‹ La Défense Nationale A La Fin De 1792Chapitre 252 sur 327 · émigrés · texte numérisé non relu

émigrés

L'Autriche et la Prusse ont perdu chacune environ 20.000 hommes, les émigrés se sont dispersés, la plus grande partie en Hollande, le reste en Italie ; il ne resterait donc contre nous que 80.000 hommes.

La Prusse et l'Autriche font avancer des secours et ces puissances font tous leurs efforts pour les porter à 30.000 chacune.

L'armée de l’Empire ne s’est jamais élevée au dessus de 40.000 hommes effectifs, .de manière que nous devons craindre d’avoir contre nous, la campagne prochaine, 180.000 hommes savoir :

60.000 Prussiens, 68.000 Autrichiens, -12.000 Hessois et 40.000 hommes des Cercles. Comme l’armée des Cercles est lente à se former, on pense qu’en opposant 186.000 hommes, on peut non seulement se défendre ; mais même attaquer.

Dans la Belgique, une armée de 62.000 hommes n’est pas trop forte pour porter nos conquêtes jusqu'au bas Rhin. Cette armée, forcera les Prussiens à venir défendre leurs possessions de Wesphalie.

Une autre de même force sera destinée à purger le Luxembourg d’Autrichiens et à leur couper toute communication à Pavenir avec cette puissance, en s’emparant de Coblentz.

Une troisième armée de 62.000 hommes, agira sur le haut Rhin en s’emparant des états de l’Autriche en Souabe.

Ces trois armées, seront acompagnées chacune d’un train de siège, pour assurer le succès de leurs opérations.

Une réserve de 25.000 hommes, assemblée et campée vers Chàlons, sera prête à se porter partout où les succès seraient un moment incertains.

Il convient encore de garder les places, de maintenir nos conquêtes et d’assurer leur tranquillité quand les armées s’en éloigneront, de réunir les dépôts destinés à former les renforts qui arrivent des départements aux armées. Il convient encore de garder les colonies. 171.000 hommes ne paraissent pas un nombre trop fort pour ces divers objets.

Telles seraient donc les dispositions convenables pour faire avec succès la campagne prochaine. Elles exigent 9 armées : quatre offensives et cinq défensives et 171 000 “hommes de garnison.

20 Je combien ones de chaque arme, chacune de Ces armées serat-elle composée ? ;

Le tableau suivant répond à cette question.

Imfanterie Cavalerie Artillerie

Armées offensives :

de MAIBelSIQUE SM MR EURE AEN n 50.000 10.000 2.000 He AMIS CIE AR ER Se ne » » »

CURE PR AC TC Te, eo » » »

dembarquement 2 ie ren huce 36.000 4.000 1.000 Armées défensives :

DOS AÏDES ren eu à ler du ne nains à à 16.000 4.000 800 CES REV EE PRR A A E R SEE et ie » » »

dés'Pyrénées-Orientales?..:...1.1.. » » »

‘des Pyrénées Occidentales ....... » RCE »

CHR ÉSOT VERT Le rene st alate bee Ce 22.000 3.000 300 MORE ren etre 272.000 53.000 10.500

Total général : 335.000-hemmes.

3° Combien d'officiers généraux, d'aides de eamp, d'officiers d’étatmajor, de commissaires de guerres, seront nécessaires à la force de chaque armée ?

Le nombre des généraux d’armée, devrait être de 9 d’après ce tableau. Le décret du 17 octobre en crée 8 et 1 commandant général des Côtes. Comme il paraît plus utile au bien du service que les commandants de divisions maritimes, correspondent ‘directement avec le ministre, on propose de supprimer le titre de commandant général des Côtes et de créer un général d’armée.

Il serait à désirer aussi, que la Convention nationale supprime les noms territoriaux donnés aux armées. Ces noms semblent faire un commandement territorial de celui des armées, ce qui présente quelques inconvénients pendant cette campagne.

Il est avantageux de laisser au pouvoir exécutif le soin de joindre ou de séparer ces commandements, suivant les circonstances. On pourrait distinguer les armées par des numéros.

Quant aux lieutenants généraux et aux maréchaux de camp nécessaires aux différentes armées, le ministre de la guerre a adressé le 6 novembre dernier à la Convention nationale un mémoire dans lequel il propose de maintenir toujours la même proportion entre le nombre d’officiers généraux et le nombre de troupes, soit que ce nombre augmente ou diminue. Cette mesure s’appliquerait à tous les cas possibles et mettrait le ministre en état de satisfaire aux demandes pressantes des généraux. Si la Convention nationale l’adopte, le tableau suivant indiquera la quantité d'officiers généraux et d’adjudants généraux nécessaires aux armées.

L'expérience de la campagne de 1792 ayant prouvé, que pour surveiller une foule de détails, chaque adjudant général avait besoin de deux adjudants, on propose à la Convention d’autoriser le ministre de la guerre à les payer comme les aides de camp.

Ils ne le seront pas dans leurs régiments; mais ils y auront leurs places, conformément aux décrets déjà rendus.

TABLEAU DES OFFICIERS GÉNÉRAUX ET ADJUDANTS GÉNÉRAUX NÉCESSAIRES AUX 9 ARMÉES.

Page 1