Séance du conseil exécutif du 30 janvier, Aulard, II
S' bIaseelsjanvier A1; -50:
A. Servan et Grimoard, «tableau historique des gu rres de la Révolution, II, p. 249.
l'expédition ait été faite dans vos bureaux (1) pour les 10.000 hommes de renfort dont nous ayons fait ensemble la liste. Je ne vois surtout pas de cavalerie arrivée, quoique d’après votre note... il doit en venir 1.500 hommes de Cambray, Douay et Arras. Il ne se trouve pas un seul homme de cavalerie depuis Anvers Jusqu’à Dunkerque.
J'ai trouvé qu'à Furnes, Nieuport, Ostende et Bruges, il n°y a ni commissaires des guerres, ni payeurs, ni établissement d’hôpital ou de subsistances. Le soldat prend son pain et sa viande chez les boulangers et bouchers. Partout le prêt est dû... depuis deux ou trois jours, partout j'ai été obligé de requérir les administrations du pays et de fouiller dans les caisses publiques pour pouvoir donner aux troupes une subsistance momentanée...
Je n’ai trouvé qu’un seul bataillon qui eut des caissons de campagne. Tous manquent de chaussures et d’habillement, la plupart ont des armes défectueuses.
Gand a de grands magasins qui vont commencer à se remplir par les soins du commissaire ordonnateur Petitjean, qui vient de me rejoindre à Anvers ; ce sera le point central de tous mes établissements de la gauche, ou autrement de l’armée de Miranda.
J'attends ici, demain au plus tard, le général Thouvenot, avec lequel j’arrangerai le mouvement des armées. Je saurai positivement par lui l’état de l’armée et des avants gardes, dont les commissaires de la Convention m'ont fait un tableau très fàcheux.
Vous êtes convenu avec moi, que dès que Malus sera acquitté, vous le ferez partir pour venir me joindre. Rien n’est plus pressant.
Je tâcherai d'exécuter l’ordre du conseil, pour investir sous huit où dix jours au plus Vanloo et Maëstricht ; mais je ne puis répondre d’y réussir. que lorsque je saurai par le général Miranda s’il est possible de faire exécuter un pareil mouvement à une armée qui manque de tout ».
IT. — Armées des Vosges, de la Moselle et du Rhin.
Nous avons laissé Custine à Mayence, se retranchant dans la place, dont les Prussiens investissent les avancées à rive droite du Rhin.
La lin de décembre et le mois de janvier se passent sans autre incident notable que le combat confus de Hochheim (7 janvier).