‹ La Défense Nationale A La Fin De 1792Chapitre 289 sur 327 · hommes · texte numérisé non relu

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cantonnements réciproques. Nous en profitons pour améliorer notre situation, comme il ressort d’un rapport fait par Miranda au ministre, dans les premiers jours de février : « l'ennemi se tient à distance de nos avants postes (1) et il n’y a eu que quelques petites affaires de détail. |

Par un autre arrangement que je viens de faire dans nos cantonnements sur la frontière de Hollande, que j’ai renforcés de 2.000 hommes, nous avons occupé depuis Cassel, Waardt, Peer, Hechtel, Olmen, Gol, Herenthal et sur la rive gauche du Fhin, Wessen, Horn, Naer.

+ Par cette disposition, nous couvrons d’une part toute la frontière de Hollande et de l’autre, toute la ligne de la Meuse jusqu’à Namur ».

Le 30 janvier, quand il appert que les hostilités vont s'ouvrir incessamment avec les Pays-Bas et l'Angleterre, le conseil donne ordre de mettre à exécution les mesures décidées contre ces puissances (2); puis il charge le ministre de la guerre (3), d'inviter Dumouriez «à prendre toutes les dispositions pour s'emparer au plus tôt de Maëtricht et de Vanloo et en général, de prendre toutes les mesures nécessaires pour accélérer le mouvement des armées Françaises contre la Hollande, en dirigeant spécialement ses efforts sur les établissements maritimes, pour faire tourner au pro‘t de la République, les armements et approvisionnements qui pourront tomber entre nos mains ».

Dumouriez se rend sans délai en Belgique, pour entamer les opérations. Son projet est le suivant : il s’avancera à la tête de l’armée de Hollande jusqu’au Moërdick, en masquant Eréda, Gurtuydenberge, Klundert, et Willemstadt sur sa gauche. Il franchira la Moërdyck pour atteindre Dordrecht, ou une fois débarqué, il se trouvera au cœur de la Hollande.

Puis, marchant sur Rotterdam, la Haye, Leyde, Harlem, Amsterdam, il prendra à revers toutes les défenses du pays.

Pendant ce temps, Miranda masquera et bombardera Maëstricht et Vanloo; puis dès qu'il apprendra le débarquement de Dumouriez, laissera Valence devant ces places pour faire avec quelque 25.000 hommes,jonction avec son chef sous Nimègue (4).

Parti de Paris le 31 janvier, Dumouriez arrive le 2 février à Anvers.Il y écrit au ministre une lettre,dans laquelle 1l indique la situation des forces dont il prendle commandement :«Je doute que

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