Beauharnais à Pache, 27 novembre
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A LA FIN DE 1792 55 Feulins indique de son côté le peu de fond qu’il faut faire de nos forces du Rhin. «La composition de cette armée (1), que l’on ne peut guère regarder que comme le vaste dépôt de celle de Mayence, les parties hétérogènes dont elle est composée, la dislocation si je puis m’exprimer ainsi de toutes ses parties, ont influé d’une manière si directe sur sa situation, qu’il ne m’a pas été possible de connaître d’une manière même approximative sa véritable force, ni ses ressources.
Cette armée, composée depuis Besançon jusqu’à Landau de plus de 50.000 hommes, sans y comprendre l’armée de Custine, ni les renforts qui lui ont été envoyés, est formée de 5 bataillons, 2 escadrons et quelques dépôts seulement de troupes de ligne, de & escadrons de gendarmerie et d’un grand nombre de bataillons de garde nationale. Les troupes d’artillérie sont extrêmement faibles en comparaison d’une armée aussi nombreuse ; il ne reste que très peu de chevaux pour son service et l’on peut assurer que cette armée, dans l’état où elle est actuellement, quelque nombreuse qu’elle soit, est absolument hors d’état de se mettre en campagne, par manque de cavalerie et d’artillerie disponibles. »
Cependant,« les ordres sont donnés (2),pour que les 36 bataillons dont vous avez ordonné la réunion, se mettent en marche et je vous envoie les divers états et le tableau qui vous en feront connaître la force et le mouvement...
: Le général Biron part demain pour Mayence, afin de se concerter avec le général Custine sur la marche des opérations militures. Il a pris avant son départ, toutes les mesures qu'il à jugées nécessaires pour attaquer Kehl à son retour et il a donné des ordres en conséquence. Il voit de grandes difficultées, non dans cette expédition ; mais pour conserver la conquête quand elle sera faite. »
Biron avant son départ, confirme au ministre l'exécution de ses ordres (3) et le rassemblement des deux corps de 18 bataillons chacun, dont l’un doit joindre immédiatement le général Custine et l’autre rester à ses ordres, s’il n’en dispose autrement. Il a fait en outre tous les préparatifs nécessaires à attaque de Kehl ; mais il renouvelle sa demande de remplacement à la tête « de ce qu’on appelait précédemment l’armée du Rhin »(4).
I1 ne peut en effet se détérminer à servir sous les ordres de Custine et conserve une vive rancune de l’humiliation qu’il