Les plans de campagne pour
Plan de Dumouriez, plan de Dubois Crancé, séance du 25 janvier à la Convention. Dispositions adoptées provisoirement. Plan de campagne de l'adversaire.
Le plan de campagne élaboré par Pache à la fin de décembre, ne devait pas être adopté tel quel. Pendant tout le mois de janvier, les conceptions des principaux généraux, celles du comité de Défense générale, représenté par son rapporteur Dubois- Crancé, vont s'affronter avec celle du ministre, dans de longues et confuses discussions.
C’est d’abord Dumouriez, qui dès son arrivée à Paris, vient solliciter du conseil provisoire l’ordre d’agir contre la Hollande (1)
Le citoyen de Kock (2) l’appuie au nom des patriotes! ataves.
Le conseil ajourne sa résolution (3); mais arrête «que des dispositions militaires seront prescrites pour exécuter promptement les premiers ordres qui pourraient être donnés ». Il charge à cet effet le ministre de renforcer l’armée du Nord par quelques troupes tirées de l’intérieur. Puis, sans persévérer davantage dans cette voie, décide (4), à l’instigation de Pache, «qu'il sera de nouveau sursis à l’expédition contre la Zélande ; que néanmoins le général Miranda sera chargé de prendre des mesures pour vérifier les dispositions du pays, et que les dispositions ordonnées pour les mouvements de troupes seront maintenues ».
Sans se laisser rebuter, Dumouriez développe alors devant le comité de Défense générale un plan de campagne complet (5) : nos forces ne s’élevant qu’à environ 370.000 hommes, dont 1/6 de cavalerie, il y a lieu de garder la défensive dans le Midi et sur le Rhin, pour agir offensivement de Dunkerque à la Moselle (6)
L’on attribuerait dès lors : 80.000 hommes à l’armée de Belgique, 40.000 à celle des Ardennes, 20.000 à celle de la Moselle, 50.000 à celle du Rhin, 20.000 à un corps de réserve placé vers Châlons ou Soissons, 15.000 à un autre à Lyon. Quant aux armées défensives, elles compteraient respectivement : celles des Alpes et d'Italie 40.000 hommes ; celles des Pyrénées 25.000 hommes ;
1. Séances des 7, 8 et 9 janvier 1793 au conseil exécutif, Aulard, I, 410, 414, 440.
2, Banquier hollandais, fournisseur de l’armée du Noid, colonc] dans l'armée française ayant combattu à Valmy et Jemmapes.