‹ La Défense Nationale A La Fin De 1792Chapitre 281 sur 327 · Arrêté du 9 janvier · texte numérisé non relu

Arrêté du 9 janvier

4, Séance du 18 janvier 1793, Aul:rd, I, 482. - 5.- Ibid., 9 janvier, I, 439. à

6. Dumouriez à Beurnonville, 10 février. A. G., Mémoires, III, 362 à 366.

celle des côtes de l'Ouest (de Bayonne à Brest) 40.000 ; celle des côtes de la Manche (dé Brest à Dunkerque, 40.000.

Ces armées lieraient leurs mouvements les unes aux autres. Celle de là Belgique, confiée à Dumouriez lui-même, aurait le rôle principal et tâcherait, après un second Jemmapes, de passer le Rhin; battue, elle se retirerait en Flandre à l’abri des places fortes.

Celle du Rhin, commandée par Custine, se replierait sur Landau, laissant assez de monde à Mayence, pour arrêter le roi de Prussé pendant deux ou trois mois.

Le comité de Défense générale ne se déclare pas convaincu et invite Dubois-Crancé à examiner les détails de ce plan; puis à préparer un rapport d'ensemble à la Convention (1), sur nos projets d'opérations.

Ce dernier, s'inspirant des vues du général Grimoard (2) et, surtout du travail de Pache,élabore un projet dont 1l donne une première lecture au comité le 21 janvier (3).

Après une discussion assez vive, on pose différentes questions aux généraux présents (Dumouriez, Biron, Valence) :

«Quel genre de guerre sera le plus avantageux ?

Sur quels théâtres, la guerre doit-elle être défensive ou offensivé ?

Combien d’armées convient-il de mettre sur pied et force de chacune d’elle ?

Rapports dés généraux entre eux et avec le conseil exécutif ? »

Le lendemain, le comité de Défense générale, qui paraît n’avoir pas eu connaissance du plan fourni par Pache à la fin de décembre (au comité de la guerre il est vrai), décide que le ministre de la guerre répondra par écrit et le plus promptement possible aux questiohs suivantes

1. Séance du 11 janvier du Comité de Défense générale, Loc, cit.

2. Buüchez et Roux, op. cit, XXIV, 414, déclare que le mémoire remis par Grimoard à Dubois Crancé, donne des vues nouvelles sur la tactique, première conception du système que la Convention ne tarde pas à appliquer et dont l'Empire a f it la fortune. Il cite la fin du travail: «le moyen le plus simple de suppléer, autant que possible, à l'art par le nombre, est de faire une guerre de masses; c'est-à-dire de diriger toujours sur les points d'attaque, le plus de troupes et d'artillerie qu'on pourra, d'exiger que les généraux soient constamment à la tête des soldats pour leur donner l'exemple du dévouement et du courage et d’habituer les uns et les autres à ne jamais calculer 18 nombre d°s ennemis : mais à se jetet brusquement dessus à coups de baïonnette, sans songer ni à tirailler, ni à faire dés tha= nœuvres auxquelles les troupes françaises actuelles ne sont nullement exercées, ni même préparées. Cette manière de combattre, si analogué à l'adresse, à l'impétuosité et au caractère natürel de là nation, ne peut que lui donner la victoire, en déroutant les troupes étrangères ».

. 3. Séance du comité de Défense générale du 21 janvier 1793. Atülatd,

«19 Quels sont les préparatifs fait pour la campagné pro: chaine ?

2° Dans quelles parties, le conseil exécutif juge-t-il avantageux de se tenir sur la défensive et où la guerre doit-elle être offensive ?

39 Quelle est actuellement la force effective de chacune des armées ?

40 Quelle devra être celle des armées la campagne prochaine, calculée sur les plans que doit avoir fourni le conseil exécutif provisoire ?

59 Quels sont les moyens à employer pour former une armée ?

69 Les subsistances et les fourrages seront-ils partout assurés ?

70 A-t-il été pourvu aux moyens d'envoyer dans un temps utile, tout ce qui est nécessaire pour l'habillement, équipement et armement des troupes, pour la remonte de la cavalerie et de Partillerie, pour les hôpitaux et campements ?

8° Les parcs d'artillerie seront-ils fournis d’un nombre suffi :

sant de pièces, de canons et autres matériels ? 90 Les places frontières sont-elles pourvues d'artillerie, de munitions de guerre et de vivres, en suffisante quantité, relative: ment aux garnisons qu’elles devront recevoir ? Les places ét forts sur les côtes ont-ils fixé l'attention du ministre ?

100 Quels sont les ordres donnés relativement à tous ces objets et quels résultats peut-on s’en promettre, ainsi que les marchés qui doivent être passés avec les divers fournisseurs et commissaires ? (1)».

En labsence de modifications essentielles, Pache doit répéter le 23 janvier les réponses qu’il 4 faites fin décembre au comité de la guerre. Dumouriez, Valence, Biron viennent également exprimer leur avis (2); puis le comité « discute les moyens de s’opposer efficacement aux attaques des ennemis qui nous menacent ; il examine sur quelles parties il convient que nous restions sur la défensive ; celui de ses membres qui est chargé de faire un rapport sur ces divers objets (Dubois-Crancé), recueiile les motions qui lui sont données pour en faire l’usage convenable: »

Le 24, Dubois Crancé communique le travail définitif et le comité arrête les bases du projet de décret à soumettre à la Con: vention (3). |

Lecture en est donnée le 25 à l'assemblée, « Votre comité de Défense générale, m’a chargé de vous faire un rapport sur les

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