‹ La Défense Nationale A La Fin De 1792Chapitre 191 sur 327 · Ibid, 15 décembre, 2. Pache à Custine, 14 décembre · texte numérisé non relu

Ibid, 15 décembre, 2. Pache à Custine, 14 décembre

H, Libermann 16

et le prie de confier le commandement des troupes en attendant l’arrivée de Beurnonville, au plus ancien officier général (1), en l’espèce à Desprez-Crassier (2). Celui-ci accepte non sans quelque humeur (3) : «Devant marcher contre les ennemis de la République, je ne balance pas, je servirai sous le chef à qui vous donnez le commandement de l’armée, quoique mon cadet, avec le zèle d’un vieux soldat qui veut servir utilement la République.

Mais je vous prie d’ approuver la demande que je fais de me donner ma retraite après la campagne, si vous ne voulez pas me faire servir sous un ancien de mon grade.

Convenez, citoyen ministre, que j'ai prouvé le désir de servir ma patrie en me soumettant, deux fois dans la campagne, d’exécuter les ordres de mes cadets ». a

Refoulant l’amertume qu’il ressent d’être subordonné à un général aussi jeune que Reurnonville, Desprez-Crassier déploie tout son zèle à hâter ses préparatifs. Il estime toutefois que pour faire jonction avec Custine, (4), la route de Trèves est difficile ; celle de Deux-Ponts serait plus aisée, vu les faibles forces dont il dispose (5). Mais l’on ne tient aucun compte de cet avis dicté par sa vieille expérience. Beurnonville plein de suffisance, exalté par son magnifique avancement, arrive en effet à son quartier général de Metz, fort mal disposé à écouter les conseils d’un subordonné — et guère davantage ceux d’un supérieur.

RS Custine ne craint pas de lui en prodiguer (6)

« j'ai à me féliciter citoyen, d’avoir à terminer cette laborieuse campagne avec un coopérateur dont le zèle, l’activité, me sont aussi connus et dont les talents ont autant servi à décider nos ennemis à abandonner les terres de la République. votre venue est d'autant plus nécessaire, que Kellermann aurait du resserrer ses cantonnements sur la Sarre, il y a lieu de remédier au plus tôt à cet état de choses et réunir le plus de troupes possibles en tirant des garnisons tout ce qui n’est pas strictement nécessaire à la défense. L’effectif de l’armée de la Moselle peut atteindre de la sorte 26.000 hommes, dont 5.000 de cavalerie. Elle sera dès lors en état de pousser activement les opérations.

Pache à Carnot, 5 novembre, Carnot à Pache, 7 novembre.

Desprez-Crassier à Pache, 9 novembre, . Desprez Crassier à Pache, 12 novembre, Ordre de bataille de l’armée de la Moselle au 6 novembre : infanterie 20 bataillons de ligne, 8 de grenadiers, 1 de chasseurs, gendarmerie et légion de Kellermann soit 12 000 hommes ; cavalerie, 3.456 hommes ; artillerie, 876 ; total 16.332 hommes.

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