Pache à Ronsin, 22 novembre
7. « Nous, Pache, ministre de la guerre, en vertu du décret de la Convention nationale rendu ce jour, dont copie ci-jointe, portant que les citoyens Malus, Petitjean, d'Éspagnac ci-devant abbé, seront mis en état
qui vous constitue commissaire à l'effet d’en poursuivre lexécution à l'égard de Malus et d'Espagnac, le général Bourdonnaye étant chargé de ce qui concerne Petitjean.
Je vous envoie ci-joint le paquet que vous devez remettre au général Dumouriez, ou à son défaut, à tout autre commandant pour le même objet.
C’est à vous, à prendre les mesures les plus certaines, pour l'exécution du décret dont il s’agit. Vous êtes entièrement libre à cet égard, ainsi que sur le moment où vous jugerez convenable de remettre le paquet ci-joint.
Comme d’après les avis que j'ai reçu, il serait possible que d'Espagnac fut déjà parti et en route pour Paris, j’envoie le citoyen Huguenin muni d’un pouvoir semblable au vôtre, à effet de le faire arrêter en route.
Vous voudrez bien dans ce cas, faire partir un courrier sur le champ au devant du citoyen Huguenin pour l’avertir; Je lattends encore en ce moment et je ne sais pas précisément comment il voyagera : mais je pense que ce sera en voiture.
Je vous envoie le brevet de commissaire ordonnateur en chef de l’armée et compte sur le zèle avec lequel vous en remplirez les fonctions. »
Ronsin est porteur d’une lettre à l’adresse de Dumouriez. « Je n'ai que le temps général (1), de vous marquer que le décret rendu contre le commissaire ordonnateur en chef Malus exigeant qu’il soit remplacé, le conseil exécutif a fait choix pour cet effet du citoyen Ronsin.
L'ordre pour mettre en état d’arrestation les citoyens Malus et d’Espagnac, vous sera présenté par le citoyen Ronsin, nommé commissaire à l'effet de faire toute réquisition récessaire pour l'exécution du décret. »
Le lendemain, le ministre écrit directement au commandant de l’armée de Belgique, pour le mettre au courant des événements (2) : «je vous ai mandé hier, général, que je soumettais à la Convention les propositions administratives que vous m'avez
d’arrestation pour être traduits à la barre de la Convention. Il est ordonné au général commandant en chef l’armée de Belgique, à tout officier général commandant de troupes et à tous autres oMci:rs militaires de préter main forte à la réquisition qui leur sera faite par les citoyens Ronsin et Huguenin, commissaires nommés par nous à @t effet, soit ensemble, soit séparément, pour faire mettre en état d'arrcstation, remettre à la disposition des susdits commissaires et faire conduire à Paris sous bonne et sûre garde, les citoyens Malus et d'Espagnac, le tout conformément aux pouvoirs que nous avons expédiés à chacun des susdits commissaires ». (22 novembre, Correspondance, 143). :