‹ La Défense Nationale A La Fin De 1792Chapitre 230 sur 327 · Ibid., 23 novembre · texte numérisé non relu

Ibid., 23 novembre

faites par votre lettre du 19. Je vous envoie copie de la lettre que j'ai écrite au président de la Convention nationale en lui adressant la vôtre ; vous y trouverez des détails propres à vous tranquilliser sur vos subsistances.

Je ne vous parlerai plus des mesures que vous m'avez demandées et qui passaient mes pouvoirs. La détermination qu'a prise Ia Convention nationale en rendant le décret dont je vous ai adressé l'expédition par le citoyen Ronsin, me prescrit de prendre d’autres moyens pour subvenir aux besoins de l’armée que vous commandez. J’ai fait part de vos observations au comité d’achats et à la trésorerie nationale.

Comptez général sur ma surveillance, pour être exactement informé et pour écarter tout ce qui peut vous nuire. »

Pour dissiper davantage les appréhensions légitimes du général, il ajoute : «je veille toujours (1) à ce que les fournitures en effets d’habillement et d'équipement, dont l’armée qui est sous vos ordres peut avoir besoin, vous parviennent sans obstacles.

Je vous adresse le citoyen Huguenin, qui vous remettra cette lettre et qui est chargé de reconnaître la situation de chacun des corps de votre armée, l’étendue et la nature de ses besoins et de prendre les mesures pour y parvenir ; il a reçu les instructions nécessaires à ce sujet.

Je vous prie, général, de donner à ce citoyen les moyens nécessaires pour remplir l’objet de sa mission ; son patriotisme et, ses talents le rendront digne de votre confiance. »

Cependant, Ronsin fait diligence et sitôt arrivé à Bruxelles, arrête Malus et d’'Espagnac qui sont mis en route pour Paris sous la garde d’Huguenin et de Westermann (2), tandis que Labourdonnaye dépêche de son côté Petitjean sous bonne escorte.

Huüuguenin laisse les prisonniers à Prenne le Comte et retourne à l’armée, seconder Ronsin dans l’exécution de sa mission (3).

IV. Envoi des commissaires du législalif en Belgique. — Plaintes de Dumouriez : lettre du 25 novembre à la Convention. Séance du 28 ; renvoi de la lettre au comité de la guerre. Quatre commissaires de la Convention sont dirigés sur l’armée de Dumouriez. Réponse de Pache à ce dernier.

Dumouriez venait de s’efforcer de dissiper dans l’esprit de Pache les préventions que celui-ci lui avait marquées contre

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