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Biron à Custine, 11 novembre

la cavalerie,je vous envoie tout. ; et il ne restera pas un cheval, ni de quoi faire une patrouille.

Je connais trop votre loyauté, mon cher collègue, pour vous dissimuler que je demande au ministre de me donner un successeur. Je suis loin assurément de vouloir quitter l’armée; toutes les manières d’y servir me conviendraient, excepté comme général. Je vous prie de m'envoyer, ou de me désigner un officier général où autre, qui ait votre confiance. Je me laisserai diriger entièrement par lui, jusqu’à ce que j'ai la réponse du ministre.

Ces récriminations n’altèrent pas la bonhomie de Custine. «Citoyen général et je vous le jure, l’ami de toute ma vie (f) vous êtes arrivé pour me commander et je crois à cette époque avoir rempli les devoirs que l’on devait attendre d’un bon citoyen. Je vous avais toujours commandé jusque-là, je reprends mon rôle et je crois vous dire avec vérité, qu'il ne changera rien à notre manière d’être» (2). Et il ajoute (3) : «Je reçois, mon cher Biron, votre lettre. Se pourrait-il, mon ami, que l’homme sur la probité, l'honneur duquel je compte le plus, dont le patriotisme est le plus sacré, m’abandonne dans ce moment. Je croyais vous avoir donné, mon ami, un tout autre exemple ».

Néanmoins, le commandant de l’armée du Rhin n’en écrit pas moins au ministre (4) : « qu’il a exécuté ses ordres et envoyé toutes ses disponibilités à Custine ; mais que ce mouvement le laisse sans un homme à cheval. Je n’ai pas de quoi faire une seule patrouille le long du Rhin et mon devoir est de vous avertir que les départements du Haut et Bas-Rhin sont actuellement en danger.

Le général Custine ne m'en prescrit pas moins de m’emparer par force (quoiqu'il ne m'en reste plus) des villes et forts de Kehl, mesure qui nécessite l'établissement d’un pont sur le Rhin, celui de Kehl ayant été interrompu par les Autrichiens comme par nous.

J’ai en conséquence, citoyen ministre, l'honneur de vous demander de me nommer un suecesseur dans le commandement de l’armée du Rhin, où il me parait que mes services en cette qualité ne peuvent plus ‘être utiles, »

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