, milices ; 4° comité (comte de Caraman) : finances,

solde, habillement des troupes, armement et équipement de l'infanterie, conseils d’ administration,

A LA FIN DE 1792 23 lièrement critique : depuis le traité de Paris, sept ministres se sont successivement usés sans parvenir à donner une organisation quelque peu stable à l’état militaire. Bouleversant à tour de rôle les institutions, ils n’ont fait qu’accroître le malaise général.

C’est alors que le comte de Guibert, ancien collaborateur de Saint-Germain, connu par les innovations hardies qu’il ne cesse de suggérer, décide le comte de Brienne à proposer au roi la création d’un conseil de guerre, pour permettre (1) « de maintenir Vexécution des lois, d'empêcher les fluctuations continuelles des principes, de mettre de l’ordre et de l’économie dans les dépenses, d’opposer une digue aux prétentions et aux demandes de la faveur, et enfin de donner une consistance et une base à l'administration de la guerre, telles qu'à chaque changement de ministre, la constitution, l’armée, tous iles individus qui composent le département, ne se sentent plus inquiets de leur sort æt menacés d’un bouleversement ».

Le conseil de guerre est institué dans le courant d’octobre (2), comme organe du pouvoir central près du secrétaire d’état, chargé de la partie législative et consultative, de la préparation des ordonnances, de la connaissance et de la discussion de l’emploi des fonds, de la surveillance des marchés, de la dispensation des emplois, du maintien des règles de la discipline et de la hiérarchie. Le ministre conserve l’action et l'exécution.

Ce conseil présidé à l’origine par le comte de Prienne luimême (3) comprend sept membres tous officiers généraux (4), un rapporteur (5), un commissaire des guerres (6), et deux secrétaires (7). Après la chute de son fondateur, la présidence en échoit au secrétaire d’état, comte de Puységur (8).« C’est à cette institution, écrira plus tard Xavier Audouin (9), qu'il faut reporter les idées révolutionnaires dont on a voulu vainement retarder la naissance jusqu’en 1789. Ce fut là, et en 1788, que l’on conçut, que l’on mamifesta, que l’on tenta d'exécuter le projet de donner

A. Mémoire sur l'établissement d'un conseil de guerre, 1787, papiers Gui- Dert "A, -C.

2 Ordonnance d s 9 et 23 octobre 1787.

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