‹ La Défense Nationale A La Fin De 1792Chapitre 211 sur 327 · CR M RE CE · texte numérisé non relu

CR M RE CE

d) L'armée des Pyrénées. — Etat de l’armée des Pyrénées. Rôle des commissaires à Bayonne et Perpignan. Leur dissentiment avec Pache.

Correspondance de ce dernier avec Lacuée et Chaderlos de Laclos. Préparation insuffisante.

L'armée des Pyrénées «n'existe encore pour ainsi dire que dans le décret qui ordonne qu’elle sera formée et, son organisation est à peine commencée» écrit de 18 novembre Chaderlos de Laclos à Pache (1).

«Le général Servan qui doit la commander, poursuit-il, n’est pas ici. [I me mande en date du 13 de ce mois, qu’il est obligé d’attendre à Lyon des ordres ultérieurs du pouvoir exécutif. Cependant, les officiers généraux et ceux d’état major n’ont reçu d'autre ordre que celui de se rendre à Toulouse pour y recevoir ceux du général Servan. De ces officiers, le lieutenant général Dubouquet et moi, sommes seuls rendus à destination...

Nous n’avons aucune connaissance officielle, ni des divisions militaires que comprend l’armée, ni des troupes qui existent dans ces divisions, ni des emplacements qu’elles y occupent et par conséquent, aucune relation avec elles.

J'avais oui dire à Paris, que l’armée comprenait les 9e, 14e, et 20€ divisions militaires. Depuis, le général Servan m'a fait passer un tableau, non officiel à la vérité, des troupes qui devaient composer l’armée au 1e décembre et il n’y est plus question de la 9e division.

Vous sentirez facilement, qu’il est impossible de travailler sur des bases aussi incertaines.. il ne peut pas même être question d’un ordre de bataille de l’armée. Je m'en tiendrai pour le moment à vous envoyer copie des ordres donnés la veille, non à l’armée ; mais à la faible garnison de la ville de Toulouse...»

Une lettre que Servan envoie à Pache de Condérieux (par Vienne), où il est en congé (2), vient confirmer d’une manière significative les dires de son chef d’état major : «l’attachement dont vous m’avez donné des preuves dans mon premier ministère, l'intérêt sincère que vous avez paru prendre à moi,m’avaient laissé croire que vous voudriez bien me continuer encore l’un et l’autre; et lorsque vous fûtes nommé ministre, j'en félicitai la chose publique”et moi. ,

Cependant, n’ayant pas eu l’avantage de pouvoir causer avec vous avant mon départ, n'ayant reçu aucune lettre de votre part et ne voulant vous fatiguer de moi en aucune manière, pas

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